V MARTI
TITVLLVS-I MOENIFIL V-S-L-M
Leherenno Marti TituUus , Amœni Fiiius, Yotum Sototf Libens VLerito (1).
M. Cénac Moncaut qui a publié le premier ( après M. Mérimée , ibid.j, p. 252) ce texte épigraphique , oublié par M. du Mège et les épigraphistes qui le copient , Ta défiguré , suivant son habitude , en transformant en M les deux N liées du mot Leherenn , ce qui donne au nom du dieu une forme toute nouvelle , et en remplaçant le nom bien connu de Titullus par le nom tout aussi nouveau de Fitulius. Ce Titullus Amœni filius devient dans sa traduction plus singulière encore que le texte qu'elle est censée reproduire, Fitulius fils de Noennis (Voyage arch. et hist. , 1856, p. 16).
L'inscription suivante , que je n'hésite pas à rattacher aussi au culte de Leherenn , quoiqu'elle ait été négligée jusqu'ici , et
religieux des Volées Tectosages ( voy. supra) ; plus ^rd , dans son Mémoire sur quatre inscriptions antiques ( Mémoires de la Soc. Archéol, du Midi de la France, tom. i, pag. 5, 13] ; puis dans la Description du Musée des antiques de Toulouse ; puis dans une Note du tome vi des Mémoires de l'Académie des Sciences , Inscript et Belles-lettr. de Toulouse (iv^ série, pag. 381 et suiv.), où se trouvent réunis , moins deux , tous les textes alors connus sur le culte local d*Ardiége.
(1) Hauteur totale de Fautel 0^,48 , de la pagina lœvigata 0,23 sur 0,22. Les parois latérales sont décorées du préféricule et de la patère ; le sommet de Y ara est percé verticalement d*un petit trou arrondi, très-peu profond. L*é-<r criture , toujours épaisse et pesante , est moins régulière que^Ue des autels précédents.
(14) comme inaperçue de tous les épigraphistes (1) fait aussi partie de la collection épigraphique du Musée de Toulouse. Elle est gravée en petits caractères à demi cursifs, mais très-nets, sur le fût d'u% autel dont la corniche brisée à dessein comme ksocle, a emporté avec elle la première ligne de Tinscription :
NMI-DANHOHIk VI HARSPI-FILIk
Au premier regard jeté sur ce fragment , Tépigraphiste le moins familiarisé avec les formules dédicatoires des inscriptions pyrénéennes reconnaîtra que les trois lettres NNI , par lesquelles elle débute dans son état actuel , ne sont et ne peuvent être autre chose que la finale d'un nom divin , que la dernière syllabe du nom du dieu auquel était dédié Tautel votif dont ce fragment a fait partie. En parcourant avec attention le catalogue déjà considérable des dieux étrangers ou indigènes dont le culte a laissé des monuments dans notre pays, je n'en ai guère trouvé qu'un seul dont les initiales s'adaptassent et répondissent parfaitement à cette finale caractérisa tique. C'est celui du dieu Lehereànis ou Leherennus (car les deux formes sont également usitées) dont le nom, associé à celui de Mars , comme il l'est dans la plupart des textes précédents, remplirait exactement la première ligne de l'inscription, en nous donnant, chose assez remarquable, le même nombre de lettres que les deux lignes qui le terminent (2).
(1) Je ne la trouve pubUée que dans le- Recueil de M. Cénac - Moncaut ( Voyage arch. et histor, , pag. 21 ) , qui lui ôte toute espèce d'intérêt et de sens en ajoutant un A, de son chef (pour la compléter sans doute), à la finale NNI par laquelle elle commence.
(2] Le nom du dieu Uunnis ou llunnus , auquel nous avions songé nousmème , ne remplirait la ligne absente qu'en le réunissant à un autre nom divin , et il serait suivi dans ce cas plus impérieusement encore de la sigle D (Deo) que la lecture Marti Leherenni rend complètement inutUe , comme le prouvent les divers exemples que nous fournissent nos inscriptions. (Voyez p.41,n. 1.)
