‹ Monographie universelle de l'Orpheon, societés chorales, harmonies, fanfares, avec documents inedits, recueillis par les representants de la France a l'etranger [par] Henri Marechal [et al.]Chapitre 66 sur 97 · Voir note spéciale, page 20S · texte numérisé non relu

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HARMONIES FRANÇAISES ET ÉTRANGÈRES 235 CLASSEWENT PAR DIVISIONS DES HARMONIES. — DÉPARTEWIENTS

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ALLEMAGNE

Communication officielle de Berlin :

Les deux genres d'associations de musique instrumentale, — harmoiiies, fanfares, — tels qu'ils existent eu France, n'existent pas, ou très peu, en Allemagne. En tout cas, il n'a pas été possible aux personnes compétentes interrogées d'en désigner une seule dans la région de Berlin. Ces mêmes personnes ont d'ailleurs fait remarquer que la presque totalité des très nombreuses sociétés instrumentales existant en Allemagne sont composées de musiciens qui s'associent pour tirer des revenus de leurs connaissances musicales ; les concerts en plein air, gratis, étant totalement inconnus dans ce pays. Tout au plus pourrait-on citer comme se rapprochant de nos harynonies ou fanfares les musiques d'ouvriers ou d'employés appartenant à certaines grandes entreprises industrielles.

Enfin, il y a lieu de remarquer encore que, les musiques militaires étant, moyennant rétribution, à la disposition de toute entreprise publique ou privée qui demande leur concours, il ne reste dans les centres un peu importants que peu de place pour des associations du genre de celles qui existent en France.

Cependant, on peut évaluer le nombre des sociétés instrumentales, en Allemagne, à plus de 4,000, représentant le chiffre respectable de plus de 100,000 exécutants.

Ces sociétés exécutent des oratorios, des symphonies avec concours d'artistes et solistes de premier ordre, dont les appointements sont

quelquefois énormes. Les frais considérables de ces auditions sont supportés par des sociétés de concert, formées dans le but spécial de seconder les sociétés exécutantes.

Harmonies d'Alsace-IiOrraine.

Communications officielles émanant des différentes Légations des principaux Etats de l'Allema'gne. Communication de A. Oberdœrffer, de Strasbourg :

Après les événements de 1870-1871, un premier concours de musique avait été ouvert, en 188o, à Mulhouse, à l'intention des sociétés instrumentales du Haut-Rbiu ou de la Haute-Alsace.

Eu 1891, un autre concours fut organisé à Schiltigheim, près Strasbourg, à l'intention des sociétés instrumentales du Bas -Rhin ou Basse- Alsace.

La même année, la ville de Riedisheim organisa un concours spécialement réservé aux Sociétés du Haut-Rhin ou Haute-Alsace.

En 1903, un concours régional réunit plusieurs sociétés instrumentales à Niedermorschwiller.

Le 8 novembre ^903 fut la date de la création de l'Association des sociétés instrumentales d' Alsace-Lorraine^ . M. JeanDiebolt, président de V Harmonie strasbourgeoise, prit la tète de cette Association. Cette nouvelle fédération organisa à Strasbourg, eu 1905, un concours de musique auquel prirent part, à titre purement honorifique, étant elles-mêmes organisatrices de ce festival-concours, la Fanfare Vogesia et l'Harmonie strasbourgeoise.

Voici le nom des principales Harmonies de rAlsace- Lorraine :

La Cécilia d'Andlau (28 membres).

IS Harmonie de Barenbach (25 membres).

V Union de Barr.

Fondée en 1863, elle compte une quarantaine d'exécutants, sous la direction de M. E. Schitz. Ses compositeurs préférés sont : Wagner, Suppé, Verdi, Meyerbeer, Rossini, Bizet. Les principales œuvres de son répertoire sont des ouvertures ou des sélections sur les opéras de ces compositeurs.

L'Harmonie de Bischheim (32 exécutants).

La Philharmonique de Bischwiller.

1. L'Association des sociétés instrumentales dAlsace-Lorraine compte actuellement 51 harmonies ou fanfares.

Fondée en 1902. Elle compte 30 exécutants. Son répertoire comprend des œuvres d'Adam, Bizet, Maillart, Suppé, Verdi, Wagner, etc.

Musique municipale de Biihl (41 exécutants).

La Musique municipale des sapeurs-pompiers de Cernay.

Fondée en 1832, compte 45 membres, sous la direction de Weybrecht. Son répertoire comprend des œuvres de Weber, Mozart, Heiliug, xMarschner, Beethoven, Wagner, Mascagni, Bizet.

VEintracht de Colmar (34 exécutants).

L'Union de Dornach (51 exécutants).

VHarmonie d'Erstein.

Fondée en 1880. 45 membres.

La Musique municipale de Guebwiller.

Fondée en 1876, compte 52 exécutants sous la direction de M. Wilt. Son répertoire se compose d'œuvres de Wagner, Bizet, Massenet, Delibes, Grieg, Beethoven, Mozart, Weber, Liszt, etc.

