Voir note spéciale page
16 clarinettes, 8 saxophones, 9 cornets à pistons, 5bugles,l cor, 11 altos, 2 barytons, 7 trombones, 14 basses et contrebasses, 4 batterie. Composition actuelle : 4 flûtes, 2 hautbois, 1 petite clarinette, 20 grandes clarinettes, 5 saxophones, 1 basson, 5 cornets à pistons,
3 trompettes, 7 bugles, 2 cors, 3 altos, 6 trombones, 2 barj'tons, 5 basses, 3 contrebasses mi ^ et si [7, 6 contrebasses à cordes, 5 batterie.
Le répertoire, très varié, renferme les œuvres de DeUbes, Mendelssohn, Saint-Saëns, Wagner, etc.
(Renseignements dus à M. Perlât.)
Société philharmonique de Maubeuge.
Fondée en 1836, cette société, afin de se constituer une pépinière d'instrumentistes, a institué une Ecole de musique composée d'un cours de solfège et de 4 classes d'instruments à vent.
Les principales œuvres du répertoire sont : les ouvertures deBerevenuto Cellini de Berlioz, Egmont (Beethoven), les Francs- Juges (Berlioz); les ouvertures de Weber, celles du Vaisseau Fantôme (Wagner) et du Roi d'Ys (Lalo), etc.; de grandes sélections ou suites d'orchestre, telles que : la Damnation de Faust [BqvVioz), Rapsodie de Liszt, Rapsodie norvégienne (Lalo), les Erinnyes et les Scènes pittoresques de Massenet, etc.
La composition instrumentale de la société est à peu près la même que celle des grandes harmonies similaires.
Directeur actuel : M. V. Bruyer.
(Renseignements communiqués par M. V. Broyer.)
Lyre Narbonnaise.
Cette Harmonie fut fondée en 1867 et eut pour premier directeur M. P. CoN'TE. Elle fut arrêtée brusquement dans son essor pendant l'année terrible. Reconstituée en 1872, elle eut comme directeur M. Prosper Tivollier (1872-1908), auquel succéda M. Courrouy, le directeur actuel.
Voici la composition instrumentale de cette harmonie : 1 petite flûte ré b, 2 grandes flûtes ut, 2 hautbois, 2 petites clarinettes mi b, 2 clarinettes soles, 12 l^e^ grandes clarinettes, 8 2es et Ses clarinettes,
4 saxophones-altos, 3 saxophones-ténors, 3 saxophones-barytons, 1 saxophone-basse, 2 bassons, 5 cornets à, pistons, 2 trompettes, 1 petit bugle, 3 bugles, 2 cors, 4 altos, 2 barytons, 7 basses, 7 trombones, 2 contrebasses si\;, 2 contrebasses à cordes, 4 batterie; soit un effectif de 83 exécutants.
Les principales œuvres du répertoire sont : ouvertures du Tannhaûser. Vaisseau Fantôme, Siegfried {Wagner); — Symphonie fantastique, Roméo et Juliette (Berlioz); — Rapsodie norvégienne, ouverture du Roi d'Ys (Lalo); — Coriolan (Beethoven); —Javotte, Henri VIII, le Rouet d'Omphale (Saint-Saëns) ; — l'Artésienne, Carmen, la Jolie
Fille de Perth (Bizet) ; — hnpressions d'Italie (Charpentier) ; — Scènes alsaciennes , Scènes pittoresques {^ilâssenet;; — ouverture de Gwendoline (Chabrier); — Richilde (G. Parés); — Ghiselle (C. Franck); — Evangéline (Leroux), etc.
La Lyre Narbonnaise ne touche aucune subvention de la municipalité.
(Renseignements dus à M. Courrouy, directeur.)
Musique municipale de Nice.
Fondée par délibération du conseil municipal en 1866; elle comprend 1 chef, 1 sous-chefet 58 instrumentistes : 1 petite flûte, i grande flûte, 2 hautbois, 2 petites clarinettes, 4 clarinettes solos, 6 i"* clarinettes, 4 2es clarinettes, 2 saxophones-altos, 2 saxophones-ténors, 2 saxophones-barytons, 2 trompettes, 4 cornets, 4 trombones, 3 bugles, 2 cors, 3 altos, 2 barytons, 4 basses, 1 contrebasse mi W, 2 contrebasses si\;, 2 contrebasses à cordes, 1 timbalier, 1 tambour, i grosse caisse, 1 cymbalier.
Les musiciens de cette société ont droit à une pension de retraite après trente ans de services (service militaire compris). Ils touchent des appointements qui varient de 1,200 à 2,oOO fr. par an. La plupart d'entre eux sont engagés à l'orchestre ou à la Fanfare de l'opéra municipal et dans les grands orchestres de la ville.
