‹ Monographie topographique, historique & statistique de ThoréChapitre 20 sur 68 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

1° Constitution des maladies, Maladies des saisons. Maladies endémiques ou stationnaires . Maladies cpidémiques et contagieuses. Fréquence des maladies selon l'âge, le sexe, la saison, la condition de fortune, Vacuité.

Les maladies ordinaires dans la commune de Thoré dépendent des causes générales; elles n'y ont pas la périodicité marquée des pays marécageux tels que la Sologne.

Il n'y en a aucune qui y soit stationnaire comme le goitre et tous les accessoires scrofuleux, les fièvres intermittentes et leurs complications. On y rencontre parfois quelques fièvres sporadiques contagieuses, comme les fièvres éruptives, varioles, scarlatines, rougeoles, etc. ; mais elles sont loin d'y être communes. La dyssenterie et les variétés de la typhoïde n'y régnent pas non plus de manière à être signalées comme épidémies graves.

Enfin, l'âge, les sexes, les saisons, les conditions de fortune n'apportent aux maladies dans cette commune aucun caractère remarquable, ni par rapport aux variétés d'espèces, ni par rapport à l'acuité du mal.

Les habitudes des cultivateurs, leur régime nutritif et leur genre de vie en général étant conformes aux règles de l'hygiène, l'état sanitaire est généralement très-satisfaisant.

2° Mortalité.

Le mouvement des mortalités, comparé à celui des naissances, nous donne, pendant une période de vingt ans, une différence notable en faveur des naissances, comme on peut le voir par les chiffres suivants :

De 1842 à 1851 inclusivement, on compte 216 naissances et 205 décès ;

Différence en faveur des naissances, 1 1 De 1852 à 1861 inclusivement, on compte 267 naissances et 249 décès;

Différence en faveur des naissances, 1 8

Différence en faveur des naissances pendant vingt ans, 29

Sous ce rapport, la différence des sexes n'apporte aucun changement remarquable. Enfin, nous manquons d'éléments pour déterminer quels sont les décès occasionnés par les maladies les plus fréquentes. Toutefois, nous pouvons avancer comme un fait certain que l'usure de la vie par le travail et par les infirmités qui en sont la suite sont la cause des décès les plus fréquents dans la commune de Tlioré.

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