PIÈCES JUSTIFICATIVES
Mémoire de la nativité des enffant de monseigneur Nicolas Perrenot , chevalier , seigneur de Grandvelle , etc. , et de madame Nicole Bonvallot, sa femme.
(Papiers Gr^toyelle, Mémoires, U XXXIIl, fol. 347 bis.)
Le premier fut ung filz (*) qui nesquit le xxii du moys de may Tan 1514, baptisé sur les fons de Saint-Mauris à Besançon, levé sur iceulx par messire Antoine de Vergy, archevesque dudit Besançon, et par mademoyselle Buétry Bonvallot, seur de ladite dame;
Le second fut une fille (*) que nesquit le second de septembre 1515, nommée Jehanne, levée sur lesdits fons par le sieur de Champagney, père de ladite dame, et par mademoyselle Jehanne Ferreul ;
Le tiers fut une fille que nesquit le xvi® de jullet Fan 1516, que eust nom Marguerite (*), et fut levée sur lesdits fons par le sieur Françoys d'Arboys, seigneur de Morvillers, et dam© Marguerite Marceret, mère de ladite dame ;
Le quart fut ung filz, qui nesquit le xxvi® d'aoust Fan 1517 et eust nom Antoyne (*), levé sur lesdits fons par messire Antoyne de Baulmotte , prieur commendataire de Saint-Ultrich , et par madamoyselle Jehanne d*Esternol;
(i) Mort enfant.
(*) Morte enfant.
(*) Mariée à Jean d'Àchey, baron de Thoraise.
(S C'est le cardinal de Granvelle.
Le cinquiesme fut une fille que nesquit le xxiiii de mars Fan 1518, que eust nom Estienette (*), levée sur lesdits fons par messire Léonart de Gruyères et dame Estienette Philebert, mère dudit seigneur de Grandvelle ;
Le sixiesme fut une fille nommée Henriette (*), que nesquit le XVIII® de mars Tan 1519, levée sur lesdits fons par messire Quantin Vicquot et damoyselle Henriette ;
Le septiesme fut ung filz nommé Thomas ('), qui nesquit le IX® de jung Tan 1521, et fut levé sur lesdits fons par messire Thomas Michelout et dame Ysabel de Chauviré, à Besançon ;
Le huyttiesme fut une fille nommée Jacqueline (*), que nesquit le XXVIII de novembre Tan 1 522, à Besançon ;
Le neufviesme fut ung filz nommé Hiérosme (*), qui nesquit le xiiii de may Tan 1524, à Besançon, et fut baptisé à Saint- Jehan-le-Grand;
Le dixiesme fut Marguerite (*), que nesquit à Malines le xx« d'octobre Tan 1 525 ;
Le XI® fut une fille nommé Aime C), que nesquit à Malines Tan 1526, le cinquiesme de janvier ;
(^) Mariée à Guyon Mouchet, seigneur de Châteaurouillaud.
(*) Mariée à Claude Le Blanc, seigneur d'OUans, gruyer du comté de Bourgogne.
(*) Héritier des biens patrimoniaux des Granvelle, il refnpiit arec succès plusieurs ambassades en France, en Allemagne et en Angleterre; c'est à' lui que^Philippe II dut le succès des négociations qui aboutirent à son mariage avec la reine de la Grande-Bretagne; il était majordome du roi d'Espagne, son capitaine dans la ville de Besançon, et eut l'insigne honneur de tenir sur les fonds du baptême, avec Hélène de Brederode son épouse, Tun des enfants de l'empereur d'Allemagne; il mourut en 1571.
(*) Morte enfant.
(*) Gouverneur du prince d'Orange, puis colonel du régiment de ce seigneur, il fut aimé de la fille du marquis de Bade et en eut un;fil8 naturel, nommé Octavio, qu'il légitima ; il mourut d'une blessure reçue au siège de Montreuil, en 1554.
(') Cette seconde fille du nom de Marguerite épousa en premières noces Antoine de Laubépin, baron de l'Aigle, et en deuxièmes noces Ferdinand de Lannoy, troisième fils du vice-roi de tapies.
Mariée à Marc de Beau jeu, seigneur de Montot.
Le xiK^ fat une fille nommée Laurence (*), que nesquit à Besançon le lu^ de mars Fan 1 527 ;
La xiii^' portée fut de deux : une fille nommée Françoyse, qui mourut au bout de six moys, et ung filz nommé Charles ('), qui nesquirent tou» deux à Bruxelles le ix® de janvier 1534 ;
Le XV® enfant fut Frédériq ('), qui nesquit à Barcellone le se* cond d'avril Tan 1536, que fut levé là sur les fons par monseigneur le duc Frédériq palatin et madame la contesse de Trevente.
Extraict (par le cardinal) d'ung escript faict do la main de ladite dame [sa mère).
Lettre d'Eléonore d'Autriche, reine douairière de France, an chancelier de Granvalle^
(Papiers Granvelle, supplémenU.)
Monsieur de Granvelle, ces jours passez il pleust à Dieu prandre à sa part le feu roy .monsieur mon mary (*), duquel je sens la mort bien grandement et laquelle m'est bien dure à comporter par l'ennuict que j*en reçois avec bien grande raison. Son trespas m'a meu vous envoyer le pourteur de cestes, affin d'avoir vostre bon advis sur aulcunes choses que me concernent, desquelles l'ambassadeur de l'empereur mon seigneur (*) vous
(^) Elle épousa successivement Claude de Ghalaos, baron deVerjon, et Pierre de Montiuel, baron de Chàteaufort.
{*) Entre dans les ordres, il fut membre du conseil privé des Pays-Bas, trésorier du chapitre d'Utrecht et abbé-commendataire de Faverney en Franche-Comtë ; il moimit on 1587.
(*) Gentilhomme de la chambre du roi d'Espagne, gouverneur d'Anvers, chef des finances en Flandresi il avait épousé Constance de Berkem et n'en eut qu'une fille, nommée Hélène, qui porta l'héritage des Granvelle dans la famille de La- Baume-Saint-Amour; il mourut vers Tannée 1601.
(^) François I", mort au château do Rambouillet, le 81 mars 1546.
(^] Jean de Saiat-M suris, beau-frère du chancelier Gcanvelle.
advertira bien au long, auquel je vous prie en respondre bien amplement , vous asseurant , monsieur de Granvelle , que je aurez bien bonne souvenance non seulement de voz peinnes, mais de la sincérité de laquelle je sçais vous avez tousjours procéder et estes employer en tous mes affaires, lesquelx je vous recommande avec Tasseurance que je vous donne que je n*en demeurerez ingrate envers vous, me remectant au reste à ce que plus au long vous entendrez par ledit ambassadeur, priant le Crvjateur vous donner en très bonne santé longue vie. Dois Poissy, ce vi^ d'apvril 1546.
Léonor.
Lettre d'Antoine Perrenot, évêque d'Arras, à son frère Thomas, sur les funérailles du chancelier de Granvelle, leur père.
(Papiers Granvelle, suppléments.)
Mon frère, après vous avoir escript ce que mes lettres d*hier contenoient, sachant 1* empereur que l'on vouloit pourter le corps en Bourgoingne, il fît enquérir quelles cérémonies Ton y feroit, disant qu'il vouloit que Ton luy fît honorable pompe, luy ayant faict de si grandz services et longuement avec si grande loyaulté ; et, pour obéyr à son commandement, l'on a dressé le billet qui va avec ceste, que Sadicte Majesté a trouvé bon, et en a esté le compilateur le contrerôleur Wandenesse (*), et madame (*) s'est résolue d'ainsi le faire, et que le corps se porte à
(') Jean Vandenesse, né à Gray vers la fin du xv« siècle, fut pendant 37 ans contrôleur ou surintendant de la maison de Charles -Quint, et remplit la même fonction auprès de Philippe II jusqu'en 1560; son Journal des voyages de l'empereur Charles-Quint et du roi Philippe II» qu'il dédia au cardinal de Granvelle, a été publié par la Commission royale d'histoire de Belgique.
(') Nicole Bonvalot, veuve du chancelier et mère du cardinal.
Baulprey {*), comme du commencement j*avoye escript, et qu'il se garde là en Tesglise jusques après que madame sera arrivée que Ton fera le service. Et, ce pendant, il fera bien que vous donnez ordre que Ton face les groz ouvraiges pour la chappelle ardent, et les lanbourdes avec les escueltettes, et les chandoiles, et lesrobbes pour les povres que madame entend de choisir à sa venue, en prenant aulcuns de la ville, aultres des subjectz, de povres mesnaiges nécessiteux et non de ceulx qui vont quettant par'ville. Et dadvantaige faut-il que je vous déclare que ce qu*il (*) dit de pale (') sur la litière n'est pale ny baldaquin, mais seuUement ung drap de velournoir qui couvre la litière jusques ung peu plus bas que les brancars; et la couverte de drap va, comme Tescript contient, jusques à terre. Puisque ainsi est, laissant ordre, afin que monsieur de Luxeul (*), mon oncle, face recepvoir le corps sans mistère en Tesglise dudict Beaulprey, et ausdictz groz ouvraiges, il me semble que vous debvez partir, vous mectant en deul et vos genz, pour venir rencontrer madame le plus loing que vous pourrez, par le chemin que vous Famenastes dernièrement, puisque, comme je vous ay escript, c'est celluy qu'elle a délibéré de prandre. Demain, à neuf heures, se fait le service en la grande esglise : monsieur l'Electeur de Mayance {^) et les aultres estatz (^) ont supplié Sa Majesté qu'eHe print bien qu'ilz y entrevinssent, recongnoisçans la grande obligacion qu'ilz doibvent au bon deffunct pour tant de penne qu'il a prins aux affaires d'icelluy; et n'y a prince ny ambassadeur
{}) Eglise collégiale, située sur la commune de Thiso (canton de Blarchaux, arrondissement de Besançon).
(») 11, c'est-à-dire le billet.
(*) Synonyme de dais.
(^) François Bonvalot, beau-frère du défunt, qui avait occupé avec distinction, de 1530 à 1532, le poste d'ambassadeur de Charles-Quint près ]a cour de France, était à la fois abbé de Luxeuil, de Sainfc-Yincent de Besançon et doyen de Beaupré.
(') Sébastien de Heusenstam, archevêque de Mayence de 1545 à 1555.
(*) C'est-à-direJes autres princes ou ambassadeurs allemands présents à Ja diète.
qui m'ayent envoyé cbndoloir ou venu en personne. J*ai faict faire desseing de la ehappeUe arda^te^ afin queFon voye eomme Ton l'entend : ne sçay s*il sera achevé devant que le pourteur parte, que je fais haster, afin qu'il arrive quant à quant à Griesbech (*) ou tost après fin que vous ne faictes. Quant à la forme de Tanterrement, deseing sur mes aultres lettres, je suis pour le présent enveloppé de tant de choses, outre le trouble de Fesperit que la grande perte me donne, que je ne vous puis faire ceste plus longue, à laquelle j'adjousteray seullement mes très affectueuses recommandations, sans oblier ma seur vostre bonne femme, priant le Créateur qu'il vous doint, mon frère, l'entier accomplissement de vos désirs.
D'Ausbourg, le xxix® d'aoust 1550.
Vostre à jamais melleur frère,
L'ËVESQUE b'ArRÀS.
A Monsieur de Chantonay, mon très chier frère.
C*) Griosbach ; il y a deux bourgs de ce nom dans la Bavière (Bas-Daoube).
Inventaire deg meubles de la maison de Granvelle (^)
(Nanascrit de U bibliothèque de Besançon.)
Pourtraictz tant d'hommes que de femmes, pey sages et aultres peinrtures, de Vhaulteur et largeur qu'elles sont au pied romain.
Premièrement un peysage de Peeler Stevens (*), de deux {Hedz unze polces d'haulteur et de largeur de quatti^ piedz et trois polces, avec molure dorée, p® \ .
Peysage de Peeter Stevens, de haulteur de deux piedz et un polce et de largeur deux piedz treize polces, molure dorée, n^ 3.
Aultre peysage de Peeter Stevens, de largeur de deux piedz neufz polces et de haulteur d'un pied douze polces romains, avec sa molure dorée, n® 3.
Peysage de Peeter Stevens , de haulteur d'un pied douze polces et domy et de largeur de deux piedz dix polces, avec nîiolure dorée, n*> 4.
Peysage de Peeter Stevens, d'hauiteur d'un pied neufz polces et de largeur de deux piedz six polces, avec molure dorée, n® 5.
(^) Cet inventaire fut fait en 1607, immédiatement après la mort de François Perrenot» le dernier descendant par les mâles de la famille du chancelier Granvelle. Il existe deux rédactions de ce document : l'une purement descriptive, l'autre descriptive et estimative. La première offrait» au point de vue de ce travail, l'avantage de citer les noms des artistes auteurs des peintures : aussi notre extrait devant se borner aux objets d'art proprement dits, n'avons-nous pas hésité à le lui emprunter. La seconde version est beaucoup plus détaillée sur le compte des meubles meublants et des livres; M. Gacuard en a publié des fragments dans le 4« volume (1862) de la 8* série des Bulletins de la Commission royale d*histoire de Belgique, è la suite d'une très intéressante dissertation sur lo scandaleux procès qui suivit la moK du fils unique ds Caroline d'Autriche.
(*) Steeveos (Pierre), de MaKnes, peintre et graveur, florissait dans la seconde moitié du xvi* siècle*
Peysage de Peeter Stevens, d'haulteur d'un pied dix polces et de largeur de deux piedz cinq polces, molure dorée, n® 6.
Peysage de Peeler Stevens, d*haulteur d'un pied huict polces et large d*un pied quinze polces et demy, avec molure dorée, n^7. •
Peysage de Peeter Stevens, d'haulteur d'un pied §ix polces et de largeur deux piedz et un polce, molure dorée, n^ 8.
Peysage de Gilis Coninxloo (*), d'haulteur d'un pied quinze polces et de largeur de deux piedz sept polces, molure dorée, n«9.
Peysage de Gilis Coninxloo , d'haulteur d'un pied quatorze polces et de largeur deux piedz sept polces, molure dorée, n<> 40.
Peysage de Gilis Coninxloo, d'haulteur d'un pied treize polces et de largeur deux piedz sept polces, molure dorée, n® 1 1 .
Peysage de Gilis Coninxloo, d'haulteur d'un pied quattre polces, large de deux piedz deux polces, molure dorée, u9 42.
Peysage de Gilis Coninxloo, d'haulteur d'un pied sept polces, large de deux piedz, molure dorée, n® 13.
Peysage de Thobias Stimmer (*), d'haulteur d'un pied treize polces, large de deux piedz et demy, molure dorée, n<> 14.
Peysage de Thobias Stimmer , d'haulteur d'un pied treize polces et de largeur de deux piedz et demy, avec molure dorée, nM5.
(^) Conioxioo (Gilles de), né à Ânrers en 1544, habita longtemps la France et rAllemagne» puis revint dans les Pays-Bas; il mourut dans les premières années du xyii* siècle, arec la réputation du meilleur paysagiste de son temps. Ses paysages, souvent ornés de figures et d'animaux par Martin van Cleef, sont encoro>echerchés.
(*) Stimmer (Thobio), né à Strasbourg vers 1550, vécut longtemps du produit des fresques dont il décorait les façades des maisons , tant dans sa Yille natale qu'à Francfort; il eut depuis à peindre de grandeur naturelle toute la série des margraves de Bade; revenu enfin à Strasbourg, il s'y adonna presque exclusivement h mettre sur bois des dessins que gravait ensuite son frère Jean-Christophe.
Peysage de Lucas Valkemborch (*), d'haulteur d'un pied douze polces, large de deux piedz trois polces, molure dorée, n° 46.
Peysage de Lucas Valkemb<5rch, d'haulteur d'un pied douze polces, large de deux piedz quattre polces, molure dorée, n** 47.
