X. E.NCOPE JIICHELIM Ag
Tab. 6a, fig. 9 et 10.
C'est une espèce très-massive , sensiblement plus longue que large , à bords épais ; mais ce qui la distingue d'une manière toute particulière, c'est que le maximum de hauteur, au lieu d'être au sommet apicial, est considérablement rejeté en arrière, ensorte que le côté postérieur présente une déclivité très-considérable , tandis que le côté antérieur est très gradué , ainsi que le montre la fig. 10 , qui représente le profil. Le bord postérieur est tronqué et même légèrement échancré au milieu de l'aire interambulacraire impaire. La rosette ambulacraire est grande ; les pétales sont arrondis à leur extrémité , les postérieurs sont plus élancés que les antérieurs, et les zones porifères sensiblement plus larges que l'espace intermédiaire. Les entailles des aires ambulacraires sont très-ouvertes, de moyenne largeur et très-uniformes; cependant les postérieures sont un peu plus profondes que les antérieures : les unes et les autres ne
niontrenl aucune tendance à se refermer au bord. La lunule de l'aire interambulacraire postérieure est petite et étroite; ses bords sont légèrement renflés à la foce supérieure. La rosette apiciale est un pentagone régulier dont les cinq angles sont occupés par les pores génitaux. La face inférieure est entièrement plane ; ses sillons sont peu profonds , mais diversement ramifiés. La bouche est centrale ; son pourtour onduleux résulte de la saillie des tubes branchiaux. C'est encore à M. Michelin que je dois cette belle espèce; son origine n'est malheureusement pas connue. Je l'ai dédiée à l'infatigable paléontologiste qui me l'a communiquée.
XL E.NCOPE STOKESII Ag.
Tab. 6 a, fig. 1-8.
Ou rencontre souvent, sur la limite des genres, des espèces qui, par la combinaison de leurs caractères, semblent se soustraire à la détermination zoologique. L'j?. Slokesit est dans ce cas : sa physionomie est tout à fait celle des Encopes; mais si l'on vient à ouvrir l'intérieur, on est tout étonné d'y trouver la structure des Mellites. Au lieu de la cloison calcaire , qui sépare la cavité buccale de la cavité intestinale , et qui s'étend en outre sur le flanc droit , entre les replis de l'intestin grêle , nous n'avons ici que des piliers calcaires qui s'élèvent des aires interambulacraires , absolument comme ceux que nous avons décrits dans le M. penlapora (Tab. 3, fig. 6 et 7). J'ai voulu m'assurer si ce caractère particulier existait dans tous les exemplaires , et je l'ai retrouvé le même dans les adultes comme dans les jeunes , ensorte qu'il ne peut y avoir de doute sur sa valeur réelle. Si d'un autre côté nous considérons que \'E. Stohesii a. tous les caractères extérieurs des Encopes, la forme générale , la grandeur de l'étoile ambulacraire, la forme arrondie et souvent ouverte des lunules^ et enfin les cinq pores génitaux, ensorte que pour qui ne connaîtrait pas la structure intérieure, il ne pourrait y avoir aucun doute sur le genre auquel il faut rapporter cette espèce; si, dis-je, l'on tient compte de toutes ces circonstances , on devra convenir qu'il est à peu près impossible , dans l'état actuel de nos connaissances sur l'anatomie de ces animaux, de prononcer un jugement définitif; aussi n'ai-je pas la prétention de décider la question dès maintenant. Il est un seul caractère extérieur qui, quoique secondaire , semble cependant trahir une plus grande affinité avec les Mellites , c'est la couleur , qui est verte , comme dans les Mellites ; tandis que nous avons vu que toutes les Encopes, dont les teintes sont conservées, sont brunes, violettes ou lilas.