‹ Monographies d'échinodermes, vivans et fossiles (volume 2)Chapitre 132 sur 187 · I. PyGASTEU t'MBRELL.V As · texte numérisé non relu

I. PyGASTEU t'MBRELL.V As

Tab. 12, fig. 4-6.

Syn. Pygastcr Umbrella Ag. Descr. des Ech. foss. de la Suisse 1" part. p. 83. Tab. 13. fig. 4-G. — Catal. sysl. Eclyp. etc., p. 7.

Galeritcs Umhrclla Laiii. 111, p. 31-2.— E. Dcsl. Enc. T. Il, p. 434.— Encycl. inétli. Pi. 142 ,fig. 7-8. Nucleolites Umbrella Defr. Dict. se. nat. T. 18, p. 87. — DesMoul. Tabl. syn. p. 3o4. Echinoclypcus Umbrella DeBl. Zooph. p. 189. Clypeus Plotii. Klein p. 17, Tab. 12, (ig. A. B. Oypeîis 4t««a<i(«LeskcapiidKleinp. lo7. Tab. 12. fig. A. B.

Placenta laganum sp. V, Plotii. Klein p. 2o, § 88.— Klein gall. § 40, p. 64, Tab. 1, fig. A. Luidii Litliopt. Britt. N" 971 , p. 48. MortonNat. Hist. of Northamptonshirep. 233 sp. 1. Clypeus semisulcatus Phil? Geol. of Yorkshire,p. 127, Tab. 3, fig, 17. Nucleolites semisulcatus DesMoul. Tabl. syn. p. 3G2. Pygaster semisulcatits Ag. Prodr. p. 18o.

La grandeur de cette espèce la fait distinguer, au premier coup dœil , entre toutes ses congénères. Sa forme est subpentagonalc. Sa plus grande largeur correspond à une hgne tirée entre les deux extrémités des ambulacres antérieurs pairs. Les ambulacres postérieurs sont d'un tiers moins distans l'un de l'autre. Le bord postérieur est distinctement tronqué. La hauteur est à la longueur comme 2 à 5 (fig. 5) ; mais le maximum d'élévation ne correspond pas , au moins dans l'exemplaire que j'ai sous les yeux, au sommet organique; ce dernier est un peu en arrière. L'anus est grand , distinctement pyriforme ; il occupe plus de la moitié de l'espace entre le sommet et le bord supérieur. Au delà de son bord externe , le test présente une dépression assez marquée , que l'on a envisagée comme le représentant du sillon dans les Nucleolites. La face inférieure est légèrement concave. L'ouverture buccale, qui en occupe le centre, se fait remarquer par sa forme distinctement décagonale et par ses larges et profondes entailles. Son diamètre égale àpeu-près le cinquième du diamètre du test. Il est à regretter que l'exemplaire figuré, quoique trèsparfait sous le rapport de la forme , n'ait conservé aucun détail de la surface du test. Depuis l'impression de ces planches, j'ai pu m'assurer, par un exemplaire trouvé récemment par M. Gressly, que les tubercules sont très-gros et disposés à-peu-prés comme dans le P. iMlellifonnà. Le test

lui-même est très-épais , à en juger par quelques lambeaux spathiques qui sont adhérens à mon exemplaire. On y voit aussi, d'une manière distincte, le rapport des aires ambulacraires avec les aires interambulacraires , ainsi que l'empreinte des plaques et des pores.

Les auteurs anciens rangeaient cette espèce dans le genre Clypeus ; mais ce genre n'ayant pas été admis par les modernes , les uns , tels que Lamarck et E. Deslongchamps, l'ont reportée dans le genre des Galérites, tandis que d'autres, tels que Defrance et DcsMoulins, en font une Nucléolite, la rangeant ordinairement à côté du Chjpeus [Nucleoli/es) Patella. 11 suffira, pour coml)attre ce rapprochement , de rappeler que cette dernière espèce a les ambulacres pétaloïdes et la bouche pentagonale.

