SEPTIÈME ANNÉE DE REPRODUCTION
Bl VO L T 1 N s
I/insectc ailé de l’Oudji sur un des cocons
Format allongé.
Bouts ronds.
Ceintre allonge.
Grain lin.
Coque carteuse, mate.
Bon blanc.
Diamètres 380-1 80ram.
Décreusage 18/10 u/0.
Frisons 28/30.
Cocons doubles 10/12 °/0.
Rente 12/13 avec 0 °/0 doubles.
Peu de duvet
Format allongé.
Bouts ronds.
Ceintre allongé.
Grain fin.
Coque molle, fournie, nacrée.
Beau blanc.
Diamètres 400-180mnl.
Frisons 30/32.
Cocons doubles 16/18 °/0.
Rente 13/14 avec 6 °/0 doubles
Assez de duvet.
CONCLUSION
CONCLUSION
Envisagée au point de vue philosophique, la maladie des vers à soie peut n’avoir pas été sans utilité, car, semblable à ces cours d’eau débordés qui laissent un limon fertilisant après un passage désastreux, elle sera d’un grand secours à l’avenir, si celui-ci veut bien retenir le limon en endiguant le torrent.
-J’ai particulièrement cherché à démontrer, dans le cours de ce travail, les maux dérivant des diverses pratiques trop civilisatrices de la magnanerie moderne ; à établir comment, successivement, la domestication et la surproduction avaient permis à l’épidémie de sévir à l’extrême. Y serai-je parvenu ?
Si les anciennes races allaient dégénérant, sous le double rapport de la solidité et de la quantité de soie fournie,
ne seraii-ce pas en partie à cause de l’oubli de ces lois de rajeunissement habituelles à nos pères, qui estimaient essentiel de se retremper tous les quatre à cinq ans, en Espagne, en Calabre et en Sicile.
Combien ce travail serait plus profitable aujourd’hui, que nous connaissons les superbes races de Fossombrone, d’Andrinople, d’Anatolie, etc., et que les bornes de notre horizon n'ont plus de limites !
11 convient de reléguer parmi les vieilleries l’éternelle redite de la conservation exclusive des races indigènes. La maladie cessant, il sera bon pour l’agriculture française de rompre avec le chauvinisme séricicole, de s’approprier ce que l’étranger nous a révélé de préférable, de procéder à des croisements conservateurs an moyen des débris de nos espèces, comme à une éducation plus rustique de ce que l’on possédera alors, et tout au moins de suivre les lois naturelles pour tout ce qui sera destiné à la reproduction.
« L’homme, a dit un sériciculteur syrien, l’homme peut croire pendant un temps que son intelligence modifie et intervertit les lois de la nature ; il change la forme des animaux et des plantes, mais il s’aperçoit un jour que la nature vaincue repousse ces êtres artificiels et les frappe de
CONCLUSION
mort dans leur développement, et surtout dans leur reproduction. »
Si l’on 11e sait tirer ces conclusions nécessaires de l’examen des désastres actuels, après une série nouvelle de saisons favorables, une succession de ces années heureuses ou les fautes ne peuvent rien faire péricliter, après une période de ce calme plat qui, tout en le faisant oublier, précède l’orage, un jour, l’on se retrouvera en face d’une nouvelle crise, née de l’un de ces dérangements atmosphériques dont nous avons retrouvé la trace dans l’histoire de notre passé, crise dont l’intensité devra forcément être accrue de tout le développement qu’aura pris alors la sériciculture.