Peysage de Lucas Valkemborch, d'haulteur d'un pied douze polces et large de deux piedz quattre polces , molure dorée, n^fS.
Peysage de Lucas Valkemborch , d'haulteur d'un pied unzo polces, large de deux piedz deux polces, molure dorée, n« 19.
Tour de Babilonne de Gilis Valkemborch, d'haulteur d'un pied six polces, large de deux piedz quattre polces et demy, molure dorée, n« 20.
Peysage de Lucas Valkemborch, d'haulteur de douze polces, large d'un pied six polces et demy, molure dorée, u9 21 .
Peysage de Lucas Valkemborch, d'haulteur de treize polces et large d'un pied deux polces et demy, molure dorée, n^ 22.
Peysage de Lucas Valkemborch, d'haulteur de douze polces et tier, large d'un pied sept polces et un tier, molure dorée, n^ 23.
Peysage de Lucas Valkemborch, d'haulteur de douze polces et un quart, large d'un pied six polces, molure dorée, n^ 24.
Peysage de Martin Valkemborch, d'haulteur de neufz polces et demy et large de treize polces, molure dorée, u9 25.
Peysage de Valkemborch, d'haulteur de treize polces, large d'un pied et demy polce, molure noire,*n® 26.
Peysage de Lucas Valkemborch, d'haulteur d'unze polces et large de quatorze polces, molure dorée, u9 27.
Peysage en rond de Lucas Valkemborch, ayant de diamètre neufz polces et un tier, molure dorée, fait à destrampe, n^ 28.
(0 ValckeiAborg (Luc et Martin), frères, nés à Malines vers 1530, ont travaillé longtemps en société. Luc excellait dans le paysage enrichi de figures; Martin faisait seulement le paysage. Eloignés des Pays-Bas par les troubles , ils travaillèrent beaucoup sur les bords du Rhin et de la Meuse : Luc mourut à Lintz, et Martin à Francfort.
Peysage à destrampe de Lucas Valkemborch, ayant de diamètre neufz polces et un tier, avec sa molure dorée, n® W.
Peysage à destrampe de Lucas Valkemborch, ayant de diamètre neufe polces et un tier, avec sa molure dorée, n? 30.
Peysage de Adrian de Wert (*), ayant en diamètre neufz polces, molure dorée, n° 31 .
Peysage de Adrian Wert, d'haulteur de quatorze polces un tier et large d*un pied deux polces, molure dorée, n° 32.
Peysage de Adrian Wert, d'haulteur de deux piedz cinq polces et de largeur de deux piedz treize polces, molure dorée, n® 33.
Peysage de Fédérich Walkemborch , en toille, d'haulteur d'un pied dix polcas deux tiers, large de deux piedz, avec sa molure de nouhier, n° 34.
Peysage de Fédérich Walkemborch, fait sur toille, d'haulteur de deux piedz six polces, large de trois piedz unze polces, molure de nouhier, n** 35.
Peysage d'une Nostre-Dame allant en Egypte, du vieux Pierre Breughel {•], d'haulteur d'un pied quattre polces, large d'un pied treize polces et demy, avec sa molure dorée, n® 36.
Peysage d'un Jonqis, de Breughle, d'haulteur d'un pied et un polce et large d'un pied dix polces et un quart, sa molure dorée, n« 37.
Peysage sur planche de cuivre de Pierre Breughel (*), d'haulteur de quatorze polces, large d'un pied trois polces et un tier, molure de nouhier, n<> 38.
0) Weordt (Adrien de), né à Bruxelles vers 1510. imita d'abord les paysages de François Mostaert, puis adopta la manière du Parmesan et s'adonna dès lors à la peinture d'histoire ; forcé de quitter Bruxelles en 1566. à cause des troubles, il se retira à Cologne où ihmourot jeune.
{*) Breughel (Pierre), dit le Vieux ou le Drôle, né aux environs de Bréda dans les premières années du xvi* siècle, commença par diriger à Constantinople une fabrique de tapisserie, et mit à profit ses voyages à travers la France et l'Italie pour recueillir des vues; il finit par s'établir à Anvers, où il produisit une immense quantité de paysages, de fêtes villageoises, de scènes historiques, et mourut à Bruxelles en 1570.
(■) Fils du précédent et du même prénom que lui , il fut surnommé
ir Ixa9
polces, large de douze polces et un tier, molure de nouhier noir avec sa couverte et une boucle d'argent, n^ 46.
Peysage de Marcus Gherart (*), d'haulteur de sept polces et un cinquième, large de neufz polces et demy, molure dorée, n« 47.
Peysage à destrampe de Marcus Gherart, d'haulteur de sept polces et un tier, large de neufz polces un tier, molure dorée, n*>48.
Peysage de Hans Breughel, d'haulteur de sept polces et large de neufz polces, avec sa molure dorée, uP 49.
Peysage de Hans Breughel, d'une poissonnière de mer avec ses petites figures, d'haulteur de huict polces et un cinquième, large de neufz polces deux tiers, avec sa molure dorée, n^ 50.
Peysage de Frans Mostaert (*), d'haulteur de sept polces et un tier, large d'unze polces un tier, avec sa molure dorée, n<>5L
Peysage d'hiver, de Gilis Mostaert (*), d'une Nostre-Dame allant en Egypte, d'haulteur d'un pied deux polces, large d'un pied neufz polces deux tiers, molure dorée, n° 52.
Peysage d'un feu, pillage et escarmouche, de Gilis Mostaert, d'haulteur d'un pied sept polces et demy, large d'un pied quattre .polces, molure dorée, n° 53.
Peysage de Gilis Mostaert, historié d'une poissonnière de mer, d'haulteur de neufz polces et quart, large de huict polces un quart, molure dorée, n^ 54.
* Peysage de Gilis Mostaert, d'haulteur de huict polces et un tier, large d'austant, avec sa molure dorée, n° 55.
Peysage, sur planche de cuivre, de Gilis Mostaert, d'un feu
(^) Gérard (Marc), né à Bruges en 1531, mort en Angleterre en 1590, eut la céputation d'un artiste universel, ayant peint et gravé avec un égal succès l'histoire, le paysage, le portrait et l'architecture.
{*) (') Mostaert, François et Gilles, frères jumeaux, nés à Hulst, près Anvers, vers 1520, collaboraient le plus souvent , le premier faisant le paysage, le second les ûgures; François mourut dans la fleur de l'âge, et Gilles très vieux, en 1601.
nocturne, historié d'un monastère de religieuses, d*haulteur de treize polces et demy, large de deux piedz deux polces et un quart, molure de nouhier, n** 56.
Peysage d'une nuict, historiée du camp d'Holofernus, de Henry al de Chouette (*), d'haulteur et largeur de quinze polces, sa molure dorée et jaspée, n** 57.
Peysage d'un feu, de Henric de la Chouette, rond, tenant en son diamètre douze polces, avec sa molure dorée, n? 58.
Peysage rond, de Henry la Chouette, historié d'une tentation de'sainct Anthoine, contenant en rond, avec sa molure dorée, huict polces, n° 59.
(Manque le n° 60.)
Peysage d' Henric la Chouette, historié de Loth, tenant en diamètre unze polces et quart, n<* 61 .
Peysage d'une' tentation de sainct Anthoine, de Henry la Chouette, d'haulteur de treize polces et demy, large d'un pied trois polces et demy, sans molure, n<* 62.
Peysage de Jacques Savery (*), avec une feuille transparante dessus, d'haulteur de quattre polces et un cinquième, large de sept polces et un tier, molure dorée, n** 63.
Une Nativité et seize actes de la Passion allentour d'icelle, de GiUs Mostaert, contenant le tout d'haulteur trois piedz sept polces et demy et de large deux piedz quinze polces, molure dorée, n«64.
Un Dieu de pitié assis en peysage, de la main de Gihs Mostaert, d'haulteur d'un pied dix polces et demy, large d'un pied cinq polces et demy, avec sa molure dorée, n° 65.
(*) Il s'agit de Hendrick van Steenwyck (le vieux), ainsi appelé du nom de la ville où il naquit en 1550, et que l'on traduisait en France par la Chouelle, à cause de l'analogie de ce nom avec le mot hollandais sleenvil qui signifie chotielte : ce peintre est surtout connu par ses vues de villes et villages et ses intérieurs d'église; il mourut à Francfort en 1604.
(') Peintre médiocre de la ville de Courtray, il n'est guère connu que pour avoir été le premier maître de son fils Roland, l'un des meilleurs paysagistes de l'école flamande.
Une Nativité en peysage d'hyver, de Gilis Mostaert, d'haulteur d'un pied trois polces, de large d'un pied neufz polces, sa molure de racine de bois mabré, n^ 66.
Une Magdalenne, de Gilis Mostaert, en une grotte, d'haulteur d'un pied et demy et large d'un pied et un polce, sa molure dorée, n° 67.
Un Crucifix avec une Magdalenne, de Gilis Mostaert, d'haulteur d'un pied dix polces et demy, de largeur unze polces et demy, molure noire, n° 68.
Une saincte Suzanne avec les deux viellardz , sur de la toille, d'haulteur de trois piedz et quatorze polces, large de trois piedz, de la main de Hans von Achez (*), molure de nouhier, n® 69.
Un Christ pourtant sa croix, accompagné de peuple, de la main de Hans von Achez, d'haulteur d'un pied six polces et demy, large de deux piedz, avec sa molure dorée, n<* 70.
Le pourtraict de Hans von Achez fait de sa main, d'haulteur d'un pied unze polces, large d'un pied trois polces, molure dorée, n« 71 .
Une Résurrection du Lazare, de la main de Rhoteramer. d'haulteur de quatorze polces et demy et large d'un pied deux polces, sur lame de cuivre, sa molure d'ébenne, n° 72.
Un bain de Diane avec ses Nymphes, de maistre Henric (') et le peysage de Peeter Breughcl, sur planche de cuivre, d'haulteur d'un pied et large d'un pied et demy et un quart de polce, sa molure de nouhier, n® 73.
Une Nostre-Dame tenant Jésus, de la main de maistre Henric, d'haulteur de demy pied et large de cinq polces et demy, avec la molure en planche d'ébenne et deux petites boucles d'argent, n«74.
Une Nostre-Dame tenant son enffant dormant, de la main du
P) Àchen (Jean van), né à Cologne en 1556, peintre religieux et portraitiste distingué, passa la plus grande partie de sa carrière au service des empereurs d'Allemagne.
(*) Hendrickyan Steenwyck (le vieux), déjà cité dans ce document, collabora fréquemment, en effet, avec Breughel.
Corregio (*), d'haulteur d'un pied sept polces, large d'un pied deux polces, avec sa molure dorée, n® 75.
Une Nostre-Dame copiée de la précédente, de haulteur d'un pied treize polces, large d'un pied six polces, sa molure d'ébenne, n<» 76.
Une saincte Catherine assise sur sa rouhe, estant avec deux petitz anges, de la main du Corregio, d'haulteur de quinze polces et large de douze polces et demy, molure de bois, n*» 77.
Une teste de vieillard en ua ovale, sur toille colée sur du bois, de la main de Jacques de Bâcher (') , d'haulteur de deux piedz six polces, large d'un^ied dix polces, sans molure, n° 78.
Une teste de femme dans un ovale, sur toille colée sur bois, de la main de Jacques de Bâcher, d'haulteur de deux piedz six polces et large d'un pied dix polces, sans molure, nP 79.
Les dix mil Martyrs d'Albert Durez {*), d'haulteur de trois piedz cinq polces et large de trois piedz, molure d'ébenne, n° 80.
Une estude de femmes nues, de la main de Jacques Bâcher, d'haulteur de deux piedz, largo de deux piedz neufz polces et demy, n® 81 .
Une Nostre-Dame entortillant son enffant sur un berceau, de la main du Corregio , faite en toille , d'haulteur de trois piedz douze polces, large de deux piedz six polces, molure de nouhier, n° 82.
Trois testes de femme tenans un livre de musique, de la main de Frans Flores {*) , d'haulteur d'un pied six polces et demy, large d'un pied quatorze polces et un lier, molure dorée, n*^ 83.
Une teste de Bachus, de Frans Flores, d'haulteur d'un pied et
(') Allegri (Antonio), dit le Corrège, l'un des princes de la peinture, né à Corregio en 1494, y mourut en 1534.
(*) Backer (Jacques de), né à Harlingen en 1608, mort en 1641, peintre d'histoire et de portraits, l'un des bons coloristes de l'école flamande.
(■) Durer (Albert), l'une des gloires de l'école allemande, naquit à Nuremberg le 20 mai 1471 et y mourut le 6 avril 1528.
(*) François de Vriendt, dit Frans-Floris, né à Anvers en 1520 et mort en 1570. fut appelé de son temps le Raphaël des Flamands,
douze polces, largo d* un pied six polces, sa molure de bois de chasne, n® 81.
Une teste de Cérès, de la main de Frans Flores, d'haulteur d'un pied douze polces, de largeur un pied six polces, sa molure de chasne, n° 85.
Une Nostre-Dame tenant son enffant, d'haulteur d*un pied et treize polces, large d'un pied cinq polces et demy, le dessus fait en arc rond, la molure dorée , de la main d'un vieux maistre, no86.
Le pourtraict d'une femme, de la main de Jean Pietro Silvio (*), d'haulteur de trois piedz moings un polce, large de deux piedz et demy, la molure dorée, fait sur toille, n° 87.
Un vase sur lequel y a diverses fleurs , de la main d'un vieux maistre, d'haulteur d'un pied un polce et demy, large de treize polces et demy, sa molure de racine mabrée, n° 88.
(Manque le n» 89.)
Pourtraict d'un enffant nud couché, de la main du Titian (*), d'haulteur d'un pied neufz polc€^, large de deux piedz un polce, sa molure noire, n° 90.
Peinture d'une femme avec un Cupido tenant un miroir, de la main d'un Titian, d'haulteur de quattre piedz deux polces, large de trois piedz neufz polces, njolure de nouhier, n® 91 .
Assassin, de la main de Martin van Chlefz (*), d'haulteur d'un pied neufz polces, large de deux piedz sept polces, molure dorée, n<» 92.
Une perspective d'église, de Henrich Steenvichk , les figures
P) Silvio (Jean-Pierre), né ù Venise vers 1500, fut un des plus habiles imitateurs du Titien.
(') Vecellio (Tiziano), dit le Titien, né au bourg de Pieve (ancienne province de Cadore) en 1477, mort le 27 août 157C; c'est la grande illustration do l'école vénitienne.
(') Clcef (Martin van), né à Anvers vers 1510 et mort vers 15G0, est connu par ses petits tableaux de genre, dans lesquels son frère Henri faisait le paysage.
estant de la main de Gilis Mostaert, d'haulteur d'un pied et demy, large d'un pied six polces, sa molure doré, n** 93.
Histoire d'un rapt de Menelaus, de la main de Féderich Lambertus (*), d'haulteur de trois piedz sept polces, large de quattre piedz et demy, avec sa molure de nouhier, n® 94.
Un enffant de Geronimus Bos ('), d'haulteur d'un pied douze polces, large de deux piedz six polces, sans molure, n° 95.
Peysage avec mesnagerie, de la main du Bassand (*), d'haulteur de quattre piedz quattre polces et large de six piedz moings un polce, fait sur toille, avec sa molure de nouhier, n** 96.
L'Adoration des trois Roys, avec une Nativité et une Fuite en Egypte sur les deux portes, de la main d'un vieux maistre, d'haulteur de deux pieds moings demy polce, large de douze polces, les molures dorées, n'* 97.
Une Prudence, de la main de Stadamus (*), d'haulteur d'un pied sept polces et demy, large d'un pied, la molure dorée, n« 98.
