LÉGATION
DE LA
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE en Colombie.
En dehors des musiques militaires, il n'existe en Colombie aucune société, Harmonie ou Fanfare.
COREE
Communication officielle :
Il n'existe en Corée ni sociétés chorales ni sociétés à'harmonies.
Une seule société, une fanfare, a été créée de toutes pièces, sur le désir de l'empereur Yi-Hyeng, en 1901.
C'est une musique militaire actuellement composée de 40 exécutants, qui est placée sous la direction de M. Franz Eckert. Cette musique, connue sous le nom de Musique du Palais, figure au budget du ministère de la guerre.
COSTA -RICA
Communication officielle de M. Rafaël Chaves, directeur général des musiques militaires à Costa-Rica :
En dehors des musiques militaires, il n'existe pas dans le Costa- Rica de musiques dites Harmonies.
Actuellement, la République possède six musiques militaires. Une septième est en formation pour la province de Limon. Les instruments employés dans ces musiques sont de facture européenne.
La musique militaire de Sau-José est de beaucoup la meilleure et la plus importante de la République. Elle comprend oO exécutants. Les autres musiques n'en comprennent que 20 ou 30.
Elles sont dirigées par MAL Rafaël Chaves (directeur général des musiques militaires de la République et directeur de la Banda de San-Jose; Octavio Morales, Musique d'Heredia, Carlos M. Gutierrez, Musique d'Alajuela; Roberto Campabadal , Musique de Cartago; Moïses Salvaturra, Musique de Puntarenas ; José S. Villalobos, Musique de Libéria.
Les compositeurs les plus fréquemment interprétés sont : G. Bizet, Boïto, Gounod, Grétry, Léoncavallo, Mancinelli, Mascagni, Massenet, Ponchielli, Puccini, Reyer, Rossini, Saint-Saëns, A. Thomas, Verdi, Wagner.
DANEMARK
Communication officielle de M. Nibelong, professeur, inspecteur du chant, à Copenhague :
Les groupements dénommés en France Harmonie et Fanfare n'existent pas au Danemark.
Certaines Sociétés cependant paraissent se confondre avec nos musiques d'harmonie françaises. Nous citerons :
VUnion musicale, fondée en 1836 par C.-E.-F. Weyre ;
VUnion Sainte -Cécile, fondée en 1851 par Henri Kung;
U Association de musique instrumentale, fondée en 1868 par Néruda;
U Association privée pour la musique instrumentale.
On rencontre, en outre, des associations musicales dans toutes les grandes villes de province, le peuple danois s'intéressant beaucoup à la musique.
ÉaUATEUR
Communication officielle :
En dehors des musiques militaires, il n'existe pas, à Quito et dans l'Equateui', des sociétés d'harmonies ou de fanfares.
Les musiques milifait'es donnent deux, concerts par semaine. Elles sont de valeur médiocre, mais parviennent cependant à exécuter, non sans difficulté, des fantaisies tirées des principales compositions françaises ou italiennes.
De Sainte-Marie, Consul de France à Quito.
ESPAGNE Communications particulières :
Madrid, décembre 1908.
Monsieur Gabriel Parés, Paris.
Mon cher ami,
J'ai bien reçu votre aimable lettre, à laquelle je m'empresse de répondre.
Vous trouverez ci-joint, sur feuille séparée, la liste de toutes les musiques appartenant à l'armée espagnole, ainsi que les principales rtZMSz^'Mes municipales ou orphéons.
Les musiques TaiVii&ive.?, de régiment comprennent 25 exécutants; quand le nombre d'exécutants dépasse ce chiffre, c'est qu'il est complété par des soldats des compagnies, détachés à la micsique.
Les musiques des bataillons de chasseurs, nommées charangas, sont de 22 exécutants; si le nombre de ceux-ci dépasse ce chiffre, c'est qu'il est formé par des soldats des compagnies, détachés à la musique.
