V. Discoidba cylindrica Ag
Tab. 8, f»g. 8-16.
Sty Discoidta ctjlindrica Ag. Peser, des Echiitod. fossiles de la Suisse , l* r part. p. 92 , Tah. 6, Hg. 13-15. — Catal. syst. Ectyp. etc., p. 7.
Gnlcrites cyUndrieut Lam. III, p. 3U (cxcl. *yn.) — E. Desl. Enc. T. î,p. 433.
Conulus Hawkinrii Maniell Trans. Soc. geol. Lond. T. 3, p. 201 .
G al erite s Haukinsiî DcsMoul. Tabl. syn. p. 255.
Galeritc» ranaliculatu» Gldf. p. 128. Tab. 41, Hg. 1.
Galerite. » quadrifasciata Val. Expi. de la pl. 153 de l’Enc. métli. fig. 10, il. — DcBl. ZoOph. p. 203. EchinttS quadrifatviatus L. Gm. p. 3183.
Echinitcê quater-fasciatu s I^ske p 170. Tabl. 47, fig. 3,4,5.
Van l’Itelsinn p. 30, 31. (lierbandige cirkelronde E gel tire n. J Gehler Diss. de char. foss. extern, p. 13.
Walcli. Knorr. Ddic. nat. Suppl, p. 218 et 233. Tab. 9 g, fig. 7, 8, 9 , et Tab. 9 d , fig. 3.
Gai* rite* nejfaseiatu» Lam. III, p. 308. — E. Desl, Enc. T. 2, p. 432. — Encyd. méth. Tab. 153, fig. 12, 13. — Defr. Dict. sc. nat. T. 18, p. 80. — DeBl. Zoopli. p. 204.
Echintu texte» fnsciatus L. Gm. p. 3183.
Echinites sériés fasciatus leste p. 170 , Tah. 50 , fig. 1-2.
Gchler Diss. de char. foss. extern, p. 13.
Walch. Knorr Délie, nat. Suppl. Tab. 9 g, fig. 4, 5, 6.
Van Plidsum p. 31 (Zesband).
Ce fossile , l’un des plus beaux de la craie , a été décrit et figuré sous divers noms génériques et spécifiques par les auteurs. Lamarck l'appelle Galmtes cytindricus ; Mantell , dans sa Géologie de Sussex, le nomme Conulus Hmtkinsii , et Goldfuss le décrit sous le nom de Galerites camhculaia.
M. Agassiz, en le reportant dans le genre Discoidea, lui a conservé le non) spécifique de cyUndrica , qui est le plus ancien , et qu'il ne faut pas confondre, comme l'a fait M. Desmoulins, avec le Clypta&itr subcylnulr icus de Munster dans l'ouvrage de Goldfuss, qui est un Pygorhynchus du terrain tertiaire, c'est-à-dire, un Clypéastroïdc à ambu 1 acres pétaloïdes.
C'est une espèce circulaire , à sommet régulièrement bombé , et comme sa hauteur dépasse , dans les grands exemplaires, la moitié de sa longueur et quelle en égale même les deux tiers , il en résulte que, vue de profil, elle présente une apparence quelque peu cylindrique (fig. 12 et 15), qui lui a valu son nom spécifique. La face inférieure est à-peu-prés plane , sauf quelques ondulations qui se rattachent à la structure intérieure. Sa bouche a une apparence circulaire; mais en l'examinant de prés, on reconnaît quelle est, en réalité, décagonale. L'anus est, proportionnellement à la taille de l'Oursin , beaucoup plus petit que dans aucune autre espèce : sa longueur égale la septième partie de la base; sa position est intermédiaire entre la bouche et le bord. Les tubercules sont très-petits et d'une uniformité remarquable. Ceux des aires Lnlerambulacraires , quoique nombreux , ne forment que deux séries régulières qui » eleudenl de la base au sommet, et correspondent à une espèce de carène qui vient aboutir aux entailles du pourtour ; les autres sont disséminées sur les plaques sans ordre apparent. On en compte environ six ou sept sur uue plaque du milieu du test (voy. fig. 15 a). Ceux de la face inférieure sont plus développés et disposés en séries horizontales (fig. 16) ; mais en s’éloignant du bord, ces rangées sont moins fournies, et , sur le pourtour de l'ouverture buccale, il n'y a plus guère qu'un tubercule par plaque, ainsi que le montre la fig. 17, qui représente l'origine d une aire intcrambulacrairc vue à la loupe. Examinés au microscope, ces tubercules présentent une structure très-délicate; ils sont perforés, mamelonnés cl garnis d une collerette de crénelures à leur base ; les tubercules miliaires qui les entourent sont fort nombreux (fig. 15 6). Dans les aires ambulacraires , les tubercules principaux ne forment guère que deux rangées. Les plaques de ces aires sont très-étroites à la face supérieure , mais cependant régulières , et dans chaque plaque s’ouvre une paire de pores disposés obliquement (fig. 14a). A la face inférieure, ces mêmes plaques augmentent considérablement de hautenr; elles sont même, prés de la bouche, plus hautes que longues; aussi portent-elles chacune un tubercule, et sont percées de trois ou quatre paires de pores bordés extérieurement par une série régulière de tubercules miliaires. 11 suffit de comparer la fig. 16 a à la fig. l ia pour se faire une idée de la valeur de ces détails.