Un Dieu de pitié, de Joannes Mobeuge ('), d'haulteur de douze polces un tier, large de neufz polces et un tier, ses molures noires, nP 99.
Le pourtraict de monsieur le comte et la damoiselle Gaille peinte en fruictière, sur toille, d'haulteur de quattre piedz et
(^) Zustris (Frédéric), appelé par Vasari Federigo di Lamberto, originaire d'Amsterdam, avait choisi Florence pour patrie ; il fut l'un de ceux qui décorèrent le catafalque de Michel-Ange, en 1564.
(*) Bos (Jérôme), né à Bois-le-Duc vers 1450, est l'un des plus anciens peintres à l'huiie.
(^) Ponte (Jacopo da) , dit le Rassan du lieu de sa naissance (Rassano), né en 1510 et mort en 1592, fut l'un des peintres les plus féconds de l'école vénitienne.
(*) Strada (Jean), né à Bruges en 1536. adopta l'Italie pour patrie et y laissa nombre de beaux ouvrages; il mourut à Florence le 3 novembre
(^) Mabuse (Jean van), né à Maubeuge (Hainaut) vers 1470, mort à Anvers en 1532, fut l'un de ceux qui importèrent d'Italie dans les Pays-Bas les vrais principes de Tait.
large de trois piedz quattre polces, de la main de Flores, molure de nouhier, n° 100.
Pourtraict de Geronimus Bos, d'haulteur de demy pied, large de six polces, molure dorée, n° 401.
Une chauve-souriz, d'haulteur de sept polces, large de douze polces, molure de bois noir, n° 402.
Une Nostre-Dame, sur lame de cuivre, d'Albert Durez, gravée, d'haulteur de sept polces deux tiers, large de cinq polces, moulure d'ébenne, n® 103.
Une Nostre-Dame, d'Albert Durez, gravée sur lame de cuivre, haulte de demy pied, large de cinq polces et demy, molure d'ébenne, n° 104.
Un vase plain de fleurs, de aluminature, de Oufz Neglez (*), haulte de sept polces et demy, large de six polces, couvert d'un verre, molure d'ébenne ayant sa bouclette d'argent, u? 105.
Une danse d'enffans, d' aluminature , de Stevan van Castel, haute de six polces, large de quattre polces et demy, avec sa molure d'ébenne, couverte d'un verre, sa bouclette d'argent, n°106.
Une Nostre-Dame de bas-reliefz d'argent ciselé, d'haulteur de neufz polces et demy, large de six polces deux tiers, sa molure et fond derrier d'ébenne, son attache d'argent ciselé d'une teste d'un chérubin, et sa couverte d'ébenne, n® 107.
Une escrevice, de la main de George Fleghle, d'haulteur de quattre polces, large d'un pied six polces et demy, molure noire, n*>108.
Testes d'un asne, d'un chien, d'un renard, conny d'Inde et de chat, de la main du vieux Puerbus (*), haultes d'un pied trois
(^) Hœfnœgbiel (Georges), né à Anvers en 1^45 «t mort A Vienne en 1600, peignit d'abord à la gouache, genre que notre inventaire appelle alnminature; il apprit ensuite la peinture à l'huile, sous la direction de Jean Boli et rendit avec succès le portrait, la paysage et les fleurs.
(*) Porbus (François) dit le Vieux, portraitiste estimé, non moins habile peintre d'animaux, naquit à Drugcs en 1540 et mourut à Anvers en 1584.
polces et demy, large d'un pied qualtre polces, molure noire, n" 109.
Teste d'une femme pourtant barbe, de la main de GuiUaume Chayez (^) , haulte d'un pied et un polce, large de quatorze polces, sa molure noire, n° 110.
Une teste de jeune-homme en porfile, haulte d'un pied un polce, large de treize polces, avec sa molure noire, n° 111.
Une teste de chien blanc, de Pœurbus, haulte de douze polces et austant de large, molure noire, n° 112.
Un pourtraict d'une Diane, d'un maistre italien, sur lame de cuivre, haulte de quatorze polces et demy, large de neufz polces, molure noire, uP 113.
Un Bacchus avec un petit Satyre fait à la plume sur parchemin, de la main d'Henric Goltius (*) , d'haulteur de deux piedz trois polces, large d'un pied unze polces, moUure de nouhier double; ceste pièce est joincte à la suigante, n° 1 1 4.
Un paysage haché à la plume, de la main de Henric Goltius, sur du papier collé sur bois, d'haulteur de deux piedz trois polces, large d'un pied unze polces, molure de nouhier; ceste pièce est attachée à la précédente, n*^ 1 15.
Deux platz plains de poires et perches, de George Fleghez, sur toiUe, haultes d'un pied sept polces et demy, large d'un pied unze polces et demy, molure de nouhier, uP 116.
Un plat de raisins, de George Fleghez, hault d'un pied sept polces et demy, large d'un pied douze polces, sur toille, molure de nouhier, n° 117.
Une perdrix, une bécasse et une caille, de George Fleghez,
(^) Koy (Guillaume), né à Bréda vers 1520, eut un grand renom comme portraitiste; il peignit le cardinal de Cranvelle et le duc d'Albe, et mourut, en 1563, de frayeur, dit-on, d'avoir entendu, chez ce sanguinaire gouverneur, concerter la mort du comte d'Egmont.
(«} Goltz (Henri), né à Mulbrack (duché de Juliers) en 1558, mort à Harlem en 1617, habile graveur et peintre, a laissé nombre do de$sin3 bâchés à la plume du plus bel effet.
d*haulteur d'un pied unze polces et demy, large d'un pied quinze polces, fait sur toille, molure de nouhier, n*' 118.
Deux gelinottes et un aultre oyseau, de George Fleghez, d'haulteur d'un pied huict polces, large de deux piedz un polce, faites sur toille, molure de nouhier, n° 119.
Une cuisine , de la main de George Fleghez, faite sur toille, d'haulteur de quattre piedz quattre polces, large de cinq piedz dix polces, molure de nouhier, n*' 120.
Une crédence avec une fruictière de George Fleghez, d'haulteur de quattre piedz quattre polces, large de six piedz, sa molure de nouhier, n® 1 21 . .
Deux chiens, de la main de Bartholomez Spranger (*), d'haulteur de deux piedz sept polces et demy, large de cinq piedz trois polces, faitz sur toille, la molure de nouhier, n*' 122:
Pourtraict de sainct Jacques , de la main de Guillaume Chayer, hault de deux piedz un polce, large d'un pied dix polces, molure de nouhier, n** 123.
Un vieux pourtraict de la main d'un bon vieux maistre, d'haulteur deux piedz cinq polces et demy, large de deux piedz, sa molure colorée, n° 124.
Pourtraict, de Martin van Eemskcrck (*), de la ruine d'un vieux Colisée, de sa main, d'haulteur d'un pied sept polces, large d'un pied treize polces, sa molure de nouhier, n° 125.
Les sept péchez mortelz, peinctz de la main de Holbeyne (*), d'haulteur d'un pied quattre polces, large d'un pied six polces un tier, molure de nouhier, n® 126.
(1) Spranger (Bartholomé), né à Anvers en 1546, mort à Prague dans un âge très avancé, fut un peintre d'une fécondité exceptionnelle. Après avoir exécuté de nombreux ouvrages pour les églises de l'Italie, il s'altaclia à la cour des empereurs d'Allemagne et y fut comblé d'honneurs par Rodolphe H.
(*) Emskerken (Martin van), né dans le village de ce nom en 1498, peintre et graveur, mourut à Harlem en 1574.
(3) Holbein (Jean), i'arai d'Erasme, fut à la fois peintre, sculpteur, graveur et architecte : pé à Au^sbour^ en 1498, il mourut à Londres en 1554.
Une Nostre-Dame avec son enffant dormant, sur lame do cuyvre, après Michael-Angel (*), d'haulleur d'un pied sept polces et demy, large de quinze polces et demy, sa molure noire, n*^ 127.
Un Crucifix, Nostre-Dame et sainct Jean, sur lame de cuyvre, d'après Michael-Angel, d'haulteur d'un pied unze polces, large d'un pied deux polces, molure noire, n® 1 28.
Une Nostre-Dame avec son enffant, de la main de Prévost (*), d'haulteur d'un pied unze polces, large d'un pied cinq polces et demy, molure noire, n** 129.
Une teste de Véronique, d'Albert Durez, d'haulteur d'un pied, large d'un pied sept polces et tier, sa molure d'ébenne, n^ 130.
Une teste de fille en porfîlle, à destrampe, d'Albert Durez, d'haulteur d'un pied deux polces et demy, large de quinze polces et demy, sa molure de nouhier et couverte noire, n** 131 .
Un lièvre d'Alexandre Paduano Fiorentino (^), d'haulteur de douze polces, large de neufz polces trois quartz, molure dorée, no132.
Un Crucifix, à destrampe, do Petre de Vos (*), d'haulteur de dix polces deux tiers, large de huict polces, sa molure d'ébenne et son attache d'argent taillée en fuillage, n** 133.
Une Nostre-Dame des sept douleurs, à destrampe, de Petre de Vos, haulte de dix polces deux tiers, large de huict polces, molure et couverte d'ébenne, l'attache d'argent à fuillage, n^ 131.
Une teste de mort, faite de crayon noir, sur papier bleu, du
P) Il s'agit du grand Michel-Ange Buonarotti, né au château de Caprèso (territoire d'Arezzo) en 1474, mort à Rome en 1554.
(') Prévost (Jacques), né à Pesmes (Haute-Saône) au commoncomcnl du xvie siècle, fut à la fois peintre et graveur : on croit qu'il avait eu pour maître Michel-Ange; les églises de Langrcs possédaient plusieurs de ses tableaux qui ont péri pendant la Révolution, mais l'église de Pesmes conserve de lui une Desrente de croix qui porte le millésime 1551.
(') Varotari (Alexandre), dit le Padouan, né à Padoue en 1590, mort en 1650, peignit dès sa plus tendre enfance, rc qui explique la mention d'un de SCS ouvrages dans un inventaire rédigé en 1607.
(*) Vos (Pierre de), père et premier maître du célèbre Martin,
Fongino (*), haulte de six polcos et large de sept polces, molure d'ébenne, son attache d'argent, n® 135.
Une femme nue, faite de crayon noir sur papier bleu, du Fongino , d*haulteur de cinq polces et large de quattre polces deux tiers, son attache d'argent, molure et couverte d'ébenne, n° 136.
Une dame religieuse, d'haulteur de six polces , large de cinq polces trois quartz, molure et couverte d'ébenne et l'attache d'argent, n*» 137.
Un Crucifix , de Martin de Vos (*) , sur toille , historié en bas de Nostre-Dame, sainct Jehan et aultres figures, d'haulteur d'un pied neufz polces deux tiers, large d'un pied cinq polces et demy, sa molure d'ébenne, n® 138.
Un jardin d'olivet, de Martin de Vos, d'haulteur de deux piedz trois polces et demy, large d'un pied neufz polces et demy, molure de nouhier et de racine de bois mabré, n® 139.
Une Nativité, de la main de Martin de Vos, d'haulteur d'un pied treize polces, large d'un pied six polces et demy, molure de racine de bois, n° 140.
Une Nativité , de la main de Martin de Vos, haulte d'un pied huict polces et demy, large d'un pied deux polces et demy, molure de racine de bois, n® 141.
Un sainct Michiel avec des anges combatans les démons, d'haulteur d'un pied six polces, large de quinze polces et demy, molure noire, n® 1 42.
Une Nostre-Dame avec son enffant dormant, sans molure, haulte de deux piedz sept polces et large d'un pied quatorze polces et demy, n<> 1 43.
Une résurrection du Lazare, de la main de Martin de Vos, d'haulteur de huict piedz et neufz polces, large de cinq piedz cinq polces et demy, fait sur toille, sa molure de nouhier, n** 1 44.
(^) Ponchino (Jean-Baptiste), dit Bozzato, né vers 1500 et mort en 1570. (*) Vos (Martin de), né à Anvers en 1524, le plus distingué des élèves et imitateurs du Tintoret, mort à Venise en 1604.
Un saînct Gérosme, de la main de Martin de Vos, d'haulteur de huict piedz et douze polces, large de cinq piedz et sept polces, fait sur toille, sa moulure de nouhier, n° 1 45.
Le Jugement, de Michael-Angel, d'haulteur sur toille de sept piedz trois polces, large de quattre piedz et treize polces, sa molure de nouhier, n° 1 46.
Une Nativité de nuict, avec les anges chantans, de la main d'Ambrosius Franc (*), d*haulteur de huict piedz et demy, large de sept piedz cinq polces, en toille, sa molure de nouhier, nM47.
Une nuict d*un Christ avec Nycodemus, d'Ambrosius Franc, tfhaulteur de quattre piedz et demy, large de quattre piedz, sa molure de nouhier, sur toille, n** 1 48.
Une Judit tenant la teste d*Holofernus, de la main de maistre Chrispian (*), d'haulteur de quattre piedz, large de cinq piedz et demy, faite sur toille colée sur bois, sa molure dorée, n® 1 49.
Une Nostre-Dame, d'un vieux maistre, d'haulteur de trois piedz deux polces, large de deux piedz six polces, avec ses portes et molures dorées, n^ 150.
Une dame nue mettant sa chemise, de la main du Titian, d'haulteur de quattre piedz, large de trois piedz et demy, faite sur toile colée sur bois, sa molure dorée, n® 151.
Un feu de Troye nocturne, de Gilis Valkemborch, d'haulteur de trois piedz quinze polces et large de cinq piedz, fait sur toille, la molure de nouhier, n" 152.
Mars et Vénus, de la main de Galleazzo Millaneso (*) fait sur toille, d'haulteur de quattre piedz quatorze polces, large de six piedz, moluçe de nouhier, n'^ 153.
(^) Frank (Ambroise) , le plus jeune des trois frères de ce nom, né à Herentals (Campine) vers 1555, mort à Anvers en 1619.
(*) Broeck (Crispin van den), qui signait en latin Crispianus Broekius, né à Anvers vers 1530, fut aussi bon peintre qu'habile architecte.
(») Le rédnrteur de notre inventaire aurait-il pris pour une signature do peintre une inscription dédicatoire en l'honneur de Jean-Galéas, duc de Milan?
Une Vénus, de Paris Bourdon (*), de quallre piedz deux polces d'haultcur, large de six piedz et demy, faite sur toile, moluro de nouhier, n** 154.
Une Vénus dormante avec un Cupido et un Satyre, faitz du Corregio (^) , sur loille, de six piedz d'iiaulteur et quattre de largeur, sa molure de bois de nouhier, n® 155.
Une Vénus avec Mercure, du Corregio, d'haulteur de cinq piedz et neufz polces, large de trois piedz neufz polces, fait sur toille, molure de nouhier, n*' 156.
Une poissonnière, sur toille, de la main del Campy Cremomoneso (*), d'haulteur de quattre piedz douze polces, large de sept piedz, sa molure de nouhier, n** 157.
Vénus et Adonis, sur toille, de la main de Michiel Coxe {*), d'haulteur de huict piedz six polces et large de six piedz, sa molure de nouhier, n® 158.
Un Adam, de Lucas Cranac {^), d'haulteur de sept piedz et demy, large de trois piedz dix polces, molure de chasne, n® 159.
Une Eve, de Lucas Cranac, d'haulteur de sept piedz et demy, large de trois piedz dix polces, molure de chasne, n^ 160.
Un Christ avec la femme adultère et des Juifz, du Tintoret {^), de trois piedz trois polces d'haulteur et cinq piedz de large, sur toille, molure de nouhier, n** 161.
(M Bordone (Paris), l'un des meilleurs élèves du Titien, naquit à Trévise en 1500 et mourut à Venise en 1570; il suivit longtemps la cour de François le- et y fit un grand nombre de beaux portraits.