(3) iud, la plaine de Valentine (1). Aux richesses naturelles de ')0n sol , fertile comme Test partout le sol aHtivional et proond de cette riche plaine , il joignait ainsi le produit des pe- Ttes industries qu'une grande voie romaine avait le priviiége le développer sur son passage, le colportage et le roulage^ )ar exeniple, auxquels font allusion plusieurs des monunents antiques du pays (2). Sa population , sédentaire ellenême, y trouvait des ressources dans l'exploitation de cerains commerces de détail , dans celle de cabarets et d'au- )erges notamment , que Ton rencontrait â chaque village sur e parcours d'une voie romaine , et qui se distinguaient déjà es unes des autres par des enseignes peintes ou sculptées îomme aujourd'hui (3). C'est paf des circonstances de ce ;enre que s'expliquerait la prospérité momentanée du vicus i'Ardiége , qui paraît , comme d'autfes villages de la plaine , )lus peuplé et plus riche au second siècle de notre ère, qu'il le l'a été dans des temps plus rapprochés du nôtre. Mais lous sommes tenté de croire qu'il en devait en même temps me partie à l'existence d'un de ces cultes locaux , antérieurs iouvent à la conquête romaine , et qui paraît avoir atteint ici m degré exceptionnel de popularité et d'éclat , s'il est permis
(1) Item ub Aquis Terebellicis Tolosam ( ItiDer. geog. Ântonini Aug. édil. de \IL, L. Rénier dans rAnnuaire de la Société des Antiq. de Fr. , ann. 1850 , )ag. 208). Cette Toie parait avoir passé au-dessous du vUlage et du château ictuel , du côté de la plaine dont elle formait la principale voie de communication. EUe consistaH, disent les vieillards du viUage , ^i es ont vu enlever )u enlevé les débris , ^en un pavage assez étroit de grandes dalles inégales et rrégulières posées à plat et sillonnées profondément quelquefois par le frot- «ment des fOues.
(5) Nous ne citerons ici que le-curieux bas-relief sculpté au-dessus de 'inscription funéraire d'Andossus , fils de Priraulus , que nous avons publiée lans rAnnuaire de r Académie des Sciences de Toulouse pour Tannée 1857 , )ag. 25. .
(3) Ce fait , assez peu connu , résulte fort clairement de ce texte épigra- )hique découvert à Narbonne et que Remprunte aux Miscellanea de î^pon : .. AFRANIUS CERIALIS L. // EROS lïïïïF ( VlR ? ) AVG. DOMO TA // UCONE OSPlTALIg A GALLO // GALLINACEO... ( Spon M*scell. erud. mllq., pag. 199,2.)
(4) d'en juger par le nombre des monuments inscrits ou figurés qui décoraient son sanctuaire.
