‹ Monographie du cocon de soieChapitre 92 sur 189 · ALGÉRIE · texte numérisé non relu

ALGÉRIE

. Avant 1830 la culture de la soie est totalement inconnue en Algérie. Les Maures cultivent le mûrier comme arbre d’agrément, uniquement pour ses fruits.

De 1832 à 1834 il se fait quelques plantations particulières par les colons, et le gouvernement fonde son jardin d’essai de H arrima , qui deviendra bientôt la pépinière centrale. Il débute par 1 16 arbres en plein vent, et 13,000 pourettes. -

En 1839, il existe dans le Sahel 100,000 pieds de mûriers.

En 1840, la magnanerie de Hamma est fondée, le gouvernement y établit une petite filature. En 1848, 100 kil. de cocons sont filés dans cette usine.

•Les ponts et chaussées, et les eaux et forêts, plantent le mûrier dans les terrains ressortant de leur administration:

En 1847, la filature reçoit 820 kil. de cocons.

En 1850, quatre-vingts éducateurs récoltent 3,800 kil. En 1851, l’Algérie paraît à l’Exposition de Londres.

En 1852, cent quatre-vingt-quatre éducateurs récoltent 5,900 kil.

En 1853, trois cent trente-cinq éducateurs récoltent 13,000 kil.

En 1854, l’Algérie produit :

Province d’Alger . 7,950 kilog.

— de Philipeville. . . j

— de Constantine. 1 2,500

de Bone . j

— d’Oran . 1,350

Mais la maladie atteint l’Algérie, et la récolte de 1865 se trouve réduite à 4,700 kil.

Aussi, en 1856, la filature est cédée par le gouvernement à l’industrie privée. MM. Chazel et Reidon en obtiennent la concession avec une prime de 12 fr. sur chaque kil. de soie filée, jusqu’à concurrence d’un achat de cocons de 40,000 fr.

En 1857, la province d’Alger ne récolte que 1,950 kil. de cocons, alors que ses mûriers lui permettraient d’arriver à près de 300,000 kil.

En 1858, la récolte est de 3,496 kil. En 1864, le traité Chazel et Reidon est rompu par l’Etat.

Enfin, après quelques mauvaises années, l’Algérie paraît se relever.

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