‹ Monographie universelle de l'Orpheon, societés chorales, harmonies, fanfares, avec documents inedits, recueillis par les representants de la France a l'etranger [par] Henri Marechal [et al.]Chapitre 75 sur 97 · PETIT HISTORIQUE DES PRINCIPALES HARMONIES DE LA SUISSE · texte numérisé non relu

PETIT HISTORIQUE DES PRINCIPALES HARMONIES DE LA SUISSE

Musique de Landwehr : canton de Fribourg. — Cette musique descend en ligue directe de celle fondée à Fribourg en 1804.

Vers la fin du dix-huitième siècle, il existait dans cette ville une compagnie de carabiniers. Les jours de fête, quelques musiciens amis se joignaient à eux, et, le tir terminé, la soirée se passait au milieu des chants patriotiques et de morceaux de musique.

En 1804, par arrêté du 16 avril, ces musiciens furent réunis et attachés au corps franc. A ce moment, cette musique comprenait 18 exécutants. En 1813 elle subit une réorganisation et reçut le titre de Mwsique militaire pour la ville de Fribourg. Réorganisée en 1827, puis en 1848, elle prit le titre d'harmonie. Le 14 mars 1852, le premier solo de saxophone fut entendu en Suisse.

En 1869, nouvelle réorganisation, et enfin, après quelques transformations, par arrêté du conseil d'Etat, en 1879, l'harmonie devient Corps de musique volontaire de Landwehr.

MM. Eggis, Seeberger, Eichorn, A. Sildcr, Bachellerie, Hartmann, Galley, Blanc, dirigèrent successivement cette société.

M. Haas, qui leur a succédé en 1897, en est toujours le directeur.

Composition instrumentale actuelle : 3 flûtes, 1 hautbois, 8 clarinettes, 3 saxophones, 5 cornets à pistons, 2 trompettes, 5 bugles sz bi 2 bugles mi [?, 8 altos, 3 barytons, 4 trombones, 3 tubas, S contrebasses, 5 batterie.

Le répertoire est composé d'ouvertures, préludes, fantaisies, morceaux de genre, valses, mazurkas, des auteurs les plus renommés de France, Allemagne, Suisse, Italie, Autriche.

En 1906, la Musique de Landwehr a organisé la 16e fête fédérale de musique à t'ribourg, à laquelle ont pris part 70 musiques avec un effectif d'environ 2,000 exécutants.

Harmonie nautique : Genève. — Fondée en 1883 par M. Louis Bonade, puissamment secondé par M. M.-D.-P. Barton (consul d'Angleterre).

A ses débuts elle ne comptait que 33 exécutants. La première année de sa formation elle donna neuf concerts. En 1884, le nombre d'exécutants de 33 s'élève à 32 ; en 1886 l'Harmonie nautique comptait 64 exécutants; en 1887, 69; en 1889, 92. C'est en 1889 que cette soc2e7é se fit entendre successivement à Marseille, Toulon et Lyon.

En 1890, la société se rendit à Aix-les-Bains pendant le séjour de la reine d'Angleterre. M. Bonade, directeur, fut présenté à Sa Majesté, qui le félicita vivement de la bonne tenue de la société.

Le répertoire, très varié, se compose d'ouvertures, de suites d'orchestre, morceaux de genre, sélections, etc., des auteurs suivants : Adam, Auber, Bach, Berlioz, Beethoven, Bizet, Boïto, Brahms, Chabrier, Chopin, Charpentier, Délaye, Delibes, Eiienberg. C. Franck, B. Godard, Grieg, Gounod, Joncières, Lacombe, Lalo, Léoncavallo, Litolf, Liszt, Luigini, Massenet, Mendelssohn, Messager, G. Parés, Ponchielli, Puccini, Reyer, Rossini, Saint-Saens, Schumann, Tchaîkowsky, Verdi, Wagner, Weber, Widor, etc.

Parmi les œuvres à citer, signalons : la Symphonie fantastique, arrangement de G. Parés (Berlioz); ouvertures et Symphonie en ut de Beethoven; sélections sur des opéras de Wagner, etc.

h'Harmonie noz^ii^z^e est certainement la meilleure société instrumentale de la Suisse.

Musique de Landwehr : Genève. — Cette harmonie est la plus ancienne des sociétés genevoises. Fondée par Sabon, lequel était chef de musique sous le premier Empire et a fait les campagnes françaises de Napoléon l<^^.

Cette société portait anciennement le nom de Musique du contingent.

Son effectif varie de 90 à 93 membres. Au répertoire, des œuvres de Wagner, Mozart, Reyer, C. Franck, Charpentier, Berlioz, Bizet, Massenet, G. Parés, Saiut-Saëns, Weber, Beethoven, etc., etc.

M. Délaye dirigea pendant de longues années cette société.

Musique municipale de Lucerae. — Fondée en 1873, cette harmonie compte 45 membres. Son répertoire est très varié. Aux concours de Toul, Saint-Gall, Arraud, Lugano, cette société se fit remarquer. En dehors des festivals, elle se fait entendre dans différentes fêtes : fêtes de gymnastique, fête des vignerons, tir fédéral, etc.

Musique municipale de Schaffaûsen. — Fondée en 1869. Cette harmonie compte 53 membres. Son répertoire comprend des œuvres de Beethoven, Boïeldieu, Mozart, Adam, Mendelssohn, Schubert, Strauss, Suppé, Wagner, Verdi.

Depuis 1899, cette société' reçoit de la municipalité une subvention de 2,500 francs.

(Traduction de H. Gœhringer.)

Société fédérale. — Fondée en 1909, elle se composait de 85 sociétés (t}Q fanfares, 35 harmonies). La première fête fédérale de musique eut lieu en 1864 à Soleure. En général, la société organise des concours fédéraux tous les trois ans. Les plus importants furent ceux de Bienne, 1880; Lucerne, 1886; Thoune, 1890; Soleure, 1893; Saint- Gall, 1897; Aarau, 1900; Lugano, 1903; Fribourg, 1906. C'est à ce concours que, pour la première fois, l'épreuve de lecture à vue fut imposée. Les résultats obtenus ont été satisfaisants.

Les fêtes fédérales sont supérieurement organisées, comme on pourra s'en rendre compte en lisant le programme de la dernière fête de Fribourg, en 1906, que nous reproduisons, car il pourrait servir de modèle à beaucoup d'autres.

Samedi 28 Juillet : 7 h. soir : réception de la Bannière fédérale, du comité central, des délégués du jury et des sociétés concurrentes. 8 h. : remise officielle de la Bannière fédérale. Concert d'ouverture.