En Espagne, nous n'avons pas de fanfares militaires, mais seulement des musiques de trompettes d'artillerie et de cavalerie. Les musiques dénommées improprement charangas sont semblables à. celles des régiments, avec la seule différence qu'elles n'ont pas de grosse caisse ni de cymbales.
En règle générale, elles sont composées des instruments suivants : une petite flûte, une flûte, un hautbois, une petite clarinette mi \>, plusieurs clarinettes (autant que l'on peut), et même quelques musiques ont une clarinette-basse ; elles ont en outre des saxophones-contraltos.
ténors et barytons, et quelques-unes jusqu'à un saxophone-basse. Elles oût généralement plusieurs cornets à pistons (quatre environ), deux trompettes, trois ou quatre trombones, et parfois un trombonebasse en fa. Elles ont aussi l'habitude d'avoir de deux à quatre cors, une paire de bugtes en si\p (contraltos). Les onnovenes (que vous nommez altos) n'existent dans aucune musique, et s'ils existent, c'est pour suppléer aux cors.
Les saxhorns-barytons n'existent généralement pas non plus dans nos musiques, où il n'y a qu'un l^r ou un 2<= bomhardino [basse) en do.
Les contrebasses sont généralement en do, et quelquefois en fa, quand il en existe plusieurs dans la même musique.
Les instruments, en général, sont : petite flûte, flûte, hautbois, petite clarinette et clarinette du système Bœhm, et les saxophones, du système Buffet perfectionné.
Dans quelques musiques il y a des bassons système Triebert, marque Buffet.
Tous les instruments de métal sont à cylindre rotatif, sauf le cornet à pistons, qui, naturellement, est à pistons.
La caisse du modèle prussien (petite caisse) n'existe pas en réalité, et la caisse roulante n'existe que dans peu de musiques ayant le modèle français. La caisse prussienne a une batterie. La grosse caisse, les cyynbales et autres instruments à percussion sont comme en France.
Malgré les règlements militaires, il n'y a pas dans notre armée deux musiques identiques en constitution instrumentale, pas plus dans les musiques proprement dites que dans les charangas.
A l'exception des viusiques municipales de Barcelone, Bilbao et Saint-Sébastien, qui sont montées absolument à la française, l'organisation instrumentale dans ces musiques ressemble à celle des musiques militaires.
Quant aux orphéons, nous en avons de bien organisés à Pampelune, Saint-Sébastien, Bilbao, Tolosa, un excellent à Barcelone, et quantité d'autres à Vittoria, Burgos, Santander, Gijon, la Corogne, Orense, Vigo, Santiago, Lugo, Pontevedra etZamora.
En Catalogne et dans les provinces basques, il y a aussi une infinité d'o)yhéons plus ou moins importants.
Il y a également des musiques plus ou moins importantes, en quantité innombrable, dans la province de Valence et dans les provinces basques. En Andalousie et dans les deux Castilles, il en existe aussi, mais elles sont plus ou moins mauvaises.
J'oubliais de vous dire que la musique du Corps royal de hallebardiers se compose d'un directeur et de 40 professeurs ainsi répartis pour les instruments : 2 flûtes (avec l'obligation de jouer de la petite flûte), 2 hautbois (avec l'obligation de jouer du cor), 1 petite clarinette enmi b, Scla?-inettes [une devant jouer la clarinette-basse), 2 saxophones-contraltos, 2 saxophones-ténors, 1 saxophone-baryton, 3 trom-
hones-ténors, 1 trombone-basse, 3 cors, 2 bugles, 2 basses, 3 contrebasses, l'une en fa et deux en do, 1 caisse, 2 bassons, 3 cornets à pistons et 2 trompettes.
Quand la Musique des hallebardiers joue au palais, le directeur, M. Ferez Casas (mon ami intime), prend les fifres et les tambours pour jouer de la grosse caisse, des cymbales et autres instruments, selon les besoins.
