‹ Monographies d'échinodermes, vivans et fossiles (volume 2)Chapitre 130 sur 187 · XIX. DiSCOIDEA SPECIOSA Ag · texte numérisé non relu

XIX. DiSCOIDEA SPECIOSA Ag

Syn. Discoiden speciosa Ag. Prodr. p. 186. — Descr. des Ech. foss. de la Suisse, p. 93, Tab. 6, flg. J6 — Lani. m , p. 314.

Galerites speciosa Mùnst. (in Goldf. Petref. p. 130, Tab. 41 fig. 5 o, h). Nucleolites speciosus DesMoiil. Tabl. syn. p. 360. Cidaris anguîosa? Leske p. 93. Tab. 42, lig. 1.

11 suffit de jeter un coup d'oeil sur les figures qui représentent celte espèce pour se pénétrer de ses caractères distinctifs. C'est la plus grande espèce du genre. L'exemplaire figuré a près de trois pouces de long et à-peu-près autant de large , sur une hauteur d'un pouce et un quart. La face inférieure est légèrement concave ; mais son bord est mince , proportionnellement à sa taille. L'ouverture buccale ne se maintient pas dans les proportions habituelles aux Discoïdées , car elle égale à peine , en diamètre , le sixième du diamètre du test ; tandis que , dans le D. depressa et d'autres espèces , elle en occupe le quart et même parfois le tiers. Les entailles de son pourtour sont peu profondes, ou plutôt elles sont réduites à de simples angles obtus. L'anus est pyriforme , et , quoique grand , il n'occupe cependant pas la moitié de l'espace entre le bord postérieur et l'ouverture buccale. Les tubercules principaux sont nombreux à la face inférieure, surtout près de la circonférence; ils sont un peu moins serrés près de l'ouverture buccale. Il est difficile d'y reconnaître une disposition par rangées rayonnantes ; on dirait plutôt qu'ils forment des séries concentriques, comme les tubercules des Discoïdées de la craie. Le test ayant disparu de la face supérieure dans l'exemplaire figuré, cette face se trouve ici à l'état de moule, ce qui est cause qu'on n'y remarque aucune trace des tubercules. En revanche , les articulations des plaques y sont indiquées d'une manière très-distincte , ainsi que les ambulacres. On est étonné de l'étroitesse des plaques dans les aires interambulacraires , comparées à leur longueur. Les plaques ambulacraircs ont dû être très-petites, à en juger par leur empreinte (fig. 14).

Entre cette espèce et certains Pygaster de grande taille , la ressemblance extérieure est trèsfrappante ; et lorsque l'ouverture anale manque , comme c'est le cas dans les exemplaires figurés par Leske et par Goldfuss , il est difficile de se prononcer avec certitude sur le genre. Cependant , ce qui me fait croire que l'exemplaire de Miinster est bien une Discoïdée , c'est la grande inégalité des tubercules sur les deux faces , inégalité qui ne se retrouve pas au même degré dans

les Pygaster. L'exemplaire de Leske me paraît plus douteux; il se pourrait que ce fût le Pygasler tenuis ou une espèce semblable , tout comme ce peut être une Discoïdée.

L'original de mes figures a été trouvé par M. Gressly, dans le portlandien de la vallée de la Birse, près de Laufon. L'exemplaire de M. le comte de Munster provient de l'étage supérieur du calcaire jurassique de Ileidcnheira en Wurtemberg.

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