L'Union de Habsheim (29 exécutants).

La Musique municipale des sapeurs-pompiers de Haguenau.

Fondée en 1867. M. Prosper Suiter la dirige depuis 14 ans. Elle puise son répertoire dans la collection des meilleures œuvres de A. Thomas, Massenet, Gounod, Bizet, Delibes, Sellenick, Ganne, Godard.

L'Eintracht de Hitnawihr (27 exécutants).

L'Harmonie de Huningue (20 exécutants).

La Musique municipale de Huningue.

La Vulcania d'Hlkirch-Grafenstaden (40 exécutants).

L'Harmonie de Kœnigshoffen-Strasbourg.

Fondée en 1889. Elle compte 40 membres, sous la direction de M. A. Hengé. Cette musique, classée en deuxième division, interprète les œuvres du grand répertoire. Ses compositeurs préférés sont : Mozart, Schubert, Weber, Wagner, Boieldieu,Auber, Rossini, Gluck.

La Musique municipale de Linthal.

L'Orpliéon musical de Mulhouse.

Fondé en 1882, compte 50 exécutants, sous la direction de M. End. Son répertoire se compose d'œuvres de Wagner, Mendelssohn, Rossini, Bizet, Adam, Suppé, Donizetti, etc.

L'Harmonie de Munster.

Créée en 1847, compte 52 exécutants sous la direction de M. Ernest Hahnemann. Elle a été fondée par la famille Hartmann, de Munster, qui lui alloue les subsides nécessaires. Ses compositeurs préférés sont : Meyerbeer, Rossini, Hérold, Nicolaï et Wagner.

L'Harmonie de Niederbronn.

La Concordia de Niedermorschwiller (42 exécutants).

La Cxcilia-Harmonie d'Obernai.

L'Harmonie de Pfaffenhofen (22 exécutants).

L'Harmonie de Riiheim (34 exécutants).

La Musique de Saarunion.

Fondée en 1830, compte 35 exécutants sous la direction de M. Emile

Rauch. Son répertoire comprend des œuvres de Gounod, Meyerbeer, Rossiui, A. Thomas, Wallace, Wagner, etc.

Harmonie des faïenceries de Sarreguemines.

Fondée en 1873 par le baron de Geiger. Elle compte SO exécutants sous la direction de M. Micha. Son répertoire se compose d'ouvertures et de fantaisies sur des œuvres de Meudelssohn, Nicolaï, Rossini, Hérold, Saint-Saëns, Waguer, R. Wallace, Meyerbeer, Verdi.

La Musique des pompiers de Sarreguemines (30 exécutants).

La Cseciiia de Saverne (34 exécutants).

La Fanfare-Harmonie de Schiltigheim. Directeur : M. Roth.

Fondée en 1877. Elle compte 70 exécutants. Répertoire de cette société : Wagner, Mendelssohn, Meyerbeer, Mozart, G. Parés, Rossini, A.Thomas, Hérold, Weber, Bizet, Massenet, Beethoven, Brahms, etc.

h' Rarynonie militaire de Strasbourg, devenue Hai^monie strasbourgeoise, a été fondée en 1846. Elle compte 48 exécutants, sous la direction de M. Dieffeubach. Son répertoire est puisé dans la collection des ouvertures anciennes et modernes, des grandes fantaisies ou sélections sur les œuvres lyriques françaises modernes les plus marquantes.

VHarmonie de Neudorf-Strasbourg (33 exécutants).

La Scala de Strasbourg (45 exécutants).

UHarmonie de Kronenbourg-Strasbourg.

h'Harmonie Csecilia de Robertsau-Strasbourg.

U Harmonie des sapeurs-pompiers de Strasbourg.

Fondée en 1864, compte environ une cinquantaine de membres. Directeur : M. Gresse.

La Musique municipale de Thann, créée en 1830 comme fanfare, puis transformée en 1884 en harmonie, compte une cinquantaine de membres, sous la direction de M. Rûbsamen.

Les principales œuvres de son répertoire sont tirées des opéras ou symphonies de Saint-Saëns, Mendelssohn, Wagner, etc.

Communication officielle :

Grand-duché de Bade. — Le nombre des Harmonies et des Fanfares dans le grand-duché est illimité. On en trouve dans chaque ville, aussi bien que dans chaque village, une, deux et parfois davantage.

Communication de M. Eug. d'Harcourt :

En dehors des grandes manifestations artistiques, chorales etsymphoniques, il existe à Carlsruhe des concerts dominicaux, donnés à la Festholle l'après-midi, par les musiques militaires mixtes.

Cette institution, qui ne concerne d'ailleurs que les musiques

d'infanterie, esftout à fait curieuse, et elle aide puissamment à l'éducation musicale des masses.