P. S. — Dans l'île de Cuba, existent depuis longtemps déjà une excellente Musique municipale à la Havane et une autre à Santiagode-Guba; je crois qu'on en a aussi monté une à Porto-Rico.
Vous devez savoir que notre bon ami M. Regino Ariz y C'% est actuellement directeur de la musique municipale de Santa Cruz de Ténéritîe (îles Canaries).
Les programmes varient selon les éléments dont on dispose dans les musiques, et vont du plus élevé au plus trivial, et depuis la musique sympbonique véritable à la musique des foules, musique populaire.
Amitiés et souvenir de votre vieil ami.
Signe : 1. Urizar.
INGENIEROS DEL EJERCITO ^^^^^.^^ . février 1909.
2° Regimiento
M. Gabriel Parés, Paris,
Les musiques municipales en relief sont : celle de Barcelone (quatre-vingts professeurs), avec Don Gelestino Sadurui comme directeur; celle de Valence (soixante-quatre professeurs), avec Don Emilio VegaManzano comme directeur; celle de Bilbao (soixante-cinq professeurs), avec José Basabé comme directeur. Celles de Saint-Skbas- TiEN, Santander et Santa Cruz de Ténériffe (Canaries) ont généralement soixante exécutants environ, et sont plus ou moins bonnes, variant selon les directeurs et les subventions des municipalités.
Il existe en outre une infinité de musiques plus ou moins mauvaises.
La musique municipale de Madrid, qui vient d'être fondée, se composera de 85 professeurs, d'un directeur (M. Ricardo Villa) et d'un sous-directeur (M. José Garay.
J'espère que cette musique se mettra de suite à la hauteur des meilleures de l'Europe, car j'ai une foi absolue en son directeur en chef, mon excellent ami, M. Ricardo Villa.
Souvenir et amitiés de votre vieil ami, qui vous souhaite santé et prospérité.
Ildefonso Urizar.
Valencia, le 16 novembre 1908.
A M. Gabriel Parés.
Illustre collègue et distingué ami,
En Espagne, les musiques à peu près organisées ne dépassent pas le nombre 20, et comme la mienne, quatre. Les autres sont de composition défectueuse, parce que leurs membres ont à peine reçu une éducation musicale rudimentaire. La composition instrumentale est hétérogène, et le répertoire insignifiant et antiartistique. Nonobstant, ces musiques abondent à un tel point que dans la province de Valence il y eu a jusqu'à deux, dans certaines petites villes.
Très cordialement à vous. Emilio Veoa.
Le répertoire des musiques espagnoles esta peu près le même que celui des musiques françaises. Mais il faut signaler la prédilection des Sociétés espagrioles pour les pas redoublés. Les chefs se mettent l'imagination à la torture pour chercher un ^aso-doè/e qui fasse de l'effet!
L'époque des concours est le moment choisi par les Sociétés pour faire entendre le pas redoublé choisi avec un soin tout particulier. Quelquefois c'est une marche légère de joyeuse et gracieuse apparence, d'autres fois une énorme machinerie musicale où il semble que la société de musique chemiue abîmée dans de très profondes méditations sur la vanité des choses de ce monde.
Nous ne pouvons terminer cet article sans signaler au lecteur la bonne tenue et la belle allure des musiciens espagnols. Il semble que chaque société ait à cœur de se signaler par sa correction, et l'on ne peut décrire le degré de solennité quil y a en chaque porte-bannière montrant les glorieux trophées de sa Société.
(Extrait du journal El Radical.)
ETATS-UNIS
Communication de M. F. -A. Mahan, du 23 novembre 1908 :
11 existe à New-York un journal musical, ie Dominant. \e plus impor* tant, dévoué aux musiques à vent. Je pense qu'il n'existe pas aux Etats-Unis beaucoup de sociétés du genre de celles sur lesquelles vous désirez vous informer. Nous y avons pas mal de sociétés chorales, mais d'harmonies il n'y en a que peu, et de fanfares je doute fort qu'il y en ait du tout.
GRÈCE Communication officielle :