‹ Monographie universelle de l'Orpheon, societés chorales, harmonies, fanfares, avec documents inedits, recueillis par les representants de la France a l'etranger [par] Henri Marechal [et al.]Chapitre 17 sur 97 · PRINCIPAUX OUVRAGES A CONSULTER · texte numérisé non relu

PRINCIPAUX OUVRAGES A CONSULTER

Ainsi qu'on a pu s'en rendre compte déjà, dans l'incessant développement de l'institution orphéonique appliquée aux Ecoles, le nom s'est souvent rencontré des plus hautes personnalités musicales; elles n'ont pas dédaigné, en effet, d'apporter leur collaboration à un répertoire qui s'est de plus en plus enrichi.

Il ne saurait être question de donner ici un catalogue complet des innombrables ouvrages qui ont été écrits sur ou pour les Ecoles ; on se bornera donc à en citer quelquesuns, en renvoyant le lecteur au catalogue particulier de chaque maison d'édition de Paris, de la province et de l'étranger.

F. Bazin. — 7 petits Chœurs (Lemoine, édit.).

L. BouRGAL'LT-DucouDRAY. — âO chœurs pour voix d'enfants (Choudens, Grus, Heugel, Durand, Ardeau, Noël, Lemoine, édit.).

A. Chaplis. — Leçons de solfège à 2 voix : 1 volume, cours moyen; 1 volume, cours supérieur. Solfège d'ensemble pour l'étude du chant choral, en 3 volumes. Solfèges de concours de 1895 à 1908. La série sera continuée. Le Pinson, la Source, à 3 v. (Durand, édit.). 9 transcriptions pour 3 V. d'enfants (Choudens, édit.).

A. Danhalser. — Les Matinées orphéoniques, 12 chants à 3 voix- Une centaine de chants à 1 et 2 voix en /O cahiers (Lemoine, édit.).

Léo Delibes. — Chœurs d'enfants (Pinatel, édit.). Messe. Voyage enfantin, à 3 voix (Heugel, édit.).

Dkouin. — Plus de 600 leçons de solfège; 10 transcriptions à 2 v.; 42 chants scolaires à 1 v.; 46 à 2 v.; 4 chœurs à S v., etc. (Leduc et Bertrand, édit.).

Ch. Gounod. — tù m(^lodies enfantines (Lebeau, édit.). 4 mélodies enfantines (Choudens, édit.). 34 chœurs })Our voix d'enfants (Lebeau, édit.). Consulter en outre le catalogue de Lemoine.

Georges Kastner. — Les Chants de la vie, Bibliothèque pédagogique, 41, rue Gay-Lussac, à Paris.

F. KoEMG. — En souvenir, 21 chants à 1, 2 et 3 v. (Jeandé, édit.), recueil posthume publié sous la direction de Paul Puget et Toulmouche.

Laurent de Rillé. — Plus de 150 chœurs pour 2 et 3 voix d'enfants, parmi lesquels ou doit citer : les Provinces de France (Auvergne, Bourgogne, Bretagne, etc., avec des noms de villes, de fleuves; sortes de leçons de géographie fort spirituellement mises en musique), les Mois de l'année, les Petits Bûclierons, les Moissonneurs, les Vendanges, le Coq et la Poule (fable), le Furet, etc. (Heugel; Grus, Lory, Margueritat, édit.).

Henri Maréchal. — Les Chants de l'en fance et de la jeunesse, 36 morceaux à 1 et 2 voix (Hatier, libr. édit.), 3 Fables de La Fontaine, les Saisons, à 3 v., les Cerises, à 3 v., l'Enfant, à 3 v. (.Monvoisin, édit.), le Cerf-Volant, à 3 v. (Choudens, édit.), le Jour de l'an, à 2 v. (Gregh fils, édit.), Cre'puscule, à 2 v. (Noël, édit.), Chanson des rabots, k3 v., la Flotte des Tuileries, à 2 v., l'Absence, à 2 v. (Lemoine, édit.).

Massenet. — A la jeutiesse, ch. à 2 voix (Heugel, édit.).

Pompée. — Introduction du chant populaire en France. TN'ilhem, 15842, Bibliothèque pédagogique, 41, rue Gay-Lussac, à Paris. A cette bibliothèque se trouvent encore, avec bien d'autres ouvrages traitant ces questions, les Rapports et Programmes : Enseignement du chant; Travaux de la commission de 1884; Rapports de Saint-Saêns, Bourg aidt-Ducoudray, Danhauser, Dupaigne.

Paul Puoet. — Que dit, que dit? à 3 v., extrait de VAme enfantine, de Marc Legrand; Chant de la moisson. Sur la pente d'Alsace (solfège à 2 V. de Marmontel) (Armand Colin, édit.), l'Etang, Ronde du renouveau, à 2 V. (Fromont, édit.).