Les jeunes gens ne sont admis dans la musique que lorsqu'ils savent jouer de deux instruments, un instrument à vent et un instrument à cordes, exception faite pour quelques spécialistes qui ont toujours le même instrument, soit que la musique joue comme harmonie ou comme orchestre.

Le chef de musique est un véritable entrepreneur de concerts qui, une fois son service fait, est libre de disposer de sa personne et de ses musiciens comme il l'entend, en uniforme ou en civil. Sou colonel lui donne les ordres longtemps d'avance, de sorte qu'il peut prendre les dispositions qui lui conviennent pour ses concerts particuliers.

11 est très fréquent d'entendre les musiques militaires dans les grands cafés, soit à l'intérieur, soit en plein air, et l'autorité supérieure intervient seulement pour s'assurer qu'elles jouent dans des établissements convenables.

Les musiques militaires donnent des concerts dans la garnison et au dehors, font des tournées et vont même au loin dans les concours. Enfin, dans beaucoup de villes d'importance moyenne, elles font le service du théâtre.

Ces différentes sources de revenus les rendent moins onéreuses aux corps d'officiers, qui les ont en grande partie à leur charge.

A Carlsruhe, la musique du Leiôfji'enadiersregiment est célèbre ; elle a remporté des prix dans toute l'Allemagne, et son excellent chef, M. Boettge, en a fait un fort bon orchestre. Voici sa double composition :

Ensemble de 46 musiciens : comme orchestre : 8 premiers violons, 6 seconds violons, 4 altos, 4 violoncelles, 4 contrebasses, 2 flûtes, 2 hautbois, 2 clarinettes, 2 bassons, 4 cors, 2 trompettes, 3 trombones à coulisse, 1 tuba, i paire de timbales, 1 grosse caisse et cymbales.

Comme harmonie : 1 petite flûte, 2 grandes flûtes, 2 hautbois, 2 petites clarinettes en mi b, 10 clarinettes en si h, 2 bassons, 4 cors, 2 bugles en si b, 3 saxhorns-ténors en si p, 1 saxhorn-baryton en si h, 2 petites trompettes en si -, 2 trompettes en fa, 4 trombones à coulisse, 3 tubas en fa, 3 bombardons en si y grave, 1 caisse claire, 1 grosse caisse et cymbales.

Les musiques militaires contiennent souvent de véritables artistes auxquels les chefs font des engagements de longue durée.

Leur répertoire s'étend depuis les valses de Strauss, toujours chères au peuple allemand, jusqu'à la marche militaire de l'autre Strauss, l'auteur de Salomé,ea passant par toutes les symphonies classiques.

Les jeunes gens admis dans la musique ne font eu général que six semaines de service d'armes.

Communication officielle :

11 est bon de faire remarquer que la vie musicale dans le grandduché de Bade est des plus actives et des plus intenses. A Mannheim seul, ville de 160,000 habitants, ou compte 53 sociétés musicales de tout genre, dont 20 appartiennent à la fédération de Badische Sang- Bund. Mauaheim possède aussi un conservatoire ou Hochschule fur musik et une des plus vastes salles de concert qu'il y ait en Allemagne, celle de Rosengarten.

Ville de Brème. — 9 musiques à'harmonie. Les sociétés les plus réputées sont : V Orchestre 'philharmonique (80 membres) ; V Orchestre municipal (80 membres); la Musique militaire (40 membres).

Ville de Hambourg. — 8 harmonies.

Province de Hanovre. — Cette province possède un grand nombre à'hnrmon'ies. La ville de Hanovre, seule, en compte huit. Certains grands gymnases et certaines écoles possèdent des musiques uniquement composées d'instruments à vent (à Heldesheim et à Ilfeld, dans le Harz, par exemple).

Grand-duché de Hesse-Darmstadt. — Pas de renseignements.

Province de Hesse-Nassau. — Pas de renseignements.

Principauté de Lippe. — Pas de renseignements.

Grand-duché d'Oldenbourg. — Il n'existe pas d'harmonies dans le grand-duché, sauf les trois musiques militaires : Régiment d'infanterie n" 91, dragons n° 19, artillerie n° 63.

Prusse orientale. — Prusse occidentale. — Pas de renseignements.

Prusse rhénane. — Environ 63 harmonies.

Saxe Meiningen. — Les principales harmonies de ce duché sont celles de Sallzungen, Mamërchor, Meiningen, Escholung, Thémar, Sangerkranz, Hildburghauseu, Liedertafel, Eisfeld, Somberg, Gesangverein, Saalfeld, Humor, etc.

Elles comptent environ cinquante membres chacune.

Grand-duché de Saxe-Weimar. — La Thuringe étant une des régions les plus cultivées de l'Allemagne, au point de vue musical, il est très difficile d'indiquer le nombre de sociétés instrumentales existant dans le duché de Saxe-Weimar. Il n'est pas de petit village qui n'en compte plusieurs.

Province de Silésie. — Néant.

Province de Westphalie. — Environ huit harmonies.

