I. NUCLEOPYGCS MINOR Ag
Syn. Nticleopygus minor Ag. Catal. syst. Ectyp. p. 7.
Celte petite espèce a au plus haut degré la physionomie des \Taies Nucléolites. Comme ces dernières, elle est arrondie et rétrécie en avant, tronquée et élargie en arriére. Le côté antérieur est sensiblement plus renûé que le côté postérieur , qui parait même fortement déclive, lorsqu'on l'examine de profil (fig. 21). L'ouverture buccale est située à-peu-près au centre de la face inférieure , dans un grand creux de forme anguleuse. L'anus s'ouvre au fond d'un large sillon , tout près du sommet ( fig. 20). Cet ensemble de caractères est bien de nature à faire supposer une vraie Nucléolite; d'autant plus que les ambulacres sont tellement petits, qu'on a de la peine à les apercevoir , même à la loupe. Mais si on les soumet à un examen rigoureux , on ne tarde pas à s'apercevoir que les pores ambulacraires se continuent d'une manière uniforme depuis le sommet jusque près de la bouche , sans être unis par un sillon transversal (voyez le dessin grossi de fig. 21 a, qui représente la partie supérieure d'une aire ambulacraire). Dès-lors, d'après les considérations que j'ai présentées à l'article du genre , on ne doit pas hésiter à ranger cette petite espèce parmi les Nucleopygus. Les tubercules sont très-serrés , comme on peut le voir par la fig. 216, qui représente une portion d'une aire interambulacrairc vue à la loupe; et de plus, les mamelons de ces tubercules ne sont pas perforés à leur sommet , ni plissés à leur base.
Je ne connais de cette espèce que l'exemplaire figuré qui fait partie de la magnifique collection de M. DesHayes. C'est, selon toute apparence, un fossile crétacé.
IL NCCLEOPYGCS ixcisus Ag.
Tab. 5 , fig. 23-26.
SvN. Nucleopygus incisus Ag. Catal. syst. Ectyp. p. "7.
Cette espèce est une de celles dont le classement présente les plus grandes difficultés; elle est fort différente de la précédente , et rien en elle ne rappelle le type des Nucléolites ; sa physionomie générale la rapproche au contraire des Pyrines, dont elle a la forme ovoïde et les ambulacres; mais elle a en même temps le côté postérieur déclive (fig. 24) et l'anus, sans être logé au
fond d'un sillon , est cependant très-rapproché du sommet ( fig. 23). Cette dernière considération a sans doute engagé M. Agassiz à ranger notre espèce dans son genre Nuclcopygus , dans lequel je l'ai laissée, ne voulant pas faire d'une espèce qui n'est encore connue que par un seul exemplaire , le type d'un nouveau genre. Peut-être l'incorporera-t-on par la suite au genre Pyrina, lorsqu'on aura reconnu que la position de l'anus ne doit pas constituer à elle seule un caractère générique. Le côté antérieur et le côté postérieur sont de même largeur et également arrondis ; la face inférieure est pulvinée, et l'ouverture buccale , qui en occupe le centre, est anguleuse. L'anus est très-grand et pyriforme. Les tubercules sont nombreux et disposés de la même manière que dans les Pyrines. Je n'ai pas pu distinguer les détails de l'appareil génital, non plus que la forme des plaques des aires ambulacraires ; tout ce que j'ai vu , c'est que les pores sont simples et non réunis par un sillon.
L'original appartient au Musée de Neuchàtel. Son origine ne m'est pas connue d'une manière certaine, mais je suis porté à croire que c'est un fossile néocomien.