‹ Monographie du cocon de soieChapitre 48 sur 189 · SES CAUSES PRÉSUMÉES · texte numérisé non relu

SES CAUSES PRÉSUMÉES

J’ai cherché, clans les préliminaires de ce travail, à différencier la gattine et la pébrine, fréquemment confondues par les personnes qui n’en ont point fait une étude spéciale.

Je vais maintenant établir les distinctions nécessaires entre la dégénérescence, mot élastique, souvent mal appliqué en ces dernières années, et la maladie elle- même.

Un naturaliste, dont le nom se retrouvera dans l’historique de nos misères actuelles, M. de Quatrefages, m’a, à cet égard (page 9S de ses Etudes sur la maladie actuelle des vers à soie , édition 1859), attribué des vues que je n’ai jamais formulées.

Il me fait dire que la source première du mal était dans la domestication du ver, dans sa civilisation.

Or. voici ce que je puis textuellement extraire de la Physiologie <lv cocon , édition 1850, p. 74:

« Les causes de la maladie sont fort controversées.

« A ceux qui, comme moi, en accusent la civilisation des vers à soie on répond, avec quelque-apparence de raison, que les méthodes bonnes il y a vingt ans ne sauraient être mauvaises aujourd’hui, et qu’au commencement du siècle, avec les mêmes procédés, l’éducateur faisait parfaitement ses affaires. L’Italien Gortesi pense établir ceci en donnant le résultat de ses éducations de 1841 à 1847.

« C’est précisément au moyen de cette objection que je pourrai différencier mes idées de celles d’autres sériciculteurs.

« J’admets deux étapes distinctes dans le mal : Y état latent ou Y incubation , et la crise.

« Le mal à l’état latent, c’est l’éducation compliquée par le chiffre assez respectable de six à sept petites maladies diverses, qui, bon an mal an. enlèvent à l’éducateur une partie débattue de sa récolte. Pendant cette période, on obtient des résultats avec tous les systèmes, toutes les routines, et malgré les petits accidents atmosphériques du moment. M. Gortesi récolte, comme il le dit, d’excellents cocons en vingt-cinq à vingt-huit jours d’éducation; il en tire des semences saines.

« La crise, c’est l’état secondaire amené par une succession de saisons outre mesure pluvieuses, et proba-

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