Dimanche 29 juillet : 5 h. matin : diane; 6 h. : assemblée des délégués ; 8 h. à 11 h. : concerts-concours dans les trois locaux différents destinés aux catégories; midi : banquet officiel à la cantine; 1 h. à 5 h. : continuation des concerts-concours; 5 h. : cortège officiel par les rues de la ville de toutes les sociétés participantes ; 6 h. : exécution des chœurs d'ensemble; 7 h. : banquet; 8 h. : concert et représentation à la cantine.

Lundi 30 juillet : 5 h. : diane; 7 h. à midi : continuation des concerts-concours; midi : banquet officiel; 2 h. à 4 h. : continuation des concerts-concours ; 6 h. : proclamation des résultats à la cantine ; distribution de couronnes et prix; 7 h. : banquet; 8 h.: coucert et représentation à la cantine; clôture officielle de la fête.

Voici les principaux articles du règlement du concours :

Article premier. — a) Morceaux d'ensemble; b) production des différentes sociétés.

Art. 2. — Toute ^octéié" prenant part à la fête est obligée d'étudier à fond les deux morceaux imposés.

Art. S. — Diapason normal : la =870 vibrations.

Art. 8. — Toute société est obligée de jouer trois morceaux. A) Morceau que la société choisit elle-même; sa durée ne doit pas dépasser 15 minutes. Les danses, pas redoublés, pots-pourris et solos sont exclus. B) Morceau inconnu et non édité qui est imposé à tontes les sociétés concourant dans la même catégorie ou division. C) Morceau inconnu et non édité qui doit être joué à première vue.

Art. 9. — Les sociétés sont divisées en catégories ou divisions.

Ire catégorie. Compositions difficiles. A) Sociétés composées exclusivement d'amateurs. B) Sociétés n'ayant pas plus de quatre musiciens professionnels. C) Sociétés ayant plus de 4 musiciens professionnels parmi leurs membres.

2« catégorie. Compositions moyennes ou faciles. Ce classement est commun aux harmonies et fanfares.

Art. 10. — La société, en se faisant inscrire pour la fête, déclare elle-même dans quelle catégorie elle désire concourir.

Art. 12. — Le jury de chaque catégorie se compose de trois chefs de musique suisses ou étrangers n'appartenant à aucune sodé^e prenant part au concours.

Art. 13. — Les productions seront jugées d'après leur justesse harmonique, rythmique, dynamique, conception artistique, effet total. Donc : cinq facteurs avec les points 10 ; trois morceaux sont à jouer à 10 points le maximum; une société peut donc atteindi'e un maximum de ioO points.

A) Z^'" rang : couronne de laurier en or.

Les sociétés atteignant une moyenne de huit points ou un total de 120 points (I20-I0O).

B) St^ rang : couronne de laurier.

Les sociétés atteignant une moyenne de si.Y points ou un total de 90 points (90-119).

C) 3« rang : couronne de chêne.

Les sociétés n'atteignant pas 90 points.

Art. 22. — Les contrebasses à cordes ne sont admises que dans la Ire catégorie, l'^ section.

Tableau d'instrumentation officiellement fixé pour la Société fédérale de musique :

— Partie directrice.

— 2 cors en mi b.

— Petite flûte ré [>.

— Grande flûte en iil.

— 1 baryton en si \;.

— Petite clarinette mi [7.

— 1 grande clarinette.

— Euphonium ou basse chan

tante en si .

— Petit bugle en mi[>.

— 1 trombone en si \^.

— 1 bugle en si t».

— 1 cornet à pistons.

— bombardon en mi\y.

— — en si b-

— Petite caisse.

— 1 cor en mi b.

— Grosse caisse.

Les parties 21, 22, 23, 24, 25, sont admises et fournies en clef de sol et en clef de fa, les trombones dans le diapason ^ut.

Les parties marquées d'un * sont obligatoires pour harmonies ou fanfares.

VENEZUELA

Communication officielle :

LEGATION DE FRANCE Annexe à la d(5pêche du 21 mars 1905.

à Caracas.

M. E.-J. Mauri, directeur de l'Académie nationale des beaux-arts, au ministre de France à Caracas.

... Il n'existe pas au Venezuela à' Harmonies ni de Fanfares. Les quelques Orphéons, Fanfares ou Orchestres qui se sont formés n'ont jamais pris le nom de Sociétés.

11 y a nombre d'Estudianlinas (4 à Caracas, 2 à Valencia).

Dans toutes les villes, même les moins importantes, il existe une Musique militaire, soutenue par l'Etat. A Caracas, il y en a trois : la principale, dirigée par Francisco de P. Magdaleno; la seconde, par R. Maldonado; la troisième, par A. Francieri. Le répertoire de ces musiciens est presque entièrement italien.

Il y a eu quelques compositeurs de talent au siècle dernier : Lama, Landseta (auteur de Vlhjmne national), Velasquez, José-A. Montero, Anatasio Bello, Larrazabal, Abreu, F. Tejera, E. Calcaûo, etc., etc., qui se sont distingués surtout dans la musique religieuse.

Pour terminer ce rapport sommaire, j'ajouterai qu'il existe au Venezuela un instrument typique qui ne se trouve pas dans les Républiques voisines. C'est un petite guitare à 4 cordes que l'on joue en la raclant du bout des quatre doigts.

Les indigènes accompagnent leurs chants mélancoliques sur cet instrument, qui fait partie des « orchestres de danse ».

Le mot fanfare servit primitivement, au xviii^ siècle, à désigner le corps des trompettes qui exécutaient les marches et sonneries dans les troupes de cavalerie.

Ce n'est qu'en 1845 environ que, par l'adoption des instruments chromatiques, les fanfares purent être transformées en véritables orchestres, qui dès lors se développèrent rapidement. De nos jours, certaines grandes fanfares possèdent des variétés d'instruments où les timbres sont si bien équilibrés qu'elles peuvent, grâce à la puissance de leur sonorité et à la virtuosité de leurs exécutants, rivaliser avec les meilleures harmonies et, parfois, assurer une impeccable exécution des œuvres modernes les plus difficiles.

Elles servent aussi puissamment à la diffusion de l'art musical et à l'éducation artistique du peuple.