La Musique municipale donne pendant toute l'année 4 concerts publics par semaine.
Le répertoire comprend les œuvres des grands maîtres de tous les pays. Les ouvertures, fantaisies, ballets, tirés des opéras anciens et modernes, les suites d'orchestre et les ouvrages symphouiques classiques en forment le fond.
M. Thomas en est le directeur depuis 1901.
(Renseignements fournis par M. Thomas.)
Musique des sapeurs-pompiers de Nîmes.
La date de la fondation de cette société remonie à 1842. Dès le début, ce fut une société d'amateurs; elle devint Musique de la garde nationale en 1848, et Musique des sapeurs-pompiers en 1832. Elle a subi depuis diverses modifications.
Sa composition est : 1 chef, 1 sous-chef, 4 musiciens de l""" classe, 8 musiciens de 2^ classe, 20 musiciens de 3^ classe, 8 musiciens de 4e classe, 4 musiciens de 5e classe.
La composition instrumentale est la même que celle des sociétés classées en « excellence ».
Le répertoire comprend quelques œuvres des grands maîtres : Beethoven, Mozart, Weber, Saint-Saëns, et de beaucoup d'œuvres plus légères.
La Musigue des pompiers de Nîmes donue 12 concerts par aa et se tient à la disposition de la municipalité pour les fêtes et réceptions ofacielles. Son directeur actuel est M. Bheton.
(Renseignements fournis par M. Raspaut.)
Société philharmonique d'Ouveillan.
Fondée en 1858, par M. J. de Nattes, son directeur actuel.
La composition instrumentale de cette harmome est la suivante . 3 flûtes^ hautbois, 1 petite clarinette, 12 grandes clarinettes, 8 saxophones; 4 p stons, o bugles, 4 altos, 1 cor, 3 barytons, à trombones, 6 ba^se;. 2 contrebasses si b, 2 contrebasses à cordes batterie.
Cette Wid a institué des cours de solfège et d'instruments à ventSon répertoire est composé de la plupart des œuvres anciennes ou moderne , arrangées pour musiques à^harmome; parmi les comnosÏÏeurs dont les ouvrages sont fréquemment interprètes, nous citerons BerUoz. Bizet, DeUbes, Gounod.Massenet, Meyerbeer, Reyer. Saint-Saëns, Verdi. , , v n
(Renseignements communiqués par M. J. de Battes.;
Harmonie des ateliers de la Belle Jardinière (Paris).
Fondée en 1874, son premier directeur fut M. PapaIx, sous-chef de la garde républicaine. M. César Boorgeois lai succéda en 190o dan» ces deux directions. A^-A^r,t
M Pbéterbe, directeur des ateliers, en est le président.
CMe Harmonie est entièrement recrutée parmi les ouvriers tailleurs et coupeurs des ateliers de la « Belle Jardinière »
Compo'itfoQ instrumentale : 1 petite ilùte, 3 grandes flûtes, 2 hautbob T^etites clarinettes, 20 grandes clarinettes, 2 saxophones-altos, 3 saxophones-ténors, 2 saxophones-barytons, 1 saxophone-basse, Lontr^ebasses à cordes, 3 trompettes, 3 cornets à pistons, 4 cors, 6 trombones à coulisse, dont un basse, 1 petit bugle, 3 fands bug es 2 alTs 2 barytons, 4 basses, 3 contrebasses mi b et si b, batterie
'Iritipats'œuvres du répertoire : /. «oidT. (ouverture)^ Lalo; -Patrip (ouverture), Bizet; - Rienzi, TannhaUser (ouverture), Wagner -^LoL.,W. (mosaïque), Wagner; - «^««f ' ^^^Z^/^'''' («"3" tures) G. Parés; Fantaisie-Ballet, G. Parés; -Phèdre on. ertnre], Massenet; - Se nés alsaciennes (Massenet); - Samson et Dalda{mofaïqueroVfen^e^Occ.den^ Saint-Saëns; - VesonUo (ouverture), Ratez (directeur du Conservatoire de Lille, orchestrée par C. Bourgeois ; I P«T'Mmosaïque), Paladilhe, et les principales transcriptions de G. Parés et E. Mastio.
(Renseignements dus à M. Bourgeois, directeur.)
Harmonie de Montmartre (Paris).
Fondée en 1863, par E. Muratet, qui en resta le directeur jusqu'en 1887; M. H. Chollet lui succéda jusqu'à la fin de 1889; de 1890 à 1894, M. L. Carriz tint la baguette. De 1904 à nos jours, M. Gustave Délabre, directeur. L'Harmonie posséda Gambetta comme président d'iionneur.