L'exemplaire qui a servi de base à cette description est le même qui se trouve déjà figuré et décrit dans la Description des Echinodermes fossiles de la Suisse, par M. Agassiz. Il provient du porllandien du Jura suisse, et a été trouvé par M.Gressly, dans la carrière de Greifel , dans la vallée de la Birse, canton de Berne. Comme nous l'avons dit à l'article du genre, il serait fort possible que le Clypeus semisulcatus Phil. de l'oolite coralline du Yorkshire fût la même espèce.

IL PvGASTEn PAÏELLIFOIIMIS Ag.

lab. 11, fig. 11-13.

SvN. Pygaster patelliformis Ag. Descr. des Ecli. foss. de la Suisse 1" part. p. 82. Talj. 1.3. — Calai, sysl. Ectyp. Ole, p- 7.

Quoique cette espèce ne soit encore connue que par un exemplaire assez défectueux , je la crois cependant très-fondée. Elle est renflée , subconique ; sa forme est subcirculaire ; son bord postérieur est moins tronqué que dans aucune autre espèce du genre ; son test a dû être trèsépais , surtout à la face supérieure , à en juger par quelques lambeaux qui y sont conservés, et si les détails de la surface ne sont pas entiers , on n'en reconnaît pas moins, sur le moule, les divisions principales du test ; les sutures des plaques y ont laissé des empreintes distinctes , et les ambulacres sont sensiblement p^us saillans que le reste de la surface. L'anus est également trèsaccusé ; il s'ouvrait , selon toute apparence , dans un large sillon aplati ; sa forme est pyriforme , c'est-à-dire qu'il est très-large en dehors et se termine en pointe du côté du sommet. La face inférieure est assez concave. L'ouverture buccale qui en occupe le centre n'est pas assez bien conservée dans l'exemplaire figuré , pour qu'il me soit possible d'en indiquer dune manière rigou-

reuse les proportious ; mais il est ccpeiulant facile de s'assurer qu'elle n'occupait pas plus du quart du diamèlre du test; d'où il résulte qu'elle est proportionuelleuieut plus petite que dans le Pygaster laganoides. Les tubercules, à en juger d'après ce qui en est conservé à la face inférieure, sont de taille moyenne , relativement aux dimensions du test. Je n'ai pu observer leur structure intime ; mais, d'après l'analogie, je ne doute pas qu'ils ne soient conformés comme dans d'autres espèces.

Le seul exemplaire qui me soit connu de cette espèce est le même qui se trouve déjà figuré dans la Description des Echinodermes fossiles de la Suisse, par M. Agassiz. Il provient du portlandien de la vallée de la Birse, dans le Jura bernois.

lU. Pygaster laganoides Ag.

Tab. 1 1 , fig. 5-7.

Sv\. Pygaster laganoides Ag. Descr. des Ech. foss. de la Suisse 1'= partie p. 81. Tab. 12, fig. 13-16. — Catal. syst. Ectyp. etc., p. 7.