La première organisation de la fanfare militaire remonte donc à 1845, date à laquelle une commission rassemblée par les soins du ministre de la guerre lui proposa l'organisation suivante :

Musique de cavalerie. — 2 trompettes d'harmonie (trompettes simples), 4 trompettes à cylindres, 2 petits saxhorns en mi b (petits bugles), 7 saxhorns en si b ou bugles (l solo, 3 premiers, 3 seconds), 2 saxhorns en la b (bugles), 2 saxhorns en mi b (altos), 2 saxo-trom bas (altos d'une perce plus petite), 1 trombone à 3 cylindres, 3 trombones à coulisse, 3 saxhorns-barytons («b), 3 saxhorns-basses {si\; à 4 cylindres), 3 saxhorns contrebasses en mi b. Total, 36 exécutants, plus l'adjonction facultative d'un timbalier.

Musique de chasseurs. — 6 trompettes à cylindres, 6 petits sax-

horns en mi [j, 12 saxhorns en si b, 6 saxhorns-altos en mi b, 6 saxhorns-basses en mi\p. Total, 36 exécutants.

La commission était d'avis qu'il convenait de supprimer tous les clairons et trompettes d'ordonnance en usage et de les remplacer par des saxhorns et des trompettes, auxquels on adapterait une petite pièce avec cylindres, que le cavalier ou le chasseur porterait dans son étui. Cet avis ne fut pas suivi.

Les fanfares civiles sont de création plus récente. (Il faut en excepter les fanfares composées exclusivement de trompettes simples, de cors simples ou cors de chasse et de trombones, adjoints fréquemment aux sociétés de tir à l'arc ou à la carabine.) Elles ne datent donc, pour la très grande majorité, que du jour où l'invention de la famille complète des saxhorns leur assura une étendue chromatique permettant de parcourir toutes les tonalités et d'exécuter dès lors des transcriptions et œuvres originales écrites spécialement en vue de leur composition instrumentale.

Ce répertoire est forcément limité, et de nos jours, malgré l'adjonction (facultative) des familles de saxophones et de sarrusophones, les fanfares ne peuvent, sauf de rares exceptions, interpréter de façon satisfaisante les grandes œuvres symphoniques, non plus que la plupart des œuvres lyriques de grande envergure.

Cependant, malgré leur infériorité relative d'exécution, ces groupes rendent de grands services, et, si\es musiques d'harmonie sont relativement peu nombreuses (ce qui tient surtout aux difficultés que présente l'étude des instruments de bois et au prix plus élevé de ces instruments), on peut presque affirmer qu'il n'y a pas en France une commune un peu importante qui n'ait au moins sa fanfare.

C'est surtout à partir de l'époque où les musiques de cavalerie furent supprimées (1866) que les /an/a?'es civiles commencèrent à prendre l'énorme développement

qu'elles ont acquis depuis. Les musiciens licenciés, qui ne purent trouver d'emploi dans les régiments d'infanterie ou de génie, rentrèrent dans leurs foyers et, soit pour occuper leurs loisirs, soit pour se créer une situation, donnèrent des leçons de musique et d'instruments, formèrent des élèves, puis, quand le nombre de ceux-ci fut assez grand, les réunirent en fanfares dont ils prirent naturellement la direction. Enfin, l'extension graduellement prise depuis 1866 par les concours musicaux contribua encore à accroître dans de grandes proportions le nombre des fanfares. On en compte actuellement, en France, de 4,000 à 3,000 environ. Nous ne pouvons en donner le chiffre exact, car il n'existe pas de statistique officielle concernant les sociélés musicales populaires. Cette lacune, que le ministère de l'instruction publique et des beauxarts pourrait combler par la création d'un bureau des sociétés populaires, tant de fois réclamé, rendrait de grands services. La dépense qu'entraînerait cette création serait d'ailleurs des plus minimes.

En adoptant comme moyenne le chiffre de 23 musiciens seulement par groupe (car il y a des fanfares qui en comptent 120, et d'autres par contre qui n'en ont qu'une vingtaine), on obtient, pour les fanfares seulement, le total formidable de plus de 100,000 exécutants. En y ajoutant l'appoint des musiques ^'harmonie, les orchestres symphoniques populaires, les sociétés chorales, les estudiantinas, chaque jour plus nombreuses, les sociélés de trompettes, dont le nombre s'est considérablement accru pendant ces dernières années, on peut évaluer à cinq cent mille le chiffre total des exécutants composant l'armée musicale populaire en France.

Nous nous bornerons à citer ici les fanfares inscrites en division d'excellence :

Fanfare des mineurs d'Abscon. — Fondée en 1863 par M. Louis Doyen comme société libre. Eu 1869 elle prend son titre actuel et se trouve placée sous le patronage de la Compagnie des mines d'Auzin.

Cette société entre alors dans une ère nouvelle et se fait entendre

avec succès dans de nombreux concerts. En 1880, elle est classée en division d' « excellence ».

En 1908, M. Louis Doyen abandonne la direction de cette société, qu'il conduisait depuis 45 ans. 11 est remplacé par M. Adolphe Gabelles.

Composition instrumentale : 2 saxophones-sopranos, 3 saxophones-altos, o saxophones-ténors, 2 saxophones-barytons, 3 trompettes, 6 cornets à pistons, 7 trombones, 4 cors, 2 petits bugles, 43 grands bugles, 8 altos, 6 barytons, 13 basses, 6 contrebasses, 2 contrebasses à cordes, 1 timbalier, 2 tambours, 1 cymbalier, 1 grosse caisse. Effectif, 12,1 exécutants.

(Renseignements dus à M. Gabelles, directeur.)

Grande fanfare d'Armentières. — Fondée en 1868 à l'instigation de M. Oscar .Marécaux. CtiiQ société de tout premier ordre fut réorganisée maintes fois.

M. Gauquier en est le président, et M. Defer, de qui nous tenons ces renseignements, en est le directeur.

Fanfare municipale des sapeurs-pompiers d'Hautmont. —Fondée en 1868. Président, M. L. Géhii; directeur, 51. A. Painparé.

Composition instrumentale : 1 saxophoue-sopranino mi t», 2 saxophones-sopranoss? [7, 3 saxophones-altos, 3 saxophones-ténors, 2 saxophones-barytons, 1 saxophone-basse, 1 petit buglewz'b, 6 bugles solos, 12 icrs bugles, 4 2es bugles, 4 S^s bugles, 1 alto solo en fa, 4 altos en mi b, 4 barytons, 4 cornets à pistons, 2 trompettes sih, 2 trompettes en fa, 4 cors, 8 trombones, dont un en mi b, 1 basse solo, 9 basses, 2 contrebasses mi ]i, 1 contrebasse fa, 1 contrebasse si h, 1 timbalier, 1 grosse caisse, cymbales, 1 caisse claire : 85 exécutants.

