‹ Monographies d'échinodermes, vivans et fossiles (volume 2)Chapitre 10 sur 187 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

DU GENRE GONIOPYGUS Ag.

Je comprends dans ce genre toutes les espèces de la famille des Salénies dont l'appareil oviducal est dépourvu de cette plaque suranale qui , dans les trois autres genres , reporte l'ouverture anale tantôt en avant , tantôt en arrière , suivant qu'elle est placée en arrière ou en avant de son oriflce. Les plaques ovariales ne sont point soudées dans toute leur longueur aux interovariales , d'où il résulte que l'appareil oviducal présente constamment une rosette décagonale plus ou moins distincte. L'ouverture anale est centrale, tantôt circulaire, tantôt anguleuse, suivant les espèces. Quelquefois elle est triangulaire , carrée ou pentagonale , et l'on voit ordinairement surgir de l'intérieur de ces angles d'autres petites plaques plus ou moins distinctes. Les dimensions des espèces de ce genre sont soumises à des variations notables , depuis le G. major qui atteint un diamètre d'un et un quart de pouce et au-delà , jusqu'au G. intricatus qui n'a guère qu'un quart de pouce dans son plus grand diamètre ( voy. tab. 3 et 4. ) La structure générale du test est à peu de chose près la même que dans les vraies Salénies ; les pores sont disposés par simples paires , d'où il résulte que les ambulacres proprement dits doivent être très-étroits. Les aires inlerambulacraires sont bien moins tuberculeuses que dans les autres genres de cette famille ; dans la partie supérieure du test , les plaques coronales ne portent souvent qu'un seul gros tubercule sans granulations accessoires. Enfin un dernier caractère particulier à ce genre et qui à lui seul suffirait pour le distinguer des trois autres , c'est l'absence de sillons rayonnes sur les tubercules des aires interambulacraires. On connaît jusqu'à présent deux sortes de piquans de Goniopygus , provenant toutes deux du terrain néocomien , et que je crois pouvoir rapporter avec assez de certitude aux G. peltatus et intricatus , auxquels ils sont ordinairement associés. En général , tous les Goniopygus dont l'origine est connue appartiennent aux terrains crétacés ; il n'en existe à ma connaissance aucune espèce , ni dans les terrains plus anciens , ni dans les

terrains plus récens ; et dans la création actuelle on ne rencontre aucun type qui s'en rapproche , même de loin.

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