II. ECUINONEI'S MIXOR Lcskc
Tab. G, fig. 16.
Syx. Echinoncus minor Lcsko ap. Kl<>in. p. 17''i, Tab. ^i9, fij)-. 8-9.
Echiiionciis semilunaiis var. 2. Lain. III , p. 304. — E. Desl. T. 2 , p. 290. — Ag. Pi'odr. (Mém. Netich.
T. 1, p. JS7). — DesMoul. Tabl. syn. p. 340.— Lamoiir. Dict. se. nat. T. G, p. 38.— DeBb Zoopli.
Echinus oralis Mus. Tessin. p.lJ4, Tab. 6, fig. 2. Seba Mus. III, Tab. 10. fig. 1 a.h.
Van Phpisum p. 32, sp. 2 (Speletmond).
D'Argemillc , Tab. 57, fig. B G ot B. 7.
Lamarck admet, dans l'espèce qu'il signale sous le nom d'£. semiîunaris, deux variétés , et il rapporte à la seconde l'espèce que Leske désigne sous le nom à'E. minor. Or, comme les figures de Leske ressemblent beaucoup, par leur forme générale, à une espèce recueillie par M. Latrobe à la Trinité et envoyée à M. Agassiz , je n'ai pas hésité à l'identifier. Le caractère essentiel de cette espèce consiste dans sa forme très-allongée et arrondie au sommet , ce qui la fait paraître presque cylindrique. Le côté postérieur n'est pas beaucoup plus large que le côté antérieur. L'anus est très-rapproché de la bouche; sa forme est plus ou moins cunéiforme.
J'avais envisagé , dans l'origine , cette espèce comme une variété de YE. conformis , et c'est ce qui m'avait engagé à n'en donner qu'une seule figure ; mais ayant reconnu plus tard qu'elle en différait par sa structure microscopique , j'ai dû la décrire comme espèce à part. La fig. 16 a, comparée à la fig. 19 a, montre au premier coup d'œil cette différence. Les tubercules vitrés sont ici beaucoup plus petits que dans 1'^. conformis. En revanche, les tubercules miliaires sont plus gros et atteignent à peu près les dimensions des tubercules vitrés.
Quant à la première variété de YE. semiîunaris de Lamarck, à laquelle cet auteur rapporte la figure de Séba, Tom. III, Tab. 15, fig. 37, je n'ai pas encore rencontré jusqu'ici une espèce qui pût lui être rapportée avec quelque certitude.
m. ECHINONECS GIBBOSUS LaiD.
Tal). 6, fig. 4-6.
Syn. Echinoneus (jibbostis Lum. III, p. 305. — E. Desl Enc. T. 2, p. 296. — DeBl. Dict. se. nat. T. 14, p. 196. —Ag. Piodr. (Mém. Neuch. p. 187).— DesMoul. Tabl. syn. p. 340.
On distingue assez facilement cette espèce à sa forme bossue, qui contraste d'une manière assez tranchée avec la forme régulière et ovoïde de la plupart des autres espèces. Lamarck , qui lui donna, pour celte raison, le nom de gibboswf, la dit plus grosse que les autres espèces connues ; mais comme il n'en indique pas les dimensions et qu'il ne cite point de figures , je ne pense pas que cette indication doive servir de guide dans la détermination spécifique. L'exemplaire dont je donne ici plusieurs figures vues par les diverses faces, serait, dans ce cas, un jeune ; car non seulement il n'est pas plus grand que les autres espèces , mais il figure même parmi les plus petits. Les zones porifères sont situées dans des sillons étroits et profonds , qui font que les aires ambulacraires se détachent très-bien des aires interambulacraires. La fig. 5 b représente la partie supérieure d'une aire interambulacraire , vue à la loupe , et montrant la disposition des pores et des tubercules. La structure microscopique varie considérablement, suivant les régions du test. A la face supérieure , les tubercules principaux ne sont pas beaucoup plus gros que les tubercules vitrés. Ces derniers , quoique nombreux , le sont cependant proportionnellement moins que dans 1'^. crucialus (fig. 1 b). Des tubercules miliaires sont dispersés çà et là , sans ordre apparent, dans les interstices des tubercules principaux et vitrés (fig. 4 a). La fig. 6c représente quelques tubercules principaux de la face inférieure, entourés de quelques tubercules miliaires. Les tubercules vitrés ont ici à-peu-près complètement disparu.
J'ignore quelle est l'origine de cette espèce. Lamarck indique, mais d'une manière dubitative , les mers d'Amérique.