(*, C'est identiquement la description que les anciens inventaires du Louvre font du Sommeil iVAntiope, l'une des merveilles de l'art. La toile qui est au Louvre passe pour avoir été acquise par Louis XIV des héritiers de Mazarin.
('} Camp! (Galéas), né à Crémone en 1475, mort en 1536, chef d'une famille de peintres qui illustra les monuments de la haute Italie.
(*) Coxcio (Michel), né à Malines en 1497 et mort en 1592, fut un habile imitateur de Raphaël.
(^) Sunder (Lucas), dit Cranach du nom de sa ville natale (en Franconie), né en 1472, mort en 1553, peignit le. portrait avec une grande finesse; il fut l'ami et l'un des premiers adeptes de Luther.
C') Robusti (Jacques), dit le Tintoret, né à Venise en 1512, mort en 1594, élève et rival souvent heureux du Titien.
Une pluie d'or, faite sur toille colée sur bois, du Titien» d'haulteur de trois piedz, large de cinq et demy, sa molure dorée, nM62.
Une fruictière estant au marchefz , de la main del Campy Cremonese , d'haulteur de quattre piedz treize polccs , large de sept piedz, sur toille, molure de nouhier, n® 163.
Un marchefz de viandes, del Campy Cremonese, sur toille, de haulteur de quattre piedz treize polces, large de sept piedz deux polces, molure de nouhier, n® 164.
Une royne de Perse, de Guillaume Cayer, faite sur toille colée sur bois, d'haulteur de quattre piedz et large de trois piedz trois polces, sa molure dorée, n® 165.
Des aveugles qui se mènent F un Fautre, de Breughle„ d'haulteur d'un pied douze polces et demy, large de deux piedz quattre polces, molure noire, n** 166.
Un rhinocerot, sur toille, sans molure, d'haulteur d'un pied, large d'un pied et demy, n** 167.
Un Crucifix, sur marbre noir, de Martin de Vos, d'haulteur de deux piedz sept polces, large d'un pied treize polces, molure dorée et de nouhier verny, n** 168.
Pourtraict du fut roy Philippe second, roy d'.Espagne, d'haulteur de six piedz sept polces, large de trois piedz neufz polces et demy, sur toille, de la main d'Alonso Sanchès (*), portuguois, molure de nouhier, n*' 169.
Pourtraict de l'empereur Maximilian, 'sur toille, de la maiii de l'Archimbole (*), d'haulteur de trois piedz douze polces, large do trois piedz trois polces, molure dorée, n** 170.
Pourtraict de fut monsieur le cardinal de Granvelle, sur lame de cuivre, de la main de Scipion Gaétan (*) , d'haulteur de deux
(^) Coello (Alonso-Sanchez), le peintre favori et l'ami le plus Intime du roi Philippe 11, mourut, comblé d'honneurs et de richesses, en 1590.
{*) Arcimboldi (Joseph), peintre burlesque, passa sa vie au service des empereurs Maximilien 11 et Rodolphe 11.
(') Puizone (Scipion), appelé Gaëtano du nom de la ville do Gaëto où il naquit vers 1550 : son habileté dans le portrait l'a fait aussi surnommer lo
piedz unze polces et demy, large de deux piedz un polce, molure noire, n** 171.
Pourtraict de fui don Thomas sieur de Mâches (*), sur toille, de la main d'Alonso Sanchez, portuguois, d'haulteur de sept piedz et large de trois piedz six polces, molure de chasne, n** 172.
Pourtraict de fut monsieur de Granvelle {*), sur toille, de la main du Titian, d'haulteur de quattre piedz et large de trois piedz trois polces, molure noire, n® 173.
Pourtraict d'une femme assise, de la main du Titian, sur toille, d'haulteur de trois piedz quatorze polces et large de trois piedz, molure dorée, n° 174.
Aultre pourtraict de fut monsieur de Granvelle, de la main du Titian, d'haulteur de trois piedz six polces et demy, large de deux piedz quatorze polces, molure noire, n° 175.
Pourtraict de fut madame de Granvelle {'), du Titian, d'haulteur de trois piedz six polces et demy, large de deux piedz quatorze polces, molure noire, n® 176.
Pourtraict de fut monsieur de Chantonnay (*), sur toille, de la main de Flores, d'haulteur de deux piedz neufz polces et demy, large de deux piedz un polce, molure de nouhier, n® 177.
Pourtraict de dona Isabel, infante d'Espagne (^), sur toille, de
Van-Dyck de l'école romaine ; il est mort à Rome vers 1588. Le portrait décrit ci-dessus, légué en 1694 à la ville de Besançon par Tabbé Boisot, fait aujourd'hui partie de notre musée de peinture.
0) Jean-Thomas Perrenot, seignaur de Maîche, l'un des fils de Thomas, périt dans le naufrage de la flotte envoyée par Philippe II contre l'Angleterre, en 1588.
(*) Ce portrait du garde des sceaux de Charles-Quint faisait partie du legs de l'abbé Boisot à la ville de Besançon ; il est conservé dans notre musée de peinture.
(^) Nicole Bonvalot, femme du garde des sceaux de Charles-Quint.
(*) Thomas Perrenot, comte de Cantecroix et seigneur de Chantonay, frère puîné du cardinal et héritier de la fortune patrimoniale des Granvelle.
{^) Isabelle-Claire-Eugénie, fille du roi d'Espagne Philippe II, mariée en 1597 à l'archiduc Albert d'Autriche, gouverna les Pays-Bas et la Franche -Comté, depuis son mariage jusqu'à sa mort arrivée en 1633.
la main d*Âlonso Sanchez, portuguois, d'haulteur de trois piedz, large de deux piedz et demy, molure de nouhter, n® 478.
Pourtraict de Philippe 4roisième, roy des Ëspagaes, fait sur toille, de la main de Jean Pantoche de la Crux (^), d'haulteur de deux piedz quattre polces et large d'un piedunze polces, châssis de sapin, n® 479.
Pourtràîct de la royne d'Espagne (•), femme dudict Philippe troisième, d'haulteur que dessus et largeur de mesme, de la main dudict delà Crux, châssis de sapin, n® 480.
Pourtraict d'une Pallas, de la main de Guillaume Cayer, d'haulteur d'un pied neufz polces, molure noire, ladicte Pallas faite sur le vifz de madamoiselle Marie de Berchez (•), n® 484 .
Pourtraict de madame de Brabançon (^), sur toille, de la main de Puerbus, d'haulteur de deux piedz et six polces, large d'un pied quinze polces et demy, molure de nouhier, n° 482.
Pourtraict de la femme de Ans von Achen [^), de la maîn d'icelluy, sur toille, d'haulteur d'un pied et treize polces, large d'un pied et demy, molure de nouhier, nP 483.
Pourtraict de fut messire Jacques Bonvalot, sieur de Champagney (•), de la main du père de Pierre d'Argent C), d'haulteur d'un pied six polces et demy, large d'un pied trois polces, au doz duquel pourtraict sont les armes dudict sieur Bonvalot, molure jaspée, n^ 484.
(^) Pantoja de la Gruz, peintre ordinaire de la cour d'Espagne sous les rois Philippe II et Philippe III, né à Madrid en 1551 et mort en 1610.
(*] Marguerite d'Autriche» fille de l'archiduc Charles, mariée en 1599.
(*) Probablement la fille de Jean-Baptiste Le Gonx , seigneur de la Berchère, président au parlement du duché de Bourgogne.
(*) Marie de Barbançon, célèbre par la défense héroïque qu'elle fit du ch&teau de Benegon, en Berry, contre les troupes du roi de France, en 1569.
(B) Jean van Achen arait épousé Régine de Lassus, fille du célèbre musicien de ce nom.
(') Père de Nicole Bonvalot et aïeul du cardinal de Granvelle.
f ) Les deux peintres ainsi appelés, qui furent aux gages des Granvelle, appartenaient à une ancienne famille de Besançon, dans laquelle la pro-> fession d'argentier était héréditaire : c'est de cette circonstance qu'elle tirait son nom.
Pourtraict de la main d* Andréa del Certo (*), fîorentino, d'un hdmme, sur toille, d'haultetir de trois piedz trois polces, large de deux piedz neufz polces, molure de nouhier, n<* ^85.
Pourtraict de fut monsieur de Bfederode (") , d'un vieux maistre, d'haulteur d'un pied et cinq polces, large'd'un pied et un polce, molure dorée, n° 186.
Pourtraict de la femme de fut ledict sieur de Brederode (*), d'un vieux maistre, d'haulteur d'un pied et cinq polceîs, large d'un pied et un polce, molure dorée, n° 187.
Pourtraict de don Ny colas Perrenot (♦), fils de fut monsieur de. Chantonnay, d'haulteur de deux piedz, large d'un pied sept polees, molure de nouhier, fait de la main du petit Pierre d'Argent .(«), n« 488.
(^) Vannucchi (André), dit del Sarte, né à Florence en 1488, mort en 1530, fut sumommé par ses contemporains le peintre sans défauts,
(*) (*) Renaud, seigneur de Brederode, chevalier de la Toison-d'Or, et Philippote de la Marck, père et mère d'Hélène qui épousa, au mois de mai 154&, Thomas Perrenot, second fils du chancelier Granvelle.
(^) Nicolas Perrenot, l'un des fils de Thomad, mourut à Naples sans postérité.
(^) Le passage suivant, relatif à Pierre d'Argent, d'ui^e lettre écrite de Bruxelles au cardinal de Granvelle, le 5 mai 1564, montrera combien était misérable la situation des artistes sans reûom qui suivaient lés grands seigneurs :
« .... En la porterie de la chaussée et en la Joliette, qu*a le regard sur le vivier à fond de cuve, l'humidité a faict tombé beaucoup de plaistre; mais l'on fera le tout radouber par Pierre d'Argent, le peindre, lequel de soy^mesmes a desjà fàict instance plusieurs fois pour il mectre la main là et aultre part. Ledit Pierre n'a peu demeurer ny à Malines ny à Anvers, seule occasion pour laquelle il n'a voit suj'vir sadite seigneurie illustrissime en Bourgougne, comme elle sçait, ny n'a proffiter l'instance que le provost Morillon a faict là-dessus au peinctre de Malines ny à celluy d'Anvers, les prières de Polytes ny les allées que ledit Pierre a faict en 4'une et l'autre ville seulement pour ceste poursuitte : de sorte qu'il a esté contrain retourner en la maison de yostredite seigneurie illustrissime, avec un extrême regret, tant de se veoir frustrer d'estre en ung lieu où qu'il aspîroit pouvoir apprendre quelque chose pour mieulx luy rendre service, que pour maintenant ce veoir demeurer icy inutile. Il ne sçait qu'il doit faire, ou bien, si doit aller trouver sadite seigneurie illustrissime en Bourgougne, pour dois là s'encheminé en Italie, comW il désire et comme jà
Pourtraict de la Corambone (*), après Scipion Gaétan, sur toille, d'haulteur de deux piedz sept polces et demy, large d'un pied treize polces, molure de nouhier, n° 489.
Pourtraict, sur toille, de Cleris Farnese ('), après Scipion Gaétan, d'un pied et demy d'haulteur et d'un pied unze polces de large, molure de nouhier, n° 490.
Un pourtraict en face de fut monsieur le comte de Cantecroy (•), de la main de Gueldrop Gorlz (*), d'haulteur de deux piedz quattre polces, large d'un pied unze polces et demy, molure dorée, n® 194 .
Aultre pourtraict de mondict sieur le comte de Cantecroix, de la main de Gueldrop Gortz, d'haulteur d'un pied unze polces et demy, large d'un pied cinq polces, molure de nouhier, n* 492.
Aultre pourtraict dudict sieur comte, de la main dudict Gueldrop Gortz, d'haulteur d'un pied douze polces, large d'un pied quattre polces, molure de nouhier, n** 493.
Aultre pourtraict, sur toille, de mondict sieur le comte, de Cayer, d'haulteur de deux piedz six polces, large d'un pied douze polces et demy, molure dorée, b? 494.
Aultre pourtraict, sur toille, de monsieur le comte de Cante-
ToD luy a accourder, ou si doit entendre icy son retour. Il m'a prié bien fort d'en advertir sadite seigneurie illustrissime» estant déterminé, comme son très-humble serviteur, de faire voluntairement ce qu'elle luy commendera, comme certes je sfay qu'il fera, car il est bon filz et de bien bonne nature, et sert voluntairement. 11 est povre et il y a pitié, et est nu, sans accoustrement qu'il vaille ung sol, et sera œuvre de miséricorde si sadite seigneurie Iny ordonne une livrée. ...»
{}) C'est probablement le nom altéré de quelque haute dame de la société romaine , car Bagiione nous apprend que le Gaëtano peignit à peu près toutes celles de son temps.
(*) délie, fille naturelle du cardinal Alexandre Farnèse, mariée successivement à Jules Gesarini et au marquis de Sossolo.
(") François Perrenot, fils de Thomas, le second héritier des biens patrimoniaux de la famille Granvelle.
(*) Gortz (Gualdrop), né à Louvain en 1553, florissait encore en 1604; il s'était fait une brillante spécialité dans le portrait.
croix, de la maia de Puerbus, d*haulteur de deux piedz sept polces, large d'un pied treize polces, molure de nouhier, n® 495.
Pourtraict, sur toille, de dona Isabel Suarès (*), de la main de Jean Pantoche de la Crux, d'haulteur de quattre piedz et large de trois piedz sept polces, molure de chasne, n® 1 96.
Aultre pourtraict de dona Isabel Suarès, de ladicte main, d'haulteur de quattre piedz et large de trois piedz sept polces, molure de nouhier, fait sur tmlle, n** 197.
Pourtraict de Jean Anthoine (*), de ladicte main, sur toille, d'haulteur de trois piedz quinze polces, large de trqis piedz, molure de nouhier, n® 198.
Pourtraict d'une dame, de la main de Martin de Vos, sur toille colée sur bois, d'haulteur d'un pied unze polces, large d'un pied quattre polces et demy, avec molure dorée, n° 199.
Aultre pourtraict de mondict sieur le comte de Cantecroy , sur toille de son long, de la main de Cayer, d'haulteur de sept piedz deux polces et large de trois piedz trois polces, molure de nouhier, n« 200.
Pourtraict de fut monsieur de Granvelle, sur toille, après le Titian, d'haulteur de trois piedz treize polces, large de trois piedz, molure de nouhier, n° 201 .
Pourtraict de fut madame tie Granvelle, en toille , après le Titian, d'haulteur de trois piedz treize polces, large de trois piedz, molure de nouhier, n° 202.
Pourtraict de fut madame de Venues (*), de la main de petit Pierre d'Argent, en toille, d'haulteur de trois piedz dix polces et large de deux piedz unze polces, molure dorée, n® 203.
Pourtraict de fut monsieur le cardinal de Granvelle, quand il
(^} Isabelle Suarès Hurtado de Mendoza, de l'une des premières familles d'Espagne, s'était attachée à François Perrenot de Granvelle et en eut un fils nommé Jean-Antoine; elle mourut sous l'habit religieux.
(*) Jean-Antoine Perreuot, fils naturel de François et d'Isabelle de Mendoza, fut marié deux fois et assassiné par les frères de sa seconde femme, Marguerite du Hautois.
(*) Claudine de Rye, dame de la Palu, de K^nn^^, etc., décédée en 1593.
estoit évesque d'Arras, fait sur toille, de maistre Chrispian, d*haulteur de trois piedz unze polces, large de deux piedz unze polces, molure de nouhier, n° 204.
Pourtrafct dudict fut sieur cardinal, lorsqu'il estoit évesque d*Arras, d'haulteur de trois piedz, large de deux piedz cinq polces, molure jaspée, n® 205.
Quattro pourtraictz, Fun d'André del Certo, Faultre du Tintoret, Taultre de Michiel Coxce et Faultre de Martin de Vos, tous de la main de Martin de Vos, d'haulteur de trois piedz dix polces, large de deux piedz dix polces, sur toille, à châssis de sapin, sans molure, n® 206.