L'appareil génital est très-petit et d'apparence spongieuse ; les plaques génitales , au nombre de cinq , sont à-peu-près d’égale grandeur; les quatre plaques paires sont perforées prés de leur
sommet; la plaque impaire ma paru dépourvue de pore génital. Les plaques ocellaires sont dune petitesse extrême , et sc reconnaissent à peine à la loupe.
Le moule intérieur n'est pas moins intéressant à étudier que le test lui-même. Les articulations des plaques et même les empreintes des pores y sont ordinairement visibles (fig. 12). Mais ce sont surtout les sillons de la face inférieure qui méritent une attention particulière ; il y en a deux principaux sur chaque aire interambulacrairc , qui s'étendcot du bord de la circonférence jusqu'au pourtour de la bouche. C'est même ici qu'ils atteignent leur plus grande longueur; en revanche, ils sont plus profonds près du pourtour du test, où ils s'enfoncent de plusieurs lignes dans l'intérieur du moule (fig. 12). 11 existe en outre, entre ces sillons principaux, de chaque cùté de la suture médiane des aires interamhular raires , trois petites rainures marginales qui sont également visibles d'en bas et de profil. Ces rainures affectent une forme un peu différente dans faire interambulacrairc impaire, où elles sont plus profondes; de plus, il n’y en a que quatre au lieu de six.
L'ouverture buccale , par là même quelle est plus grande dans le moule qu'à la surface du test, laisse apercevoir plus distinctement sa structure décagonale, qui empiète plus sur les aires interambulacraires que sur les aires ainbulacraires. On y remarque aussi , en face de chaque aire ambulacrairc , deux petits bourrelets saillants produits évidemment par de petits creux de la face interne du test , qui sans doute servaient au mécanisme de l'appareil masticatoire.
Il existe plusieurs monstruosités de cette espèce , les unes n'ayant que quatre , les autres six ambulacrcs , monstruosités dont on a fait des espèces à part , sous les noms de Galerùe$ qx tadrifatciala et G. scxfasciata. Nos figures 8 , 9 et 10 représentent un exemplaire très-bien conservé de ce soi-disant G. quadrifasciata. Quant au G. Mxfasciata des auteurs, c’est avec doute que je le rapporte comme synonyme à cette espece. Cependant , j'ai cru remarquer dans la figure de Leske quelques entailles sur le bord du moule; ce qui prouverait que c’est au moins une Oiscoïdée, et non une vraie Galérite.
On rencontre le D. cylindrica à-peu-près partout dans la craie marneuse , en Angleterre , en France, en Allemagne, etc. Le bel exemplaire de fig. 14-16 a été communiqué à M. Agassi/, par M. le marquis de Norlhampton ; le moule de fig. 12 et 13 provient delà craie alpine de la montagne des Fis , et fait partie de la collection du Musée de Neuchâtel. L’exemplaire de fig. 8- 10 appartient à M. Desüaycs; celui de fig. 11 est uue variété moins élevée provenant de la craie. En ce qui concerne le moule de fig. 12 et 13, il ne sera peut-être pas sans intérêt de faire remarquer qu'il est charbonné , à-peu-prés comme tous les fossiles de la montagne des Fis ;
et comme jusqn'ici je n’ai rencontré des moules naturels de Discotdées que dans ces terrains , je vois dans ce fait une nouvelle preuve en faveur de l’opinion qui envisage ce terrain comme noirci et transformé par la chaleur , d’autant plus qu’il suffit d’exposer des exemplaires de la craie blanche à l’action du feu, pour en enlever le test avec la plus grande facilité.