II. Pyuixa ovata A g
Tab. 5, fig. 32-3 i.
$YX. Pyrinm orata Ag. Calai, sysl. Ectyp. p. 7.
Entre celte espèce et la précédente, la différence n’est pas grande, et il se pourrait fort bien quelles ne fussent que des variétés dune seule et même espèce. La forme du P. ovata , comme celle du P. Ovulum, représente un ovale régulier. Le côté antérieur cl le côté postérieur sont d’égale largeur. La face supérieure est aplatie ; la face inférieure est légèrement pulvinéc. L’ouverture buccale, de forme anguleuse, en occupe le centre. La seule différence que j’aie remarquée, c’est que l’anus s'élève un peu moins haut et que le sillon sous-anol est moins accusé. Les tubercules aussi sont un peu moins serrés.
Plusieurs exemplaires de cette espèce ont été coinuniqués à M. Agassiz par M. d’Orbigny, qui les a recueillis dans la craie inférieure de Saintes , près de la Charente.
# III. Pyrina depressa DesMoul.
SVN. Pyrina depreua Dr&Moul. Tabl. syn. p. 2ü8.
N uct colites drprasa Al. Brong. dans Cuvier Os&cm. fott. \ m * F.d. Tab. 2, fig. 17.
Calrrites Castaneo Àg. Calai, syst. Ectyp. p. 7. IS U 66 tant seulement.
L’état de conservation, généralement très- imparfait de cette espèce, cl la figure assez incomplète qu’en a donnée îll. Alex. Brongniart dans ses Ossrmen* fossiles , ont occasionné quelques erreurs qu’il importe de rectifier avant de passer à la description de ses caractères spécifiques. Un Oursin de forme oblonge et ovoïde , provenant de la montagne des Fis et fort semblable à relui qui nous occupe ici, avait été communique à M. Agassiz ; ce savant reconnut que les ambulacres étaient pétuloïdes , et rangea par conséquent l’espéce dans son genre Catopygus. Comme elle avait la même forme que le Xucleolites depressus de Brongniart et qu’elle provenait de la même localité , M. Agassiz crut devoir identifier ces deux Oursins; et c’est ce qui nous explique pourquoi le Xucleolites depressus Brong. figure clans la Description des Echinodermes fossiles de la Suisse comme synonyme du Catopygus dejyressus. Cependant, M. le 1) T Mayor, de Genève, recueillit plus tard, daus la même localité, plusieurs exemplaires également ovoïdes, mais dont les ambulacres simples indiquaient qu'ils n’appartenaient point an genre Calopygus : ce sont ccs exemplaires que je désigne ici sous le nom de Pyrina depressa ; et comme ils ressemblent davantage à la figure de Brongniart que l'espèce à ambulacres pélaloïdes { Calopygus depressus Ag.) , je crois devoir rapporter, de préférence à l'espèce qui nous occupe ici, le synonyme de Bronguiart, quoique la figure originale ne donne pas d'une manière précise la structure des ambulacres. U importera donc de bien distinguer à l’avenir le Pyrina depressa du Catopygus depressus , qui, quoique très-semblable par sa forme, fait cependant partie d'un autre groupe. Dans son Catalogue systématique des moules (V Echinodermes fossiles , M. Agassiz fit de celte espèce un Galerites Caslanea , l’envisageant, à tort, comme un jeune de cette espèce. On ne saurait disconvenir en effet que le P. depressa ne ressemble beaucoup aux Galérites; car en dépit de sa forme ovale et allongée, on y reconnaît encore , d'une manière distincte , les rudimens de cette forme pentagonale qui caractérise la plupart des Galérites. L'anus, quoique situé à la face postérieure, est moins élevé que dans les antres espèces , ensorle que l'on peut dire , sans être téméraire , que le Pyrina depressa forme le passage des Pyrines aux vrais Galérites. Le test n’est pas assez bien conservé pour que l'on puisse en apercevoir les détails ; mais l'on voit par les brisures qu'il est extrêmement mince.
Les aires ambulacraires sont proportionnellement très-étroites , elles n égalent guère en largeur que le tiers des aires inlerambulacraires. La face inférieure est bombée sans être pulvioée. Louverturc buccale, qui en occupe le centre , est distinctement pentagonale dans l’exemplaire figuré. L’anus est très-grand et de forme elliptique , mais pointu.
Je ne connais encore que quelques exemplaires de celte espèce, qui proviennent du terrain crétacé de la montagne des Fis et du Keposoir. Des circonstances indépendantes de ma volonté m ont empêché d’en donner des figures. U sera cependant facile, à l’aide de cette description , de la distinguer de scs congénères, si Ion se rappelle quelle est sensiblement plus renflée en avant qu’en arrière, et que l’anus est moins haut.