VI. DlSCOIDEA ROTCLA Ag
Tah. 7, (ig. 15-16. (excl. fig. 12, 13, 4.)
SvN. Discoidea Rotiila Ag. Prodr. p. ISij. — Descript. des Echinod. foss. de la Suisse, i" partie p. 90. Tab. f), lig. 10-1-2. — Catal. Syst. Ectyp. Ecli. p. 7. NucholltesRotnla Al. Bron.on. dans Cuvier Oss. foss. T. II, 2= part. p. 33(5. Tal). 0 , fig. 13. Pyiina Rotula Desiiioiil. Tabl. syn. p. 258, n. 1.
Alex. Brongniart a figuré , dans les Ossernens fossiles de Cuvier , sous le nom de Niicleolïtes liolula , une espèce de Discoidée dont M. DesMoulins a fait, à tort , une Pyrine , et que M. Agassiz a décrite et figurée plus tard sous le nom de Disc. Rotula, dans sa Description des Echinodermes fossiles de la Suisse. J'aurais pu me contenter de renvoyer les paléotolongistes à ces deux ouvrages ; mais ayant reçu récemment eu communication plusieurs espèces fort semblables , j'ai pensé qu'il serait utile de les figurer toutes sur la même planche , afin de mieux faire ressortir les caractères qui distinguent chaque espèce.
Les fig. 15 et 16 représentent un moule de la montagne des Fis, qui me semble être le véritable Nucleoliles Rotula de Brongniart. Un caractère particulier de cette espèce , caractère qui la distingue surtout du D. conica , c'est d'être parfaitement circulaire et d'avoir l'ouverture anale située au milieu de l'espace entre le bord postérieur et l'ouverture buccale. Une seconde particularité plus frappante, mais qui n'est visible que dans les moules, réside dans les entailles marginales, qui sont bien moins larges que dans le D. conica, comme on pourra s'en assurer en comparant les fig. 15 et 16 avec les fig. 20 , 21 et 22.
Lorsque je fis exécuter mes planches , je ne connaissais encore le D. Rotula que par des moules ; et si quelques exemplaires avaient conservé des lambeaux du test , ces lambeaux étaient trop frustes pour qu'il fût possible d'en étudier la structure intime ; et comme j'avais rencontré , parmi des Oursins envoyés à M. Agassiz par M. Alex. Brongniart, une espèce très-semblable par sa forme , j'avais cru pouvoir l'identifier avec le D. Rotula. Plus tard, M. Favre, de Genève, m'envoya , du Saxonnct, un exemplaire du D. Rotula avec sou test parfaitement conservé. Je le
comparai à celui de Roueu , et je m'assurai que les tubercules du D. Rotula sont fort différens de ceux du Discoïdea de Rouen , et qu'au lieu d'être répartis sans ordre apparent à la surface du test , ils forment des séries horizontales très-continues , à-peu-près comme dans le D. macropyga (Tab. 7, fig. 9 b). En conséquence , je dus éloigner du Discoïdea Rotula la Discoidée de Rouen, pour en former une espèce à part sous le nom de D. Fairïna.