III. Mellita iiexapora Ag
Tab. IV, fig. 4-7, et Tab. IVa, fig. 11 et 12.
Srx. Echinics hexaporus L. Gm., p. 3189. — Favann. pi. 58, 6g. C 3.
Sculclla hexapora DeBl. Zooph. p. 200. — Agass. Prodrome Echin. p. 188.
Sciadla sexforis Lam. T. 3, p. 279, N° 4. — E. Desl. Enc. T. 2, p. 676, N" 4. — Encycl. niétli.
pi. 149, fig. 1 et 2. — DesMoul. Tabl. syn. p. 224, N° 6. Echinotrochus perforalas {'Doov^ebooràe'E.^e\sc\\y\-) Van Phels. p. 33, N°2. Echinodiscus sexies perforaiiisheslie apud Kl., p. 199, Tab. 50, fig. 3, 4. Echionanlhus Seba Thés. Tab. 15, fig. 7, 8.
Oursin de mer étoile Klein Gall. Siippl. au Cab. de Réaumui- , p. 230 , 231 . Tab. 24, fig. A, B, et 1 , 2. Pain d'cpice de la Barbade « six fentes. Davil. Catal. I. p. 423, N° 955. Millier Deliciae nat. I, p. 93, Tab. D, 1, fig. 17. Encycl. ( Dict. des se. ) Tab. 59, fig. 6. Knon-, Délie. Tab. D, I, fig. 17.
C'est évidemment à tort que Laniarck envisage le Mellila hexapora et le Mellita quinquefora comme de simples variétés d'une seule et même espèce. Non seulement le M. hexapora a constamment six lunules, mais sa forme est aussi complètement différente. Le diamètre longitudinal et le diamètre transversal sont à peu près égaux ; le côté postérieur est tronqué ou subtronqué ; le côté antérieur au contraire est légèrement rostre. Les lunules sont en général étroites et trèsallongées ; celle de l'aire interambulacraire impaire est la moins développée ; elle est même trèspetite et presque rudimentaire dans les jeunes individus (voy. fig. 7). Le test est très-aplat i (fig. 5). La rosette ambulacraire est petite proportionellement aux dimensions du test (voy
fig. 4) ; les pétales n'atteiguenl pas même la moitié de la distance entre le sommet et la périphérie; les zones porifères ont à peu près la même largeur que l'espace intermédiaire. Les pores génitaux sont distans ; les pores ocellaires sont trop petits pour être aperçus à l'oeil nu. Les plaques dont se compose le test sont toutes renflées au milieu , quoique d'une manière moins frappante dans les vieux individus que dans les jeunes : ceux-ci ont au centre des plaques une petite aspérité plus ou moins saillante, qui cependant n'est point un tubercule (fig. 7). L'intérieur ne laisse apercevoir aucune trace de l'articulation des plaques : on n'y remarque qu'une surface rugueuse, cellulaire, en forme de lames saillantes, (voy. la flg. 6, qui représente le plancher supérieur vu par sa face interne). Les quatre pores génitaux s'y ouvrent à l'extrémité des rayons osseux qui s'avancent dans les aires interamhulacraires. Les ambulacres montrent la structure intime et l'articulation des plaques des pétales. Au sommet de ceux-ci se voient les trous ocellaires qui sont au nombre de cinq. Enfin l'on remarque aussi des traces de l'intestin autour de l'extrémité des pétales ambulacraires.
La fig. 11 de PI. 4 a montre la disposition des soies à la face inférieure, telle qu'elle se présente dans toutes les espèces de ce genre. Celles des aires interarabulacraires paires postérieures sont coucbées de dehors en dedans; celles des aires interamhulacraires paires antérieures , au contraire , de dedans en dehors ; de telle manière qu'en promenant le doigt de l'aire interambulacraire postérieure gauche à l'aire interambulacraire antérieure droite , et de même de l'aire interambulacraire postérieure droite à l'aire interambulacraire antérieure gauche , on trouve les soies inclinées dans la même direction , à l'exception de celles qui entourent immédiatement la bouche, et dont la disposition est circulaire. Les soies de l'aire interambulacraire impaire sont inclinées latéralement vers la lunule.
J'ai figuré des soies isolées des différentes parties du test sous un très-fort grossissement, afin de donner une idée exacte de leur forme et de leur structure. Celles de fig. il a,b, c, sont tirées delà face supérieure; elles se font remarquer par leur forme clavellée. Les soies de la face inférieure sont plus cylindriques, celles de fig. 12rf, e, sont prises sur les aires ambulacraires ; celles des fig. a, b sont des aires interamhulacraires , et celle de fig. c du bord de la bouche. On le voit, il n'y a que la forme qui varie; la structure intime est la même dans toutes ; même le piquant de fig. 7 a, qui appartient au M. testudiiiata^ ne présente sous ce rapport aucune différence.
II y a tout lieu de croire que les auteurs ont confondu plusieurs espèces sous le nom de M. (Scutella) hexapora; surtout si l'on considère les habitats très-différens qu'ils lui assignent.
Leskc dit que lexemplairc du Musée de Iloaumur fut rapporte de l'île Barbade par Hughes. Muller la cite à la fois dans l'Océan indien et dans les mers septentrionales ; Davila la dit originaire de la côte de Coromandel et de la Vcra-Crux. Or il n'est pas vraisemblable que la même espèce se rencontre dans des contrées et des climats aussi différens. Parmi les nombreux exemplaires que j'ai eu l'occasion d'examiner, il ne s'en trouve aucun dont l'origine me soit connue. Je dois à l'obligeance de M. Gray la communication de l'exemplaire muni de ses soies, représenté Tab. 4 a, fig. 11, Sa couleur est d'un beau vert olive. D'autres exemplaires m'ont été confiés par M. Michelin et par M. le docteur Mayor , de Genève.