Principales œuvres du répertoire : Berlioz : ouverture des Francs- Juges, marche hongroise de la Damnation de Faust. — Massenet : ouverture de Phèdre, marche héroïque, mosaïques sur Ilérodiade, Manon, Werther. — P. Vidal : polonaise de concert, sélection sur la Burgonde. — Reyer : sélection sur Sigurd, sélection sur Salammbô. — Bizet : V Artésienne, la Jolie Fille de Perth, Carmen. — G. Parés : marche de fiançailles, ouverture de Pax et Labor. — Lacôme : pantomime, mascarade, la Féria. — Meyerbeer : ouverture de VEtoile du Nord, 3<^ marche aux flambeaux. — Saint-Saëns : Samson et Dalila. — Gounod : la Reine de Saba, Faust, Roméo et Juliette. — A. Painparé : Après le combat, la Fête des héros, le Manoir enchanté. — Delibes : Coppélia, Lakmé. — Messager : les Deux Pigeons.

OEuvres de Benjamin Godard, Rossini, A. Thomas, Lachner, Luigini, Ressiger, Delannoy, Balf, etc.

(Renseignements dus à M. Painparé.)

Le Club des Vingt de Lille. — Cette fanfare fut fondée en 1892 par M. E. Rainot, président, qui est encore à la tête de la société comme président d'honneur. A l'époque de sa fondation, le Club des Vingt comprenait 36 exécutants.

De multiples succès dans les concours mirent cette 5oc/eï^ au premier rang.

Sa composition instrumentale est la suivante : 1 petit bugle, 14 jers bugles, 6 2es bugles, 3 1ers comets à pistons, 3 2es cornets à pistons, 4 altos, 4 cors, 5 barytons, 4 trompettes, 9 trombones, 9 basses, 3 contrebasses si h, 2 contrebasses à cordes, 4 timbales, cymbales, grosse caisse, tambour, 3 saxophones-sopranos, 4 saxophones-altos, 3 saxophones-ténors , 2 saxophones-barytons, 1 saxophone-basse.

Directeur, M. Alfred Quesnay, à qui sont dus ces renseignements.

Fanfare lyonnaise. — Fondée en 1857, elle se composait des anciens éléments de la Musique des pompiers, récemment dissoute. Son directeur était Joseph Luigini.

Cette société ne tarda guère à être considérée comme une des meilleures fanfares.

Les directeurs qui ont succédé à .M. J. Luigini sont : MM. Monnet, Alexandre Luigini, A. Gros, Dupont, Georges, Popy, Fargues et J. Maquir.

OEuvres du répertoire : fantaisies arrangées par J. Luigini sur les opéras les Huguenots, Faust, Guillaume Tell, Hernani, Hamlet, Obéron, Zampa, Carmen, le Roi d'Ys, le Domino noir, Loreley. Berlioz : ouverture du Carnaval romain; ouverture des Francs -Juges. — Bizet : ouverture de Patrie. — G. Parés : fantaisie-ballet, Pax-Labor, marche des fiançailles , Pallas, Jour de fête. — Reyer : fantaisie sur Sigurd, Salammbô. — Wagner : ouverture de Rienzi, ouverture de Lohengrin i ouverture de Tannhaûser.

(Communication de M. Verpillat.)

La Lyre ouvrière : Onnaing. — Après divers essais, datant de 1804, cette société ini fondée officiellement en 1855. Ses différents directeurs furent : M.M. Lagrange (1855-63), Langlois père (1865-67), Laugloisfils (1867-73), Tanguy (1873-74), Labit (1874-1886), Carpentier (1886-90), CoUot (1890-98), Chabert (1898-99), Van Remoortel (1899-1901), Eustace (1901-1903), et enfin Joly de 1905 à nos jours.

Composition instrumentale : 2 petits bugles, 23 grands bugles, 6 cornets à pistons, 4 trompettes, 3 altos, 3 cors, 3 barytons, 12 saxophones, 12 basses, 6 contrebasses, 1 grosse caisse, 1 tambour, 1 paire de timbales.

Soit un effectif de 85 exécutants.

Œuvres du répertoire pendant ces dernières années : Meyerbeer : sélection sur les Huguenots, marches aux flambeaux, marche indienne de l'Africaine^ ouverture de ÏEtoile du Nord. — Wagner : sélection

et marche du Tannhaûser. — Beethoven : ouverture à'Egmont. — G. Pares : marche solennelle, lourde fêle. — Berlioz : ouverture des Francs-Juges. — Massenet : Scènes pittoresques. — Saint-Saëns : sélection sur Samson et Dalila. — Weber : ouverture à'Obe'ron. — Litolff : les Templiers. — Richard : marche guerrière, parade aux flambeaux.

(Communication de M. Eustace.)

La Sirène de Paris. — Créée en 1874 par un groupe de 8 musiciens dissidents d'une petite fanfare existant à l'époque au Kreralin-Bicêtre; à ce petit groupe, un autre, composé de dissidents d'une société d'Ivry-sur-Seiue, vint s'adjoindre, et la Sirène fut définitivement constituée.

Des cours de solfège et d'instruments furent institués, et depuis cette époque la Sirène a continuellement progressé.

Composition instrumentale :

Instruments remplissant le rôle des cordes de l'orchestre : 1 petit bugle7?n|T, lObugles solos, 10 premiers bugles, 7 deuxièmes bugles, 7 troisièmes bugles, 9 altos, 3 barytons, 6 basses solos, 10 basses, 10 contrebasses, dont 2 en 7ni [i et une à cordes. — Cuivres d'orchestre : 4 cors, 4 trompettes, 12 trombones à coulisse. — Instruments destinés à produire des effets de timbre : 1 cornet à pistons solo, 2 premiers cornets à pistons, 3 deuxièmes cornets, 1 sax.-sopranino mi\;,2 sax. -sopranos, 5 sax.-altos, 3 sax.-ténors, 1 sax.-baryton, 1 sax. -basse, 1 sarrusophone-soprano, 1 sarr. -ténor, 1 sarr.-basse, 1 sarr.-contrebasse. — Batterie : timbales, 1 caisse claire, 1 caisse roulante, 1 grosse caisse.

La Sirène ne s'est réellement occupée des œuvres de nos grands maîtres que depuis son passage à la division d' « excellence », c'està-dire depuis 1886. Avant cette époque, les œuvres de Tillard et d'Hemmerlé composaient uniquement sou répertoire.