Composition instrumentale : 3 flûtes, 3 hautbois, 21 clarinettes, 9 saxophones, 4 cornets à pistous, 5 bugles, 4 trompettes, 2 cors, 3 altos, 2 barytons, 6 trombones, 1 basses, 4 contrebasses, 2 batterie.
Œuvres du répertoire exécutées depuis 1905 :
Massenet : ouverture de Phèdre, mosaïque sur le Cid, Scènes alsaciennes.
Charpentier : fantaisie sur Louise, marche du Couronnement de la Muse, la Vie du poète. Impressions d'Italie.
Beethoven : ouverture A'Egmont, ouverture de Le'onore.
Weber : ouverture à'Obe'ron, ouverture d'Euryantke.
Wagner : sélection sur la. Walkyrie, ouverture du Tannhaûser.
Berlioz : ouverture du Carnaval romain, Syynphonie fantastique, marche de la Damnation de Faust.
Les ouvertures de Sigurd (Reyer), Manfred (Schumann), sélection sur la Burgonde (P. Vidal) , Paillasse (Léoncavallo) , Enguerrande (Chapuis), Ballets de Henri F/// (Saint-Saëns), de Syh'ia (L. Delibes), de Guillaume Tell (Rossini), etc., etc.
Il existe actuellement un cours de clarinette, qui a lieu tous les dimanches et qui est dirigé par M. Alphonse Dumaine, sous-directeur.
(Renseignements dus à M. Destor.)
Musique municipale de Reims.
Fondée en 1837, cette société d'élite, composée de 130 exécutants, triompha à Paris, lors de l'Exposition (1889), où elle obtint le prix d'honneur (au programme : la Réformation-Symphonie de Mendelssohn).
Son répertoire est composé de toutes les ouvertures remarquables, ballets, symphonies, transcriptions d'opéras et morceaux de genre.
Un cours de clarinette, qui a lieu deux fois par semaine, est professé par le sous-chef de la société, clarinette-solo; il est suivi par 20 ou 25 jeunes gens. Ce cours rend de très grands services et sert de pépinière au pupitre de clarinettes.
La composition iustrumentale est la suivante : 5 flûtes, 3 hautbois, 40 grandes clarinettes en si b, 3 petites clarinettes mi b, 2 clarinettes-altos, 2 clarinettes-basses, 10 saxophones, 2 bassons, 2 contrebasses à cordes.
Les instruments de cuivre, au nombre de 61, complètent cet ensemble.
Directeur actuel : M. Louis Mailfait.
(Renseignements fournis par M. Mailfait.)
Lyre Ruthénoise (Rodez).
La Lyre Ruthénoise, fondée en 1862, eut pour premier directeur M. DucROS, plus tard M. jMercadier (aujourd'hui directeur des études à l'Ecole Polytechnique), en même temps directeur et président, puis M. Béraldy.
Entre temps . la Lyre donne , une fois l'an, un fragment d'opéra ou une opérette; c'est ainsi qu'elle a représenté successivement et avec ses seules ressources le premier acte de Faust, le Chalet, les Dragons de Villars, Girofle -Giro fia, Si j'étais Roi, les Cloches de Corneville, etc.
Reconstituée sur de nouvelles bases en 1897, avec une Ecole de chant et de musique sous la direction de M. Froment, la société remporta de nombreux succès aux concours de Levallois-Perret, Cahors, Orange, Millau, Carcassonne, Saint-Sébastien, etc. ; elle est aujourd'hui classée en division supérieure.
(Communication de M. Delmas, secrétaire de la Lyre.)
Musique municipale de Rouen.
Créée en 1894, sur l'initiative de M. Laurent, maire de Rouen, et de M. RuFFAULT, 1er adjoiut, cette société prit le titre de Fanfare rouennaise. A son début, jusqu'en 1897, elle fut dirigée par M. Thiébauld. A la mort de ce dernier, MM. Lavoine et Germain transformèrent la Fanfare eu Harmonie.
En 1900, M. Guillaume est nommé directeur. C'est à partir de ce moment que cette société' prend un grand essor; la subvention municipale est portée à 5,000 francs.
Composition instrumentale : 5 flûtes, 4 hautbois, i petites clarinettes, 30 grandes clarinettes, 2 clarinettes-basses, 2 bassons, 12 saxophones, 4 trompettes, 4 cornets à pistons, 6 bugles, 4 cors, 4 altos, 8 trombones, 3 barytons, 10 basses, 3 contrebasses mi b, 4 contrebasses si^f, 4 contrebasses à cordes, 1 paire de timbales, 2 batterie : 115 exécutants.
