‹ Monographies d'échinodermes, vivans et fossiles (volume 2)Chapitre 129 sur 187 · XVI. Discoïde A concava Ag · texte numérisé non relu

XVI. Discoïde A concava Ag

Tab. 9 , fig. 4-6.

Syn. Discoïdea corecaîja Ag. Catal. syst. Ectyp. p. 7.

C'est le plus élevé de tous les Holectypes ou Discoïdées jurassiques ; sa forme est subconique, et sa hauteur égale les deux tiers de son diamètre transversal. L'ouverture buccale est située dans un creux profond , et , comme la face inférieure n'est pas très-large , il en résulte que ses bords prennent une apparence très-pulvinée. L'anus est moins grand que l'ouverture buccale. Les tubercules principaux sont très-petits, mais ils n'en forment pas moins des séries trésdistinctes ; j'en ai compté dix dans les aires interambulacraires, et quatre dans les aires ambulacraires. Les tubercules miliaires, Irès-abondans , ne sont pas disposés en séries horizontales.

Le seul exemplaire qui me soit connu de celte espèce a été communiqué à M. Agassiz par M. E. Deslongschamps , et provient de l'oolite ferrugineuse de Bayeux en Normandie.

XVIL DiSCOIDEA INFLATA Ag.

Tab 9. fig. 7-10.

Syn. Discoïdeainflata kg. Descr. des Ech. foss. de la Suisse , p. 87. Tab. 6, fig. 4-8. — Catal. Ectyp. p. 7.

Cette espèce , déjà décrite et figurée par Agassiz , dans sa Descrip. des Echinod. foss.de la Suisse, se reconnaît aisément à son apparence renûée et rebondie qui lui a valu le nom de D. inflala. La face inférieure est légèrement concave; l'ouverture buccale, qui en occupe le centre, est de grandeur moyenne. L'ouverture anale , au contraire , est très-grande et pyriforme ; elle s etend de l'ouverture buccale jusqu'au pourtour du test (fig. 9). Le test est très-mince, et les détails en sont ordinairement mal conservés , comme dans beaucoup d'Oursins du portlandien. Les tubercules principaux sont petits et très-nombreux; il y en a douze rangées dans les

aires inlciauibulacraires et quatre dans les aires ambulacraires , ainsi que le montre la fig. 10 , qui représente une aire interambulacraire et deux aires ambulacraires vues à la loupe. Les tubercules miliaires ne paraissent pas être rangés par séries horizontales.

Cette espèce est assez fréquente dans le portlandien. M. Gressly en a recueilli plusieurs exemplaires dans la vallée de la Birse, dans le faciès qu'il désigne sous le nom àc faciès de charriage. Le musée de Bàle en possède aussi une série d'exemplaires provenant du canton de Sclialïhouse.

XVin. DiSCOIDEA UEMISPHjERICA Ag.

Tab. 8, fig. 4-7 (*).

Syn. Discoïdea hemisphœrica Ag. Cutal. syst. Ectyp. p. 7.

Un caractère particulier, qui distingue cette espèce de toutes les autres Disco'idées jurassiques, c'est la position marginale de l'anus, qui, quoique très-grand, est placé de manière à être également visible d'en bas et de profil (voy. fig. 6 et 7). A cet égard, elle forme en quelque sorte le passage entre les Disco'idées jurassiques et les Galérites ; et l'on conçoit que , placée côte à côte avec certaines espèces circulaires de ce dernier genre , entre autres avec le Galérites abbreviata , on puisse la prendre pour une vraie Galérite. Cependant cette affinité est plus apparente que réelle; car en procédant à un examen minutieux, on trouve dans le D. hemisphœrica tous les principaux caractères des Discoïdées jurassiques : et d'abord , les tubercules principaux , quoique trèspetits, sont disposés par séries assez régulières : j'en compte six dans les aires ambulacraires et au moins seize dans les aires interambulacraires . L'ouverture buccale est franchement décagonale et les angles s'enfoncent dans le test sous la forme d'entailles assez marquées.

^e connais plusieurs exemplaires de cette espèce ; l'un a été communiqué à M. Agassiz par M. Eudes Deslongscbamps et provient d'une couche particulière du calcaire à polypiers , connue en Normandie sous le nom de caillasse ; l'autre fait partie de la collection de M. DesHayes.

(•) C'est par inadvertance que cette espèce jurassique se trouve ici figurée parmi les Discoïdées crétacées. La grandeur de l'anus et la forme de la bouche la trahissent au premier coup-d'œil.

Page 1