IV. GAI.ERITES coxica Ag
Tab. I , fig. 12-19.
S VN. (îalcritcs contca Ag. Calai, syst. Ectyp. Suppl.
('onulus Albo-galerus Mont. Gcol Susses. Tab. 17, fig. 8 et ‘20.
Cette espèce se rattache de très-près au G. vulyaris décrit ci-dessus, mais par d'autres caractères que le G. subrolunda. En envisageant le G. vulgaris comme type ou comme centre du
genre , et en groupant autour de lui toutes les autres espèces dans Tordre de leur affinité , le G . conica, dont il est ici question, devrait être placé d’un côté, et le G. subrotuiula de l'autre.
Le G. contra participe, en effet, de tous les caractères principaux du G. vulgaris. Sa physionomie générale est à-peu-prés la même. La position de la bouche et de l'anus en particulier ne présente aucune différence sensible; il en est de même de l'appareil génital et de la disposition des tubercules : les plaques intcrambulacraires du milieu des flancs comptent une vingtaine de tubercules principaux (fig. 16), entourés d’un nombre bien plus considérable de tubercules miliaires. Les uns et les autres sont surmontés d'un petit mamelon qui , dans les tubercules principaux au moins, est perforé et crénelé à sa base (fig. 15). Un seul trait constitue en définitive le caractère distinctif de notre espèce relativement au G . vulgari s ; c’est sa forme très-élevée et comprimée latéralement qui lui donne eu quelque sorte l’apparence d une mitre (*). Sa hauteur égale et parfois excède même sa longueur.
On a aussi confondu parfois notre G. conica avec le G. Albo-galerus , quoique ce dernier se distingue d’une manière très-nette par sa forme conique. M. Dujardin a déjà appelé l'attention sur cette différence, en faisant remarquer, dans ses annotations à la deuxième édition de Y Histoire naturelle des Animaux sans vertèbres , lom. 1 II , p. 306, que le fossile figuré par Man tell comme G. Albo-galerus doit constituer une espèce distincte, caractérisée par sa forme en ellipsoïde à sa base. Ce fossile, que Manlell prend à tort pour le G. Albo-galerus, n'est autre que notre G. conica.
Les moules intérieurs reproduisent en général d’une manière très-fidèle la forme et les proportions du lest , cnsortc que Ton n’éprouve aucune difficulté à les déterminer lorsque , comme c’est ici le cas, le principal caractère de l’espèce consiste dans sa forme. J'ai représenté, dans les fig. 17-19, un moule dont on ne saurait mettre en doute l’identité spécifique ; il a absolument la même forme que l’exemplaire revêtu du test, et est en outre un peu plus comprimé. Sa substance est siliceuse.
Cette espèce provient de la craie blanche d’Angleterre , où elle ne parait cependant pas être bien fréquente. L’original des figures 12 à l i est un magnifique exemplaire de la collection de
(‘) Eu rrflèehittant à 1a grande ressemblance de ce» deux fossile», du C. ttmka et du G. ru Igarù, qui ne diffèrent en réalité que par la forme du test , je a’ai pu me soustraire à 1a tentation de Ira rapprocher d'une manière quelconque, et sofifciint que , dan» Ira. animaux inférieur», le» femelle» m: dLtliiifucnt ordinairement de» mile* par leur forme renflée et plu* trapue, il n‘« aetuble que notre O. conica pourrait bien être le mile du G. rulgaris. Toutefois , ce n'est 1» qu'une simple hypothèse, dénuée jusqu'ici de tout fondement.
M. De Luc. Le moule figuré a été déposé au Musée de Neuchâtel par M. Ihbetson, qui l'a recueilli dans Hic de Wight.