A. Saintis. — / / chœurs à 3 voixjmur les Ecoles. Etude sur l'orphéon (.Montauban).

G. Saint-Saens. — Chanson de grand-père (Durand, édit.). JuLiE.N TiERSOT. — 100 chants populaires pour les Ecoles, en trois

séries, — paroles de Maurice Bouchor, — recueil pour voix seule, ou pour chaut et piano, ou eu chœur (Hachette, édit.).

Paul Vidal. — En moisson (Leduc, édit.), le Cordicr, recueil de VAme enfantine, de Marc Legrand (Arm. Colin, édit.).

Ch.-.M. Widor. — Accompagnements des Vieilles Chansons pour les petits enfants (E. Plon-Nourrit et C'S édit.).

WiLHEM. — Tableaux définitifs (1836), Répertoire de musique vocale sans accompagneinent , composé de pièces inédites et de morceaux choisis à voix seule ou à plusieurs parties (5 vol. in-So). Bibliothèque pédagogique, rue Gay-Lussac, à Paris.

On trouve, en outre, dans le répertoire des Ecoles, des œuvres nombreuses de LuigiBordèse, de Weckerlin, d'Emile Pessard et de bien d'autres, auxquelles il faut ajouter des transcriptions , très nombreuses aussi, des opéras célèbres, écrites avec beaucoup d'expérience et de talent par divers auteurs, succédant eux-mêmes à de très remarquables musiciens qui, par ce moyen, ont su faire pénétrer dans les Ecoles les plus belles inspirations des grands maîtres.

Pour clore la série de ces renseignements il faut citer encore — et surtout — un ouvrage unique :

Histoire générale de l'institution orphéonique fraiiçaise, pai' Henry- Abel Simon (Margueritat éditeur, à Pai'is).

Ces annales sont un miracle de patience, de mémoire et de labeur! Elles racontent la vie de l'Orphéon mois par mois, jour par jour, heure par heure, depuis son origine jusqu'à Tannée 1865 environ.

Il ne sera loisible à personne de traiter le sujet sans consulter l'extraordinaire livre d'Abel Simon.

Aussi, dès que la présente étude — d'ailleurs fort différente de la sienne — eut été décidée, le premier soin de l'auteur fut-il de demander à Simon l'autorisation de puiser dans ses Annales comme à une source vive ; et cette autorisation lui fut accordée en principe dans une première lettre que voici :

Meudon, 31 octobre 1904.

J'ai en effet écrit une Histoire de l'institution orphéonique française, qui doit aller des origines jusqu'à 1870 ; mais elle n'est pas tout à fait terminée.

Je suis allé à ce jour jusqu'à 1865, et je terminerai lorsque le temps me sera moins mesuré.

Il y a déjà de prêt environ deux gros volumes en manuscrit définitif qui ne sont point publiés encore, car, jusqu'ici, je n'ai point trouvé Féditeur-phénix!... Ce genre de travail est difficile à placer, quoique ce soit un véritable ouvrage de Roruain!... Je crois bien que je travaille en fait (je le crains du moins) à préparer des cornets de papier pour les épiciers-futurs... Behélas!

Depuis trois ans, je suis attelé à ce tonneau des Danaïdes de mes souvenirs et à ce tombereau de documents; et je crains d'en avoir encore pour une bonne année avant de terminer.

Pour ce qui est de 1870 jusqu'à nos jours, je ne crois pas devoir m'y risquer : non pas que la tâche m'effraye, mais je crains que cela ne se noie dans un fatras de documents monotones et diffus, car cette période s'est un peu passée à pivoter sur place; et puis il y a encore bien des vivants qu'il serait à craindre de blesser.

J'ai, en brouillon, une autre œuvre : la Mission de l'art musical dans le -peuple, qui n'est pas tout à fait au point, mais qui complétera les fjrandes ligues de l'Histoire primitive, tout en la continuant sommairement.

Tel est l'état de mon travail actuellement.

Je vous confierai volontiers ces manuscrits très volumineux, s-i vous pensez qu'ils puissent vous être utiles; mais, en ce cas, je vous les recommanderai comme la prunelle de mes yeux, car ces manuscrits sont uniques, et s'ils s'égaraient, ce serait pour moi bien des années perdues.

Je serai particulièrement heureux de vous être agréable en cette circonstance, et je vous prie d'agréer, cher maître, l'assurance de mes sentiments cordiaux et distingués.

A. Simon.

Deux années passèrent — car entre un livre projeté et le même livre terminé il y a souvent place pour bien des mois ! — Or, quelques jours avant sa mort, Abel Simon, à qui TauLorisation définitive et écrite venait d'être demandée, trouva la force de répondre ceci :

Meudon, 9 octobre 1906.

Je consens, pour ma part, à ce que vous désirez, et même je vous en remercie; mais il faut aussi l'autorisation de Margueritat, qui publiera le livre.

Je lui envoie votre lettre, et je ne doute pas qu'il consente aussi.

Jlille bonnes amitiés de votre vieux toujours malade.

