RAGES CIVILISEES ET RUSTIQUES
Durant les années 1859, 1860 et 1861, M. Frapolli, élève concuremment diverses autres semences et obtient de rechef, en cette dernière année, un superbe résultat de la race Sina. plus de soixante kilogrammes par once.
Il a été mis à l’éclosion dans l’ensemble des susdites fermes, de 1837 à 1861 inclusivement, à raison de trois onces onviron par colon, cinquante et un kilogrammes neuf cent soixante-huit grammes de semences, qui ont produit en cocons soixante-six mille sept cent soixante-douze kilogrammes, ce qui donne un résultat moyen d’environ quarante kilogrammes par once pour les vingt-cinq ans.
Or, sur ces vingt-cinq années, sept à huit ont été désastreuses pour la sériciculture.
A partir d’ici, je me bornerai à traduire, en le résumant, un mémoire de M. Frapolli.
« La graine se fait chez nous sans choisir les cocons 1 et sans désaccoupler jamais les papillons, et se conserve sur les draps ou elle fut pondue, dans une pièce spacieuse, sèche, bien exposée, que l’on aère fréquemment, sans égard pour la rigueur de la saison d’hiver.
« Si le printemps est précoce, on aère du côté du nord, afin qu’il n’arrive pas de naissances prématurées avant l’apparition de la feuille.
« A la fin de mars, ou au commencement d’avril, la semence est détachée des linges, en les immergeant quel-
1 « I bozzoli, per fare la semente. si prendono alla rinfusa dalla partita che si crede la mi^Iiore. »
M O N O ORAPHI E
ques minutes dans l’eau fraîchement puisée, et la faisant promptement sécher à l’air libre. On la distribue ensuite par couches minces en autant de hoites qu’il y a de colons.
« Une vingtaine de jours avant le bourgeonnement probable des mûriers, et dans les journées assez régulières, on tient ouvertes les fenêtres de la pièce ou se trouve la semence, du côté de l’exposition la plus chaude, et si la saison marche régulièrement, on obtient nions V éclosion naturelle , qui est la meilleure.
« S’il survient, au contraire, de brusques variations atmosphériques, on fait un léger feu, amenant graduellement la température à 15 ou 16° Réaumur. et l’on attend patiemment l’éclosion. Mais, même en ce cas. on introduit de temps en temps l’air extérieur.
« Lors de l’éducation, on n’emploie le feu que dans les premiers âges et pour maintenir une température de 13 à 14° Réaumur, aérant toujours les locaux, même fie nuit, après la troisième mue.
« L’abondance de l’air dessèche les litières, ces ennemies des vers, elle en abaisse la température ; aussi nous réjouissons-nous lorsque souffle le vent : alors, elles deviennent sèches comme du foin, et. de leur sécheresse, les colons augurent avec raison la bonne sortie des mues.
« Si le vent est par trop fort, nous maintenons les papiers sur lesquels se trouvent les vers , au moyen de pierres ou de n’importe quel objet qui se trouve sous la main.
« A dater du quatrième Age. les impostes des fenêtres.