Répertoire depuis 1886. — Meyerbeer : 2" marche aux flambeaux, 3^ marche aux flambeaux, Schiller Marsch, bénédiction des poignards [Huguenots). — Weber : ouverture à'Obéron, ouverture du Freyschïitz. — Beethoven : andante de la Symphonie en ut mineur, allegro ; 1^^ Symphonie en ut majeur; Egmont (ouverture). — Mendelssohn : ouverture de la Grotte de Fingal, ouverture de Ruy Blas. G. Parés : polonaise de concert, marche de fiançailles, Jour de fête. — Massenet : ouverture du Roi de Luhore, ouverture de Phèdre, fantaisie sur Hérodiade, fantaisie sur le Cid. — Berlioz : marche hongroise de la Damnation, ouverture de Benvenuto Cellini, ouverture des Francs-Juges. — P. Vidal : polonaise de concert. — Bizet : prélude et intermezzo de Y Artésienne, fantaisie sur Carmen, fantaisie sur les Pêcheurs de perles. — Delibes : cortège de Bacchus. — Auber : ouverture du Domino noir. — Rossiui : ouverture de Guillaume Tell. — Van Remoortel : marche triomphale. — Litolff : ouverture symphouique sur le Chant des Belges. — Gounod : Polyeucte, Faust

FAA'FARES 281

Indépendamment de ces œuvres, un répertoire spécial, pour les petits concerts, se compose de fantaisies sur les opéras, valses, gavottes, pas redoublés, etc.

La Sirène est dirigée par MM. Millet et Ch. Levasseur, à qui sont dus ces renseignements.

Société musicale des Fondeurs de Port-Brillet. — Fondée en 1878 par .MM. J. Cossé et J. Verron, deux jeunes amateurs passionnés de musique, qui sont encore aujourd'hui le directeur et le sousdirecteur de la Société.

Les débuts furent pénibles, par suite du mauvais état des affaires. Mais en 1S82, époque où l'usine de Port-Brillet devint la propriété de M. Chappée, industriel, président actuel de la Société, celle-ci se développa rapidement et acquit par la suite une grande notoriété, due aux efforts de son directeur et au concours moral et pécuniaire de son président.

Composition instrumentale : 2 saxophones-sopraninos, 5 saxophones-sopranos, 0 saxophones-altos, 3 saxophones-ténors, 3 saxophones-barytons, 4 trompettes, 4 cors, 9 trombones, 8 cornets à pistons, 2 petits bugles, 21 grands bugles, 6 altos, 4 barytons, 14 basses, 4 contrebasses mi \p, 4 contrebasses si \), 2 contrebasses à cordes, 1 paire de timbales, 2 tambours, i grosse caisse.

Soit un effectif de 104 exécutants.

Principale? œuvres du répertoire : Berlioz : ouverture de Benvenuto CelLini. — Beethoven : ouverture du Roi Etienne, andante de la 5* Symphonie en ut mineur, allegro de la Symphonie pastorale. — Cazaneuve : scènes provençales. — F. David : symphonie enmi \p. — P. André : ouverture de Brunehaut, le Printemps (airs de ballet). — Mozart : ouverture des Noces de Figaro. — Mendelssohn : ouverture de Ruy Blas. — G. Parés : ouverture de Fax et Labor, ouverture de Pallas, marche des fiançailles. — Vanremoortel : Wattignies, ouverture de Blanchana. — Wagner : marche du Tannhaûser, entr'acte et chœur des fiançailles de Lohengrin, fantaisie sur le le^acte de Lohengrin. — Weber : ouverture du Roi des Génies, ouverture de Preciosa, ouverture d'Euryanthe. — Vidal : polonaise de concert. — Wormser : les Z.wperca/e5 (poème symphonique). — H.Leroux: la Reine Fiammette.

(Communication de M. Cossé.)

Fanfare de Roanne. — Fondée en 1862, par M. Paul Gubay, président, et M. Somedenne, directeur.

Ce dernier eut pour successeurs MM. Bacot, Maffre, A. Luiginl, et enfin Alexandre Frot, actuellement à la tête de cette société.

Composition instrumentale : 1 petit bugle, 6 1='^ bugles, 4 2<>3 bugles, 4 cornets à pistons, 2 26» cornets à pistons, 6 saxophones, 5 altos, 3 barytons, 6 trombones, 5 basses, 1 contrebasse mi[;, 2 contrebasses si b, 1 tambour, 1 grosse caisse.

Le répertoire se compose d'un grand nombre de fantaisies sur les opéras de Rossini, Meyerbeer, Auber, Gounod, Massenet, Reyer, Saiut-Saëus, Delibes, etc. ; des ouvertures telles qn'Ohéroji, Guillaume TeW, etc. ; quelques morceaux symphouiques de Haydn, Mozart et Beethoven; les marches aux flambeaux de Meyerbeer, celles de la Daynnation de Faust et du Tannhaûser, etc. Quelques morceaux originaux, comme les Lupercales, d'André Wormser.

Président actuel, M. Eugène Aubry.

(Communication de M. Frot.)

Fanfare Delattre de Roubaix. — Créée en 1868, ne tarda guère à être cotée comme une des meilleures sociétés de ce genre.

En 1878, au concours de Paris, elle obtint le prix unique de l'épreuve internationale.

Composition instrumentale : saxophones-sopranos, saxophonesaltos, saxophones-ténors, saxophones-barytons, petits bulgeswî'b, grands bugles, cornets à pistons, trompettes, cors, altos, barytons, trombones, tubas, contrebasses wjzb et 5i b et à cordes, batterie.

Principales œuvres du répertoire : Auber : ouverture des Diamants de la couronne, ouverture du Lac des fées, ouverture de la Muette de Portici, ouverture de la Sirène. — Beethoven : ouverture de Fidelio, symphonie wi mineur, symphonie ut majeur (andante). — • Berlioz : ouverture du Carnaval romain, ouverture des Francs- Juges, marche hongroise de la Damnation de Faust. — Bizet : 1" et 2° suite de Y Artésienne; fantaisie sur Carmen, les Pécheurs de perles. — Léo Delibes : cortège de Bacchus. — Huymans : le Baptême sous les tropiques, souvenir de Russie. — Léoncavallo : la Bohême. — Massenet : le Cid; les Erinnyes, Hérodiade. — Meyerbeer : l^e, 2«, 3^, 4^ marches aux flambeaux, marches du Prophète, àeV Africaine, Schiller Marsch, ouverture de l'Etoile du Nord, les Huguenots. — Gounod : la Reine de Saba. — Paladilhe : Patrie. — G. Parés : Jour de fête, marche solennelle. — Reyer : Sigurd. — Rossini : Guillaume Tell. — Wagner : Lohengrin, ouverture des Maitres chanteurs, ouverture de Rienzi, ouverture du Tannhaûser. — Weber : le Freyschûtz.