Pourtraict d'un enffant, de la main de Martin de Vos, d'haulteur d'un pied et demy, large de deux piedz trois polces, sur toille, châssis de sapin, n® 207.
Pourtraict de fut monsieur de Granvello, d'haulteur de treize polces et large d'unze polces, molure noire, n^ 208.
Pourtraictz de furent monsieur et madame de Granvelle, en forme de tablier, d'haulteur d'un pied sept polces, large d'un pied quattre polces, molure dorée, nP 209.
Pourtraict en face de fut mondict sieur de Granvelle, d'haulleur d'un pied sept polces et large d'un pied trois polces, molure dorée, nP 210.
Pourtraict de fut monsieur de Bellefontaine (*), fait sur toille, de la main du petit Pierre d'Argent, d'haulteur de deux piedz, large d'un pied et demy, molure de nouhier, n<* 21 1 .
Pourtraict de fut monsieur de Miserey (*), de la main de Hans de la Porte, d'haulteur de trois piedz quattre polces, large de deux piedz et demy, molure de nouhier, fait sur toille, n® 21 2.
(^) Fils aint^. de Jean de Saint-Mauris, ambassadeur de Charlcs-Quiot on France, et d'Rtiennette Bonvalot, sœur cadette de Madame de Granvelle, Jacques de Saint-Mauris, prieur de Bellefontaine, fut Fami le plus cher et le confident le plus intime du cardinal, son cousin.
(*) François Grusset, neveu et filleul de François Richardot, fut pourvu, ' en 1561, de la prébende canoniale de Miseretj, dans l'église de Besançon, lorsque son oncle remplaça le cardinal de Granvelle sur le siège d'Arras.
Pourtraict de don Nycolas Perrenot, sur toille, de quattre piedz et demy d'haulleur, large de deux piedz et demy, châssis dé sapin, sans molure, n^ 213.
Pourtraict d*une dame flamande, de la main de Guillaume Cayer, d'haulteur de trois piedz dix polces, large de deux piedz, sur toille, châssis de sapin, n° 21 4.
Pourtraict d'une dame flamande, de la main de Guillaume Cayer, d*haulteur de trois piedz et demy, large de deux piedz, sur toille, châssis de sapin, n® 215.
Aultre pourtraict d'une dame flamande, de Guillaume Cayer, sur toille, d'haulteur de trois piedz unze polces, large de deux piedz, châssis de sapin, n° 21 6.
Pourtraict d'un prince de Montbéliard, d'un vieux maistre, d'haulteur de deux piedz quattre polces et demy, large d'un pied et demy, molure de nouhier, n° 217.
Pourtraict de l'empereur , de la main d'un vieux maistre,
d'haulteur de deux piedz sept polces, long d'un pied unze polces, molure de nouhier, n*' 218.
Pourtraict de six des enfl'ans de Philippe premier, roy de Castille, d'haulteur d'un pied, large de demy pied, molure dorée, n<> 219.
Pourtraict de dona Blanca, de la main de Pierre d'Argent, sur toille, hault de cinq piedz et demy, large de trois piedz, molure de nouhier, n° 220.
Pourtraict du duc de Saxe et sa femme, de la main de Peetrez Guectuerez (*), d'haulteur de trois piedz cinq polces, large de cinq piedz quattre polces, molure de nouhier, n® 221 .
Pourtraict de deux princes de la maison de Bavière, de la main de Peetrez Guertuerez, d'haulteur de trois piedz cinq polces, large de cinq piedz quattre polces, molure de nouhier, n® 222.
Pourtraict de quattre princes de ladicte maison, de ladicte
(^) Probablement Pieters (Ghërard), d'Amsterdam, dont la principale industrie était de reproduire des portraits de grands personnages.
main, d'haulteur de trois piedz cinq polces, large de cinq piedz quattre polces, molure de nouhier, n** 223.
Pourtraict d'un prince allemand de ladicle maison et de ladicte main, d'haulteur de deux piedz et demy et large de deux piedz sept polces, mesme molure, n° 224.
Pourtraict d'une aultre prince allemand de ladicle maison et main, d'haulteur de deux piedz cinq polces, largo de deux piedz unze polces, molure que dessus, n** 225.
Pourtraict d'un aultre prnice de ladicte maison et de ladicle main, d'haulteur de deux piedz et demy et large de deux piedz cinq polces, molure de nouhier, n® 226.
Pourtraict d'un aultre prince de ladicte maison et de ladicte main, d'haulteur de deux piedz cinq polces et large de deux piedz sept polces, molure de nouher, n® 227.
Pourtraict d'un prince allemîand de la mesme main, d'haulteur de deux piedz cinq polces, large de deux piedz et demy, mesme molure, n» 228.
Pourtraict d'un prince alleiliand de ladicte main, de mesmo haulteur, largeur et molure, n® 229.
Pourtraict d'un prince allemand de ladicle main, d'haulteur de deux piedz cinq polces, large de deux piedz cinq polces, molure idem, n*» 230.
Pourtraict d'un aultre prince allemand de ladicte main, d'haulteur de deux piedz cinq polces, large de deux piedz un polce et demy, molure idem, n** 231 .
Pourtraict d'une dame allemande de religion, de ladicte main, d'haulteur de deux piedz cinq polces et demy, large de deux piedz et demy, molure de nouhier, n^ 232.
Pourtraict dudict Peetrez Guertuerez, fait de sa main, et d'un frère, d'haulteur de trois piedz six polces, large de quattre piedz un polcB, molure idem, n® 233.
Pourtraict d'une damoiselle de la maison de Brederode (*),
(-) Puissante inaispi) des Pays-Bas, à laquelle Thomas Pcrrenot s'était allié en 1549.
d'haulteur d'un pied huict polces et large d*uii pied deux polces, sans molure, ledict pourtraicl cassé, n® 234.
Pourtraict d'un homme d'église, d'haulteur d'un pied, large d'unze polces, molure de chasne, n^ 235.
Pourtraict d'une dame allemande, d'haulteur de treize polces, large de neufz, molure jaspée, n*» 236.
Pourtraict d'un seigneur d'église, d'haulteur d'un pied, large de quinze polces, molure dorée, n*> 237.
Pourtraict d'un gentilhomme savoyard, d'haulteur d'un pied, large de treize polces, sans molure, n® 238.
Pourtraict d'une dame bressande, d'haulteur de quinze polces, large de douze polces, sans molure, n° 239.
Pourtraict d' Albertus comes Carpy (*) , d' haulteur de neufz polces et sept de large, sans molure, n? 240.
Pourtraict de fut monsieur de Faverney (•), quand il estoit jeune, d'haulteur de cinq piedz quattre doigtz, large de deux piedz et demy, châssis de sapin, molure de nouhier, ladicte pièce bien caduque, n<* 244 .
Pourtraict de fut monsieur de Champagney (•), d'haulteur de cinq piedz, large de deux piedz et demy, molure de nouhier bien caduque, n^ 242.
Pourtraict d'une dame habillée, sans teste, d'haulteur de cinq piedz et large de trois piedz et demy, sur toille, châssis de sapin, n° 243.
Pourtraict d'un enffant nud, sur toille, d'haulteur de deux
(}) Albert Pio, comte de Carpi, fut tour à tour rinstrumentde la France et de l'Empire, dans les guerres d'Italie au xti* siècle.
{*) Charles Perrenot, Tun des jeunes frères du cardinal de Granvelle, entra comme lui dans les ordres, et eut des bénéfices considérables, entre autres l'abbaye de Fayerney en Franche-Comté ; il résidait ordinairement à Bruxelles, où il avait fait bâtir une fort belle maison ; il mourut en 1567, âgé de 48 ans.
(*) Frédéric Pcrrenot, le plus jeune des enfants du chancelier Granvelle, fut gentilhomme de la chambre du roi d'Espagne, gouverneur d'Anvers et chef des finances en Flandres; il mourut à Dole en 1602.
piedz et demy, large de deux piedz dix polces, châssis de sapin,
ii<» 244.
(Manque le n» 345.)
Pourtraict sur toille de la damoiselle GaiUe, d'haulteur de trois piedz six polces, large de deux piedz ciaq polces, de la main de petit Pierre d'Argent, sans châssis ny molure, n® 246. Deux pourtraictz, en une boette ronde se fermant, de deux seigneurs de la maison de Brederode, ayant en diamètre demy pied, n" 247 et 248.
Une teste faite à la plume sur papier bleu rehaulsé de blanc, de la main d'Albert Durez, sans molure ny châssis, liée avec une esguillette, n*» 249.
Pourtraict d'un seigneur allemand ayant un esprevier sur son poingt, hault d'un pied douze polces, large d'un pied et demy, sans molure, n® 250.
Pourtraict d'un prince allemand de la main de Peetrez Guectuerez, d'haulteur de deux piedz et demy, large de deux piedz quattre polces et demy, molure de nouhier, n° 251 .
Pourtraict d'un aultre prince allemand desdites main, haulteur, largeur et molure, n^ 252.
Une descente de la maison de Bourgongne, en papier colé sur toille, oh que sont peinctz les princes d'icelle, tenant de largeur sept piedz trois polces, roulée sur un baston, n^ 253.
Pourti*aict d'une dame de la maison d'Austriche tenant une fille en ses bras, de la main d'un vieux maistre, n® 254.
La cosmographie, faite à la main, d'une partie de la mer Méditerranée et des pays circonvoisins, comme la Cilicie, l'Arménie, l'isle de Chipre, la Syrie, la Judée, la Palestine et l'Egypte, longue de neufz piedz quattre polces romains et large de quattre piedz douze polces, nP 255.
Pourtraict d'une femme coiffée de blanc, fait sur toille, sans molure, estant dans une boette de fer blanc, copiée de la main d'Emanuel Schweiger, n° 256.
Un Crucifix pourtraict entre la Vierge Marie et saint Jean, les deux larrons et le peuple spectateur, fait sur lame de cuivre,
avec doublé molure de nouhier et un fîlèt de jaépé au mifieu d*icelle, hault d'environ deux piedz et un peu plus large, iP 257.
Pourtraict de Joconde , royne d'Egypte , fait sur bois de ch'asire, de la main de Leonardo da Vinci {*), sa molure noircie, haulte d'environ trois piedz et large de deux, ti^ 258.
Le Triumphe d'Amour, fait sur toifle de la main de Jean de Hoz (*), peintre du roy de France, hault d'environ quattre piedz, large d'austant, sans molure, n^ 259.
Pourtraict de Scipion, fait sur toille de la main du Perdonone (*), large d'environ quattre piedz etdemy et troiz piedz et demy d'haulteur, sans molure, n^ 260.
Le pourtraict de Rafaël d'Urbin et dudit Perdonone (*), faictz sur toille, hault d'environ quattre piedz et large d'environ trois et demy, sans molure, n^ 261 .
Pourtraict d'une teste colossée de la main du Titian, fait sur toille, hault d'un pied et demy et austant de largeur, son châssis de sapin, ledit pourtraict jà caducque, n° 262.
Pourtraict d'une Vénus et d'un Satyre, fait sur lame de cuivre, d'haulteur d'environ un pied, avec sa molure d'ébehûe, n® 263.
Et un aultre d'une Vénus et d'un Satire, faictss sur lame de cuivre, avec un petit enffant, de semblable haiuiteur, largeur et molure, n® 264.
En la grande garde-robbe y a quattre pièces peiûtôs de Êlanc et noir, sur toille, avec leurs châssis et molure de sapin, touttes caduques et pouries, non cothées;
0) il s^agit du portrait de Mona Lisa, connue sous le nom de Joconde, par Léonard de Vinci:: l'original de oe chef-d'œuvre est au Lourre', et on en.connattplu8Jeurâ>copies très belles à Madrid, en Angleterre et en Russie.
(*} Connu en France sous le nom de maître Roux, ce peintre, né à Florence en 1496, fut le surintendant des travaux d*art de François I"; il mourut à Fontainebleau oti 1531.
(*) Uciaib' (Jean^Antoine), dit le Pordëtione,- du nom' d'un village du Frioul où il naquit en 1484, acquit une grande célébrité dans la peinture mursile; il mourut en 1540.
(*) Serait-ce le double portrait qui est au Louvre et que Ton a longtemps intitulé : Ra^aêi et jm mtOkre d'armes?
Une aultre de Geronimus Bos, colorée à destrampe, d*une tentation de saint Ânthoine^ sans châssis ni molure, non cothée id.
Et une aultre pièce faite à destrampe, oU il y a les galères retournans du Levant, sa molure et châssis de sapin, bien caduque, non cothée id.
Statues, testes, figures et aultres choses historiées, tant d'argent, bronze, marbre^ yvoire que bois. .
Une statue de Juppiter (*) , faite de marbre, colosse et antique , d'haulteur de cinq piedz romains , sans }» piédestal, lequel porte description de ladite statue en lettres dorées et pierre de Sanpan (*), estant au bas du jardin, n® 1 .
UnQ aultre statue colossée d'une femme antique (*), de marbre, avec sa base de marbre, et le piédestal de bois noir, ayant ladite statue avec sa base trois piedz romains et quatorze polces dliaulteur, n° 2.
Un terme d'une femme antique, allentour de laquelle, en basr^efz, sont trois Grâces s'empoignans Tune àTautre, fait de marbre, d*haulteur de deux piedz unze polces et demy, assis sur son piédestal de nouhier, n** 3.
(^) C'est le fameux torse de Jupiter qui passa, en 1683, du jardin Gran- Telle dans le parc de Versailles, où il est resté jusqu'à la Rërolutfon ; il fait aujourd'hui partio du musée du Louvre, Voir sur ce bel antique et les diverses restaurations qu'il a subies : THOMAs;sm , Recueil des figures du château de Versailles, n®178; Montfaucon, L* Antiquité expliquée, supplément, tom. 1 , pp* 47-53, pi. zviu ; Piroli, Monuments antiques du musée Napoléon, 1. 1, pp. 17-18, pi. 3; Bouillon, Musée des antiques, U l, pi. Ij DE Clarac, Musée de sculpture, t. III, pp. 40-41, pi. 312,
(') Sampans, village situé près de Dole, a des carrières de marbre de couleur jaune, avec veines Tosies, violettes ou rouges, qui sont exploitées de toute antiquité.
(») C'est le buste de Junôn, que Granvelle avait fait faire h Rome pur un habile sculpteur pour donner .un pendant à son Jupiter: cette disposition ne fut réalisée qu'en 1613, lorsque, par la volonté de Garcrline d'Autriche, le Jupiter fut transféré de la fontaine de la cour dans le jardin du palais; la Junon trôna dès lors sur un piédestal de marbre avec inscription. Les deux figures partirent ensemble pour Versailles, en 1683. (Dynop, Histoire du comté de Bourgogt^e, 1. 1, p. 166.)
^•.^*|iii|;oogIe
Une teste antique de marbre colossée, avec sa base, tenant de haulteur, avec iceUe base, deux piedz douze polces, avec son piédestal de nouhier, n® 4.
Une teste antique contournée d'une Diane cornue, faite en marbre, d*haulteur, avec sa base, de deux piedz, le piédestal de nouhier, n® 6.
Une teste antique de marbre d'un homme assis sur sa base, ayant d'hatdteur un pied six polces avec ladite base, ayant d*haulteur un pied six polces avec ladite base, son piédestal de nouhier, n° 6.
Une teste antique de marbre d'une femme assise sur sa base, d'haulteur d'un pied dix polces, le piédestal de nouhier, n* 7.
Une teste antique de marbre d'un homme assis sur sa base, d'haulteur d'un pied six polces, le piédestal de nouhier, n° 8.
Une teste antique de marbre d'une femme assise sur sa base, d'haulteur d'un pied unze polces, le piédestal dé nouhier, nP 9.
