‹ Monographie universelle de l'Orpheon, societés chorales, harmonies, fanfares, avec documents inedits, recueillis par les representants de la France a l'etranger [par] Henri Marechal [et al.]Chapitre 45 sur 97 · DES RELATIONS EXTÉRIEURES · texte numérisé non relu

DES RELATIONS EXTÉRIEURES

San Salvador, le 25 mai 1905.

M. Drews, chef de musique, à M. le sous-secrétaire des relations extérieures.

Monsieur, Je réponds à votre note relative au désir du gouvernement français d'être renseigné sur le nombre, l'importance, le caractère et le répertoire des sociétés musicales au Salvador.

11 y a dans la République cinq sociétés musicales : 1° celle des Suprêmes Pouvoirs; 2° du /<î' régiment d'infanterie : ces deux à la capitale; 30 à Santa Tecla; 4° une à Santa Ruma, et la 5" à Sousmate; ces quatre sociétés sont militaires et composées de moins de musiciens que celle des Suprêmes Pouvoirs.

Les leçons de musique qui y sont données le sont d'après les méthodes des auteurs les plus modernes de toutes les nations.

Il y a aussi quelques associations de musiciens s'occupant de donner des sérénades et jouant dans les bals. Agréez...

Signé : H. Drews.

HOLLANDE

La Hollande met en ligne environ 423 sociétés, dont le classement ne peut s'opérer en trois catégories aussi précises qu'en France ou en Belgique. Beaucoup ont un caractère choral mixte d'abord, c'est-à-dire comportant l'addition des voix de femmes ou d'enfants; et, parmi ces sociétés, beaucoup encore se complètent d'un groupe instrumental, soit d' « Harmonie », soit de « Symphonie », ces dernières devenant alors aptes à exécuter le texte original des grands maîtres.

Néanmoins, les sociétés chorales semblent l'emporter en nombre dans les Pays-Bas, et l'on peut admettre qu'elles y représentent au moins les deux tiers du total. Ce serait donc bien près de 300 sociétés qu'on peut mettre à l'actif de la Hollande.

lu MONOGRAPHIE UNIVERSELLE DE L'ORPHÉON

On y signale encore une curieuse association : Maastchappij tôt Bevordering der Toonkunst, dont 23 sections sont réparties en 23 communes.

Le détail des nombreuses sociétés chorales de la Hollande ne nous est pas parvenu. Toutefois celles d'Amsterdam, de la Haye et de Maestricht {Maestricht-Star, l'Etoile de la Hollande) sont venues plusieurs fois se faire entendre en France et s'y sont montrées absolument supérieures.

ITALIE Communication de M. Jean Ritz :

Annecy, le 20 novembre 1906.

Les sociéte's chorales ne sont pas encore très nombreuses en Italie; leur existence date pour ainsi dire du premier concours que j'avais organisé à Turin, en 1881.

Depuis quelques années, il s'est formé quelques chorales mixtes; celle de Turin, la Stefano Tempia, est absolument remarquable.

Ce qui nuit à la formation des sociétés chorales, c'est l'absence de membres honoraires; on ne connaît pas encore en Italie notre mode d'organisation orphéonique qui permet aux sociétés de se rendre si facilement aux concours musicaux, ou, du moins, on ne l'a pas encore adopté.

Annecy, le 24 novembre 1906.

Je comprends maintenant que vous n'ayez pu obtenir du ministère italien des renseignements sur les sociétés chorales. Les sociétés musicales italiennes se forment sans aucune formalité, sans déclaration, sans autorisation ; leur recensement n'a jamais été fait. Depuis quatre ou cinq ans, il s'est formé beaucoup de sociétés mixtes : hommes et enfants ; ces sociétés sont attachées à des églises, sans toutefois être salariées, et elles exécutent également des œuvres profanes qu'elles fout entendre dans les concerts.

Annecy, l^r mars 1907.

L'institution orphéonique commence à se développer en Italie, mais elle n'y est pas organisée comme en France ; cependant les concours de Turin de 1898 et 1902 ont réuni, chacun, plus de soixante sociétés italiennes, et le concours de Milan de 1906 en comptait 110. Le règlement des concours musicaux est le même qu'en France.