Le répertoire se compose d'oeuvres de Berlioz, Massenet, Wagner, Reyer, etc.
Cette Harmonie est classée en « excellence » depuis 1901.
Parmi les œuvres exécutées le plus récemment, citons :
Les ouvertures du Roi d'Ys, de Benvenuto CeUini,à\i Vaisseau Fantôme, de Sigurd, etc.; les suites à'ovchesive : les Erinnyes; Scènes pittoresques; la Symphonie fantastique de Berlioz; des œuvres de Spork, G. Parés, Lenepveu, etc.
En 1901, la Musique vmnicipale fonde une société de secours mutuels et un bureau de placement. Tout musicien malade reçoit un secours de 2 fr. par jour, et celui qui, à 55 ans d'âge, compte 20 ans de présence à la société, a droit à une pension annuelle de 120 francs.
En 1904, pour lui permettre de recruter et de former de jeunes élèves, le conseil d'administration de la Musique municipale, sur un rapport présenté par M. Lavoine, décida de tenter la création d'une Ecole de musique, et il y réussit. (Voir p. 207.)
(Renseignements dus à M. Guillaume.)
Harmonie municipale de Saint-Étienne.
Créée en 1878, par suite de l'incident suivant. A l'occasion de la fête nationale, l'unique Harmonie d'alors, les Enfants de la Loire, ayant refusé d'exécuter la Marseillaise, il s'en détacha un noyau important qui eut à cœur de jouer le chant national ce jour-là.
De ce fait, V Harmonie de Saint-Etienne était fondée. Cette société est municipale et reçoit, par suite, une subvention de la ville.
Sa composition instrumentale est de 85 à 90 exécutants et comprend notamment des cors, bassons, saxophone basse, timbales, etc.
Son répertoire se compose d'ouvertures, fantaisies, suites d'orchestre et de ballet des maîtres de l'école française. M. Gaucher en est le président actuel. Son directeur est M. Vachon, ex-chef de musique de l'armée.
Musique municipale de Tourcoing.
Fondée en 1805, cette Harmonie prit d'abord le titre de Société philharmonique. Elle était composée de 22 membres, dirigés par Jacques Petit, auquel succéda, eu 1819, C.-T. Wugk, sous-chef de la musique des Saxons, laquelle séjourna pendant deux ans à Tourcoing. En 1821, Wugk prit la direction de la Grande Harmonie de Roubaix. Lelleman prit la direction de la Philharmonie. En 1830, ScHMiDT (le Petit) succède à Lelleman. En 1837, il présenta son successeur, ScHMiDT (le Grand).
Le nouveau directeur conçut le projet de former une pépinière de jeunes musiciens, choisis pour la plupart parmi les élèves des frères de la paroisse Saint-Jacques. Secondé par des amateurs dévoués, il prit cinquante jeunes gens, auxquels lui et ses amis donnèrent tous les jours des leçons.
Tous les enfants pauvres de la ville possédant les dispositions néa cessaires étaient admis gratuitement à ces cours.
Les hommes généreux qui jetaient ainsi les premières bases de cette Académie de musique prenaieut l'engagement, moyennant le concours et l'approbation de l'autorité administrative, d'organiser VEcole et d'en diriger les cours pendant un an sans aucune ré tribu-
tion ; leur but était de démontrer la possibilité et les avantages qu'on en retirerait.
Le croirait-on? les personnes qui s'étaient généreusement chargées de l'enseignement gratuit de la musique durent renoncer à leur projet, cette Ecole ayant été l'objet d'une inexplicable indifférence.
Cependant en 1842 l'administration municipale fonda une Ecole gratuite de musique, et Brun-Lavainne, qui avait succédé à Schmidt à la Philhai-monie, en prit la direction. C'est cette Ecole qui devint six mois après V Académie de musique.
De 1841 à 1853, d'Allée, Louel, Brun-Lavainne, Duprez-Jacquet, prirent successivement la direction de la P/ij/Aarnionze, dont l'effectif comprenait 50 exécutants.
En 1853, la Philharmonie de la garde nationale fut dissoute, pour n'avoir pas prêté son concours à l'administration le jour de la fête de l'empereur.
En 1855, le conseil municipal vota les fonds nécessaires pour la formation d'une Musique municipale. Les musiciens, qui pour la plupart faisaient partie de la Pfiilharmonie, învent équipés par la ville, qui leur fournit également des instruments. Sou premier directeur fut RosooR père (1855-1865), qui eut pour successeurs : M. Stappes 1865-1878), MM. Mager, Mimart, Montagne (1878-1882).