En dépit de ces témoignages de réputation , le dieu Leherenn d'Ardiége ne paraît pas avoir été plus connu des historiens-^r^ des géographes anciens qu'une foule de divinités locales dont nous retrouvons tous les jours , dans les Pyrénées , les noms et les autels oubliés. On chercherait vainement dans leurs ouvrages , nous ne dirojis point un texte , mais un trait ou un mot qui y fasse allusion (1). Nous ne savons pas même de quelle manière a disparu ce culte, florissant pendant plusieurs siècles , et à quelle époque précise s'est élevée , sur les ruines du temple païen , la première église du village , qui passe . dans la tradition locale, pour la plus ancienne du pays. JLa • seule chose certaine , c'est que Ton s'est servi pour la bâtir , comme on le faisait souvent dans les pays pauvres, comme on l'a fait presque constamment dans les Pyrénées , où cet usage s'est maintenu jusqu'à des époques relativement récentes, des matériaux que la destruction de l'édifice païen laissait sans emploi (2). Ces débris , sauvés ainsi une pre-
(IX Nous sera-t-il permis (fajouler que les modernes ne connaissent pas beaucoup mieux le dieu local dont nous allons essayer de recueiUir les monuments et de ressaisir la physionomie , et que son nom n*est ^prononcé qu'accidentellement dans Thistoire sans critique de la Religion des Gaulois de Dom Martin , à laquelle Font emprunté quelques mythographes [du xvin« siè* cle, MM. Mongez, Millin, etc.?' Nous reparlons plus loin des rêveries de Keisler , dont le livre ( Aniiq. Septent. et Celtic, 1720) précède de sept ans celui de Dom Martin. F.-J. Mone, qui accepte , comme base, pour la Gaule au moins , le livre de Dom Martin , ne nomme même plus notre dieu dans son Hist. du paganisme dans le nord de l'Europe, (Geschichte des heindenthums im Nôrdlichen Europa , Leipzig und Darmstadt, 1823; eUe forme le complément' et le 6e vol. de la Symbolique de F. Kreutzer ) , et nous l'avons cherché sans plus de succès dans la belle et savante coigpilation de Jacob Grimm ( Deutsche mythologie, GÔttingen, 1835), qui avait au moins le droit de regarder le dieu aquitain comme étranger à son siget. C'est, en réalité, M. du Mège qui a le premier ramené Fattention sur cette divinité oubliée ( v. les divers travaux de notre savant confrère que nous citons plus loin , § 2) , et formulé à Taide d'inscriptions inédites jusqu'alors , quelques idées très-générales , il est vrai , sur sa nature divine.
(2) Les Garlovingiens , en Térigeant en loi , ne firent que sanctionner un usage établi depuis l'origine du christianisme dans les Gaules : « Nam ubi fana
(8) (ïiière fois , ont été utilisés à deux et à trois reprises dans les travaux de reconstruction ou de remaniement que paraît avoir subis, à diverses époques , la modeste église du village. Sans enlever aux marbres leur relief ou leurs inscriptions , il suffisait, pour pouvoir les mettre en œuvre, de tronquer ou de raccourcir ici un fût d'autel , d'aplanir ailleurs la saillie de quelque base , la moulure de quelque corniche ; de sorte que c'est ici le monument chrétien transformé, à son insu, en Musée local, qui nous a conservé les souvenirs et l'histoire du sanctuaire païen dont il avait pris la place.
€e fut, comme on le sait, le père Sirmond qui révéla le premier au monde savant l'existence et le nom du dieu Leherenn, inconnu à tous les érudils du xvi* siècle, à Joseph Scaliger lui-même , qui avait jeté le premier un regard pénétrant mais distrait sur l'épigraphie caractéristique de nos montagnes (1). J. Gruter, qui publiait alors (1601), le Recueil célèbre d'Inscriptions auquel son nom est resté attaché , devait au père Sirmond , comme il nous l'apprend luimême, les copies des deux inscriptions consacrées dans son recueil au dieu local des Convenœ; car c'est sous cette vague désignation géographique qu'on les trouve reproduites chez Gruter (2), et chez les érudits qui les lui ont successivement empruntées ; chez dom Martin , entre autres , qui traduit le nom générique de Convenœ par le nom , plus précis et plus inexact encore, de Saint-Bertrand de Comminges(3).
destruxerat (B. Martinus) , statim ibi aut ecclesias aut monasteriu construebat>, » ( Sulp. Sev. vit. S. Martini , éd. 1665 , pag. 458 ), « Ex supradiciœ arboris maceriâ (un arbre sacré) oratorium consiruxit eumque (sic) in honoremsancti Pétri Apostoli dicavit. » ( Wilibald, vit. sancti Bonifacii. Pertz II , 343). G*était aussi à saint Pierre ( S* Pé ) qu'avait été dédiée , comme une foule d'églises anciennes , la première église du village d'Ardiége , et q^ie fut dédiée plus tard la petite chapelle des Templiers dont nous parlons plus loin.
(1) Dans ses AusoniancR lectiones, pass. Lugd, Gryphius, i574.