Les sociétés chorales à quatre voix d'hommes sont de formation récente, depuis que les concours musicaux ont été introduits en Italie. Lorsque, en 1881, de concert avec notre regretté ami le comte de Villanova, nous organisions à Turin le premier concours international de musique en Italie, on en comptait tout au plus une demidouzaine.

En dehors de l'excellente chorale mixte la Stefano Tempia de Turin, qui compte 90 exécutants, il existe un assez grand nombre de scholx cantorum, à voix d'hommes et d'enfants, fondées par des ecclésiastiques dans les paroisses. La plupart ne chantent que dans les églises, cependant quelques-unes commencent à se faire entendre dans des concerts profanes, et même à prendre part aux concours orphéoniques.

Le répertoire des sociétés chorales à quatre voix d'hommes est fort restreint, peu de compositeurs italiens s'étant encore adonnés à ce genre de composition. Ces sociétés puisent dans le répertoire ancien, réduisent des chœurs mixtes ou traduisent des chœurs français. C'est ainsi que, au dernier concours de Milan, on pouvait voir au programme des chœurs de Gounod, de Laurent de Rillé, d'Abt, de Ritz, à côté des œuvres d'Halévy, de Mercadante, Paisiello, Palestrina, Schumann, Wagner, etc., etc.

Une longue énumération suit la communication de M. Jean Ritz; il en résulte qu'en 1907 il existait en Italie, d'après une liste dressée par M. Oreste Bava, de Turin, 65 sociétés chorales, représentant environ 2,600 chanteurs.

Ces 65 sociétés sont réparties sur un assez grand nombre de villes, pour la plupart dans la région du Nord, et sans que l'importance de ces villes les désigne plutôt qu'une autre à renfermer une société chorale.

Par exemple, si l'on excepte Turin, qui présente H sociétés chorales, Milan descend à 7, Alexandrie et Gènes à 4, Florence à 3, Bologne et Venise à 2, Rome à 1.

Communication de M. Eug. d'Harcourt, la Musique actuelle en Italie (Voir au chapitre II du présent livre) :

Turin. — Il y a à Turin une magnifique 5ocîV<êc^07'a/e mixte, composée d'une centaine de voix, VAccademia di canto corale.

Depuis sa fondation, il y a une trentaine d'années, elle a donné plus de 200 concerts. Elle est actuellement dirigée par le maestro Pachner.

Enfin, dans le journal la Rassegna internazionale di musica, publié à Gênes sous la direction de M. Lorenzo Parodi, M. Vito Fedeli, dans une remarquable étude sur Y Orphéon, écrit ceci :

A la vérité, nous abondons, jusque dans les plus infimes villages, en bandes plus ou moins musicales ; mais le genre choral est toujours ignoré par la majeure partie de ceux mêmes qui professent le culte de la musique populaire.

LUXEMBOURG (Grand -duché de).

Communication officielle :

En laissant de côté les chœurs des églises et les sociétés chorales des villages, dont la culture artistique est peu avancée, on compte dans le grand-duché 80 orphéons, dont les principaux sont :

Les Enfants de Luxembourg 80 voix.

L'Union dramatique de Luxembourg . . 60 —

Société chorale de Luxembourg 60 —

Sang und Klang de Luxembourg .... 50 —

Société chorale d'Hollerich 60 —

Sângerbund de Diekirch 50 —

Société chorale de Dommeldange. ... 40 —

Société chorale de Wormeldange. ... 35 —

Société chorale de Hespérange 40 —

Mémorial du grand-duché de Luxembourg , samedi 4 mars 1905 :

Les subsides suivants sont accordés, pour l'année 1904, aux communes dénommées ci-après, dans l'intérêt de leurs Ecoles et sociétés de musique vocale et instrumentale, savoir :

1 o A la ville de Luxembourg 1 . 600 fr.

2° — d'Echternach 300

30 de Wiltz 400

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