Une teste antique d'une femme de marbre, assise sur sa base, d'haulteur d'un pied neufz polces, son piédestal de nouhier, n° < 0.
Deux testes de deux enffans antiques, faites en marbre, chacune assise sur sa base et chacune d'haulteur d'un pied deux polces, n° H .
Une teste eslevée antique d'une femme faite en marbre, assise sur sa base de marbre, d'haulteur d'un pied quatorze polces, son piédestal de nouhier, n° 12.
Une teste antique d'un adolescent, faite en marbre, d'haulteur d'un pied six polces, n° 43.
Une teste antique d'un homme, faite en marbre, assise sur sa base de marbre, d'haulteur d'un pied, n® 1 4.
Deux testes en porfil, de bas-reliefz, antiques, de deux enffans, faites en marbre, chacune d'icelles en, sa molure d'ébenne et tenant d'haulteur douze polces et demy, n^ 45.
Une teste de Jo. Galz Yicecomes, dux P. MU (*), antique, faite
(^) Jean-Galé9S Visconti, premier duc de MilaD (1378-1402).
en marbre et une molure de nouhier ronde, ayant de diamètre huict polces et demy, avec son attache d'argent, n9 46.
Une sépulture historiée d*un Christ, faite en marbre, de bas*reliefz, ayant de haulteur un pied un polce et large d*un pied et demy, avec molure noire, n^ M.
Trois oumes antiques de terre, d'haulteur chacun de deux pieds six polces et demy, n^ 48.
Une figure d'une Nostre-Dame assise tenant son enffaat, fait en marbre, d'haulteur d'un pied deux polces, assise sur son piédestal de bois noir, n® 49.
Trois figurés de marbre de Michael-Angel, couchées sur leur piédestal de bois quant à deux d'icelles, l'aultre sur son piédestal enrichy de marbre, n° 20.
Deux petites testes d'enffant assises sur leurs bases en marbre,' le piédestal de bois, d'haulteur chacune d'icelles de sept polces, n*24.
Un petit chien de marbre, assis sur son piédestal de bois noir, d'haulteur en marbre de demy pied, n° 22.
Une teste de Jules César antique, faite de bronze, assise sur sa base de marbre, tenant de haulteur un pied unze polces, son piédestal de nouhier, n® 23.
Une Vénus et un Cupido couchez , en deux pièces faites de marbre, de bas-reliefz, antiques, avec molure noire, d'haulteur d'unze polces chacun d'iceux et de largeur d'un pied un polce, n° 24.
Une teste de bronze antique, assise sur sa base de marbre, d'haulteur d'im pied et quatorze polces, son piédestal de nouhier, n» 25.
Une aultre teste antique, de bronze, d'un homme, tenant de haulteur un pied, n° 26.
Une teste de Méduse, faite de bronze, ayant de haulteur un pied quinze polces, n® 27.
Un cheval de bronze, ayant de haulteur, enl'hault de la teste, un pied trois polces, assis sur son piédestal noir, n** 28.
l>eux figures antiques de bâs-reliefe, gestées en bronze, Tune tenant des tenailles * sur une enclume en forme de Vulcan, d'haulteur d'un pied quattre polces et demy, n® 29.
Une figure de bronze d'un enffant criard, assis sur sa base de bronze, d'hau^^eur d'un pied, n® 30.
Demye figure de femme en reliefz, de bronze, nue, tenant sur sa cuisse une coquille de mer, d'haulteur de quinze polces, nP 31 .
Une femme couchée^ nue, en bronze, escrivant, d'haulteur de douze pcrfces et demy, historiée d'une géométrie en sa base, n^SS.
Une teste de femme en contour de bronze, assise sur sa base, d'haulteur de quatorze polces, n® 33.
Un Hercules avec un Centaure en bronze rouge, combàttans, hault d'un pied dix polces et demy, n** 34.
Une figure de bronze d'une homme assis escrivant, et assis sur un piédestal de bronze, n® 35.
Deux testes de gy d'homme et de femme vieillardz , peinctz en couleur de chair, n° 36.
Une figure en marbre d'une Foid, d'haulteur d'un pied cinq polces, assise sur son piédestal de bois noir, n® 37.
Une figure en marbre d'une Charité, d'haulteur d'un pied cinq polces, assise sur son piédestal de bois noir, n° 38.
Une figure en marbre d'un sainct Anthoine, d'haulteur d'un pied un polce, assise sur son pied de bois noir, n® 39.
Deux pyramides de jaspe, avec leur piédestal, d'haulteur chacune d'un pied et demy, comprins ledit piédestal, le tout de jaspe oriental, n® 40.
Deux pyramides avec leur piédestal, chacune d'haulteur d'un pied et demy, de jaspe oriental, n® 41 .
Un globe d'un jaspe verd, assis sur sa base de marbre, d'haulteur de douze polces, n® 42.
Deux globes de jaspe gris sur leurs bases de marbre, d'haulteur chacun d'iceux de dix polces, n° 43.
Un Satire nud tenant un panier plain de fruicts , fait de terre cuitte, en couleur de chair, hault de cinq pieds, n° 44.
Une femme nue assise, tenant son pied droit à deux maiAS, faite de terre cuitte, en couleur de chair, de proportion audit Satyre, n° 45.
Figure d'un acte d*un jeune homme surprenant une femme couchée et dormante dans son lict, au pied duquel est un Cupidon, le tout de reliefz d'argent réparé, avec ornement de bois allentour, étoffé d'argent molu aux corniches, avec coulonnes dorées et bassemens, le tout enriehy d'or moulu, son piédestal de nouhier, n° 46.
Une figure nue, en bronze, d'une femme assise sur son tour enveloppé d'un linge, d'haulteur d'un pied, n° 47.
Un Laocon de bronze, d'haulteur de quinze polces, assis sur son piédestal de bois noir, enrichy de deux petites testes de marbre, n® 48.
Les douze empereurs faitz en bronze, avec leurs bases, assis sur leur piédestal de bois noir, n° 49.
Une statue de Pirrhus antique, de bronze, h&ulte de douze polces, sur son piédestal de bois noir, n** 50.
Une figure d'un Hercules, de bronze, avec son piédestal, d'haulteur d'un pied, le tout de bronze, n® ôi.
Figure d'un Lantin (*), de bronze, d'haulteur de douze polces, son piédestal de bois, n^ 52.
(Manque le n<» 53.)
Une statue antique d'une Bachanale, de bronze, d'haulteur de quatorze polces, son piédestal de bois de nouhier, n^ 54.
Une figure d'un Hercules tenant un enffant sur une main et de l'aultre une massue , fait en bronze , d'haulteur de quatorze polces, son. piédestal de bois noir, n** 55.
Une figure en bronze d'une Europe, assise sur sa base aussi de bronze, d'haulteur d'unze polces, son piédestal de bois noir, n« 56.
Une figure d'un jeune Bacchus temant des raisins, fait en
(^) Il s'iigit sans doute d'an» image du célèbre typographe €hriatophe Plantin, d'Anvers, l'un des protégés du cardinal de Gran«elle.
— 7i — bronze, d*haulteur de quatorze polces, son piédestal de bois noir, n*» 57.
Une aultre figure de bronze d*un Satire tenant les bras ouvertz, d'haidteur de quatorze polces, son piédestal de bois noir, n® 58.
Une figure antique d*une Vénus bronzée de l'antiquité, d'hautteur de quatorze polces, son piédestal de bois noir, n® 59.
Une figure de bronze d'un David tenant une teste, d'haulteur de dix polces, assis sur son piédestal de bois noir, n^ 60.
Une figure de bronze antique d'un homme tirant une espine de son pied (la haulteur est de sept polces), assise sur son piédestal noir, n*» 64 .
Une figure de bronze d'un homme tenant une masse, d'haulteur de neufz polces, assise sur son piédestal de bois noir, n** 62.
Une petite figure antique d'un Alexandre, de bronze, haulte de cinq polces, son piédestal de bois noir, n® 63.
Un petit Cupido antique de bronze, assis sur sa base, hault de quattre polces, son piédestal de bois noir, n° 64.
Une demye figure antique d'une Cérès, de bronze, haulte de quattre polces, avec son piédestal de bois noir, n** 65.
Un cinge' antique ayant un chapperon au col , de bronze , hault de cinq polces, assis sur son piédestal de bois noir, n** 66.
Une teste antique d'un Satyre, de bronze, haulte de quattre polces, assise sur son piédestal de bois noir, n° 67.
Une figure d'une femme vestue, antique, de bronze, haulte de six polces et demy, avec son piédestal de bois noir, nP 68.
Une figure d'une Pallas, de bronze, réparée de la main de Cop, assise sur sa base, et son piédestal de bois noir, n^ 69.
Une petite figure d'un homme, assise sur sa base, de bronze, réparée de la main dudit Cop, de l'haulteur de ladite Pallas, son piédestal de bois noir, n® 70.
Une aultre figure d'un homme, avec un morrion (*) en teste,
(^) Le morion était le casque de Tinfaiiterie, de même que le heaume était celui de la cavalerie»
réparée de ladite mam, d'haultenr que dessus, assise sur sa base et son piédestal de bois noir, tî9 71 .
Une aultre figure d'une femme nue agenoillée, de bronze antique, d'haulteur de cioq polces et demy, son piédestal de bois noir, n<* 72.
Une figure antique d'une femme nue, assise, taillant les ongles de ses piedz, de bronze, d'haulteur de cinq polces et demy, son piédestal de bois noir, n® 73.
Une figure d'une femme, assise sur sa base, de bronze, d'haulteur de cinq polces et demy, son piédestal de bois noir, n® 74.
Une figure entière d'une Vénus tenant son pied sur un esca-« beau , avec un petit Cupido , le tout de bronze , hault de demy pied et son piédestal de bois, n® 75.
Une aultre petite figure d'un Mercure, assise sur sa base, de bronze, d'haulteur de cinq polces et demy, son piédestal de bois noir, ladite figure réparée de Cop, n® 76.
Une aultre d'une femme, assise sur sa base, réparée de Cop, d'haulteur et piédestal que dessus, n® 77.
Une aultre d'une femme assise, réparée, d'haulteur et piédestal que dessus, n® 78.
Une figure de bronze d'une Lucrèce, haulte de sept polces, son piédestal de bois noir, n® 79.
Une teste d'un Baccanal antique, de bronze, d'haulteur de cinq polces, son piédestal comme le précédent, n® 80.
Une teste antique, de bronze, d'haulteur de trois polces, mesme piédestal, n° 81 .
Un petit Cupido aislé, assis sur sa base, de bronze, hault de trois polces, mesme piédestal, n9 82.
Un aultre Cupido sans aîsles, assis sur sa base, de bronze, hault de trois polces, même piédestal, n® 83.
Une figure d'un bouc, de bronze antique, haulte de six polces, mesme piédestal, n® 84.
Une petite figure antique nue d'^un Mercure, haulte de quattre polces et demy, mesme piédestal, n*> 85.
Une petite figure antique d'un Mercure, avec les yeux d'argent, haulte de trois polces, mesme piédestal, n° 86.
Une figure d'un homïne escorché, de bronze, avec sa base, d'haulteur de demy pied, mesme piédestal, n^ 87.
Une figure d'une Vénus tenant une coquille d'une main, de l'aultre une paulme, les piedz et la base d'argent, ladite Vénus antique et de bronze, d'haulteur de douze polces, mesme piédestal, n^ 88.
Une figure antique d'une Victoire aislée, de bronze, d'haulteur de douze polces, mesme piédestal, n® 89.
Une teste de cheval antique, de bronze, haulte de deux piedz, mesme piédestal, n° 90.
Un cheval de bronze, d'haulteur par la teste de demy pied, avec son piédestal de bois noir, n^ 91 .
Uu cheval antique, avec un homme, ledit cheval mordant l'homme à la teste et l'embrassant des jambes devant, de haulteur, par les oreilles dudit cheval, de neufz polces, avec mesme piédestal, n° 92.
Une teste d'unenfîant, avec sa base de bronze, haulte de treize polces, mesme piédestal, n° 93.
Une figure entière d'une femme nue, antique, de bronze, avec les yeux d'argent, haulte de demy pied, mesme piédestal, n'' 94.
Un petit Mercure avec son baston, antique, de bronze, hault de quattre polces, avec sa base de bois blanc, n® 95.
Une figure antique, assise sur sa base, tenant un barril, haulte de cinq piedz, mesme piédestal, n® 96.
(Manquent les no» 97-104.)
Un Crucifix d'yvoire, de la main de Michael Angel, d'haulteur de quinze polces, la croix d'ébenne assise sur un rocher d'ébenne, et le piédestal de bois noir jaspé d'or moulu, n® 105. (Manque le n» 106).
Une Mort d'yvoire , tenant un horrologe et une palle
(^} Une pelle à creuser les fosses.
d'haulteur de quatorze polces , assise sur son piédestal de bois noir, n° 107.
Une Nostre-Dame d'yvoire dedans un dôme, avec quattre piliers, sa base d'yvoire, tfhaulteur d'un pied trois polces, comprins le dôme, n® 4 08.
Figure d'une Charité, avec deux petitz enffans nudz, assise sur son piédestal d* y voire, d'haulteur le tout d*unze polces, ledit piédestal de bois noir, n^ 109.
Une figure entière d*un sainct Sébastien, de la main d'Albert Durez, taillée en bois de buy, avec sa base de buy, le tout d'haulteur de quinze polces, n® 110.
Une teste d'un enfîant criard, taillée en bois, d'Albert Durez, ayant une mouche le piquant au front, d'haulteur de neufz polces, n** 1 1 1 .
Un vigneron taillé en bois, enrichy d'un chappeau avec un rain de vigne allentour, tenant en sa main un baston entourré d'un cep de vigne, d'haulteur, avec sa base, d'un pied deux polces, n<* 112.
Une esguille d'yvoire en pyramide tournée en ovale, au dessus de laquelle y a une bole vuyde et pertuisée , dans laquelle y a un corps, les faces duquel sont en triangle et au milieu un petit rond, n'' 113.
Une coulonne dorique d'ébenne, assise sur son piédestal d'ébenne, ladite coulonne, sa base et son chapiteau, d'haulteur de dix polces, et le piédestal de quattre polces, au dedans de laquelle coulonne y a un piher soustenant un vase, sur ledit vase un escalier tourné en rond , et au-dessus un autre vase, lesdits pilier, vase et escaUer d'yvoire, n° 114.
Une figure entière d'un Hercules, assise sur un dez, tout de marbre, d'haulteur d'un pied, son piédestal de bois noir doré, nM15.
Une Diane nue couchée, en bas-reUef, rembrassant un cerf, de marbre, d'haulteur de demy pied et large d'unze polces, n^lie.
-s-.ji;.£^«*4^
Uq t^te de marbre d'un homme, antique, d'havheur dé cinq polces, dans son estuy serrant à fermilletz d'argent, n*^ 147.
Un rocher de minne d* argent, au-dessns duquel y a la Résurrection, ayant son pied d'argent doré, d'haulteur de huict polces,
En la sale y a dix testes d'empereurs» en gy, avec leurs molures tournées et dorées, dans une chascune desdites molures sont escriptz en lettres noires les noms desdits empereurs.
Item douze mufles de lyons, faitz de gy.
Sur la corniche de la cheminée est le cerf couché, avec double ramure de cerf naturel, ledit cerf taillé en bois, coloré au naturel (»).
En la chambre au bout de la grand garde-robe, douze testes d'empereurs en marbre blanc, dans leurs rondz et molures de marbre jaspé, ayant chaque rond de diamètre un pied treize polces (*).
Deux autres rondz d'empereurs, moulez en matière de cyre et parrasine (*), de mesme diamètre.
Trois testes de gy, l'une d^une femme antique et les deux aultres d'hommes.