(2) Dans Tédition princeps (1601 ). Dans Fédition refondue de (iraevius ; Âmstel. 1707 ) , elles sont précédées de la rubrique in Convenis Novempopiil. Bt suivies des deux mots Gruter o Sirmondus : Sirmondus Grutero,
(3) Religion des Gaulois, tom. n , pag. 83,
(6) Deux cents ans plus tard , à l'époque où des hommo^s dévoués à la science entreprirent de fonder le Musée de Toulouse et d'y réunir les monuments de tous les genres qui avaient échappé à dix-huit siècles d'incurie, de révolutions et de__ mauvais goût, leur attention s'était naturellement reportée sur le village d'Ardiége , où existaient , on le savait , de nombreux débris de bas-reliefs et des inscriptions entières encastrées , du coté des légendes , dans les montants de la porte ou dans les murailles de l'église. Mais les démarches tentées à diverses reprises par l'administration du Musée , ou par la Société archéologique du Midi de la France , et les acquisitions heureuses auxquelles ces démarches avaient abouti (en 1831 notamment), n'avaient encore porté qu'à six le nombre des monuments inscrits relatifs au dieu Leherenn. On n'y rattachait point à cette époque un septième autel , dont la première ligne avait disparu tout entière , il est vrai , mais qui appartient , selon toute apparence , au culte du dieu d'Ardiége, auquel nous l'avons restitué (1).
Pour construire l'église monumentale que possède aujourd'hui le village d'Ardiége , il a fallu démolir , presque en entier , le modeste édifice qui l'avait précédé , raser jusqu'au sol le campanile informe qui en masquait l'entrée , abattre une partie des anciennes murailles, porter la main dans leurs substructions , qui avaient peut-être servi de base aux églises antérieures (1855-18S8); et l'on n'a pas été médiocrement étonné de les trouver construites sur plusieurs points, du côté du sud et de l'est particulièrement , de débris antiques qui provenaient incontestablement du sanctuaire d'Ardiége, puisque la plupart des pierres inscrites portaient encore le nom du Dieu Leherenn, auquel elles avaient été dédiées.
D'après les renseignements recueillis sur les lieux , de la bouche de l'architecte intelligent qui a dirigé ces travaux (2), .
(1) Voy. plus loin n» vi , pag. 14.
{'2) Je ne puis oublier ici que M. Loupol , venu de Ludion à Saint-Gaudens pour me donner les derniers renseignements dont j^avais besoin , a poussé
(7) et des nombreux témoins qui en ont suivi les phases , de M. le Curé d'Ardiége, notamment, auquel nous devons de nombreuses et utiles indications , ces curieux débris auraient été trouvés , disséminés comme au hasard , dans la maçonnerie du vieil édifice. Des autels d'une taille et d'un ^oids considérables , comme ceux de Bambix , fils de Sorus , et de Maximus , affranchi de Mandatus , étaient encastrés à quatre ou cinq mètres du sol dans la muraille épaisse qui formait l'abside de l'église ; d'autres , au contraire, étaient enfouis, à une certaine profondeur, dans les substructions des murailles , et surtout dans celles d'une ancienne tour démantelée et tronquée qui servait de base à son clocher. Quelques fragments , recueillis à une époque inconnue , avaient été placés avec une sorte de respect dans les baies du campanile, où ils sont restés oubliés pendant-bien des années. Quoique le plus grand nombre de ces débris aient dû être dispersés , mutilés ou détruits après la destruction du sacellum antique, et que l'église elle-même ne nous ait probablement point rendu tous ceux auxquels elle a servi d'asile, puisque la muraille du nord est restée presque intacte au milieu de ces démolitions , le nombre des autels inscrits , pour ne citer qu'eux , s'est trouvé plus que triplé d'un coup , par le fait seul de ces découvertes. Mais ce n'était plus à des marbres inscrits qu'elles se bornaient cette fois. A côté de ces autels , dont les légendes tronquées ou entières prennent pour nous un intérêt particulier, puisqu'elles sont littéralement toute l'histoire écrite du dieu Leherenn et de son culte, on avait recueilli de nombreux fragments de sculpture ou d'architecture , noyés comme eux dans la maçonnerie ou les substructions des murailles, des dalles de marbre, des chapiteaux de taille et de forme diverses , des colonnes entières ou brisées, le torse d'une statue de marbre blanc, dont la
la complaisance jusqu'à m'accompagner par un temps affreux (4 février 1859 ) à Ardiége, où il a complété sur les lieux les renseignements et les explications quUl m'avait données le malin sur le papier.
