‹ Monographie universelle de l'Orpheon, societés chorales, harmonies, fanfares, avec documents inedits, recueillis par les representants de la France a l'etranger [par] Henri Marechal [et al.]Chapitre 48 sur 97 · STATUTS · texte numérisé non relu

STATUTS

La Société instituée le 1^^ septembre 1881, sous le titre de Orphéon français de Lima, a pour but de favoriser les progrès de l'art musical au moyen d'études et de concerts privés.

De la Société.

Article premier. — 1^ Orphéon n'admet que des Français ; son caractère étant entièrement privé, il ne prêtera son concours qu'aux Sociétés françaises.

Article S. — II se compose : 1° de membres actifs ; 2° de membres honoraires.

Sont considérés comme actifs les sociétaires qui assistent aux classes et ceux qui prennent part aux concerts de la Société.

Article 3. — VOrphéon est administré par un comité de dix membres nommés en assemblée générale ; il se compose de : un président, un vice-président, un secrétaire, un trésorier, un bibliothécaire, deux inspecteurs honoraires et trois inspecteurs musiciens.

Le président et les deux inspecteurs honoraires sont choisis parmi les membres honoraires; les autres membres du comité sont choisis parmi les actifs.

Us sont élus pour un an et sont rééligibles.

Le professeur nommé par le comité aura voix consultative.

Des sociétaires.

Article 4. — Tout Français désirant faire partie de la Société à titre de membre actif adressera une demande écrite au secrétaire; cette demande sera lue à la classe suivante et affichée pendant huit jours. Après ce délai, la classe sera appelée à statuer sur la demande, sous la présidence d'un inspecteur musicien ou, à son défaut, du doyen d'âge. Le vote se fera au scrutin secret, et l'admission ne sera prononcée que si le candidat réunit les deux tiers des voix des membres présents. Après l'admission, le postulant, qui devra posséder les premières notions de solfège, passera un examen devant les inspecteurs musiciens. Le secrétaire informera le candidat du résultat du vote de la classe.

Article S. — Les membres honoraires seront inscrits sur la proposition de deux sociétaires et admis sur l'approbation des inspecteurs honoraires.

Article 6. — Tout sociétaire a le droit d'assister aux concerts privés de VOrphéon avec les dames de sa famille; il peut en outre demander des invitations pour une ou deux familles de nationalité étrangère, demande qui sera soumise au comité, qui se réserve le droit de l'agréer ou de la refuser.

Article 7. — La cotisation mensuelle est payable d'avance et fixée à six réaux argent pour les membres actifs, et à huit réaux pour les membres honoraires.

Article 8. — Tout débiteur de trois mois perdra son titre et ses droits.

Attributions des membres du comité.

Article 9. — Le président représente la société'; il préside les assemblées générales et les sessions du comité; il convoque les assemblées générales extraordinaires, avec l'assentiment des inspecteurs honoraires.

Article y 0. — En cas d'absence du président, le vice-président a les mêmes attributions.

Article II.— Les inspecteurs honoraires contrôlent les livres du trésorier quand ils le jugent opportun, fixant néanmoins le jour à l'avance. Ils approuvent ou rejettent l'admission des membres honoraires. Ils autorisent les dépenses pour les concerts et contrôlent les recettes.

Article 12. — Les inspecteurs musiciens veillent à. la marche régulière des études. Ils approuvent ou ditTèreut l'admission des membres actifs après le vote de la classe. La direction et l'ordre des concerts sont à leur charge ; ils nomment à cet effet les commissions auxiliaires qu'ils jugent nécessaires. Ils forment une commission qui décide de toutes les questions musicales de VOrpliéon.

Article y 3. — Le trésorier est chargé des recettes et des dépenses de la société. Les dépenses extraordinaires seront autorisées par le

comité. Il présentera à chaque assemblée générale un compte rendu exposant l'état financier de la Société. Il dressera chaque année un inventaire des objets et existences appartenant à la Société. 11 est responsable des fonds qu'il administre.

Article 14. — Le secrétaire rédige les procès-verbaux des assemblées générales et des réunions du comité; il inscrit les sociétaires entrants et sortants, dont il pagse les noms et adresses au trésorier. Il est chargé de la correspondance, signe les lettres, convocations, avis, etc., après approbation du président. Il est dépositaire des archives.

Article 13. — Le bibliothécaire s'occupe particulièrement de la conservation des partitions et morceaux de musique; il en est responsable, et les met à la disposition des membres actifs contre reçu. Chaque année, il dresse un inventaire de la bibliothèque.

