MARTI
IV LEHERENNI
INGENVS SIRICCONSI V-S-L-l»
Marti Leherenni Ingénus (Ingenuus?)(4), Siricconis Filins (ou Libertus ? ) , \otum Solvit Libens }ierito (8).
(1) «J*ai découvert dans le même vUlage un autre monument consacré à Leherennus... » et en note : « Ce monument a été donné au Musée de Toulouse par M. Dulac , habitant d*Ardiége. » ( M. du Mège , Monuments religieux, pag. 350.)
(2) L'autel sur lequel est gravée cette inscription a 0", 60 de hauteur totale ; il est percé au sommet d'un trou vertical peu profond et carré. Les parois latérales sont ornées du prœfericulum et de la paiera sans manche. L'écriture , assez régulière encore et sans lettres liées , est lourde , massive et d'un effet général peu agréable.
(3) < Ce monument a été transporté dans le Musée de Toulouse. » (M. du Mège , ibid. , pag. 350. Note.)
(A) Les deux V du mot ingenuus sont probablement superposés comme ils le sont dans un certain nombre de textes épigraphiques , dans celui-ci notamment, qui appartient à la Gaule du nord : . ACSVSANO HERCVLI // SACRV FLAVS // VIHRTIMATIS FIL (Flaus pour Flavus, le blond)... (Orelli 200i>
(5) Cet autel a O^yA^ de hauteur totale ; il est creusé aussi \e^t^calemen^
M. du Mège , qui rapproche le mot Marti du mot Leherenni ' dont il est séparé par la corniche sciée de Tautel , détache les deux I de Leherenni et de Siricconis des deux N , avec lesquels ils sont liés , et fait suivre ( Mm, rel. , l. c.) le mot Siricconis d'une F retournée CI) , dont le marbre n'offre et ne peut point offrir de traces, puisque ces F sont presque toujours placées, dans les Pyrénées, à la suite des noms de femme (1). Mais les inexactitudes que nous signalons sont bien autrement marquées chez les épigraphistes par accident qui ont reproduit , d'après lui , la plupart de ces légendes , chez la Boulinière , par exemple , qui formule dans ce latin barbare son invocation au Dieu Leherenn : LEHERENNUS // DEO // MAN- . DATUS//MASUETIF//V. S. L. M. — MARTI //LEHERENNUS INGENUS //SIRIC0N1S//V. S. L. M. (Itin. descr. et pitt. des H. Pyrénées, Paris , 1825 , t. m , p. 149. ) — M. Mérimée , qui remplace , dans l'inscription précédente ( n* m ) , le nom de Masueti par le barbarisme de Masuetre en ajoutant sic à la . fin du mot , supprime dans celle-ci les deux I finals de Leherenni et de Siricconis , auquel il retranche un C , en rétablissant , de son chef , les deux V d'Ingenuus ( Note sur un basrelief du Musée de Strasbourg, Rev. Arch. , 1844, 1. 1, p. 252). L'esprit suffit-il, en épigraphie, pour dispenser de l'exactitude ?
Nous avons cherché , sans plus de succès , dans les archives dn Musée, de quelle manière et à quelle époque y était arrivé le beau texte suivant , qui ne figure dans aucun des nombreux Mémoires de M. du Mège (2) , ni chez les épigraphistes de
d'un trou carré et étroit , et ses parois latérales sont décorées du préféricule ^t de la patère. Les moulures saillantes de la corniche ont été emportées de deux côtés à la scie. Les contours arrondis de récriture , les hastes directes •et épaisses , les traverses fortement marquées encore , semblent indiquer aussi la fin du i!« siècle , ou la première moitié du HP.
(1) V. à ce sujet les règles d*épigrapbie locale que nous avons rappelées , Il y a quelques années , à propos d'une inscription inédite de la cité des 'Gonvenae {Revue arch,, année 1855, p. 222 j.
(2) Les inscriptions relatives au culte du dieu Leherenn ont été publiées et commentées plusieurs fois par M. du Mège , d'aj^ord dans ses MonwnerUn
(13) seconde main , qui se contentent en général de reproduire les textes qu'il donne et le commentaire dont il les accompapagne.
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