‹ Monographies d'échinodermes, vivans et fossiles (volume 2)Chapitre 104 sur 187 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

DU GENRE CARATOMUS Ag.

Ce genre ne comprend en général que de petites espèces , voisines à plusieurs égards des vrais Galérites , mais présentant cependant un ensemble de caractères qui leur donne une physionomie particulière. Et d'abord , la forme élevée et subpentagonale des Galérites est ici remplacée par une forme déprimée, ovale ou circulaire. Le côté antérieur ne l'emporte plus en largeur sur le côté postérieur , et si Ion remarque , à cet égard , quelque différence entre le devant et le derrière , c'est plutôt le côté postérieur qui est le plus large. On ne saurait pas davantage confondre les Caratomes avec les Pyrines , à cause de leur forme toute différente , et parce que l'anus est invariablement situé à la face inférieure et surmonté dune espèce de carène , qui , dans quelques espèces , devient un rostre très-proéminent. L'ouverture buccale est centrale et en apparence circulaire; mais lorsqu'on l'examine avec soin dans un exemplaire bien conservé, on ne manque pas d'y reconnaître la forme décagonale qui est commune à presque tout le groupe. Les tubercules sont très-fins , et irrégulièrement répartis à la surface du test. L'appareil génital est composé de quatre plaques génitales paires et de cinq plaques ocellaires très-petites ; mais il est rare que l'on puisse les distinguer.

L'appareil masticatoire nous est complètement inconnu ; mais nous avons une preuve de son existence dans les- petits creux qui entourent la face interne de la bouche et qui se traduisent , dans les moules, sous la forme de petits bourrelets très-saillans (Tab. V, fig. 19). Comme nous l'avons dit , en traitant des vrais Galérites , il est probable que ces petits creux servaient à fixer d'une manière quelconque les mâchoires.

Les espèces connues jusqu'à ce jour se montent à cinq et proviennent toutes des étages supérieurs de la formation crétacée.

Page 1