Article 16. — Le professeur choisi par le comité est chargé de la direction des études et dirige l'Orphéon aux concerts ainsi qu'à toutes les cérémonies où celui-ci prendra part.

Dispositions générales.

Article 17. — L'assemblée générale se réunit tous les ans en séance ordinaire dans la première quinzaine du mois d'août, pour entendre les divers rapports et pour élire les membres du comité.

Les membres honoraires ne peuvent voter que pour le président et les deux inspecteurs honoraires; ils se réunissent encore en assemblée générale extraordinaire chaque fois qu'ils sont convoqués par le président.

Article 1S. — L'assemblée générale sera constituée avec les membres présents et l'assistance de cinq membres du comité. Toute élection est faite au scrutin secret et à la majorité des votants.

Article 19. — Lorsque, dans le cours d'un exercice, le comité perd un de ses membres honoraires pour une cause quelconque, une assemblée générale extraordinaire sera convoquée dans la quinzaine pour élire son remplaçant.

Article 20. — L'exclusion d'un sociétaire pour motifs autres que ceux de l'article 8 sera décidée par le comité.

Article 21. — Les services des amateurs et artistes étrangers à la Société pourront être acceptés avec l'assentiment du comité, qui pourra, s'il y a lieu, leur accorder le titre de Membres d'honneur.

Article 22. — La Société de VOrphéon ne pourra prendre fin que dans le cas de force majeure ou bien si les cinq sixièmes de ses membres actifs en faisaient la demande par écrit. Dans ces cas, l'assemblée générale sera convoquée dans la huitaine pour décider et aviser à la liquidation.

Cette assemblée nommera au scrutin secret une commission composée de trois membres, qui sera chargée, concurremment avec le comité, d'opérer cette liquidation, dont le produit sera partagé entre

la Société française de bienfaisance de Lima et la Compagnie des Pompiers « France n^ 1 ».

Article 53. — Les Statuts de VOrphéon peuvent être modifiés sur la proposition du comité ou de la majorité des membres actifs; ces modifications seront soumises aux assemblées générales ordinaires ou extraordinaires, qui décideront à la majorité des membres présents.

Lima, janvier 1893.

Le 20 mai 1905, c'est-à-dire 23 ans après sa fondation, VOrphéon français de Lima donnait son soixantième concert, dont tous les programmes nous furent envoyés. Les œuvres chorales les plus fréquemment exécutées sont signées de Gounod, Ambr. Thomas, Ad. Adam, Clapisson (1808-1866), Bazin, Laurent de Rillé, Saintis, etc.

A cette date de 1905, le directeur de la société était M. C. Rebagliati.

PERSE

Communication officielle :

Il n'existe aucune société chorale en Perse.

Général Lemaire,

Chef des musiques du Schah de Perse.

PORTUGAL

Il n'existe pas de sociétés chorales eu Portugal. Il s'en forma une, il y a 22 ans, à Porto, composée d'amateurs qui exécutèrent nombre de pièces chorales, notamment d'Ambroise Thomas et de Schubert. Mais, peu à peu, la société dévia de son but primitif, et elle ne se borne plus maintenant qu'à organiser des concerts vocaux et instrumentaux, pour lesquels des artistes étrangers ont été souvent engagés.

Communication de M. Lambertini, de Lisbonne:

SERBIE 123

On ne trouve en Portugal aucune organisation du chant choral semblable à celle de la France ou d'autres pays. Quelques tentatives isolées, dues à l'initiative de rares professeurs, ont eu lieu en quelques circonstances d'exception; mais, d'après les renseignements recueillis aux meilleures sources, on peut dire qu'à ce jour (1907) l'institution orphéonique, selon le sens que nous donnons à ces mots, est inconnue en Portugal.

SERBIE

Communication officielle :

LEGATION DE FRAKCE Belgrade, le 12 novembre 1905.

en Serbie.

Le vicomte de Fontenay, charrjê d'affaires de France à Belgrade,

à Son Excellence M. le Président du conseil.

Ministre des affaires étrangères.

J'ai l'honneur de communiquer à Votre Excellence, pour être transmis au Ministère de l'Instruction publique et des Beaux-Arts, les renseignements qu'Elle a bien voulu me demander sur l'organisation des 50c/e'/e'5 musicales orphéoniques de Serbie.

Ces renseignements, qu'il ne m'a pas été possible d'obtenir plus tôt, sont relatifs au nombre, au caractère et au répertoire des sociëte's musicales de Serbie et m'ont été fournis par le Département royal de l'Instruction publique et des Cultes.