Une teste colossée gectée en cire noire.
Un enffant esboché en cire à sa naissance sur le naturel, estant en la chambre sur la cuisine.
Item une teste de gy, gectée sur le naturel, de madame Hélaine de Brederode, mère de feu monseigneur le comte (*).
(ï) C'est le cerf qui avait émerveillé le» ambassadeurs suisse» en 1575, bien qu'ils l'eussent pris pour un ouvrage en plâtre.
(*) Ces médaillons avaient été sculptsSs. en 1546 et 1541, pur François Landry, tailleur d'images , de Salins. (Delacroix, Notire sur U pêlaU ûranvelU, dans les Mém, de la Soc, d'Em. du Uoubs^ 1" série, t. II, p. 8, note.)
(») Poix-résine.
(*) Hélène de Brederode, femme de Thomas Perrenot et mère de François, morte à Anvers en 1572.
Une teste de gy, mollëe sur rantique, d'un Apoilo.
Une auitre teste, degy, d*un homme.
Une auitre teste, de gy, d'une femme coiffée à Tantique, avec cheveux eslevez.
Une auitre petite teste, de gy, dune femme antique.
Une auitre teste, de gy, dun soldat antique.
Une molure ronde, dans laquelle y a une teste, de gy, d'un empereur, le né gasté, ladite molure dorée.
Une console de gy, enrichie dune petite teste de chérubin, d'ordre ionique, aulirement un soulmssement.
Moles de gy de l'empereur Charle, du bon duc Philippe, en plusieurs pièces.
Dans une desliettes d'icelly (comptoir de bois) est le pourtraicl d'une fille de la maison d'Austriche, faite et représentée au naturel, de tapisserie de soye et or, ayant environ deux piedz d'haulteur.
La figure d'une Diane nue, de bas-reliefz, faite de marbre blanc, embrassant d'une main un cerf et de l'aultre la teste d'un chien.
Une teste d'un Cicéron, de bas-reliefz, faite de plomb.
Une Nativité, de reliefz, gectée en gy, haulte de deux piedz. Un Bachus en basse taille, de cire, eslevé soubz vantaux de fenestre.
Une Mélusine, de bronze, ayant sa couronne dorée.
Une petite figure d'argent coloré, qu'est celle qui manque à l'horrologe imitant celluy de Strasbourg.
Un Orfée avec les Muses, fait à la plume sur parchemin, dédié à fut monsieur le cardinal de Granvelle.
Deux plans du chasteau de Scey (*), faictz en papier.
Un Agrippa et un César, crayonnez en deux feuilles de papier.
Deux figurines d'homme et de femme nudz s'embrassans , faites de cire sur celles de marbre envoyées à Sa Majesté Impériale.
Trois pourjectz de fourteresses, faictz de bois.
Une carte des Peys-Bas, faite sur parchemin.
Une carte du comté de Bourgongne, de Tinvention du sieur Fernande de Lannoy (*).
Plusieurs plans de villes, chasteaux, forteresses et maisons
Une carte de France, sans châssis, caduque.
L'argenterie blanche, sans façon 489 marcs, 4 onces.
L'argenterie blanche et dorée, de grand façon 307 marcs, 7 onces.
Toute la chapelle, à savoir une croix, un calice, un eaubeneystier, une paix, un bassin, quatre chanettes, une clochette, deux chandelliers, pèsent 29 marcs 1/2.
(^) Scey-en-Varais, dans la vallée de la Loue, un peu au-dessous d'Ornans, manoir d'une famille féodale dont la généalogie remonte au commencement du xe siècle et se continue de nos jours.
(*) Ferdinand do Lannoy, duc de Boyennes , troisième fils du célèbre vice-roi deNaples, avait épousé en secondes noces une sœur du cardinal de Granvelle : Il était très versé dans Tart militaire et dans les mathématiques; ses cartes du duché et du comté de Bourgogne ont été gravées par Jérôme Cock et insérées dans les atlas d'Ortelius, de Hondius et de Blaeu.
Variations du régime municipal à Besançon.
Antérieurement à la conquête française et depuis un temps qu'il n'est pas possible de préciser, la ville de Besançon était divisée en sept quartiers , qui avaient chacun un étendard avec armoiries distinctes (*) et tiraient de là le nom de bannières.
Toutes les années, le matin du jour de Saint- Jean-Baptiste (24 juin), la municipalité se rendait solennellement de l'hôtel de ville à l'église Saint-Pierre, oli l'universalité des citoyens se trouvait rassemblée. On y chantait une messe du Saint-Esprit pour appeler les bénédictions du ciel sur les élections qui allaient se faire. L'assemblée se transportait ensuite à l'hôtel de ville, et là le président du corps municipal adressait au peuple quelques paroles relatives à la circonstance. Puis les gens de chaque bannière choisissaient, par acclamation , les plus considérables d'entre eux et les créaient syndics pour procéder, au nom de tous, à la nomination des notables.
Acte ayant été dressé de cette procuration, les syndics se retiraient dans leurs quartiers respectifs et élisaient, au scrutin secret, quatre citoyens par bannière.
(^) Ces armoiries, qui se voient sar les jetons de comptabilité de la commune et sur les médailles que celle-ci «fit frapper à diverses reprises en l'honneur de ses suzerains, les emperturs ou les rois d'Espagne, étaient les suivantes :
Saint-Quentin, d'or à Taigle éployé de sable ;
Saint-Pierre, de gueule à la clef d'or posée en pal ;
Chamars, parti de gueule à la clef d'or mise en pal, et d'azur à quatre croissants d'argent posés de même ;
Le Bourg, de gueule au griffon ailé d'argent;
Battant, de gueule au chef d'argent ;
Charmont, de gueule à la croix fleuronnée d'or;
Arènes, de gueule au lion rampant d'or, accosté de deux coquilles d'argent.
Dans l'après-midi du môme jour, les vingt-huit notables élus se rendaient à Thôtel de ville ; ils y vériGaient les titres de ceux qui siégeaient pour la première fois : après quoi, ils choisissaient leur président, et élisaient enfm les quatorze gouverneurs qui devaient exercer le pouvoir exécutif durant l'année. Le coffre oîi ils avaient déposé leurs suffrages était scellé, en présence de deux ou quatre religieux , et soigneusement renfermé entre les deux portes du trésor. Les notables avaient la faculté d'ajourner plus ou moins longtemps le dépouillement de ce scrutin, et tant que durait l'interrègne (comme on disait), c'était à eux qu'appartenait le gouvernement de la chose publique : pendant ce laps de temps, ils révisaient les actes de l'administration précédente et préparaient des instructions pour le gouvernement qui allait succéder.
Au bout dé huit jours généralement, le coffre était tiré de sa cachette, et, les sceaux ayant été reconnus intacts par les religieux, le président des notables en extrayait les bulletins, récapitulait les suffrages et proclamait gouverneurs pour l'année les quatorze citoyens qui avaient réuni la pluralité des voix. L'assemblée des notables s'occupait ensuite d'assigner un couple de gouverneurs à chaque quartier, en ayant soin d'éviter que le môme citoyen fût gouverneur et notable dans la môme bannière : c'était chose facile, vu que si l'on ne pouvait être notable pour un quartier oîi l'on n'avait pas domicile, rien n'empochait que l'on fût gouverneur pour une bannière à laquelle on n'appartenait pas. Celte répartition faite, les notables indiquaient le jour ou les gouverneurs élus viendraient prendre possession de leurs charges.
Ce jour arrivé, les nouveaux gouverneurs étaient reçus, dans les couloirs de l'hôtel de ville, par les quatre premiers en séance des notables : ils étaient ensuite complimentés par le président et invités à valider l'élecûon de ceux qui entraient pour la première fois dans leur corps; puis, cette formalité remplie, ils prêtaient serment entre les mains du président des notables et
s'oecapaient immédiatement d*eiaminer les Tœax formulés par ces derniers durant Tinlerrègne.
Les gouverneurs prenaient séance suivant le rang que leur assignait lenr position sociale d'abord, puis rancienneté de leurs services municipaux : les nobles j avaient le pas sur les gradués, et parmi ceux-ci les légistes siégeaient avant les médecins. Le corps des gouverneurs n*avait pas de président annuel : chaque semaine, à tour de r61o, un nouveau membre occupait le fauteuil.
Les notables, au contraire, conservaient pour toute Tannée le président qu'ils avaient élu.
Les gouverneurs s'assemblaient régulièrement les lundi, mercredi <)t vendredi de chaque semaine, matin et soir si les affaires le requéraient. lis étaient souverains en matière d'administration et de police communales. Ils instruisaient les procès de toute nature, les jugeaient avec l'assistance du juge que le souverain du comté de Bourgogne entretenait dans la cité, puis donnaient force d'exécution à leurs sentences en les faisant prononcer par une des trois cours de justice concurrentes qui existaient à Besançon , la régalie , la vicomte et la mairie ; ces sentences étaient irrévocables en matière criminelle, et en matière civile elles ne pouvaient être réformées que par le conseil aulique do l'empereur d'Allemagne.
Aux notables appartenait Tinspection permanente de leurs quartiers respectifs aux points de vue de la voirie et de la salubrité; ils dénonçaient les délits aux gouverneurs qui en faisaient justice. Réunis en assemblée , les notables avaient le droit de remontrance sur les actes des gouverneurs, et ceux-ci ne pouvaient leur refuser audience pour entendre leurs observations; ils étaient les organes du populaire vis-à-vis du gouvernement. On les appelait au conseil chaque fois qu'il s'y traitait une question de haute importance ou qu'on y jugeait une cause criminelle de quelque gravité. S'il s'agissait de légiférer ou d'in* tervenir dans la politique extérieure, on mandait en outré }e^
anciens gouvemeurSy c'est-à-dire ceux des citoyens qui avaient été honorés, une ou plusieurs fois, du mandat gouvernemental.
£n 4660» les gouverneurs ayant à délibérer sur la proposition de distraire la ville de la suzeraineté de TËmpire pour la placer sous la tutelle du roi d'Espagne, il fut jugé utile de convoquer un supplément de notables : chaque bannière eut à en élire six, ce qui fit le nombre de quarante-deux. Cette deuxième classe de notables subsista dès lors et fut Renouvelée chaque année, mais en dehors des trois degrés d'élections qui procuraient les administrateurs de la chose publique. Les quarantedeux notables continuèrent à n'être appelés que lorsqu'on traitait de politique et de guerre, et quand, dans ces circonstances solennelles, ils se réunissaient aux gouverneurs, aux anciens gouverneurs et aux vingt-huit, les délibérations du conseil étaient promulguées au nom des quatre compagnies.
Les gouverneurs et les notables étaient exempts de toute contribution pendant l'année de leur magistrature.
Les gouverneurs avaient en outre un droit pécuniaire de présence au conseil ; mais ils étaient passibles d'une amende équivalant au double de ce droit, quand ils s'absentaient sans cause légitime. Us portaient, dans les céréinonies publiques, une robe de soie noire avec épitoge et retroussis en soie cramoisie.
Il y avait quatre officiers principaux du service communal, qui marchaient toujours avec les gouverneurs et étaient revêtus du même costume qu'eux. C'étaient : le secrétaire d'Ëtat, qui rédigeait les délibérations et les jugements et signait les actes municipaux do toute nature ; l'avocat fiscal, qui était le conseil de la commune et son procureur pour la poursuite des procès; le trésorier, qui faisait les recettes et les dépenses ordonnancées par délibération des gouverneurs ; le contrôleur, intendant des propriétés de la ville et directeur des travaux d'utilité publique.
Ces officiers jouissaient d'un traitement fixe et percevaient en outre dos droits sur les affaires qu'ils expédiaient.
Bien que, par des articles spéciaux des capitulations de 1668 et 1674, Louis XIV se fût engagé à respecter les libertés et
franchises de Besançon, le système de gouvernement que nous venons de décrire était trop démocratique et partant trop turbulent pour convenir aux autorités françaises.
Par un arrêt du conseil royal, en date du 26 août 1676, l'ancienne forme du magistrat de Besançon était abolie, et Ton y substituait une institution analogue à celles qui régissaient les autres villes du royaume, à savoir : un maire ayant la qualité de vicomte, trois échevins, seize conseillers de ville et vingt notables ; la juridiction du maire était subordonnée à celle du bailliage royal, et de cette dernière on appelait au parlement qui venait d'être transféré de Dole à Besançon.
Le nouveau corps municipal devait aussi sortir de Télection ; mais on s'arrangea de manière à ce que cette formalité ne pût jamais troubler la tranquillité publique. Le 31 décembre de chaque année, quarante noms des plus anciennes familles de la ville étaient mis dans une boîte; on plaçait dans une autre les noms des conseillers au parlement. Le maire, en conseil, tirait au sort dix-huit noms de la preàiière boîte et formait ainsi la liste des notables de Tannée suivante; il tirait ensuite deux noms de la seconde boîte, et les deux parlementaires ainsi désignés prenaient rang parmi les notables et élisaient avec eux , dans l'après-midi du même jour, le magistrat de Tannée qui allait s'ouvrir. Le maire et les trois échevins ne pouvaient conserver leurs postes plus d'une année ; mais, à chaque élection , on ne renouvelait qu'un quart, c'est-à dire quatre, des conseillers de ville : il était d'usage que le maire de Tannée qui Unissait fût élu premier échevin pour Tannée suivante.
Cette organisation dura jusqu'en 1692. A cette époque, le trésor royal était fort obéré et avisait aux moyens de trouver de l'argent. L'un de ses expédients fut d'ériger en charges vénales les offices municipaux des villes , avec obligation pour celles-ci d'en fournir la finance ou de la faire payer par les titulaires des emplois et de servir ensuite à chacun de ces derniers les intérêts de leur quote-part. La ville de Besançon fut taxée à 39,600 livres, qui furent acquittées également par les
YÎngt'-qoatre membres de la mimidpalité : le maire » les Uots écbermSy ies seize conseillers de riUe, le secrétaire-greffier, le trésorier et les deux proctireurs^syndies. Ces offices deviDreat dès lors la propriété viagère des titulaires qui en avaient soldé la valeur, et ceux que le choix du corps appela plus tard à les remplacer durent, avant d*étre admis, rembourser aux familles des défunts le capital primitivement versé.
Cette opération financière ayant été fructueuse, le pouvoir y prit goût et la renouvela sous une autre forme. En i 699, un édit du roi créa dans toutes les villes un office vénal de lieutenant général de police, avec des attributions judiciaires qui n'étaient autres que celles dont les municipalités avaient toujours joui : il fallut racheter cet office, et pour obtenir son annexion à la mairie, le magistrat de Besançon dut encore financer 40,000 livres. Ces mesures fiscales menaçant de se continuer, les villes de la Franche-Comté s'unirent et conclurent, en n04, un abonnement avec TEtat, pour être désormais déchargées de toute conséquence des édits de création d'offices : il en résulta pour le trésor un encaisse d'environ quatre millions.
A partir de 4693, il y eut à Besançon vingt conseillers de ville possesseurs à vie de ces emplois, et c'était parmi eux que l'on choisissait, è la fin de chaque année, un maire et trois échevins pour Tan qui allait s ouvrir. Cette élection continua de se faire par le corps du magistrat lui-même, avec le concours de deux conseillers au parlement et de dix-huit notables tirés au sort parmi quarante noms déposés dans une urne. L'intendant venait souvent présider la séance, et le magistrat ne manquait jamais de lui faire demander, quelques jours à l'avance , s'il avait des préférences à exprimer ; ce qu'il disait était rapporté au conseil, et le scrutin donnait invariablement un résultat conforme Les mêmes formalités avaient lieu pour le remplacement d'un conseiller défunt ou démissionnaire, et le candidat de l'intendant était toujours l'élu de l'assemblée.