Royaume de Wurtemberg. — 18 harmonies militaires, 73 harmonies civiles.

ANGLETERRE

Communication officielle de M. le docteur Williams, chef de musique des grenadiers-guards :

L'Angleterre possède des milliers de sociétés instrumentales. Elle est le pays d'élite de ces organisations, qui sont composées de musiciens amateurs et subventionnées par les villes et par les cotisations des membres honoraires.

Il n'y a guère dans le nord /de l'Angleterre, en Ecosse et au pays de Galles, un village, si petit qu'il soit, qui ne possède son Brass- Band, dont plusieurs ont conquis une l'éputation nationale.

Afin de stimuler les progrès musicaux, des centaines de concours ont lieu tous les ans,'et les plus grands efforts sont déployés par les concurrents pour obtenir l'honneur de pouvoir s'intituler Prize Band (musique qui a gagné un prix).

Quoique chaque musique ait son chef, amateur plus ou moins expérimenté, il y en a un grand nombre qui travaillent sous la direction supérieure d'un artiste professionnel, a Band Traîner (entraîneur de musique).

Cet artiste s'est créé une spécialité du dressage, pour ainsi dire, des sociétés qui préparent un concours. Ils sont de très bons musiciens, sortis pour la plupart eux-mêmes de quelque musique de village, et ont une très grande expérience des concours et des qualités qu'il faut acquérir pour obtenir et mériter les prix.

Ces entraîneurs ne sont attachés à aucune musique exclusivement. Ils sont payés au cachet. Les plus fameux reçoivent 2 guinées (33 fr.) et leurs frais de voyage pour une leçon de deux heures. Chacun a plusieurs musiques sous sa direction pendant la saison des concours, et il arrive assez souvent qu'un de ces artistes dirige à un concours une demi-douzaine de musiques qu'il a entraînées pour l'occasion.

C'est presque exclusivement dans la classe ouvrière que se recrutent les éléments des sociétés instrumentales : par ex. : le Wingates Tempérance Band, une des plus réputées musiques du royaume, est composée exclusivement des mineurs de la contrée. Un grand nombre d'entre elles dépendent d'usines, de houillères. Les propriétaires, actionnaires, subviennent à leur entretien et sont fiers des prouesses de leur musique. A Black Dyke Mills, la Compagnie fait exposer dans son hall de réception les différents trophées remportés dans les concours par leur Ba7id.

Aussi les ouvriers employés dans ces houillères ou ces fabrique» contribuent-ils par leur cotisation à payer une partie des frais nécessités par les déplacements de leur musique dans les concours.

Voici la composition instrumeDtale adoptée, à quelque exception près, par les Brass-Bands de l'Aupleterre :

1 soprano ont \j, 7 cornets à pistons si p., 2 bugles si \p, 3 altos mi [,, 2 barytons si \?, 2 basses sil,, 2 trombones à coulisse, 1 trombone à coulisse basse, 2 contrebasses mi \;, 2 contrebasses si [y, 2 tambours, 1 grosse caisse.

La grosse caisse et les tambours ne sont pas admis au concours. Les instruments solistes sont : le cornet à pistons, le trombone et la basse, quelquefois le soprano, le bugle, Yallo et le baryton. Il est à remarquer que la trompette ne figure pas dans cette classification.

La plupart de ces musiques sont d'une excellence remarquable. Leur répertoire embrasse : sélections sur des opéras, ouvertures, fantaisies sur des airs nationaux, etc. Il existe très peu de compositions originales pour ces musiques.

Les musiques de premier ordre jouent des sélections, qui sont beaucoup plus difficiles ; ces sélections ne sont pas éditées et ont été arrangées spécialement pour leurs musiques Tpar les entraîneurs.

Dans ces sélections, les difficultés techniques sont formidables et mettraient à l'épreuve des musiciens professionnels de valeur. Citons comme exemple : des arrangements sur des œuvres de Beethoven, Weber, Rossini, Berlioz, Wagner, de M. Alexandre Orven, un des plus réputés chefs de musique.

Dans tous ces arrangements, comme dans les pièces pour grands concours, il y a une partie de bugle, mais, cet instrument n'étant pas très en faveur, les bons instrumentistes sont rares. On s'en sert ordinairement pour doubler les parties de cornet à pistons.

On n'a jamais fait un recensement des Brass-Bands du Royaume- Uni, mais nous pouvons approximativement évaluer leur nombre à quinze mille. Parmi ces sociétés, deux ou trois mille des meilleures prennent part aux concours, très nombreux chaque année. La plupart jouent des instruments de facture française.

C'est seulement depuis deux ans que les municipalités, en Angleterre, contribuent aux frais d'entretien de leurs fanfares, en imposant une légère taxe aux habitants de la commune. L'honneur et le crédit pour le développement extraordinaire du Brass-Band's et son excellence en général dans la Grande-Bretagne appartiennent donc de droit au peuple.