11 existe en Serbie 37 sociétés chorales. Les principales se trouvent à Belgrade ; ce sont :

La Société de chant de Belgrade, fondée en 1853 (60 ex.);

La. Société Stankovilch, fondée en 1881 (30 ex.);

La Société universitaire de chant Obilitch, londée en 1884 (60 ex.);

La Société de chant des ouvriers de Belgrade, créée en 1884 (100 ex.).

Les sociétés c/iora/e^ chantent principalement des compositions de musique serbes et slaves. Les principaux compositeurs serbes sont: Cornélié Stankovitch, Mita Topalovitch, Joseph Mariukovitch, Stevane Hocragnatz. Parmi les jeunes se distinguent : Stacha Binitchki, Petar Krstitch, et Isidor Bayitch.

Les compositeurs slaves dont on chante le plus les œuvres en Serbie sont : Dvorjak, Tchaïkowvski, Smétane, Glincka, Mognouchko, Borthianski, Bendl, Zaitz, Havlas, Davorine, Yenko, etc.

Parmi les compositeurs français, ceux dont on chante le plus les morceaux sont : Gounod (le chœur des soldats de Faust), Bazin {les

Croises en mer), A. Thomas {le Carnaval de Rome), Bizet [El Habanera de Carmen), etc.

Les compositeurs allemands que l'on interprète le plus souvent sont : Schubert, Schumann, Mendelssohn, Bramhs, Hugo Wolf.

La Société de chant de Belgrade (la plus puissante et la plus ancienne des sociétés de chant en Serbie) interprète aussi de grandes œuvres chorales avec orchestre, telles que le Stabat Mater de Dvorjak, Mirjamis Siegesgesang, de Schubert, des scènes d'opéras comme la Vie pour le tsar et Olav Treegason, de Greeg, etc.

Signé : Fontenay.

SIAM Communication officielle :

LÉGATION Bangkok, le 30 mai 1905.

DE LA

REPUBLIQUE FRANÇAISE an Siani.

A. M. Riffault, Ministre de France à Bangkok, à Son Excellence M. le Ministre des affaires étrangères, à Paris.

J'ai l'honneur de répondre à la demande de renseignements que Votre Excellence a bien voulu m'adresser sur l'organisation des sociétés musicales à Bangkok.

Combien existe-t-il de sociétés chorales ?

Aucune. Une seule a vécu de 1884 à 1889; elle était composée d'une quinzaine d'amateurs européens, la plupart allemands.

Depuis quelques années, leur chef, le major Luang Vathit Borathet, et un Allemand nommé Jacob Veit, qui depuis 30 ans est au service du gouvernement siamois, comme chef de musique européen, ont composé et harmonisé quelques chants populaires dont les principaux sont :

Sanrason Phra Borami (chant national siamois) ; ce chant a été composé, croit-on, parLuUi;

Maha Xai Samrab Khamnab Thong Phendin Sajam (salut au drapeau siamois) ;

Xoh Chin (marche chinoise) ;

Xoh Xing (marche siamoise) ;

Khamen Saijok (marche cambodgienne);

Thajoi Saijok (marche étrangère);

SUEDE 125

Kkek Sarai (les algues arabesques) ; Sao Suei Luai (la belle vierge Luai) ; Tha je (l'habitant du Pégou).

Signé : A. Riffadlt.

SUEDE

Communication officielle :

LEGATION DE FRANCE Stockholm, 16 jnin 1905.

EN

Saëde et Norvège.

Il existe en Suède plusieurs sociétés chorales. Les principales sont :

a) Stockholm. — Choeurs mixtes. — Musikfôreningen (Société de musique, 130 ex.).

Nya Filharmoniska sàllskapet (Nouvelle société philharmonique, 130 ex.).

Ceciliakoren (Chœur Sainte-Cécile, 60 ex.).

Gothembourg. — Filharmoniska scillskapet (Société philharmonique).

Malmô. — Sydsvenska Filhannonien (Philharmonie de la Suède méridionale).

IJpsala. — Filharmoniska sàllskapet.

Vesteràs. — Filharmoniska sàllskapet.

Gefle. — Concordia.

b) Stockholm. — Chœurs d'hommes. Bellmanskbren (40 ex.). Stockholms allmânna sàngfôrening (Société de chant de Stockholm,

50 ex.).

Stockholms sàngareforbund (Association des chanteurs de Stockholm, 60 ex.).

VrartettsàngarefÔrbundet (Association des chanteurs de quatuors, 30 ex.).