A. Simon.

Et, les choses suivant leur ordre logique, la maison

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Margueritat, à son tour, voulut bien m'adresser les quelques mots suivants :

10 octobre 1906.

Notre excellent collaborateur et ami H.-A. Simon nous communique votre lettre par laquelle vous lui demandez de reproduire les faits intéressants de son Histoire générale de l'institution orphéonique française, publiée par le Monde orphéonique.

Nous vous y autorisons avec plaisir, à la condition que, suivant vos propres observations, ces extraits seront assez sommaires et résumés, et qu'un renvoi indiquera la source où le renseignement a été puisé.

Veuillez agréer, etc. Margueritat.

Voilà donc pourquoi on a déjà relevé dans les pages qui précèdent quelques extraits accompagnés du nom d'Abel Simon ; et beaucoup d'autres se rencontreront dans les pages qui vont suivre.

A la mémoire de l'auteur, comme à l'éditeur, les remerciements les plus émus et les plus chaleureux viennent prendre place ici.

Enfin, au chapitre suivant, le lecteur trouvera quelques notes biographiques sur ce fervent et éloquent apôtre de 'idée orphéonique que fut Abel Simon.

ALLEMAGNE

Alsace-Lorraine.

Après 1870, les premiers ouvrages musicaux employés dans les Ecoles en Alsace-Lorraine avaient pour auteur M. W. Sering, directeur de musique à ÏEcole normale des instituteurs, à Strasbourg, qui a également établi des tableaux synoptiques musicaux. D'autres travaux écrits dans le pays même, pour l'enseignement scolaire, savoir ceux de M. J. Wolf, professeur de musique à V Ecole normale des instituteurs protestants, à Strasbourg, le recueil de M. Guillaume Hoffmann, instituteur et organiste à Strasbourg, et le livre de chœurs de MM. Albrecht, Hutt et Mûller, ont été, depuis, répandus au même titre dans les Ecoles d' Alsace-Lorraine. A ces ouvrages vient s'ajouter une publication nouvelle intitulée Die Musik in Schule und Haus, et qui a pour auteur Mi'e Amélie Miincli, professeur de musique à l'Ecole normale des institutrices, à Strasbourg,

Toutes ces collections sont destinées à faire naître et à développer, en outre, l'amour de la nature et l'amour de la patrie. Dans les Ecoles élémentaires, en plus des tableaux synoptiques, Notentafdn, de Sering, on se sert indistinctement, suivant le choix du maître, des recueils de Lieder suivants : W. Sering, Die Volkslieder des Normallehrplans; Hamma, Liedersammlung fur Volkssclmlen; J. Wolf, Liederhuch f'àr die Elemeniarschulen von Elsass-Lothringen ; W. Sering, Der Elementargesangunterricht; P. Albrecht, C. Hùtt et R. Millier, Elsass- Lothringischer Liederschalz.

Les Lieder religieux sont tirés des recueils suivants :

Pour les catholiques. Die Geisf lichen Gesange des Normal-Lehrplans J'ûr die katholischen Schulen in Elsass-Lothringen , choisis dans le Psallite ou Psautier du diocèse de Strasbourg, et chantés dans les écoles communales de la Basse-Alsace et de la Haute-Alsace. Magnificat, livre des chants et des prières du diocèse de Fribourg-en- Brisgau.

Die Geistlichen Gesange des Normal-Lehrplans fiir die katholischen Schulen im Rezirk Lothringen, choisis dans le Gesang und Gefjetbuch du diocèse de Metz, chantés dans les écoles communales de la Lorraine.

Pour les élèves protestants :

Evangelisches Gesangbuch fur Elsass-Lothringen.

J. Wolf, Choralbuck zum evangelischen Gesangbuch fur Elsass- Lothringen.

Gesangbuch fiir Christen Augshurger Konfession.

Zwei und dreistimmige Chorale fiir die evangelischen Schulen und Vereine in Elsass-Lothringen, publié par la Conférence pastorale de Strasbourg.

Dans les écoles catholiques et protestantes on chante aussi :

S. Wagner, Liederbuch fiir Volks und hijhere Schulen.

Dans les écoles moyennes et supérieures (Mitlelschulen et Hohere Schulen) les Volkslieder comprennent :

W. Sering, Gescinge fiir die Chorklassen (Oberklassen) hoherer Mûdchenschulen.

J. Wolf, Liederbuch fiir Mitlelschulen, TlJchter schulen und Oberklassen gehobener Elementarschiiler.

Sander, Gesange fier 3 u A stimmige Frauenchbre.

W. Sering, Mehrstimmige Gesange fur hohere Mûdchenschulen und Lehrerinnenseminare.

Selon les préférences du maître, les recueils répandus dans les écoles sont :

Sering, Liederkranz.

Sering, Chorbuch.

Sering, Auswahl von Gesângen fiir Gymnasien und Realschulen.

S. Wagner, Liederkranz.

Albrecht. Hiitt et Millier, Liederschalz.

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