‹ Monographies d'échinodermes, vivans et fossiles (volume 2)Chapitre 105 sur 187 · I. Caratomus Avellana Ag · texte numérisé non relu

I. Caratomus Avellana Ag

SvN. Caratomus Avellana k^,. Catal. syst. Ectyp. p. 7.

Catopygus Avellana DuB. Voy. au Caucase. Tab. I, fig. 19-21.

Cette espèce, figurée pour la première fois sous le nom de Catopygus Avellana, par M. DuBois (le Montpéreux, réunit à un haut point tous les caractères que jai énumérés ci-dessus comme distinctifs des Caratomes , et c'est pour cette raison que je l'envisage comme le type de ce genre. Sa forme est ovale et déprimée ; sa plus grande largeur est en arrière du sommet ; mais , à partir de ce point, le test se rétrécit brusquement pour former un rostre qui est assez sensible. L'anus est inframarginal et situé à l'extrémité du rostre. La face inférieure n'est pas parfaitement plane ; ses bords sont très-arrondis. L'ouverture buccale est petite ; mais ce n'est sans doute que par suite d'une pression qu'elle paraît irrégulière dans l'exemplaire figuré. Les tubercules, que leur petitesse rend imperceptibles à l'œil nu , sont peu nombreux ; on n'en compte guère que huit à dix dans une plaque de l'aire interambulacraire. Le test, sans être bien épais, est cependant loin d'être mince. J'ai été assez heureux pour découvrir dans un exemplaire appartenant à M. DuBois de Montpéreux , la disposition des plaques dans les aires ambulacraires. Elles sont enchevêtrées de manière à former un zig-zag très-prononcé sur la ligne médiane. Toutes les plaques sont égales, et l'on ne remarque point, comme dans les Galérites , de ces plaquettes intercalées dans lesquelles s'ouvrent une partie des pores ambulacraires. Les pores sont au reste très-petits, comme on peut le voir par le dessin grossi de fig. lia, qui représente un ambulacre de la face supérieure. La fig. 12 6 représente la disposition de l'appareil génital sous le même grossissement. Les plaques génitales paires sont grandes , pentagonales et perforées à leur sommet. La plaque impaire paraît manquer complètement. Les plaques ocellaires sont tellement petites qu'il m'a été impossible de massurer si elles sont perforées ; cependant l'analogie nous oblige en quelque sorte à le supposer. •

Ce fossile est particulier à la craie , et il n'est pas sans intérêt d'avoir rencontré le même fossile dans la craie de Crimée , où l'a découvert M. DuBois de Montpéreux , et dans les terrains crétacés de France, où il a été recueilli par M. DesHayes.

Page 1