Il y a des centaines de musiques qui possèdent des jeux d'instruments valant 10.000 francs, et qui, par les contributions personnelles

de leurs membres et de leurs protecteurs, prévoient de 2,S00 à 5,000 fr. par an pour leurs frais courants.

Fait curieux : ce sont les petites villes qui possèdent la plupart des musiques d'élite ; cependant il est rare qu'une grande ville ne possède pas une musique d'amateurs de premier ordre.

Dans le courant de l'année 1908, il y a eu en Angleterre plus de 200 concours, dont le plus important est celui qui eut lieu à Belle-Vue Gardens, Manchester. Depuis 1833, le Belle-Vue Concours a attiré chaque année les meilleures musiques du pays : il y a deux concours à Belle-Vue : le premier au mois de mai pour les musiques de second rang, et le grand concours ou Championshi}) Contest, en septembre.

Les morceaux de concours pour Belle-Vue sont arrangés spécialement en cette occasion, et plus de soixante de ces compositions ont été écrites par le lieutenant Chis Godfrey.

Un autre concours qui intéresse profondément le monde orphéonique en Angleterre se tient au « Crystal Palace », à Londres, mais le nord de l'Angleterre est le vrai centre du Brass-Band Movement.

La première musique actuelle, celle qui a gagné le 1er prix deux fois de suite à Belle-Vue et au Crystal Palace, la Wingates Tempei-ance Band, dont mention a déjà été faite, débuta dans le petit village de Wingates, en Lancashire (village de mineurs). A son premier concours, le jury avait remarqué que la musique était excellente comme exécution, mais que les instruments dont se servaient les musiciens laissaient beaucoup à désirer. Immédiatement, le comité directeur de la société prit des mesures pour remédier au défaut signalé et, avec l'aide enthousiaste des habitants du village, acquit, au prix de 10,000 francs, un jeu d'instruments de premier choix, puis retint les services d'un entraîneur d'une grande et méritée renommée, Rimmer. A partir de ce moment, Wingates a gagné, en prix, £6,000, soit 150.000 francs.

Le Black Dike Band, musique non moins célèbre que la précédente, a aussi remporté tous les prix — treize fois depuis sa fondation. — Elle a gagné le l^r prix du Championship de l'Angleterre. La valeur de ces prix se monte à 225.000 francs.

La virtuosité de ces musiques et leur ensemble sont extraordinaires. La carrière de ces deux Brass-Bands typiques fournit une preuve éclatante de l'amour de la musique qui'caractérise les Anglais du Nord, dont la sincérité est attestée par les sacrifices considérables de temps et d'argent que s'imposent ces simples ouvriers.

Voici les noms d'un groupe de chefs ou d'entraîneurs qui ont le plus coopéré à la formation des principales musiques ou Brass-Bands.

Nous citerons à ce sujet un des journaux les mieux avertis en la matière : Besso7is Breiul Band Budget.

M. J. Bailey (Pentre), autrefois soliste à Leeds Forge et Black Dike Bands. Il vint dans le pays de Galles, où il releva Ferndale. Il a dirigé et jugé dans cette contrée à la grande satisfaction de tous.

M. Bently (Tonyrelail), autrefois directeur de Wijke Tempérance, dans ses plus beaux jours. Il est sans aucun doute un des chefs les plus populaires.

M. Dimmock (Enfîeld) vint à Londres avec la famense Luton Red Cron Band. Un chef de grande capacité et d'excellent goût doublé d'un talentueux pianiste.

M. J.-W.-A. Eskdale (Kirkcaldy), licencié à l'Académie royale de musique ; un enthousiaste des classiques. Il dirige Kirkcaldy Trades Band et prend plaisir à éduquer les jeunes musiciens.

M. F. Farrand (Portobello) était en Ecosse, il y a quelques années, un des chefs les plus fervents de la contrée, et il y a travaillé énormément. Comme beaucoup de ses collègues, il est né dans le Yorkshire.

M. J. Filder (Blaenan Festiuiog du Lancashire) fait honneur à son maître M. Orven, à la fois comme exécutant et chef. Les contrées centrales et le peuple de Galles ont été avantagés par ses services. Jeune en années et vieux en expérience, on attend beaucoup de lui. M. J. Gladuey (.Manchester), doyen des chefs, a conduit les musiques les plus célèbres, comme celle de MeWiam Mill's et actuellement celle de Black Dikes.

M. A. Gray (Manchester) est un musicien de grande expérience; la fameuse Northern Milifary Band connaît son habileté. Il est aussi bon juge que critique et instructeur.

M. J.-A. Grenwood (Birkenhead) est un très distingué conducteur. Palmer's Works, Work Tempérance et d'autres ont trouvé l'homme qu'il leur fallait. Il a gagné à son premier essai le prix de Belle-Vue.

M. \V. Greenword (Ghesham du Yorkshire) a fait le plus grand bien aux sociétés de Londres et à Cheskando. Un des pionniers du progrès de la facture instrumentale, et ajoute aux efforts effectués par ses collègues de Londres.