Ce n'était point encore assez pour l'appétit de domination qui animait ce délégué du souverain : aussi l'année 1760 vitale
éclore on nocrreao règlement pour la nomination da maire. Au lieu d'élire directement son chef annuel, le magistrat, réuni aux deux conseillers du parlement et aux dix -huit notables, dut seulement établir une liste de candidats à proposer au choix du pouvoir royal. Cette opération eut lieu désormais le 45 octobre : les noms des deux conseillers do ville qui obtenaient la plurarité des suffrages étaient joints à celui du maire en exercice, et. envoyés à Versailles par les soins de Fintendant. Le roi faisait connattre sa volonté par un brevet, et cet acte était notiGé au magistrat le 34 décembre, jour oh continuait do se faire Télection des trois échevins : si le choix du monarque s'était porté sur un autre candidat que le maire dont les pouvoirs expiraient, on attribuait à celui-ci le poste de premier échevin.
Ayant ainsi la faculté de prolonger ou de restreindre la durée des pouvoirs du maire, l'intendant devint le chef suprême do Thôtel de ville, et rien ne put s'y faire désormais que sous le contrôle de son bon plaisir.
Ce régime ne cessa qu'en 1790. On sait qu'alors l'élément populaire recouvra la plénitude de ses droits sur les élections municipales ; mais on n'ignore pas non plus l'abus qu'il en fit et la réaction qui en fut la conséquence.
Origines du théâtre à Besançon.
Le goût des représentations scéniques ne pouvait s'allier avec l'esprit d'intolérance religieuse qui régna sur Besançon jusqu'à la conquête française de 1674. Antéricurenient à cette époque^ et en dehors des mystères qui se jouaient dans les cloîtres et des tragédies chrétiennes que donnèrent plus tard les élèves du collège des Jésuites , les annales dramatiques de notre ville se bornent à un seul fait : la représentation d'une moralité do VHomme pécheur, qui eut heu à l'hôtel de ville pendant les
journées du rendredi 24 juin, du samedi 25, du dimanche 36 et du lundi 27 de Tannée 4533, et dans laquelle Nicolas Boncompain, contrôleur et cogouvemeur de la cit», remplit le principal rôle; les frais de cette mise en scène se montèrent à 21 francs, 6 gros, 5 engrognes et 2 deniers tournois. Les cérémonies du culte, infiniment pittoresques quand elles comportaient les cavalcades de la fête des fous, les messes avec déguisements bibliques, les danses cléricales dans les cloîtres, les processions en nombre infini, tout cela suffisait pour alimenter la curiosité publique. Les tentatives d'établissement de troupes de comédiens étaient systématiquement repoussées. Il n'en put plus être de même lorsque Besançon, devenu place dé guerre française, compta dans ses murs une nombreuse garnison. La municipalité, qui avait perdu son omnipotence, dut subir les comédiens comme un mal nécessaire; on jugera de ses sentiments à cet égard par la délibération suivante :
« Samedi 22 septembre 1674. — Comme Messieurs furent priez ces jours passez, de la part de M. l'intendant, de permettre qu'une troupe de comédiens, qui se rencontre en cette cité, dresse son théâtre dans la grande sale de l'hostel consistorial, ce qu'ils crurent ne pouvoir leur refuser, d'autant plus que la comédie est à présent réduite à une grande pureté et ne sort point des règles de l'honnesteté, les sieurs vingt-huict en ont fait plaintes à Messieurs, disantz que beaucoup de citoyens en murmuroient et qu'en cas il auroit mieux vallu les placer en la tour de Montmartin ; mais Messieurs ont respondu que la parole en estant donnée, ils ne pouvoient pas se rétracter ni le refuser à M. l'intendant, et qu'à présent l'on ne fesoit pas difficulté d'admettre les théâtres dans les palais des princes et dans les maisons les plus augustes. »
vn.
Réception faite à Lonii XÎV par la mimicipalité de Besançon, en 1683.
(Extraits des délibérations municipales.)
Mardy S juin 1683. — Pour prendre quelques mesures dans le peu de temps qui reste, Messieurs ont député MM. de Faletans et de ViUars-Saint-George pour parler à quelqu' architecte pour dresser un arc triumphal sur le pont, el en feront faire un dessein que Ton exécutera s'il est Jugé propre et que le temps le permette.
Il a esté de plus résolu que pendant les nuits du séjour de Sa Majesté en la cité, Ton fera brusler des flambeaux de cire blanche, deux à chaque fenestre de Fhostel de ville, des gauderons dans des seaux au joignant de Téglise Saint-Pierre pour esclairer la place, et des reschaux de gauderons tout autour dudit
hostel de ville Et Ton ordonnera de mettre des lenternes aux
armes du roy sur toutes les fenestres prenant jour sur les rues ; et Ton fera couler du vin à la fontaine de Fhostel de ville, le jour de Tarrivée.
Mardy 8 juin, après midy. — Messieurs se sont assemblés pour veoir le dessein d'un arc triumphal, et Ton le posera sur le pont si l'architecte se veut obliger de le rendre achevé et posé pour le temps nécessaire.
Ordre sera envoyé aux villages de l'ancien territoire d'allumer des feux sur les montagnes voisines de la cité, pendant les nuits du séjour de Sa Majesté en icelle.
Mecredy 9 juin 1683. — Comme il a esté résolu que les cloches des esgUses de la cité seront carillonnées à la venue de Sa Majesté, le contrôleur a eu ordre de signifier ceste résolution à tous les couvents et esglises; et MM. Rend et Philippe inviteront MM. du chapitre métropoUtain d'en faire le mesme dez que le roy paroistra dans les charières.
Mecredy 9 juin, après midy. — Comme les armes de Sa Majesté qui sont sur le portail de Thostel de ville n'ont pas assez d*esclat pour cette occurrence de son arrivée, M. Chandiot a eu la commission d'en faire faire de plus grandes et les faire poser sur ledit portail, et celles qui y sont sur celuy du palais Grandvelle oîi doibt loger Sa Majesté (*).
On mettra soubz Tescut qui sera mis sur le portail de Thostel de ville ce cronografîe, heureusement retncontré par le sieur Jean-Baptiste Yarin^ receveur des greniers de la cité :
reX LVDoVICVs VesontIonIs aMor.
Vendredy M juin, après midy. — Messieurs soubaitans que les seigneurs, dames et autres qui sont à la suite d& Sa Majesté soient reçeus, dans ks logements qui leur ont esté marqués par les fouriers de son hostel, avec toute Thonesteté et propreté possibles, ont résolu d'inviter leurs citoyens, par édit, à meubler les quartiers qu'ils occuperont autant proprement qu'il se pourra faire.
Dimanche \Sjuinitë3. — Dans l'appréhension que Messieurs ont que le chemin ded charières de Battant ne soit pas entièrement réparé à l'arrivée du roy, ils ont résolu dèï demam d'y faire travailler cent vignerons par jour, à chacun desquels sera payé quinze solz tournois.
Mardy i&juin, à midy. — Messieurs du magistrat, en robes de cérémonie, suivisses officiers du bureau aussy en robes, environ une heure après midy, sont passés en la maison de M. le maire oU doit loger monseigneur de Louvois; lequel estant arrivé , a esté reçeu à la descente de son caresse par mesdits
P) L'ëcusson royal pow le fagade de l'hôtel de rlUe fiit payé 110 fraiie» &u peintre Jacques- Joseph Baudot; k rëparatioa de eelui qui fat posé devaiït le palais Granvelle coûta 33 francs, qui furent soldés au peintre Germain Rourrelier. Âpres le départ du roi, la municipalité fit sculpter en pierre les armes de France pour le portait de Ykt^l de tMle i œ travail, confié au sculpteur Hugues Monmdv s'élera & la somme de 271 fr., Sgros.
sieurs, complimenté de leur part par M. lo mayeur, auquel il A répliqué avec beaucoup de bienveillance pour le magistrat. *
15 jum, à 4 heures après midy. — Comme M. de Courtam- Taux, fils de Monseigneur le marquis de Louvois, est arrivé avec luy, Messieurs ont cru estre de la civilité de Fenvoyei" visiter de leur part; et pour ce ont député MM. les trois eschevins et M. Jean-Baptiste Mareschal qui y sont instamment passés.
Mecredy \%jùin, —=■ Sur les quatre heures du soir^ Messieurs du magistrat s'estans revestus de leurs robes de cérémonie, précédés de leurs six sergents et suivis des quatre officiers du bureau aussy en robes, se portèrent de Thostel de ville jusqu'au dehors de la contrescarpe de la porte d'Arennes. Peu après arriva M. de Montauban qui leur répéta ce qii*il y àvoit à faire à l'arrivée du Roy. Pendant quoy beaucoup de caresses et équipages des princes et seigneurs de la cour arrivoient ; et Celuy de M. de Brederode passant, comme il vit M. de Montauban avec Messieurs du magistrat, il descendit de caresse, les vint joindre, et après les salutz de civilité j il leur répéta les cérémonies à faire et les avertit que bientost M. de Duras arriVeroit. Ce qu'il fit peu après, mit pied à terre et se plaça à la teste du magistrat, attendant Sa Majesté, laquelle, après que les carosses des princes et princesses furent passés, arriva dans le sien, tiré de huict chevaux gris, oii estoient avec luy la Reyne et Monseigneur le Dauphin A la veue dé M. de Duras ^ le caresse du Roy arresta. Messieurs du magistrat fléchissant uii genou, M. de Duras, monstrant au Roy M; le maire, et ce magistrat luy offrit les clefs de la ville ; puis le caresse entra dans la cité, précédé des gardes du Roy à cheval, entouré des gardes suisses et suivi de ses mousquetaires et de ceux de la Reyne. Les cris de joye et de Vive le Roy ne cessèrent points dez l'entrée qu'il fit dans la cité jusqu'à son arrivée dans le palais Grandvelle oii ils logèrenti Messieurs retournèrent de là en l'hostel de ville , d'où ils firent envoyer le vin et les confitures , celles-cy dans dix corbeilles -
garnies dehors et dedans de tafetas bleu (*) , et ne se fit compliment à personne. Et la nuit, les feux et les lenternes illuminèrent toutes les rues de la cité.
Sambedy 49 juin. — Messieurs, advertis que Sa Majesté debvoit partir sur les dix heures, se disposoient pour se présenter à luy et recevoir ses commandements ; mais ayant esté informé que cela ne se pratiquoit point et que Ton ne luy disoit aucun adieu, ont vuidé les requesles qui estoient sur le bureau, puis ont quitté le ponseil.
Le cardinal de Granvelle jugé par un écrivain protestant.
(Extrait de la Kolice sur les maisons de Granvelle ei de Saint^Mattris- Monlbarrey, par Ch. Duvernoy, Besançon, P.-J. Proudhon, 1839, in-S*»', pp. 3-5.)
Plusieurs écrivains, traçant du cardinal de Granvelle un portrait fort peu véridique, lui font jouer, pendant son ministère en Flandre, un rôle aussi odieux qu'il était peu d'accord avec ses opinions d*homme politique et de prince de l'Eglise. Si on devait les croire, ce prélat, tout à fait selon le cœur de Philippe, n'était qu'un aveugle instrument dans ses mains tyranniques ; c'est lui, selon eux, qui établit l'inquisition dans les Pays-Bas, et tout altéré qu'il était du plus pur s^ng des réformés, il le fit verser par torrents. De là les haines et les ressentiments que Granvelle amassa sur sa personne, à un tel point que le roi d'Espagne, quoiqu'il dût lui en coûter, n'osa pas soutenir plus longtemps son ministre, et que celui-ci fut obligé de se retirer devant les malédictions unanimes dont il était devenu l'objet. A la vérité, le cardinal de Granvelle quitta ces provinces au commencement de mars 1564, et vint chercher dans le comté de Bourgogne un
(') Le vin et les autres présents ofTerts par la ville à Leurs Majestés coûtèrent 666 francs 7 gros 3 blancs.
abri contre Torage qui, depuis quelque temps, grondait audessus de sa tête; d'injustes défiances, de basses jalousies, des ambitions déçues, et, en particulier, Timpatience de quelques seigneurs à subir Tautorité d'un franger, Tavaient fait naître. Mais il n*est pas vrai que Philippe ^it congédié le cardinal, et ce ne fut qu avec une extrême surprise et la plus vive peine qu'il apprit la nouvelle de cette retraite brusque et spontanée de la part du prélat, qui crut par ce moyen enlever aux mécontents jusqu'au dernier prétexte de plaintes. Il emporta avec lui la confiance de la gouvernante Marguerite de Parme et l'estime de 3es premiers conseillers; plusieurs seigneurs, tels que le duc d'Arscot, les comtes d'Aremberg et de Barlaymont, un grand nombre de gentilshommes et d'habitants notables lui demeurèrent attachés, et il reçut d'eux, on maintes circonstances, des témoignages non équivoques de leur affection et de leurs regrets.
A la vérité encore, il voulait avant tout le maintien de la religion catholique et celui de l'autorité souveraine, et il défendait l'une et l'autre, avec vigueur et conviction, contre l'opulente et inquiète bourgeoisie des villes, et une noblesse non moins riche et non moins turbulente. Mais ce pouvoir royal , dont le dépôt lui était confié, et que les états provinciaux s'efforçaient d'affaiblir périodiquement , cette Eglise romaine qu'il illustrait par sa science et par ses vertus, et que des milliers de novateurs prc* tendaient abattre pour élever la leur sur ses ruines, jamais Granvelle n'a associé à leur défense le fer et la flamme; son humanité, ses lumières supérieures et sa conscience répugnaient invinciblement à toutes les mesures de violence. Il a blâmé la politique sanguinaire du duc d'Albe, et a gémi hautement sur les trop nombreuses victimes sacrifiées à ses vengeances et à sa haine aveugle.
Pendant la durée de son ministère à Bruxelles, Granvelle n'a jamais eu d'autres auxiliaires que les lois antiques du pays, desquelles il vantait Texcellence à chaque occasion, et une grande fermeté qu'il savait allier k beaucoup de prudence. Il n'a cessé de respecter les privilèges des provinces et les droits légi-
times de la population; il a vu avec peine lV»tablissement de nouveaux évôchés, sur lequel il n'avait^ point été consulté et qui fut le premier prétexte des troubles ; il voulait que les décrets du concile de Trente ne fussent publiés qu'avec de sages réserves ; il voulait aussi que la défense du pays ne fût point confiée aux soldats espagnols; et s'il n'a pas été en son pouvoir d'empêcher tous les maux causés par l'inquisition , déjà introduite par l'empereur Charles-Quint , il était parvenu à affaiblir son influence, en lui opposant celle qu'il fit attribuer aux tribunaux de justice dans toutes les causes qui intéressaient la religion. Si l'exercice public du culte réfi)rmé, qui au départ du cardinal comptait déjà des sectateurs par certaines de milliers, était interdit, du moins il n'en a envoyé aucun h l'échafaud (à l'exception de quelques turbulents anabaptistes) , se bornant à ordonner Texpulsion de ceux qui s'étaient le plus ouvertement compromis.
L'auteur de cette notice qui a lu, presque sans exception, dans l'immense recueil de notre bibliothèque publique, toutes les lettres du cardinal et celles qui lui ont été écrites , croit ne pas se tromper lorsqu'il affirme que, demeuré à la tête des affaires de Flandres, ce grand homme aurait prévenu l'insurrecr tion ; que du moins il l'eût comprimée en peu de temps et sans de trop grandes rigueurs, si le roi catholique l'avait laissé maître absolu du choix des moyens. Mais les éternelles irrésolutions de Philippe neutralisaient presque toujours les desseins les mieux concertés; au lieu d'agir, il écrivait, puis écrivait encore et toujours...., ne quittant la plume que pour passer de son cabinet * à son oratoire, et de là quelquefois à la place publique, quancj ^ Vy appelait le spectacle odieux d'un auto-da-fé. I