‹ Monographie universelle de l'Orpheon, societés chorales, harmonies, fanfares, avec documents inedits, recueillis par les representants de la France a l'etranger [par] Henri Marechal [et al.]Chapitre 64 sur 97 · LEMENT · texte numérisé non relu

LEMENT

(Renseignements communiqués par M. Guillement.)

Harmonie des mines de Liévin.]

Fondée en 1863, sous la formation fanfare, ne tarda pas à être transformée en harmonie.

Des leçons de solfège et des cours élémentaires d'instruments sont donnés tous les jours, depuis la fondation, par quatre professeurs, sous la surveillance du chef de musique.

Classée en excellence en 1888.

Répertoire composé d'ouvertures, fantaisies, ballets, suites d'orchestre des meilleurs auteurs classiques et modernes.

OEuvres principales : andante de la Symphonie pastorale (Beethoven), Symphonie hérdique (Beethoven), 5« Symphonie (Meudelssohn), etc. Sélection sur des opéras de Berlioz, Bizet, Delibes, Massenet, Wagner, Weber, etc.

Composition instrumentale : 6 flûtes, 3 hautbois, 3 petites clarinettes, 26 grandes clarinettes, 3 clarinettes-basses, 2 bassons, 1 contrebasson, 8 saxophones, 2 trompettes, 4 cornets à pistons, 6 bugles, 4 cors, 4 altos, 7 trombones, 11 basses, 2 barytons, 3 contrebasses mi b, 3 contrebasses si b, 2 contrebasses à cordes, i paire timbales, 1 caisse claire, 1 grosse caisse : 103 exécutants.

Directeur actuel : M. G. Renard.

(Renseignements dus à M. Hainaut, sociétaire de VHarmonie.)

Musique des Canonniers de Lille.

Fondée en 1814. Elle compta, au début, une vingtaine d'exécutants et eut pour premier chef Brun-Lavaiune.

Eu 1817, Bruu-Lavainne est remplacé par J.-J. Printemps, mais il reprend le bâton de chef en 1824.

Cette même année, la Musique des Canonniers était ainsi composée : 2 flûtes, 10 clarinettes, 4 basses ethautbois,! serpent, 1 buccin, 4 trombones, 3 cors, 2 trompettes, 2 cymbales, 1 caisse roulante, 1 caisse de batterie, 1 grosse caisse, 2 bonnets chinois, 1 triangle.

Eu 1831, Brun-Lavaiune se retire; il est remplacé par M. Saint-

Amans, professeur au Conservatoire, mais celui-ci ne fait que passer, et Henri Leplus prend la direction en 1832 et la conserve jusqu'à 1854. 11 eut comme successeurs : Skione (1854-35), "Victor Delannoy (1855-57), Lefebvre-Muller (1857-65), Auguste Delannoy (18G5-68), Délabre (1868-73), Chateleyn (1873-77), E. Colin (1878-1901), Quesnay (1901), Bacouevillk (1904).

Composition instrumentale : 4 flûtes, 2 hautbois, 2 petites clarinettes, 22 clarinettes, 1 clarinette-basse, 2 bassons, 8 saxophones, 4 trompettes, 9 cornets à pistons, 6 bugles, 4 cors, 4 altos, 8 trombones, 8 basses, 4 barytons, 1 contrebasse mi b, 3 contrebasses si b, 1 paire timbales, 3 batterie.

(Renseignements dus à M. Bacquevillb.)

Harmonie Fanien Sainte-Cécile (Lillers).

Fondée par M. Ovide Fanien en 1873. Ce Mécène supporta les frais nécessités par l'achat de partitions et d'instruments et prit à sa charge le traitement du chef et des quatre professeurs, spécialement engagés pour donner des cours de solfège, clarinette, saxophone, hautbois, flûte, petits cuivres et gros cuivres.

M. Ovide Fanien, en mourant, a laissé 300,000 fr., dont les intérêts doivent être dépensés, chaque année, en totalité et servir aux frais qui lui incombaient, sa vie durant, comme président de Yllannonie.

A l'époque de sa fondation, cette société était aimù composée :

1 piccolo, 1 flûte, 1 hautbois, 1 petite clarinette, 15 grandes clarinettes,

4 saxophones, 4 cornets, 4 bugles, 4 altos, 2 cors, 2 barytons, 4 trombones, 5 basses, 2 contrebasses si b, 1 grosse caisse, 1 caisse claire : 53 exécutants.

