‹ Monographies d'Echinodermes vivans et fossilesChapitre 38 sur 62 · VI. Discoidea Rotüla Ag · texte numérisé non relu

VI. Discoidea Rotüla Ag

Tab. 7, fig. 15-16. (exd. fig. 12, 13, 4.)

Syn. Dùcoidea Rotula Ag. Prodr. p. 183. — Descript. des Echinod. foss. de la Suisse, t" partie p. 90.

Tab. 6, fig. 10-12. — Calai. Svst. Ectyp. Ech. p. 7.

XucIeolitetRotula Al. Brongn. dans Cuvier Oss. foss. T. Il, 2' part. p. 336. Tab. 9, fig. 13.

Pyrina Rotula Dcsmoul. TaU. syn. p. 238, n. 1.

Alex. Brongniart a figuré , dans les Ossemens fossiles de Cuvier r sous le nom de Nueleoh'les Rotula , une espèce de Discoîdée dont M. DesMoulins a fait, à tort , une Pyrine, et que M. Agassi* a décrite et figurée plus tard sous le nom de Disc. Rolula , dans sa Description des Eckinodermes fossiles de la Suisse. J’aurais pu me contenter de renvoyer les paléotolongisles à ces deux ouvrages ; mais ayant reçu récemment en communication plusieurs espèces fort semblables , j’ai pensé qu’il serait utile de les figurer toutes sur la même planche, afin de mieux faire ressortir les caractères qui distinguent chaque espèce.

Les fig. 15 et 16 représentent un moule de la montagne des Fis, qui me semble être le véritable Xucleolites Rolula de Brongniart. Un caractère particulier de cette espèce , caractère qui la distingue surtout du D. conica , c’est d’ètre parfaitement circulaire et d’avoir l’ouverture anale sitoée au milieu de l’espace entre le bord postérieur et l’ouverture buccale. Une seconde particnlarité plus frappante, mais qui n’est visible que dans les moules, réside dans les entailles marginales, qui sont bien moins larges que dans le D. conica, comme on pourra s’en assurer en comparant les fig. 15 et 16 avec les fig. 20 , 21 et 22.

Lorsque je fis exécuter mes planches , je ne connaissais encore le D. Rotula que par des moules ; et si quelques exemplaires avaient conservé des lambeaux du test , ces lambeaux étaient trop frustes pour qu’il fût possible d'en étudier la structure intime ; et comme j'avais rencontré, parmi des Oursins envoyés à M. Agassi/ par M. Alex. Brongniart, une espèce très-semblable par sa forme , j'avais cru pouvoir l'identifier avec le D. Rolula. Plus tard , M. Favre, de Genève, m’envoya , du Saxonoet, un exemplaire du D. Rolula avec son lest parfaitement conservé. Je le

comparai à celui de Rouen , ei je m’assurai que les tubercules du D. Rotula sont fort différons de ceux du Discoïdea de Rouen , et qu’au lieu d’étre répartis sans ordre apparent à la surface du test , ils forment des séries horizontales très-continues , à-peu-près comme dans le D. macropyga (Tab. 7, fig. 9 6). En conséquence , je dus éloigner du Discoïdea Hulula la Discoîdée de Rouen, pour en former une espèce à part sous le nom de D. Favrina.

VIL Discoïde* Favrina Des.

Tab. 7, fig. 12-11. (sous le nom de Discoïdea Rotula.)

J’ai dit, en décrivant le D. Rotula , quelles étaient les raisons qui m’avaient d’abord fait réunir cette dernière espèce au D. Favrina à ont il est ici question. Le D. Favrina que je dédie à M. Favre de Genève , parce que c’est à son zèle que je dois d'avoir pu compléter l'étude du D. Rotula , est une espèce circulaire , à face inférieure plane , à sommet très-surbaissé. C’est du D. ajlindrica qu’il se rapproche le plus par sa forme générale ; mais il m’a paru en différer par ses tubercules qui forment des rangées horizontales moins tranchées à la face inférieure , et par la position de l’anus qui est plus rapproché du bord. Il ne saurait être confondu avec le D. contca, à cause de la forme conique et tronquée de cette dernière , et des fortes entailles de son moule. Euûn, nous savons qu’il diffère du D. Rotula par la disposition de ses tubercules miliaires.

L’original de mes figures a été communiqué à M. Agassiz par M. Al. Brongniart qui le dit originaire de Rouen , et les débris de roche micacée , qui y sont adhérens , prouvent assez qu’il appartient au Grès vert ou à la Glauconie. M. Gressly vient de rapporter récemment de la Perte du Rhône une série d’exemplaires fort semblables, que j’ai tout lieu de croire identiques, quoique leur état de conservation ne m'ait pas permis d’en étudier tous les détails. Les moules sont marqués d'entailles profondes, quoique moins sensibles que celles du D. eu n ica.

Vlll. Discoïdea c os ica Des.

Tab. 7, fig. 17-22.

Comparé aux autres espèces de cette catégorie, le D. contca peut paraître conique, et c’est cê qui m’a engagé à lui donner le nom ci-dcssus. Cette forme, jointe à la troncature du bord postérieur, constitue en effet le caractère le plus marquant qui puisse faire distinguer extérieurement notre espèce du D. Rotula. Les moules intérieurs sont beaucoup plus différenciés. Leurs entailles

intcrambulacraires sont beaucoup plus larges, et donnent à leur pourtour une apparence onduleuse des plus caractéristiques ( fig. 20 et 21). Ces moules remarquables proviennent de la Montagne des Fis; c'est sur la foi de leur forme conique et de la forme légèrement tronquée du bord postérieur que je les ai identifiés avec certains exemplaires d'autres localités qui ont conservé leur test. On ne pourra toutefois avoir une entière certitude à cet égard, que lorsqu’on aura trouvé àlaMontagne des Fis quelques exemplaires dont le test soit conservé, comme cela a lieu pour le D. Itotula. En attendant, la grandeur de l’anus dans les moules ne saurait être une objection contre l'identification que je propose ici , attendu qu’il est reconnu que le pourtour de l'anus est ordinairement plus graud dans les moules qu'à la surface du test. I -es fig. 17, 18 et 19 représentent un exemplaire très-bien conservé, provenant des couches inférieures de la craie de France. La fig. 18 a représente une plaque grossie d’une aire interambulacraire ; la fig. 19 6, une aire ambulacraire de la face inférieure, et la fig. 19 c, une portion de l'aire interambulacraire prise également à la face inférieure et montrant la disposition et la forme des tubercules qui, comme à l’ordinaire, sont ici beaucoup plus développés qu'à la face supérieure. Les plaques des aires interambulacraires sont proportionnellement plus hautes que celles du D. Favrina.

Page 1