M. J. Grifhths (Morntain Ash) acquit sa réputation avec le Tillery, Colliery Band par des prix gagnés sur les meilleures musiques anglaises. Est un des chefs les plus populaires.

M. W. Halliwell (Wigan) : depuis que Goodshaw et Crossfield's Bands l'ont à leur tête, elles ont remporté d'immenses succès et sont beaucoup demandées dans la région.

M. W. Heap (Bradford), un des principaux chefs du Yorkshire, compte 20 années de succès. Il est grand favori dans le Durham et le Northumberland, où il a de magnitiques Bands. M. Holden (Horburg), un autre Yorkshireman, a obtenu le plus

grand succès, depuis la coupe de mille guinées à Crystal Palace et beaucoup d'autres prix, avec la HeLurn CoUiery Band. Ces musiques sont du nord d'Edimbourg, au nord de Luton.

M. W. Holdsu-orth (Leeds) était associé avec la Wyke Tempérance dans ses grands jours, et très recherché à cause de ses succès.

M. B. Lodge (Huddersfield) s'occupe de fanfares et sonneries de cloches. 11 forma la fameuse Lindley. qu'il a conservée. Ses œuvres sont très recherchées et très considérées.

M. G. -H. Mercer (Sheffîeld), jeune chef qui a retenu l'attention avec le Grimerthope Band, Par son seul mérite il peut bien augurer de l'avenir.

M. T. Moore (Musselburgh), né dans le Durham, partit à Galashiels il y a une quinzaine d'années. Depuis quelque temps à Musselburgh; là, son travail dispense de tout commentaire.

M. Manley (Aberdare) est aussi excellent chef que juge avisé du Crystal Palace, où il exerce depuis quatre ans. 11 a fait ample moisson de prix avec Aberdare Band. Le pays de Galles n'a pas produit de plus grand chef.

M. T. Morgan (London) est un Gallois. A débuté au Coldstroam Guards comme cornet à pistons solo. C'est l'homme le plus jeune parmi ceux formant le jury de Crystal Palace. C'est un juge qui sait enseigner et un chef qui peut juger.

M. J. Ord Hume (Edimbourg', compositeur de grand renom, juge très apprécié ainsi que directeur de première force. Un des musiciens anglais les plus afl'airés; il s'occupe d'un grand nombre de Musiques, de compositions et d'éditions.

M. A. Orven (Manchester) : parmi les nombreuses musiques du Canada, de la Nouvelle-Zélande et de l'Australie, a vu son nom inséparablement lié à la fameuse Besses o'th Barn Band.

M. S. Radeliffe (Ferndale), un type du Yorkshire; trombone solo à Dike et dans les meilleures musiques de la contrée, il y a plus de vingt ans. Très remarqué depuis comme chef avec Ferndale.

M. F. Renshaw (Brockoles) est aussi du Yorkshire. 11 compte à son actif une centaine de prix, et beaucoup d'excellentes musiques ont joué sous sa direction.

M. R. Rimmer (Havrick) est un frère de Williams; tous deux sont fils du chef doyen T. Rimmer, de Southport. 11 soutient la réputation du nom, et plusieurs sociétés d'Ecosse sont sous sa direction.

M. W. Rimmer (Southport) a remporté de grands succès avec Winqates Tempérance, Rochdales Public, Irvell Springs. En dernier lieu il a eu le prix des six derniers concours de Belle- Vue et des trois derniers de Crystal Palace.

M. Ryau (Kettering) est également de Lancashire. La Kettering Toom Band a particulièrement brillé sous sa direction. La contrée se sert de son haut talent. Il a fait obtenir deux premiers prix à chacune des deux musiques qu'il dirigeait au concours de Crystal Palace.

M. T. Seddon (Kettering) est de Lancashire. Il s'est fixé dans les contrées du centre et rendit fameux le Kettering Riffles. Des centaines de musiques ont bénéficié de son assistance, de ses conseils, et le tiennent en grande sympathie.

M. C. Smith (Manchester) est un chef habile à obtenir des succès. Il a un grand nombre de musiques sous sa direction.

M. E. Sutton (Glasco-w) a joué le cornet solo dans les meilleures musiques de Lancashire. Fit preuve de grandes qualités comme chef dans le pays de Galles, et obtint les plus grands succès en Ecosse avec Cbjdebank et d'autres sociétés.

Composition instrumentale d'une harmonie anglaise, d'après un arrangement de M. Dan Godfrey : petite flûte, grandes flûtes, hautbois, clarinettes mi h, clarinettes solo-^, l''^^ clarinettes, 2^^ clarinettes, 3es clarinettes, clarinettes-altos, saxophones, bassons, i^^^ et 2cs cornets à pistons, trompettes en mi h, l'^^^ et 2<ïs cors, S^s et 4es cors, barytons, i"^ et 2es trombones, trombone-basse, basses, contrebasses, timbales, caisse, grosse caisse, cymbales.