OEuvres de Suppé, Gounod, Donizetti, Delannoy, A. Thomas, Chollet, Langlois, Ressiger, Mozart, Guytem, Liszt, Hérold.

M. L. Knorr a dirigé la fanfare Delattre pendant 32 années. Président, le docteur Delahousse; vice-président, Louis Knorr; directeur, A. Bossut.

(Communication de M. Knorr.)

Union musicale de Saint-Denis. — Fondée le 29 mars 1870, par la fusion de la Société d'études musicales [symphoaie et fanfare) et de VHarmonie de Saint-Denis.

Elle eut comme directeurs MM. Ginel (1870-72), Casser (1872-78), E. Paillard (1878-1882), Savouret, de 1882 à nos jours.

V Union musicale, après avoir compté 60 membres en 1870, n'ea possédait plus que 28 au concours d'Amiens (1815). AI. Savouret, sousdirecteur en 1876, fonda les cours de solfège et d'instruments, qui fournirent à la société des éléments nouveaux et lui permirent de se présenter dans les concours avec un effectif plus en rapport avec son classement.

Composition instrumentale actuelle :

2 petits bugles, 16 premiers bugles, 3 deuxièmes bugles, 2 troisièmes bugles, 4 cors-altos, 4 altos, 2 premiers barytons, 4 deuxièmes barytons, i basse solo, 3 premières basses, 6 deuxièmes basses, 2 contrebasses milp, 2 contrebasses si^,, 2 contrebasses à cordes, 2 trompettes, 2 cors, 8 trombones, 6 cornets à pistons, 1 saxophonesopranino, 2 sax.-sopranos, 6 sax. -altos, 4 sax.-ténors, 2 sax.-barytons, 1 sax. -basse, 3 batterie.

L'Union musicale possède une section symphonîque (33 exécutants) qui, concurremment avec la section fanfare, prête son concours aux sociétés de la ville, forme l'orchestre des bals de bienfaisance et donne des matinées dansantes offertes aux membres honoraires et exécutants pendant la saison d'hiver. La section fanfare se fait plus particulièrement entendre pendant la belle saison. Concerts publics, services municipaux, etc.

Economie sociale. — L'Union musicale a exposé en 1889 dans la section d'économie sociale et a obtenu une médaille d'or. Elle a obtenu également une médaille d'or à l'exposition de Lyon (1894) et à l'Exposition universelle de 1900.

Cours de solfège et d'instruments. — Les cours de solfège et d'instruments, fondés par M. Savouret en 1876, ont lieu les lundi et mercredi de chaque semaine, de 8 heures à H heures du soir.

En fin d'année, des instruments sont mis à la disposition des meilleurs élèves, qui suivent alors le cours instrumental préparatoire, puis sont admis, à la suite d'un concours, à faire partie de la fanfare les Elèves de l'Union musicale, classée en 2^ division, i^^ section.

Après une année de présence dans les rangs de cette petite fanfare, une nouvel examen donne aux meilleurs d'entre eux la faculté de suivre les répétitions àeVUnion musicale avec le titre d'auditeurs, parmi lesquels se recrutent les membres de l'Union musicale.

Cours de violon. — Ces cours, gratuits, ont lieu au siège social deux fois par semaine.

Fréquentation des cours. — Les cours de solfège vocal comptent actuellement 125 élèves; le cours instrumental préparatoire, 15; le cours supérieur (élèves de l'Union musicale), 40; le cours de violon, 13.

Principales œuvres du répertoire. — Beethoven : ouverture d'Egmont, andante et allegro de la symphonie en ut mineur. — Berlioz : ouverture des Francs-Juges. Meyerbeer : marche aux flambeaux, polonaise de Struensée, ouverture de l'Etoile du Nord. — Saint- Saëns : Danse macabre, Orient et Occident, Suite algérienne. — Weber :

ouverture d'Obéron. — Wagner : ouverture de Rienzi, etc. — Mosaïques ou fantaisies sur les opéras.

(Communication de M. Savouret, directeur.)

Fanfare des Verreries réunies de Sars-Poteries. — Fondée en 1869, doit sa prospérité à son fondateur, M. Henri Imbert, et à son directeur, M. Dagnelies, qui la dirigea pendant plusieurs années.

La Société des Verreries de Sars-Poteries ayant liceucié cette fanfare, celle-ci fut réorganisée par la municipalité et prit le titre de Fanfare municipale de Sars-Potei-ies. La direction en fut confiée à M. Chabert, ex-chef de musique de l'armée.

La fanfare municipale a été dissoute le 31 décembre 1908, et ses éléments se sont réunis pour reformer l'ancienne Société des Verreries, qui a repris sou titre de Fanfare des Verreries réunies de Sa7's- Poteries. Son siège est à l'usine. M. Jean Imbert, directeur des Verreries, a bien voulu accepter la présidence, et M. Chabert conserver la direction.

Composition instrumentale (75 à 80 exécutants) : 1 petit bugle, 7 bugles solos, 5 fers bugles, 5 2es et S^s bugles, 5 cornets à pistons, 4 trompettes, 4 cors, 6 altos, 5 barytons, 6 trombones, 1 trombonebasse, 3 saxophones-sopranos, 2 saxophones-altos, 3 saxophonesténors, 2 saxophones-barytons, 1 basses, 2 contrebasses mi\>, 2 contrebasses si \p, 1 paire de timbales, 1 petite caisse, 1 grosse caisse.

Le répertoire, très varié, comprend les œuvres de Berlioz, Chabert, Beethoven, Gounod, Massenet, Meyerbeer, Mendelssohn, G. Parés, Mozart, Rossini, Sellenick, Reyer, Wagner, Weber, Gevaërt, Baudonckl, Dagnelies, Turiue, Huymans, etc.

(Communication de M. Chabert.)

Fanfare les Chasseurs du Tilleul. —Fondée en 1858, sous le titre de Grande Fanfare du Tilleul. Président, M. Valentin; directeur, A. Painparé.

