DU TEST
Lorsqu on examine un oursin tlëpouillé de ses piquans , on remarque au premier coup-d'œil que son test est divisé en zones verticales , d'inégale largeur, qu'on a distinguées sous le nom à'aires ambulacratres et d'aires interambulacraires. On en compte cinq de chaque espèce ; mais les interambulacraires sont en général les plus larges, et dans les espèces dont il est ici question, elles ont plus du double de la largeur des ambulacraires. Chaque aire en particulier se compose d'une double rangée de plaques. Ces diverses aires alternent entre elles et sont séparées par dix zones plus étroites , percées de petits pores , qui sont les zones porifères ou les ambtilacres proprement dits. Il résulte de-là que le test de l'Oursin, comme celui de tous les Echinites en général, se compose extérieurement de vingt zones distinctes; c'est-à-dire, de dix aires séparées par dix zones de pores. Mais telle n'est cependant pas sa véritable division ; car en étudiant de plus près l'organisation de l'Oursin, on trouve qu'il se compose en réalité de cinq segmens d'égale grandeur, dont un impaire et quatre pairs. Le segment impaire est , comme l'a fort bien démontré M. Agassiz , l'antérieur; il est constamment opposé à la plus grande des plaques génitales. Les quatre segmens pairs sont le segment droit antérieur, le segment droit postérieur, le segment gauche antérieur et le segment gauche postérieur. Chacun de ces cinq segmens comprend une aire ambulacraire , deux zones porifères et deux demi-aires interambulacraires qui s'articulent entre elles au moyen de sutures en zigzag qu'on poursuit depuis le bord de l'ouverture buccale jusqu'à l'orifice anal ( fig. 9.) (*)
(*) En envisageant de celte manière la structure du test des Oursins, il est facile de saisir son analogie avec la charpente solide des Astéries. Chaque rayon de ces dernières peut dès-lors être comparé à un segment d'Echlnite, et la conformité de leur organisation ressort d'elle-même. (Agassiz)