‹ Monographies d'échinodermes, vivans et fossiles (volume 2)Chapitre 39 sur 187 · GO · texte numérisé non relu

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Cousidéré en lui-même el comme espèce , l'E. Stohesii se fait remarquer par sa forme circulaire dans les jeunes individus , et plus ou moins tronquée en arriére dans les adultes. Le diamètre transversal et le diamètre longitudinal sont à peu prés égaux. Le point culminant correspond au sommet apicial et la face supérieure présente une déclivité uniforme vers les bords (voyez (ig. 3). Les pétales ambulacraires sont larges et arrondis à leur extrémité, mais n'atteignent pas le bord des entailles. La lunule de l'aire interambulacraire impaire est de forme ovoïde et très rapprochée du bord. La bouche est au centre de la face inférieure , entourée d'une rosette buccale décagonale (fig. 2). Lorsque les soies sont conservées, comme c'est le cas de la plupart des exemplaires que je possède, l'ouverture buccale est masquée par des soies très roides qui naissent sur son pourtour. L'anus est pyriformc, situé à moitié chemin entre la bouche et le bord postérieur. Les sillons de la face inférieure sont très marqués , même dans les exemplaires revêtus de leurs soies; ils se bifurquent une ou plusieurs fois avant d'atteindre le bord.

J'ai représenté des exemplaires de différons âges, afin de faire mieux ressortir les modifications que subissent ces animaux en grandissant. J'ai pu m'assurer en comparant une vingtaine d'exemplaires de taille différente , que , dans cette espèce au moins, les entailles des aires ambulacraires , au lieu de s'élargir avec l'âge , tendent au contraire à se refermer sur le bord. En effet, elles sont très ouvertes dans le petit exemplaire de fig. 1 ; dans les exemplaires de fig. 2 , 5 et 8, elles montrent déjà une tendance très prononcée à se fermer; enfin , dans l'exemplaire de fig. 6, les entailles antérieures sont complètement fermées, et les postérieures ne sont que très peu ouvertes sur le bord.

Les soies varient de forme suivant leur position ; celles de fig. 4, prises à la face supérieure, se font remarquer par leur forme essentiellement clavellée. Celles de fig. 7 sont de la face inférieure ; elles se distinguent par leur forme cylindrique et subulée. La fig. c' représente une partie du piquant 7c sous un grossissement double , montrant la forme et la disposition des fines dentelures dont sont hérissées les stries longitudinales. Tous ces piquans ont la face articulaire très distincte et séparée par un anneau ou renflement circulaire très marqué.

La fig. 8 montre la cavité intérieure avec les piliers calcaires que nous avons signalés plus haut ; autour de ces piliers , s'étend le canal intestinal , qui est ici représenté à l'état desséché , ce qui le fait paraître si étroit. Je me suis assuré par l'examen de la cavité d'autres exemplaires que la partie qui occupe le flanc gauche est sensiblement plus large que dans la fig. 8.

L'appareil masticatoire est loin d'être massif; la charpente des mâchoires surtout est très mince

l'I les lames voiticalos très délicalcs. La l;icc inférieure présente une pclitc carène qui s'adapte dans un sillon du sommet des auriculcs. Ces dernières sont petites et rapprochées.

Cette espèce paraît être comnmne sur les côtes occidentales de l'Amérique tropicale. Je dois à lobligcance de mon ami , M. Stokcs , la communication d'une série considérable d'evemplaires provenant des îles Gallopagos. Leur couleur est d'un vert cendré , un peu plus foncé dans les vieux individus que dans les jeunes. Les naturalistes de la Bonite , MM. Eydoux et Souleyel en ont déposé au Muséum d'histoire naturelle de Paris plusieurs exemplaires , provenant de Guaya- ([uil . teintés de lilas , mais dépourvus de leurs soies.

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