Composition instrumentale : 2 saxophones-sopranos, 2 saxophonesaltos, 2 saxophones-ténors, 2 saxophones-barytons, 1 saxophonebasse, 1 petit bugle mz b, 4 bugles solos, 10 premiers bugles, 8 2es et Ses bugles, 1 altos, 4 barytons, 6 cornets à pistons, 2 trompettes si \,, 2 trompettes fa, 4 cors, 8 trombones, dont un en fa, 9 basses, 2 contrebasses mi \) , 2 contrebasses 5i b» 1 timbalier, 1 caisse claire, 1 grosse caisse et cymbales.

Soit un effectif de 81 exécutants.

Cette soczeïe possède, en outre, une batterie composée de 10 clairons, 6 trompettes et 8 tambours.

Au répertoire, œuvres de Berlioz, Bizet, Gounod, Lacôme, Massenet, Meyerbeer, A. Painparé, G. Parés, Reyer, Saint-Saëns, A. Thomas, P. Vidal, Verdi, Vieuxtemps, Wagner, Widor.

(Communication de M. Painparé.)

Fanfare Trélonnaise. — Fondée en 1834 par Joseph Nicolas. A cette époque, sa composition instrumentale était la suivante :

1 fifre, 1 petite flûte, 1 grande flûte, 5 cornets, 1 petit bugle, 2 grands bugles, 3 cors, 2 altos, 3 trombones à coulisse, 1 basson,

2 ophicléides, 2 contrebasses si b et mi \p, batterie avec timbres et bonnet chinois.

Cette société se développa rapidement et ne tarda pas à être citée comme une fanfare de 1^' ordre.

Composition instrumentale actuelle : 70 exécutants.

2 petits bugles, 2 bugles solos, 12 lers bugles, 7 2es et Ses bugles,

3 cornets à pistous, 4 trompettes, 4 cors, 4 altos, 3 barytons, 6 trombones, 7 basses, 1 contrebasse mi t?. 2 contrebasses si b, 1 saxophonesoprano, 4 saxophones-altos, 2 saxophones-ténors, 3 saxophonesbarytons, batterie avec timbales.

Le directeur actuel, M. L. Nicolas, a succédé à son père et à son grand-père.

Au répertoire, œuvres d'Allier, DeUbes, Berlioz, Gounod, Meyerbeer, Massenet, G. Parés, Turine, etc., etc.

(Communication de M. Nicolas.)

Fanfare des Forges et Aciéries du Nord et de l'Est : Trith-le- Poirier. — C'est en juin 1880 que se forma, au Faubourg-Cambrai (hameau de Valenciennes touchant à celui de Trith-le-Poirier), la société de musique la Lyre faubourienne, qui devint deux ans plus tard la Fanfare des Forges et Aciéries du Nord et de l'Est.

Les progrès de la Lyre ouvrière ne tardèrent pas à se faire sentir. Le nombre des exécutants, qui n'était que de 30, augmenta sensiblement, et les encouragements pécuniaires et autres de l'usine ne firent pas défaut.

Cette fanfare est dotée d'un kiosque et d'une des plus belles salles de fêtes du département. Elle y donne plusieurs concerts chaque année et prête son concours aux autres sociétés d'agrément de la localité, sode7é5 également soutenues et encouragées par l'usine.

La. société a. créé un cours de solfège gratuit, qui est donné deux fois par semaine.

Composition instrumentale:

1 petit bugle, 10 bugles solos, 15 premiers bugles, 10 2es et 3^8 bugles.

4 saxophones-sopranos, 4 saxophones-altos, 4 saxophones-ténors,

2 saxophones-barytons, 1 saxophone-basse, 6 cornets à pistons, 4 trompettes, 6 altos, 4 cors, 12 trombones, 4 barytons, 10 basses si b, 2 contrebasses mi b, 4 contrebasses si b, 2 contrebasses à cordes,

3 tambours, 1 paire de timbales, 2 grosses caisses et cymbales, soit un total de 110 exécutants.

Principales œuvres du répertoire :

Rienzi, Tannhaiiser (Wagner); Roméo et Juliette, Benvenuto Cellini (Berlioz); S° Symphonie, Ruy lilas (Mendelssohn); Obéron, le Frey-

schiitz (Weber); le Roi de Lahore, Scènes pittoresques (Massenet); Joui^ de fête (G. Parés) ; Salammbô (Reyer) ; les Derniers Jours de la Terreur (Litolff), etc.

La société est dirigée depuis 1896 par M. H. Chavatte. M. E. Branquart en est le président. M. l'administrateur-dii'ecteur des Forges et Aciéries en est le président d'honneur.

(Communication de M. Chavatte.)

FANFARES. — Leur nombre par département.

Ain 86

Aisne 94

Allier 31

Basses-Alpes 7

Hautes-Alpes 10

Alpes-Maritimes 11

Ardèche 31

Ardennes 30

Ariège 15

Aube 71

Aude 25

Aveyron 8

Bouches-du-Rhône 30

Calvados 51

Cantal 7

Charente 22

Charente-Inférieure 41

Cher 30

Gorrèze 8

Corse 1

Côte-d'Or 71

Gôtes-du-Nord S

Creuse 1 i

Dordogne 36

Drôme 30

Doubs 42

Eure 94

Eure-et-Loir 47

Finistère 20

Gard 20

Haute-Garonne 43

Gers 35

Gironde 103

Hérault 36

lUe-et-Vilaine 30

Indre 13

Indre-et-Loire 95

Isère 122

Jura 31

Landes 16

Loir-et-Cher 62

Loire 61

Haute-Loire 15

Loire-Inférieure 21

Loiret 77

Lot 9

Lot-et-Garonne 38

Lozère 7

Maine-et-Loire 63

Manche 30

Marne 127

Haute-Marne 41

Mayenne 38

Meurthe-et-Moselle 16

Meuse 23

Morbihan

Nièvre 2

Nord 29

Oise 12

Orne 4

Pas-de-Calais 15

Puy-de-Dôme 3

Basses-Pyrénées 1

Hautes-Pyrénées 1

Pyrénées-Orientales

Haut-Rhin (terr. de Belfort). . 7

Rhône 118

Haute-Saône 17

Saône-et-Loire 85

Sarthe 49

Savoie 37

Haute-Savoie 80

Seine 79

Seine-Inférieure. 83

Seine-et-Marne 80

Seine-et-Oise 177

Deux-Sèvres 35

Somme 146

Tarn 9

Tarn-et-Garonne 15

Var 40

Vaucluse 7

Vendée 22

Vienne 34

Haute- Vienne 21

Vosges 44

Yonne 81

Colonies 22

Total 4147

Voici les renseignements qui nous sont parvenus au sujet des Fanfares à l'étranger :

ALLEMAGNE

Alsace-Lorraine.