AUTRICHE-HONGRIE

Communication officielle :

10 harmonies existent à Vienne. Elles sont relativement peu importantes et varient entre 40 et 50 exécutants.

Les musiques militaires comportent, en général, un effectif de 40 exécutants.

Le répertoire habituel de ces sociétés se compose de fragments (fantaisies ou mosaïques) d'opéras, d'opérettes, de symphonies ou bien de morceaux de danse.

Les principaux compositeurs dont les œuvres paraissent au programme sont : Beethoven, Mozart, Schubert, Schumann, Wagner, Brahms, Gounod, Massenet, Saint-Saëns, Reyer, Verdi, Léoncavallo, etc.

Ces renseignements ne concernent que la ville de Vienne. Pour les autres villes d'Autriche, consulter l'annuaire des Sociétés musicales autrichiennes, contenant une grande quantité de renseignements à leur sujet. En voici le titre : Musik Buch aus Oesterreich, par Richard Heubengu.

BELGIQUE

Communication de M. Lecail, chef de musique des grenadiers :

Sociétés musicales. Classement par provinces.

Anvers

Brabant

Flandre occidentale

Flandre orientale

Limbourç

Luxembourg

Namur

Total

Total général. . .

Dans ces chiffres ne sont pas compris : les musiques militaires, les orchestres réguliers des théâtres, les orchestres, les sociétés de grandes auditions classiques, les sociétés de fanfares de trompettes, de trompes de chasse, d'estudiantinas, de tambours et clairons, etc., et les orchestres de kursall et cafés-concerts.

Harmonies les plus importantes de la province d' Anvers : Malines. — Cercle Mozart (12 ex.).

De Brabant :

Aerschot. — Société royale (170 ex.).

Braine-le-Château. — Cercle Sainte-Cécile (67 ex.). Bruxelles. — Delhaize frères (125 ex.).

Bruxelles. — L'Alliance artistique (90 ex.). Elterbeck. — L'Aurore (150 ex.). Izelles. — Les Orphéonistes (80 ex.).

Lacheu. — Vrieu due du Uor uitgang (130 ex.). Lacheu. — Amis du progrès (80 ex.).

Molenbeck-Saint-Jean. — L'Harmonie (289 ex.). Saint-Gilles. — Harmonie de Saint-Gilles {iOO ex..). Saint-Josse-Ten-Wooche. — Cercle Vêtis (75 ex.). Thîelt-Notre-Dame. — Société Saint- Joseph {i2?> ex.).

De la Flandre occidentale :

Blaubreu-Berghe. — Neptunes Heindereu (75 ex.). Courtrai. — La Philharmonie (65 ex.).

Ménin. — Société philharmonique (54 ex.). Mouscron. — Sainte-Cécile (50 ex.).

Poperinghe. — Société philharmonique [HQ ex.). Roubes. — Stads muzick (80 ex.).

Warneton. — Harmonie communale (62 ex.). Wervieg. — Philharmonique (75 ex.).

Ypres. — Harmonie communale (60 ex.).

De la Flandre orientale :

Alost. — Haimblyke-Harmonie (60 ex.).

Audenaerde. — Stads muzick (75 ex.).

Eecloo. — Haimklyke harmonie (50 ex.).

Gand. — Wooreit (80 ex.).

Gand. — Styverheid (60 ex.). *

Lebbeke. — Sainte-Cécile (55 ex.).

Lokereu. — Sainte -Csecilia (58 ex.).

Ninar. — De Endracht (48 ex.).

Saint-Nicolas. — De Hemstoriende (60 ex.).

Tanème. — Sainte-Cœcilia (60 ex.).

Termonde. — Stdelyke harmonie (50 ex.).

Du Hainaut :

Bernissart. — H. de Bernissart (45 ex.).

Charleroi. — Harm. de Charleroi (60 ex.).

Charleroi. — Philharmonie de Charleivi (81 ex.).

Châtelineau. — Harmonie (60 ex.).

Couillet. — Société anonyme (60 ex.).

Cuesme. — Royale Harmonie (55 ex.).

Framéries. — Royale Harmonie (85 ex.).

Gosselies. — Philharmonique (6o ex.).

Jumet. — Grande Harmonie (80 ex.).

Lessines. — Société philharmonique royale (60 ex.).

La Louirére. — Harynonie de la Louirère (75 ex.).

La Louirrie. — Société d'harmonie (75 ex.).

Marchienne-au-Pont. — Harmonie de Marchienne (80 ex.).

Mont-sur-Marchienne. — Harmonie communale (97 ex.). Morlanweitz. — Harmonie de Mariemont (83 ex.). Morlanweltz. — Cercle Grétnj (ao ex.).

Nauage. — L'Avenir (65 ex.).

Pâturages. — Harmonie royale (65 ex.).

