AUTRICHE-HONGRIE — BELGIQUE
pratiqué est toutefois soumis à une inspection supérieure, actuellement pratiquée par Sir John Stainer et par le docteur G.-M. Naught. L'annuaire The Musical Direclory est à consulter sur tous les détails concernant les Ecoles. Parmi celles-ci, une surtout est à signaler : la Royal Academy of music. Cette société, la plus ancienne, fondée en 1822, accorde en son règlement une place toute spéciale à la musique chorale. La classe est dirigée par Sir Alexandre Mackenzie, le très autorisé principal de l'Ecole.
Le chant est pratiqué dans toutes les Ecoles primaires. Parmi celles-ci il faut citer : la Fleet Road and Hampstead. — Directeur, le professeur Adams. Le diapason anglais est un peu plus haut que le nôtre. Le chant dans les Ecoles ne dépasse pas le mi.
Une publication spéciale est à consulter : The School Music Review (Novello, éditeur).
AUTRICHE -HONGRIE
Communication officielle due à la voie diplomatique :
Vienne. — Les Ecoles communales consacrent d'une à deux heures par semaine à l'enseignement de la musique.
11 n'a pas été possible de se procurer d'autres renseignements officiels sur l'Autriche, et la réponse parvenue restait muette à l'égard de la Hongrie.
BELGIQUE
La communication officielle qui nous est parvenue par voie diplomatique s'étend longuement sur les procédés de l'enseignement musical donné dans les Ecoles primaires.
Ces procédés rappelant presque identiquement ceux des Ecoles de France, et surtout de l'Allemagne, dont le détail a été donné plus haut, il n'y a pas lieu d'y revenir.
Cependant, à titre de renseignement, il n'est pas inutile de signaler la rédaction qui se trouve en tète de ce long travail; en voici Texacte reproduction :
Programme pour les Écoles où l'on enseigne uniquement la musique chiffrée (système modal) et pour celles où l'on y ajoute des notions de musique notée (système tonal).
Voici donc d'autres renseignements qui nous ont été gracieusement fournis par M. Ch. Watelle, professeur honoraire aux Ecoles normales et primaires de Bruxelles.
L'enseignement du chant dans les Ecoles jirimaires communales est l'objet d'un programme du gouvernement, que les administrations communales ont la faculté d'étendre. Les 3 degrés : inférieur, moyen et supérieur, sont subdivisés eux-mêmes en 5 catégories d'études très sagement et très nettement graduées.
En général, le chant choral est interprété sans accompagnement.
Enfin, c'est au rapport de Danhauser, publié en 1881 (Ch. de Mourgues, imprimeur de la Préfecture de la Seine), que seront empruntés les renseignements qui regardent les autres grandes villes de la Belgique.
Dans ce rapport, Danhauser donne les raisons pour lesquelles il n'est pas partisan de la méthode Dessirier, préconisée par Gevaert, et très en usage dans les Ecoles belges de nos jours encore.
Anvers semble offrir moins d'intérêt que Bruxelles. — L'usage de la langue flamande donne au chant un caractère guttural assez frappant.
Gand vient immédiatement après Bruxelles comme importance et comme résultats.
A Liège, ces résultats seraient meilleurs dans les Ecoles de filles que dans celles de garçons.