(8) tête , reconnaissabie encore , inalgré les mutilations qa*elle a subies , est encadrée â*ane cheyelate et d'une barbe touffues.
A Tépoqùe où j'arrivai , pour la première fois , à Ardié^^. accompagné de mon exellent ami M. Morel (1) , ces débris de toute espèce étaient entassés péle-méie dans un coin de la cour du presbytère: et je fus frappé, je l'avoue, du nombre et de la variété de ces mondmenis , qUi provenaient tous du même lieu , et que l'on avait le droit de croire tous relatifs au même culte. Quelque mutilées que fussent la plupart de ces légendes , n'était-il pas possible , en les interrogeant avec attention et avec réserve , en les rapprochant, au besoin, des textes déjà connus et des monuments de divers genres qui les accompagnaient , d'en tirer ap moins quelques indications sur la nature et le taractère du dieu local dont ils nous attestaient l'existence , sûr les formes extérieures de son temple et de son culte , sur la population dû t)tctM^ où il comptait probablement ses plus nombreux et ses plus fidèles sectateurs ? C'est à ces recherches , dont nous ne nous dissimulons pas la difficulté , que stot consacrées les pages qu'on va lire. Mais nous avons senti le besoin , pour placer nos lecteurs sur un terrain solide et leur permettre de contrôler par euxmêmes toutes nos assertions , de publier d'abord les textes inédits dont nous vehons de parler , en y rattachant , sous forme d'introduction , celles des inscriptions d'Ardiége , qui étaient depuis longtemps publiées et connues. Comme nous avons pu étudier la plupart de ces Monuments sur la pierre elle-même , et que nous nous sommes , iti comme toujours , imposé la loi de les estamper à plusieurs reprises avant d'en arrêter la lecture , nous aurons , en les reproduisant , l'occasion de rectifier les inadvertances assez nombreuses dans lesquelles sont tombés la plupart des éditeurs qui nous ont pré-^ cédé , et le mérite , à défaut d'autre , de fournir à ceux qui
{i) C'était le 58 juillet i85t.
Nous pourrions ajouter à Tappui de cette restitution , qui nous semble sortir par sa simplicité même du caractère conjectural des restitutions ordinaires, que les parois latérales du frag- — *--Kienl qui nous occupe sont ornées de chaque côté d'une figure militaire armée et cuirassée à la /façon du Mars romain , sur laquelle nous reviendrons plus loin avec quelques détails. Nous lirions donc , en rétablissant la ligne disparue de Tinscription ,
MARTI-LEHERE
HNI-DAHNONIk
HARSPI-FILIk
Marti Leherenni Dannonia, Harspi filia, \otum Solvit Libens Mmto.
Si Ton admet la restitution fort simple que nous proposons ici (1) , il faudrait admettre comme une conséquence à peu près nécessaire que ce petit monument, dont la provenance nous est inconnue , grâce à l'incroyable incurie de notre Musée , qui n'a ni livre d'entrée , ni catalogue pas plus manuscrit qu'imprimé , est originaire du village d'Ardiége , d'où
(1) U existe au Musée de Toulouse un autre fragment d*autel , mutilé dans sa partie supérieure comme celui que nous décrivons , et que plus d*une induction autoriseraient à rattacher au culte du dieu Leherenn , car U provient aussi du vUlage d'Ardiége, « où U était encastré dans le mur de TégUse. » (M. du Mège , Description des Ântiq. du Musée de Toulouse , pag. 39. )