Quarignan. — Société philharmonique (75 ex.). Quiévrain. — Société philharmonique (73 ex.). Roux. — Harmonie de Roux (60 ex.).

Wasmes. — Société royale d'harmonie (73 ex.).

De Liège :

Angleur. — Harmonie des Aciéries (78 ex.).

Angleur. — Harmonie de la Vieille-Montagne (60 ex.).

Etalle. — Harmonie communale (83 ex.).

Hug. — Société royale d'harmonie (60 ex.).

Ougrée. — Harmonie d'Ougrée (63 ex.).

Seraing. — Harmonie du Val-Saint-Lamhert (80 ex.).

Warsage. — Harmonie de Warsage (100 ex.).

De LiMBOURG :

Hasselt. — Société royale Sainte-Cécile (63 ex.). Maeseyck. — Harmonie royale (43 ex.).

Rockenge. — Harmonie Grétry (30 ex.).

Saint-Troud. — Royale Harmonie (35 ex.). Saint-Troud. — Harmonie de la Gilde (32 ex.). Stockheim. — Sainte-Cxcilia (58 ex.).

Tougres. — Houinklyke Muzick (50 ex.).

Du Luxembourg :

Hollerich. — Musique de la fabrique française du Champagne Mercier {8ù à 100 ex.).

De Namur :

Ândenne. — Royale Sainte-Cécile (55 ex.).

Auvelois. — Harmonie d'Auvelois (33 ex,).

Floufle. — Société de la manufacture de glaces (60 ex.).

Jambes. — Le Réveil (52 ex.).

Namur. — Notre-Dame des Victoires (70 ex.).

Harmonie communaJe de Bruxelles.

Communication de M. Théo Mahy, directeur :

Fondée en 1889, des débris de l'ancienne Musique des sapeurs-pompiers, qui pendant quarante années fut désignée pour donner chaque

semaine un concert au parc de Bruxelles. Ces concerts obtinrent un grand succès et devinrent quotidiens.

M. Van de Kerkoore, directeur, ayant pris sa retraite, la ville de Bruxelles transforma cette musique en hannonie, qui devint bientôt la musique officielle de la capitale.

Le premier directeur fut .M. Sennewald, qui la dirigea jusqu'en 1904, année où il prit sa retraite. M. Théo-Mahy, professeur au Conservatoire royal de Bruxelles, fut nommé directeur par le conseil communal.

Les concerts donnés par Vllarmonie comynunale ont lieu régulièrement tous les jours au Parc et au bois de la Cambre.

La musique est composée uniquement d'éléments professionnels (tous les musiciens sont des gagistes, la plupart i'^^^ prix du conservatoire de Bruxelles et solistes du Théâtre royal de la Monnaie), ce qui lui permet d'exécuter les œuvres les plus sérieuses.

Son répertoii'e contient plusieurs milliers d'oeuvres, parmi lesquelles figurent celles des grands maîtres classiques et modernes de toutes les écoles.

Composition instrumentale : 2 flûtes, 2 hautbois (cor anglais), 2 bassons, 14 clarinettes, 1 saxophone-alto, 1 saxophone-ténor, 3 trompettes, 4 cors, 3 trombones, 3 cornets à pistons, 2 bugles, 2 barytons, 3 tubas, 3 bombardons, 2 contrebasses, 1 paire timbales, 1 petite caisse, 1 grosse caisse.

Société royale philharmonique de Quaregnon.

Fondée en 1822, cette harmonie, qui a pour directeur M. Théo-Mahy, compte 110 exécutants.

C'est une des plus importantes sociétés belges.

Après avoir remporté les prix d'honneur aux concours les plus réputés du pays et de l'étranger, elle fut classée hors concours.

CHILI

Communication officielle :

Il n'existe au Chili que des fanfares et harmonies régimentaires, et enfin VHarmonie de la police. Mais, pour des raisons budgétaires, leur existence est souvent en péril.

Ces groupes et surtout celui de la police sont généralement bien stylés et bien conduits. Ils ont été récemment dotés d'instruments neufs de fabrication française.

En dehors des musiques régimentaires, il existe à Santiago quelques sociétés musicales étrangères, qui sont :

L'Earmonie Verdi (de la colonie italienne), 40 exécutants; la Lyre française (de la colonie française), 30 exécutants; la Fanfare suisse (de la colonie suisse), 30 exécutants.

Les deux premières sociétés ont été provisoirement dissoutes, mais pourront être reconstituées sous peu.

Les Ecoles des Frères Salésiens, l'Ecole correctionnelle des enfants, ont aussi leur fanfare, ainsi que d'autres institutions, mais tous ces groupes font beaucoup de bruit et de mauvaise besogne.

Le répertoire des musiques du Chili est celui des musiques militaires européennes. On exécute couramment des sélections d'opéras de Wagner, Saint-Saëns, Massenet, Pucciui, Mascagni, Gounod, Verdi, Boïto, et beaucoup de musique légère : valses, etc.

COLOMBIE

Communication officielle :

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