Cette espèce est proportionnellement très-aplatie. Sa hauteur égale à peine le tiers de sa longueur. Son diamètre longitudinal et son diamètre transversal sont à-peu-prés égaux ; la plus grande largeur correspond aux aires ambulacraires antérieures. L'ouverture buccale est trèsgrande , car elle occupe à-peu-près le tiers du diamètre du test ; elle est en outre légèrement concave , et son pourtour présente des entailles fort distinctes. L'anus paraît aussi avoir eu des dimensions considérables ; cependant , comme il n'est pas entièrement conservé dans l'exemplaire figuré , je ne saurais indiquer son pourtour d'une manière rigoureuse. Les détails du test sont admirablement conservés, et permettent d'étudier d'une manière fort exacte les tubercules. La simple inspection des fig. 5 , 6 et 7 montre leur disposition sériale. J'en compte douze séries dans les aires interambulacraires , et quatre dans les aires ambulacraires. La différence de grosseur entre les tubercules de la face supérieure et ceux de la face inférieure est peu sensible ; mais la manière dont ils sont entourés par les tubercules miliaires n'a pas la moindre ressemblance, il suffira de comparer, à cet égard, les fig. 5 a et 7 6 , qui représentent, la première, une portion de la face supérieure, et l'autre, une portion de la face inférieure , vues à la loupe. Dans la première , les tubercules sont entourés d'une infinité de tubercules miliaires très-serrés (fig. 5 a] , parmi lesquels il y en a de différentes grandeurs, entre autres, quelques-uns qui sont intermédiaires entre les tubercules principaux et les tubercules miliaires : dans la seconde, ils sont extrê-

mement rares et ne se trouvent qu'aux angles des gros tubercules qui sont juxla-posés de manière à présenter des figures hexagonales (fig. 7 b).

Je ne connais jusqu'ici qu'un exemplaire parfaitement caractérisé de cette espèce; il provient du calcaire à polypiers de Ranville en Normandie , et a été communiqué à M. Agassiz par M. Eudes Deslongschamps. M. Agassiz, l'envisageant comme identique avec certains fragmens d'une espèce trouvée par M. Gressly dans le portlandien du Jura suisse, fit restaurer, d'après ce modèle , les figures qu'il a publiées dans sa Description des Echinodermes fossiles de la Suisse. Après avoir comparé de nouveau ces différens exemplaires entre eux , j'avoue qu'il m'est resté des doutes sur l'identité admise par M. Agassiz. Les exemplaires du portlandien suisse m'ont paru être plus renflés et avoir les tubercules plus gros et plus serrés à la face supérieure ; et comme ce sont précisément les plus petits exemplaires qui ont les plus gros tubercules, on ne peut guère attribuer cette différence à une variété d'âge ; car, dans ce cas , ce serait l'inverse qui devrait avoir lieu. Je penche par conséquent à envisager l'espèce suisse comme distincte de celle de Normandie. On pourrait l'appeler P. Gresslyi Des.

1V^ PyGASTER TENUIS Ag.

Tab. 12, fig. 1-3.

SvN. Pygaster tennis Ag. Dcscr. des Ech. foss. delà Suisse 1" partie p. 83.

M. Agassiz mentionne cette espèce dans sa Descr. des Ech. foss. de la Suisse, comme étant voisine du Pyg. patcUiformis ; mais il n'en donna pas de figures , faute d'exemplaires assez bien conservés. Quoique les exemplaires dont je dispose soient loin d'être parfaits, ils m'ont cependant permis d'étudier les principaux caractères de l'espèce, et je me suis assuré qu'elle diffère à plusieurs égards de l'espèce ci-dessus. Et d'abord, le test est beaucoup plus mince à la face supérieure et à la face inférieure ; les tubercules sont aussi plus petits et plus nombreux ; il y en a au moins vingt rangées dans les aires interambulacraires; les aires ambulacraires n'en ont guère que six. A la face supérieure , les tubercules sont bien moins serrés qu'à la face inférieure ; on peut même dire qu'ils y sont clair-semés. L'espace intermédiaire entre les tubercules principaux est occupé par une immense quantité de tubercules miliaires qui, vus à la loupe, présentent l'aspect de fig. 1 a. Je n'ai pu mettre à découvert le pourtour de la bouche et ne puis par conséquent indiquer ses dimensions relatives. L'anus est très-rapproché du sommet ; il m'a paru être plus allongé que dans l'espèce précédente ; mais ses contours ne sont pas non plus intacts.

Les seuls exemplaires qui me soûl connus de celte espèce ont été recueillis par M. Gressly dans le lerraiu à chailles du Jura suisse , au Friugeli , dans le canton de Soleure.

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