ESPAGNE
Communication particulière :
Dans les Ecoles normales, seulement, on enseigne le solfège élémentaire.
ETATS-UNIS
Communication particulière :
La musique n'est pas une branche obligatoire d'étude dans les
Ecoles publiques ; mais elle a pourtant été introduite dans la plupart.
Bien que les méthodes employées et le genre des instruments
varient, les élèves, lorsqu'ils quittent l'Ecole, sont capables de solfier couramment et correctement à première vue.
Le répertoire n'est pas considéré comme de premier ordre.
Les professeurs de chant n'ont aucun examen à passer.
Il n'existe pas de bureau de surveillance pour l'ensemble de YUnion.
GRECE
Communication officielle obtenue par voie diplomatique :
Athènes. — La musique chorale et instrumentale est enseignée au Didascalion (Ecole supérieure des garçons); la musique chorale, à VArsakion (Pensionnat de jeunes filles). Dans les divers instituts privés, on se borne à enseigner la musique vocale et à apprendre de petites chansons populaires.
Chalcis. — La société Antonios Phîlharmoniqui Etairia entretient une Ecole de musique.
Corfou. — Dans les Ecoles, l'enseignement se borne aux chœurs et aux chants élémentaires.
HOLLANDE
C'est encore au rapport de Danhauser cité plus haut (Belgique) que seront empruntés les renseignements qui concernent la Hollande.
L'enseignement musical des Ecoles ne présente pas d'une ville à l'autre de dilTérences sensibles, et le niveau en est peu élevé. La cause en serait dans le peu de connaissance technique des instituteurs, chargés de faire exécuter quelques morceaux avec paroles et de poser seulement quelques questions de théorie.
Amsterdam ne donne lieu à aucune remarque particulière. Dans Tune de ses Ecoles on chante des vocalises de Panseron, des duos de Mendelssohn ou de Schletter; dans une autre — Ecole de pauvres {armenschool) — on interprète des chœurs de Hœndel.
La Haye compte 19 Ecoles, dont chacune reçoit de 500 à 600 élèves. On y exécute Thymme national de Guillaume de Nassau ; ce chant du xvi* siècle est interprété par cœur dans toutes les Ecoles de la Hollande.
Leyden renferme une Ecole normale d'institutrices pour les salles d asile. — La méthode Frœbel y est employée.
Loosduinen, gros bourg des environs de la Haye, montre un enseignement de la musique supérieur à celui donné dans les villages de France.
Rotterdam. — Danhauser constate que l'émission de la voix est bonne. Les méthodes employées sont de Richard HoU etWorp.
Dans toutes ces Ecoles, deux heures par semaine sont consacrées à la leçon de musique ; la moitié de la leçon réservée à la théorie, l'autre moitié à la pratique.
La gamme — ainsi qu'en Allemagne, en Suède et en Angleterre — est souvent enseignée de la sorte :
la, si, ut, ré, mi, fa, sol.
Communication due à M. Jean Ritz, compositeur de musique à Annecy.
Les travaux de M. Jean Ritz sont trop répandus dans le monde orphéonique pour qu'il soit nécessaire d'en rappeler ici la valeur et la popularité.
Il convient, cependant, d'ajouter que la haute conscience de l'homme donne une absolue garantie d'exactitude aux renseignements qui suivent :
L'enseignement de la musique ne figure pas au programme des Ecoles primaires de l'Italie. Lorsque quelques municipalités, celle de Turin par exemple, l'introduisent de leur propre autorité, on ne peut le conBidérer comme un véritable enseignement de la musique,
puisqu'il n'y est pas question de solfège. Les professeurs font simplement apprendre à leurs élèves, en les leur chantant préalablement, les chants scolaires qui doivent être exécutés dans certaines occasions, notamment le jour de la distribution des prix. Dans certains villages, où le professeur est un prêtre, la même méthode est employée pour l'étude des chants religieux destinés à rehausser les cérémonies du culte les jours de grande solennité.
Du reste, les membres de la section musicale du Conseil supérieur de l'Instruction publique ne paraissent pas disposés à modifier l'état de choses actuel : ils considèrent que les élèves des Ecoles primaires n'ont pas encore la voix formée, que leur programme est trop chargé pour laisser une place sérieuse à la musique, — peut-être aussi, en dehors des villes, les professeurs n'ont-ils pas les connaissances suffisantes;— toujours est-il que l'on ne fait rien en haut lieu pour développer l'enseignement musical dans les Ecoles primaires; ou préfère laisser toute la charge de cet enseignement aux Instituts musicaux, qui, eux, forment d'excellents élèves ; chanteurs ou instrumentistes.
A ces renseignements viendront se joindre ceux recueillis dans un livre récent, la Musique actuelle en Italie, publié chez Durdilly (Ch. Hayet successeur), éditeur à Paris, et aussi à la librairie Fischbacher.
L'auteur, M. Eugène d'Harcourt, fut chargé par le gouvernement français d'une mission dont ce livre donne les résultats curieux et d'une précieuse documentation. Après avoir extrait tout ce qui se rattache au sujet du présent ouvrage, je demandai à M. d'Harcourt l'autorisation de reproduire ici quelques-uns de ces extraits, et je reçus de lui la réponse suivante :
Paris, 1er avril 1908.
Tout est à votre disposition, bien entendu, dans la Musique en Italie. Je viens de terminer la Musique en Allemagne, travail qui m'a pris quinze mois; je pars terminer ma mission par les pays Scandinaves.
A vous, mes meilleurs souvenirs.
Eugène d'H.\rcoi"rt.
Citons dans l'ordre adopté par l'auteur :