En 1882, dissolution. En 1889, la Musique municipale est reformée. M. Grisey en est le directeur.
En 1902, M. Eustace succédait à M. Grisey.
Composition instrumentale : 5 flûtes, 5 hautbois, 4 petites clarinettes, 32 grandes clarinettes, 1 clarinette-alto, 1 clarinette-basse, 5 bassons, 10 saxophones, 4,trompettes, 5 cornets à pistons, 5 bugles, dont un en mi ?, 5 cors, 3 altos, 9 trombones, dont un en fa, 8 basses, 2 barytons, 2 contrebasses mi h, 4 contrebasses «h, 4 contrebasses à cordes, 1 paire timbales, 3 batterie.
(Renseignements dus à M. Eustace.)
Musique municipale de Valenciennes.
L'origine de cette société remonte à la Révolution. A cette époque, au nombre des corporations qui furent supprimées se trouvait VOrchestre de la chapelle Saint-Pierre , qui avait joui à Valenciennes d'une certaine célébrité pendant plusieurs siècles.
Les musiciens qui le composaient, se trouvant sans emploi, demandèrent à être admis dans la garde nationale, qui venait d'être créée par décret du 23 septembre 1789, pour y former le noj'au d'une 7nusique.
A ces artistes se joignireïit'bientôt]es Joueurs d'instruments, autre corporation frappée par le sort commun et qu'avait établie, au commencement du xvii<î siècle, Jean d'Oultreman, alors prévôt de Valenciennes.
Pendant quelques années, pour les besoins du service, il y eut deux musiques de la garde nationale, une par bataillon; mais plus tard, en 1802, elles n'en formèrent plus qu'une, sous la direction d'un musicien de talent, Valencieunois de naissance, Aimé Yanstenkiste, dit Dorus, père de I\l™c Dorus-Gras, la célèbre cantatrice, et de M. Dorus, professeur de flûte au Conservatoire de Paris.
Ce corps de musique prit part, le 31 mai 1806, au concours de Condé et y remporta le l^^r prix d'exécution.
Eu 1830, un jeune chef de l'armée, M. Henri Mohr, en prit la direction, qu'il conserva jusqu'en 1864, et sous son impulsion la musique de Yalenciennes fit de tels progrès qu'elle devint bientôt une phalange artistique de premier ordre.
Les luttes qu'il lui fit affronter furent pour elle autant de victoires ; elle prit part à 17 concours, qui lui valurent 24 premiers pris.
Ce résultat était dû en majeure partie à M. Flemme, maire de la ville, qui fondait, le 17 mai 1836, V Académie de musique^.
En 1832, le licenciement de la garde nationale entraîna la dissolution du corps de musique, qui, reformé en 1856, sous le nom de Musique comynunale, fut réorganisé à nouveau en 1879 et prit alors le titre de Musique municipale.
Plusieurs maîtres de valeur: Alfred Lerouge, Louis Brunet, Henri Labit, L. Wettge, Dennery, Rousselle, prirent successivement la direction de cette belle Harmonie et la maintinrent constamment à la hauteur de la réputation qu'elle s'était acquise. Elle est actuellement dirigée par M. Suzanne.
Cette société', qui possède 109 exécutants et 250 membres honoraires, est présidée par M. Charles Devillers, maire de Yalenciennes, réputé comme l'un des amateurs de musique les plus compétents et les plus éclairés de la région du Nord.
Composition instrumentale, au concours de Saint-Denis (8 et 9 mai 1864) : 2 flûtes, 3 hautbois, 1 petite clarinette, 10 grandes clarinettes,
4 saxophones, 4 cornets, 1 petit bugle, 2 grands bugles, 1 trompette,
5 cors, 5 basses, 5 contrebasses, 3 altos, 4 trombones à coulisse, 4 trombones à cylindres, 2 barytons, 1 ophicléide, 3 batterie : 60 exécutants; chef, M. Henri Mohr.
Composition instrumentale, concours de Lille (16 août 1902) : 9 flûtes, 3 hautbois, 1 petite clarinette, 24 grandes clarinettes, 2 bassons, 2 clarinettes-basses, 9 saxophones, 4 cornets, 3 bugles, 4 trompettes, 3 altos, 5 cors, 7 trombones, 3 barytons, 10 basses, 3 contrebasses si [i, 4 contrebasses à cordes,! grosse caisse, 1 tambour, 1 paire de timbales.
Total, 91 exécutants ; chef, M. Dennery (1827-1909).