I)U DÉVELOPPEMENT DES MAGNANERIES
La production des semences en Valachie, après avoir débuté, en 1858, par trois cents kilogrammes, dépassait vingt mille kilogrammes en 1863 : elle était devenue impossible en 1864, et le gouvernement roumain se préoccupait dès lors de l’importation des races étrangères pour relever la production valaque ruinée.
Evidemment l’encombrement des magnaneries doit être compté pour une très-large part dans le développement des maladies et l’affaiblissement des races.
Un Tyrolien, graineur expert, M. Perini de Trente, ne voit le remède que dans l’excès du mal lui-même, et lorsque le découragement, porté au comble, aura fait revenir forcément aux anciennes pratiques d’espacement.
La théorie de la guérison réside pour lui dans cet axiome :
Quantita cli bcichi possihilmente minore , spazio possibilmente maggiore.
Les faits que je viens de citer montrent clairement comment les usages de nos ancêtres furent peu à peu abandonnés et comment ils le furent sous la pression de l’intérêt matériel, ce grand mobile de toutes choses, et, le plus souvent, au mépris des enseignements de la nature.
Les éducateurs trouvèrent profit dans leur production accrue, malgré quelques premiers avertissements, et les filateurs purent s’approvisionner des races transformées,