Upsala. — Allmdnna studentsàngarfbreningen (Association générale des étudiants chanteurs, 200 ex.).

Orfei Dràngar (les Valets d'Orphée, 60 ex.).

Lund. — Studentsàngforeningen (Association de chant des étudiants, 200 ex.).

Parmi les compositeurs Scandinaves dont les chœurs ont figuré sur le répertoire des sociétés, on remarque : .\1M. Hugo Alfrén, Andréas Hallén, Ivar Hallstrôm, Ivar Hedenblad, Aug. Kôrling, J.-A. Josephson, A.-F. Lindblad, Ludvig Norman, Albert Rubenson, Emil Sjô-

gren, P.-U. Stenhammar, Wilhelm Stenhammar, "Wilhelm Svedbom, August Sôderman, Karl Valentin, Gmmar Wennerberg et Erik Akerberg, tous Suédois; et Edv. Grieg, Christian Sindiug, N.-W. Gade, J.-P.-E. Hartmann, P. Heisc, Cari Nielsen, etc., Norvégiens ou Danois. Le répertoire des chœurs d'hommes est forcément plus restreint. Il renferme bien certaines compositions de maîtres étrangers, mais est principalement basé sur des œuvres nationales.

SUISSE

Communication officielle :

438 sociétés chorales. — Dans le canton de Genève il faut signaler parmi Iss plus importantes : la Cécilienne, la Muse, toutes deux, d'environ 80 exécutants; plus deux autres sociétés d'une soixantaine de membres chacune et ne chantant qu'en langue allemande : la Liedertafel et la Liederkranz.

Le répertoire des sociétés chorales de ce canton reste à peu près le même que celui des sociétés françaises.

« En Suisse, comme dans le Tyrol et dans quelques contrées de la Bavière et de l'Autriche, il existe une sorte de chaut simple et primitif d'une nature à part et d'une indicible mélancolie. Les mélodies pour lesquelles on l'emploie s'appellent en allemand lodler. C'est ce que nous appelons en France la Tyrolienne.

« Les tyroliennes sont souvent chantées à quatre voix, soit par des hommes, soit par des femmes, soit par des hommes et des femmes en même temps. 11 se forme aussi, parmi les montagnards, des réunions où l'on se plaît à répéter en commun les chants traditionnels du pays. Ceux des chanteurs qui ont les plus belles voix, mais qui appartiennent à des familles pauvres, organisent de petites sociétés de quatuor et entreprennent des voyages lointains. C'est par eux que l'on a connu en France ce genre de musique.

« Ce chant choral de montagne n'est pas le seul que l'on cultive en Suisse. Là, comme dans beaucoup d'autres pays, la musique populaire embrasse l'exécution des psaumes et des cantiques sacrés.

« En Allemagne, les Liedertafeln et les Liederkraenze ont mis à profit cet élément nouveau; ils ont donné place aux chants iodlés, que les bons musiciens et les bons chanteurs savent polir et rendre tout à fait dignes de la langue poétique des sons. »

(Abel Simon.)

SUISSE 127

Il y a quelques mois, à Paris, une foule nombreuse s'était donné rendez-vous au Trocadéro pour y entendre la célèbre chorale suisse le Maennerckor Zurich.

Cette société fut fondée en 1826 par Hans-Georg Naegeli, le créateur du chœur d'hommes à quatre voix, qui est cultivé surtout en Allemagne, en Autriche et en Suisse. Après de brillants débuts, elle passa une seconde période de prospérité sous la direction de W. Baumgartner. C'est à cette époque (1853) que Richard Wagner eu fut nommé membre honoraire, en souvenir d'un concert dans lequel le Maennerchor exécuta avec d'autres sociétés zurichoises, sous sa direction, les chœurs du Vaisseau Fantôme, de Tannhaûser et de Lohengrin, concert qui est répété tous les vingt-cinq ans en souvenir du séjour du grand compositeur à Zurich.

Le compositeur Cari Attenhofer, directeur de 1866 à 1904, conduisit la société de succès en succès, non seulement dans les concours nationaux suisses, mais aussi dans des tournées de concerts à Strasbourg, Francfort, Cologne, Augsbourg, Munich, Inspruck et Milan. Dans les concerts de bienfaisance donnés dans ces villes, ce sont surtout les compositions d'Attenhofer et de Frédéric Hegar qui remportèrent le plus grand succès.

C'est sous la direction de M. Volkmar Andreae que le Maennerchor est venu affronter les suffrages du monde musical parisien.