Corn-position actuelle. — 1 piccolo, 5 flûtes, 2 hautbois, 2 petites clarinettes, 24 grandes clarinettes, 13 saxophones, 6 cornets, 8 bugles,

5 altos, 4 cors, 4 barytons, 3 trompettes, 8 trombones, 10 basses, 4 contrebasses se b, 1 timbalier, 1 grosse caisse, 1 caisse claire : 1 02 exécutants.

(Renseignements dus à M. Verdier, directeur.)

Harmonie municipale de Lyon.

Fondée en 1891, à l'instigation de M. Fargues, cette Harmonie remplaça l'ancienne Fanfare des pompiers, dissoute quelques années auparavant.

La direction en fut confiée d'abord à !\I. Mornay (1891-99), ensuite à M. Gache, ex-chef de musique de l'armée (1899-1903), enfin à M. Faroues.

La composition instrumentale comprend : 3 flûtes, 2 hautbois,

2 petites clarinettes, 15 grandes clarinettes, 8 saxophones, 2 trompettes, 4 cornets, 4 bugles, 2 cors, 4 altos, 2 barytons, 4 trombones.

5 basses, \ contrebasse jnz b, 3 contrebasses si[>, 1 timbalier, 1 grosse caisse, 1 tambour.

Le répertoire comprend les ouvertures du Carnaval romain, Benvenuto Cellini (de Berlioz), Obéron (Weber), Rienzi, Tannhaûser (Wagner), Patrie (Bizet), Richilde (Pares), le Roi d'Ys (Lalo), des suites d'orchestre et de ballet, sélections, etc., des maîtres modernes.

(Renseignements dus à M. Faroues.)

Musique municipale du Mans.

Fondée en 1791, par les musiciens de l'ancienne et célèbre maîtrise du Maiis, supprimée par la Révolution.

En 1199, cette Musique reçut une organisation et se rangea sous le drapeau de la garde nationale.

A cette époque, la composition instrumentale était : 4 flûtes, 1 clarinette fa, 10 clarinettes ut, 3 bassons, 2 trompettes, 3 cors, 2 trombones, 2 serpents, 1 buccin, 1 grosse caisse, 2 cymbaliers, 1 caisse roulante, 2 triangles, 1 bonnet chinois, 1 tambour chinois.

Réorganisée en 1817, elle conservait à peu près les mêmes éléments ; le répertoire fourni par les musiciens comprenait des ouvertures de Rossini, Boïeldieu, Hérold, Auber, Spontini, etc. : le Barbier de Séville, l'Italieîvie à Alger, la Fcte du village voisin, la Dame blanche, Marie Leicester, la Vestale; en outre, quelques harmonies de Krommer, Meyerbeer, Nicoliui, etc.; la Création, oratorio de Haydn, et quelques fantaisies tirées d'airs italiens.

Jusqu'en 1850, la Musique du JMans suivit la bonne ou mauvaise fortune des corps de gardes nationales. Dissoute plusieurs fois, elle renaissait presque aussitôt.

Composition instrumentale en 1840 : 1 petite flûte, 1 petite clarinette, 2 1res clarinettes, 2 2es clarinettes, 5 3«s clarinettes, 1 bugle, 1 piston-trompette, 1 ophicléide-quiute, 2 ophicléides-basses, 3 trombones, 1 trompette-basse, 2 cors, 2 paires cymbales, 1 grosse caisse, 1 caisse claire, 1 caisse roulante.

Ses diS'érents directeurs furent : Pons (1^99-1808), Ducroc (1808- 1810), Cartier (1810-1815), Bizeray (ISlS-lsIs), Demaude (1838-1840), ViTALis (1840-1848), H. Schelling (1848-1862), Boulangé (1864-1868), Fabre (1808-1883), Grisez (1884-1887), Schultz (1887-1905), M. Perlât (1905).

En 1859, le conseil municipal votait un crédit spécial, pour permettre à Schelling d'organiser des cours de clarinette, hautbois, cor et basson. Plus tard ces cours devaient amener la création de YEcole de musique^.

Composition instrumentale en 1875 : 7 flûtes, 2 hautbois, 1 basson,

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