EcHMO!fBus CYCLOSTOurs Leske
Tab. 6, fig. 13-15.
Syh. EchtMnevi cyclostomtu Leske ap. Klein, p. 173, Tab. 37, fig. 3,4. — l-am. III, p. 304. — Encycl. ucthod. Tab. 153, fig. 19 , 20.— E. Dcsl. Enc.T. 2, p. 296.— DeBl. Dict. sc. nal. T. 14, p. 196 Ag. Prodr. (Mém. Neuch. p. 187).
Echinut cyclostomus L. Gm. p. 3183.
Galerit** echimonea DfsMoul. Tabl. syn. p. 246.
Ourrin cyclottome BOSC. Déterv. T. 21, p. 280.
Seba Mus. III, Tab. 15, fig. 33—38.
Breynius Sched. p. 57, Tab. 2 , fig. 5-6.
Boccone Obs. nut. p. 219.
Runiph An»b. p. 6, Tab. 14 , fig. D.
Muller Del. p. 90, Tab. D. I, fig. 11.
Van Phdsum p. 32, sp. 1 (Rondmond).
Ifciier Oryct. Tab. 3 , fig. 35.
Il est assez difficile , en examinant les figures de Breynius et de Leske , que Laraarck rapporte à VE. cyclostomus , d’arriver à une détermination rigoureuse de l’espèce qu'il a voulu décrire. Et d’abord, la figure de Leskc est trop imparfaite pour pouvoir servir de guide. 11 y a plus , elle est même fautive, puisque l’anus y est placé à la face supérieure; et si la description de l’auteur ne disait positivement « anus oblongus , ori vicinus, » on devrait même supposer qu’elle représente un Oursin d’un autre genre. Les figures de Breynius etdeSébasont meilleures, mais je doute quelles soient parfaitement correctes , par la raison que l'anus, au lieu d'être grand et elliptique , est trèspetit et de forme circulaire. Lamarck, dans la diagnose qu’il donue de cette espèce, me semble également s'être laissé induire en erreur; car il dit quelle a la bouche ronde et cinq pores génitaux , lui assignant ainsi deux caractères qui ne se retrouvent dans aucune des espèces d'Echinonées que j'ai eu l'occasion d’examiner; toutes, au contraire, ont la bouche transversalement oblique et quatre pores génitaux.
En présence de ces indications contradictoires , on comprend que ce n’est que d'une manière trés-dubilative que je puis rapporter les synonymes ci-dessus à telle espèce plutôt qu’à telle autre. Si, malgré cela, je me suis décidé à le faire, c’est que, sentant le besoin de fixer d’une manière plus rigoureuse les limites des espèces, et ne voulant pas remplacer par dos noms nouveaux des noms déjà consacrés dans la science , j’ai cru devoir conserver le nom d 'E. cycloslomus à celle qui, par sa forme générale , se rapproche le plus des figures mentionnées ci-dessus.
L'espèce qui figure ici sous le nomd’E. cycloslomus se distingue par sa forme large et ovoïde, de même qu elle est aussi proportionnellement la plus déprimée. Entre le cAté anterieur et le côté postérieur , il n’y a qu’une très-petite différence de largeur. La face inférieure est sensiblement concave; mais, je le répète, la bouche n’est nullement ronde, mais oblique, comme dans toutes les autres espèces ( fig. 15). L'anus, qui en est très-rapproebé , est grand et elliptique. Le test est excessivement mince, à tel point, qu'il en est presque transparent. L’articulation des plaques y est indiquée par des lignes un peu plus ternes.
L’appareil génital ne présente rien de particulier dans sa structure; les quatre pores génitaux sont très-visibles; mais il n’existe aucune trace d'un cinquième pore. Les pores ocellaires, au nombre de cinq, sont très-distincts à la face interne. Examinés à la loupe, les tubercules des aires intcrambulacraires présentent l’apparence de fig. 13 a, et si l’on vient à examiner quelques uns de ces tubercules au microscope, ils présentent l’aspect de fig. 136; c’est-à-dire que les tubercules principaux sont distinctement niamclonés et s'élèvent sur une base conique assez roide , taudis que les tubercules vitrés, qui les entourent, sont beaucoup plus nombreux et n’ont que la moitié de la taille des précédcns. A la faee inférieure, la différence entre les tubercules principaux et vitrés est encore plus grande ( fig. 15 c). Les tubercules miliaires se distinguent des tubercules vitrés par leur apparence plus terne et en ce qu’ils sont mamelonés comme les tubercules principaux.
M* Agassiz possède plusieurs exemplaires de celte espèce provenant des ilesde Lord Ilood et d’autres qui lui ont été communiqués par M. Michelin sans indication d’origine. De ce nombre est l’exemplaire figuré.
H. Kchi.vo.vei'.s sijnor Leske.
Tab. 6, lig. 16.
Su. Echiüoneut «Mtr Leske ap. Klein, p. 174, Tab. 49, fig. 8-9.
Eckinoneus $rmilunmris var. 2. Lam. III, p. 304. — E. Dcsl. T. 2 , p. 296. — Àg. Prodr. (Mém. Neuch. T. 1 , p. 187). — DesMoul. TaW. syn. p. 340. — Lainour. Dkl. sc. rat. T. 6, p. 38. — PeBl. Zoopb. p. 193.
Echinus oralis Mus. Tessin. p. 114 , Tab. 6, fig. 2.
Selw Mus. 111, Tab. 10. fig. 7 «. b.
Van Pbelsnm p. 32, sp. 2 (SpelrtmonH).
D’Argenville, Tab. 57, fig. B fl et B. 7.
Lamarck admet , dans l'espèce qu’il signale sous le nom d ’£. temihtnarit, deux variétés , et il rapporte à la seconde l’cspêcc que Leske désigne sous le nom d E. rtiinor. Or, comme les figures de Leske rcssemldent beaucoup, par leur forme générale, à une espèce recueillie par M. La t robe à la Trinité et envoyée à M. Agassiz , je n’ai pas hésité à l’identifier. Le caractère essentiel de cette espèce consiste dans sa forme très-allongée et arrondie au sommet , ce qui la fait paraître presque cylindrique. Le côté postérieur n'est pas beaucoup plus large que le cûté antérieur. L’anus est très-rapproché de la bouche; sa forme est plus ou moins cunéiforme.
J’avais envisagé , dans l'origine , cette espèce comme une variété de VE. conformé » et c’est ce qui m’avait engagé à n’en donner qu’une seule figure; mais ayant reconnu plus tard quelle en différait par sa structure microscopique , j'ai dû la décrire comme espèce à part. La fig. 16 o , comparée à la fig. 19 a, montre au premier coup d'œil cette différence. Les tubercules vitrés sont ici beaucoup plus petits que dans VE, ton fortuit. En revanche , les tubercules miliaires sont plus gros et atteignent à peu prés les dimensions des tubercules vitrés.
Quant à la première variété de VE. temitunaris de Lamarck , à laquelle cet auteur rapporte la ligure de Séba, Toin. III, Tab. 15, fig. 37, je n’ai pas encore rencontré jusqu’ici une espèce qui pût lui être rapportée avec quelque certitude.