Si le Maennerchor doit en grande partie ses succès à la brillante direction qu'il a su s'assurer pendant toute son existence, le mérite de sa renommée revient aussi à l'éducation musicale telle qu'elle est pratiquée en Suisse, et spécialement à Zurich. Cette éducation commence à l'école primaire, se poursuit obligatoirement dans l'enseignement secondaire et donne encore à l'étudiant l'occasion de cultiver le chant. La jeunesse universitaire de Zurich a formé une société chorale, Studentengesangverein, connue dans tout le pays par la verve de ses productions. Cette société d'étudiants est devenue pour ainsi dire une pépinière pour le Maennerchor Ziirich, qui se compose actuellement, comme au moment de sa fondation, non seulement de commerçants et d'artisans, mais aussi d'hommes appartenant à toutes les classes libérales (médecins, jurisconsultes, instituteurs, pasteurs, ingénieurs, etc.).

Pendant des mois, tous ces hommes ont consacré de nombreuses soirées aux répétitions. Ils se sont cotisés pour subvenir aux frais de leur voyage et séjour à Paris. Ils sont venus nous offrir un régal artistique, dont le produit net fut, d'après une ancienne tradition, destiné aux œuvres de bienfaisance suisses et françaises.

Ce concert, donné avec le concours de l'orchestre des concerts Lamoureux et de M. Vierne, organiste de Notre-Dame, comportait

différents chœurs qui ont permis à cette belle phalange d'affirmer des qualités de précision dans les attaques, d'homogénéité et de sonorité puissante dans l'interprétation. Nous citerons plus particulièrement Sous la feuillëe, de Weber, chœur d'hommes ; A. Capella, les Revenants^ de Tydal, la Marche des morts, chœur avec orchestre d'un effet si impressionnant, et l'Automne, également avec accompagnement d'orchestre et orgue. Le concert s'est terminé par l'exécution de la Marseillaise par les chœurs et l'orchestre.

{Le Monde orphe'onique.)

URUGUAY Communication officielle :

Annexe à la dépêche adressée par la Légation de France en Uruguay à la sous-direction des Affaires consulaires.

I Montevideo, le 31 mai 1905.

Note sur les sociétés musicales.

D'après des renseignements fournis par M. Louis Sambucetti, élève du conservatoire de Paris, directeur de « l'Institut Verdi » :

Il n'existe pas encore de sociétés chorales ayant âge et renommée. De temps à autre, un groupe se forme pour étudier et faire entendre telle œuvre célèbre; mais ces associations, plutôt éphémères, disparaissent une fois le but atteint. L'église de N.-D.-de-Lourdes possède un chœur de jeunes filles qui, une fois ou deux par an, interprète une œuvre religieuse. A l'église basque de 1' « Immaculée-Conception», au couvent des «Adoratrices », on produit de même, à rares intervalles, des œuvres avec chœurs de voix de femmes. En ce moment même, un institut de la ville, la Lyre, a réuni une trentaine de jeunes filles et autant de jeunes gens du monde pour Itur faire apprendre et exécuter eu public un oratorio de Haj'du. Un autre établissement, i'« Institut Verdi », avait organisé une chorale, la « Sainte-Cécile », qui a interprété Saint-Saëns, Massenet, Dubois, d'Indy.

Parmi les unions ouvrières, il s'est constitué une société chorale, r « Orphéon libertaire », qui chante aux assemblées générales et fêtes des corps de métiers.

VENEZUELA 129

VENEZUELA Communication officielle :

LÉGATION DE FRÀHCE 21 mars 1905.

à Caracas.

M. E.-J. Mawi, directeur de l'Académie des beaux-arts, au Ministre de France à Caracas.

... Il n'existe pas au Venezuela de Sociétés c/ioraie5 proprement dites, ni à-'Harmonies, ni de Fanfares. Les quelques orphéons, fanfares ou orchestres qui se sont formés n'ont jamais pris le nom de sociétés.

A la nomenclature qui précède il convient d'ajouter, au regard de chaque pays, un grand nombre de sociétés de Trompettes, Trompes de chasse, Fstudianlinas, Chorales de voix de femmes, Chorales mixtes, de « Symphonies » et enfin de Sociétés philharmoniques réunissant toutes les voix et l'orchestre.

Au sujet de ces dernières, la France, malheureusement, n'occupe qu'un rang assez secondaire; il faut d'autant plus le regretter que la rareté de ces sociétés condamne au silence un répertoire admirable dont le public français n'a aucune idée.

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