RACE CHILI
Format ovale, moyen.
Ceintré.
Grain fin et moyen.
Coque fournie, mais molle, parfois satinée. Couleur, blanc et blanc verdâtre, et jaunes divers.
Diamètres 350-160mm.
Décreusage 24/25 °/0.
Frisons 30/3G °/0.
Cocons doubles 7/10 °/0.
Rente 14/15.
Duveteux.
A diverses reprises, dans mes chroniques du passé, j’ai dénoncé d’apparents retours vers l’amélioration, comme le résultat d’observations toutes personnelles, toutes locales, ne devant point être prises en considération, et destinées à entretenir une fâcheuse sécurité.
Il suffisait, le plus souvent, de l’apport d’un lot de semences à peu près saines dans un centre précédemment disgracié pour motiver de semblables appréciations.
Et ce fut pour réagir contre cette tendance que je disais, en terminant mon rapport de 1862 :
« Encore deux ou trois années d’épuration pareilles, et l’ensemble du stock européenne renfermera plus de mauvaises semences... ni de bonnes. »
Paroles dont on a usé... et abusé.
J’engageais alors une entreprise de grainage en voie de formation, à s’abstenir de l’importation des semences chinoises qu’elle poursuivait, pour s’adonner spécialement à celle des graines japonaises, alors peu connues.
Trois ans à peine écoulés, mes appréhensions comme mes espérances étaient dépassées, le naufrage des anciennes races étaient complet, et la sériciculture européenne ne renaissait à l’espoir que grâce au secours apporté par le Japon.
Le fait saillant du printemps est la rareté grande de semences ; on enlèvera celles du Japon à des prix extrêmes en avril.
La récolte française de 1865 sera la plus réduite de toutes depuis l’invasion de la maladie. Un document officiel communiqué à la Commission séricicole de Paris lui attribue un déficit de 76 % sur une ancienne récolte moyenne , qu’elle évalue d’ailleurs à seize millions de kilogrammes environ.
Elle ne doit guère s’écarter de cinq à six millions de
kilogrammes de cocons. Les bonnes races japonaises sont payées 7 à 8 fr. ; les débris des races jaunes, 8 à 9 fr.
En 1865, l’éclipse totale de la race Nuka, poursuivie un an de trop, nous vaut le chiffre tristement constaté par le document officiel.
La Gazette (V agriculture russe constate que la production de Nuka, après avoir doublé et atteint une valeur de 8,000,000 de roubles d’argent, est tombée tout d’un coup, décimée par la maladie, là surtout où la race indigène a été remplacée par la race milanaise .
C’est en octobre 1856 que j’émis ma théorie sur les grains fins et les grains grossiers. N’est-il pas instructif de voiivaprès dix ans de maladie, les deux pays qui s’éteignent les derniers, attribuer leur ruine à l’influence des produits affaiblis de l’éducation civilisée sur leurs races rustiques, et l’enseignement n’est-il pas clair?
En somme, les récoltes européennes et asiatiques (l’extrême Orient excepté) paraissent souffrir d’un mal uniforme, et réduites actuellement des 5/6 environ.
Toutes les forces du grainage européen sa retournent vers le Japon, qui paraît devoir nous expédier environ deux millions de cartons, 50,000 kil. de semences.
L’appoint des autres sources est insignifiant.