Communication d'A. Oberdœrffer, de Strasbourg :

Fanfare Vogésia de Strasbourg. — Fondée en 1890, comme prenant la succession de la Fanfare Sellenick de Strasbourg , créée en 1871, et que l'autorité avait dissoute en 1886.

La Fanfare Vogésia compte 90 exécutants, sous la direction de M. Xavier Schmitt. Elle a remporté de nombreux succès dans différents concours, notamment à ceux de Genève, Bruxelles, Paris, Nancy et Belfort.

Les principales œuvres du répertoire sont : Beethoven, Egmont, ouverture. — Weber, Preciosa et Ohéron, ouvertures. — Mozart, ouvertures de la Flûte enchantée, de Titus et de Don Juan. — Wagner, Rienzi, le Vaisseau Fantôme, Tannhailser, ouvertures. — Massenet, ouvertures de Phèdre et du Roi de Lahore. — Rossini, ouvertures de Guillaume Tell et du Barbier de Séville. — Meudelssohn, ouverture de Ruy Blas. — Lalo, ouverture du Roi d'Ys, etc.

Fantaisies sur des opéras de Saint-Saëns, Delibes, Verdi, Gounod, Meyerbeer, Rossini, Adam, Auber, P. Vidal, etc.

Brème.

Communication officielle :

La ville compte 2 sociétés de fanfares.

Royaume de Wurtemberg.

Communication officielle :

On compte dans le royaume 16 fanfares militaires et 1,560 civiles.

ANGLETERRE

Voir page 242.

BELGIQUE

Communication de M. J. Vanhœbrœck :

Fanfare royale, Phalange artistique de Bruxelles. — Cette société fut fondée eu 1879 et prit la dénoaiination de Phalange artistique Fanfare de Bruxelles.

C'est M. de Meyer qui, le premier, fut nommé président; M. Moermans t'Serstevens fut proclamé le premier membre d'honneur, et eu 1882 il accepta la présidence d'honneur.

Sous la zélée direction de .M. Cricks, la ^oczé^^ réunit les meilleurs instrumentistes amateurs, auxquels d'anciens artistes de talent sollicitèrent l'honneur de se joindre.

Une semblable pléiade devait bientôt s'imposer à l'attention ; aussi, dès l'année suivante, participait-elle au grand concours de Bruxelles (ISSû), où d'emblée elle remportait le premier prix à l'unanimité, en première division.

Ce brillant succès plaça, du jour au lendemain, la jeune société au premier rang. En 1882, au concours de Roubaix, elle obtenait le prix d'excellence ainsi que la médaille d'or, la couronne et le grand prix d'honneur.

En 1883, la Phalange artistique reçoit de S. M. le roi le brevet lui conférant le titre de Fanfare royale. Elle prend dés lors le titre de Fanfare royale, Phalange artistique de Bruxelles.

En 1883, M. Crickx, le directeur, fut remplacé par Michel Yan Remoortel.

Conduite avec une nouvelle vigueur par ce chef d'élite, la brillante Phalanf/e prit part, l'année même, au concours international de Paris. Tous les premiers prix lui échurent.

Couverte de lauriers, la Société s'occupa alors de concerts artistiques. Elle organisa, au profit d'œuvres philanthropiques, nombre de fêtes qui furent très suivies, à Bruxelles, en province et à l'étranger.

En 1893, au concours de Paris, elle obtenait les premiers prix, le grand prix d'honneur et la coupe ofiferte par M. le président de la République.

Après la mort de Vanremoortel, la direction échut à M. J. Strauwen. Il a transcrit quantité de compositions importantes de Litolff, Berlioz, Mendelssohn, Weber, Beethoven, Th. Dubois, L. du Bois, Gluck, Massenet, Liszt, Grieg, Saint-Saëns, Gevaërt, Mozart, Wagner, Tschaïkowsky, etc.

La Phalange se compose de 120 exécutants :

Bugles mi b, si b, altos mi t^, barytons si b, basses «b, contrebasses mi b et si b, cornets à pistons, trompettes, cors, trombones, percussion.

Le répertoire àeB fanfares étant fortresireint, le compositeur Paul

Gilson écrivit une œuvre spéciale dénommée Variations d'ensemble. Cette composition produisit un profond effet, ce genre de morceau étant resté jusqu'alors l'apanage de la symphonie.

La Phalange artistique est, à l'heure actuelle, une des meilleures fanfares du continent.

COSTA-RICA

Communication de M. Rafaël Chaves, directeur général des musiques militaires au Costa-Rica :

11 n'existe pas, dans cette République, de Fanfares organisées comme celles de l'Europe.

Néanmoins on peut citer une vingtaine de sociétés 'philharmoniques dans les principales villes de Costa-Rica, qui se rapprochent par leur composition instrumentale des Fanfares, objet de cet article.

GRECE

Communication officielle de M. le Consul de France au

PiRÉE :

Le Pirée possède 3 Fanfares :

La Fanfare municipale, 40 exécutants.

La Fanfare de l'Orphelinat Zanion, 30 —

La Fanfare du Mou^sicos Syndesynos, 20 —

Ces Sociétés ont une prédilection marquée pour la musique italienne, qui alimente presque exclusivement leur répertoire.

Communication officielle de M. l'Agent consulaire au Laurium :

Il existe au Laurium deux Fanfares : la Société Euterpb, sous le patronage de la Compagnie française des mines du Laurium, fondée en 1893 et dont l'effectif atteint une trentaine d'exécutants.

Société Philomuse, patronnée par la Société des usines grecques, fondée en 1896, composée de 27 exécutants.

Parmi les compositeurs dont les œuvres figurent au répertoire, nous citerons : Bellini, Bizet, Donizetti, Gounod, Halévy, Léoncavallo, Mascagni, Massenet, Rossini, Verdi.

Ces sociétés se font entendre le dimanche sur la place publique, et

reçoivent annuellement une subvention de 800 à 1,500 drachmes de la municipalité'.

Patras : Fanfare de la Société de gymnastique la Panachaïque, 28 exécutants. Même répertoire que les précédentes sociétés.

Syra : les Philomuses.

Voir Sociétés chorales, page 112.

GUATEMALA

Voir Sociétés chorales, page 113.

HOLLANDE

Communication de M. P. Joomes :

La Hollande compte 10 belles sociétés de fanfares.

Communication de M. Jean Ritz, d'Annecy :

Il n'existe pas en Italie de fanfares civiles, sauf de petites fanfares appartenant à des sociétés cyclistes ou de gymnastique et ne jouant que des marches.

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