I. Hyboclypis gibberolus Ag
Tab. 13, fig. 12-14.
Syn. ffyhochjpits gihheridus Ag. Descript. des Ecbiii. foss. de la Suisse , p. 75. Tab. J2 , fig. 11-12. — Catal. sysl. Ectyp. etc. p. 6.
Un caractère qui ne peut manquer de frapper dans cette espèce , c'est sa forme bossue et irréguiière (fig. 13): elle est rétrécie en avant, élargie et aplatie en arrière, et ondulée sur ses bords ; une carène très-saillante , qui correspond à l'ambulacre impair et rend le côté antérieur beaucoup plus haut que le côté postérieur, s'élève à la surface du test et se prolonge jusqu'au bord antérieur, où elle se transforme en une èchancrure très-marquée. A l'opposite , sur le côté postérieur, on remarque un sillon assez profond qui débouche près du sommet , et s'étend en arrière en s'évasant, absolument comme dans les vraies Nucléolites. L'ouverture anale proprement dite paraît être plus grande que dans ces derniers; je n'ai cependant pas pu en reconnaître le pourtour d'une manière exacte. La face inférieure est fortement ondulée et rappelle la face inférieure de certains Dysaster, et particulièrement du Dysaster ringeiis. Les ambulacres, qui sont très-marqués, occupent de larges sillons, taudis que les aires intcrambulacraires apparaissent sous la forme de coussinets renflés (fig. 14). L'ouverture buccale, située dans une dépression au tiers antérieur de la face inférieure , est indistinctement penlagonale. Les ambulacres , sans former deux sommets aussi distans que ceux des Disaster , sont cependant disjoints. A la face inférieure , les pores sont bien plus éloignés qu'à la face supérieure , particularité qui ne se retrouve dans aucun genre du groupe des Galériles. Les tubercules sont excessivement petits ; ce qui n'empêche pas qu'en les examinant à la loupe, on n'y reconnaisse fort bien des tubercules principaux entourés d'une quantité de tubercules miliaires, ainsi que le montre la fig. 12 o. Ces mêmes tubercules, examinés au microscope, se présentent sous la forme de fig. 12 b , c'est-à-dire que les tubercules principaux , aussi bien que les tubercules miliaires , sont distinctement mamelonés ; les premiers ont en outre leur mamelon perforé et plissé à la base ; ce que je n'ai pu apercevoir dans les derniers.
(letlc espèce ne paraît pas être (rés-rare, il en existe de fort beaux échantillons au Musée de Carlsrulie. au Musée de lîàle et dans la collection de M. Strohmeyer d'Obergosschen. Suivant les indications que m'a fournies M. Gressly, on la trouve dans une couche particulière de l'oolite inférieure , la marne à Ostrea amminata , la même qui contient aussi le Discoidea depressa et le Dysofler analis; c'est au moins dans cette couche que l'a rencontrée M. Strohmeyer.