III. Earafomot gibbosus Lam
Tab. 6 , fig. 4-6.
Svn. Echinoneus gihbotut Lam. in, p. 305. — E. Des! Enc. T. 2, p. 296. — DeBl. Dicl. *c. nat. T. , p. 196. — Ag. Prodr. (Mém. Newell, p. 187). — DesMoul. Tabl. svn. p. MO.
On distingue assez facilement cette espèce à sa forme bossue, qui contraste d'une manière assez tranchée avec la forme régulière et ovoïde de la plupart des autres espèces. Lamarck , qui lui donna , pour cette raison , le nom de gibbosus, la dit plus grosse que les autres espèces connues; mais comme il n'en indique pas les dimensions et qu'il ne cite point de figures, je ne pense pas que cette indication doive servir de guide dans la détermination spécifique. L'exemplaire dont je donne ici plusieurs figures vues par les diverses faces, serait, dans ce cas, un jeune ; car non seulement il n'est pas plus grand que les autres espèces , niais il figure même parmi les plus petits. Les zones porifères sont situées dans des sillons étroits et profonds , qui font que les aires ambulacraires se détachent très-bien des aires interambulacraires. La tig. 5 b représente la partie supérieure d'une aire inlcrambulacraire , vue à la loupe , et montrant la disposition des pores et des tubercules. La structure microscopique varie considérablement, suivant les régions du test. A la face supérieure, les tubercules principaux ne sont pas beaucoup plus gros que les tubercules vitrés. Ces derniers , quoique nombreux , le sont cependant proportionnellement moins que dans VE. cruciatus (fig. 1 b). Des tubercules miliaires sont dispersés çà et là , sans ordre apparent, dans les interstices des tubercules principaux et vitrés (fig. 4 a). La fig. 6c représente quelques tubercules principaux de la face inférieure, entourés de quelques tubercules miliaires. Les tubercules vitrés ont ici à-peu-près complètement disparu.
J'ignore quelle est l'origine de cette espèce. Lamarck indique, mais d'une manière dubitative, les mers d'Amérique.