II. LOBOPHORA TRUNCATA Ag
Tab. 11, fig. 11-16.
SvN. Sculella hifora var. 2. Lam. T. 3, p. 281. — E. Desl. Enc. T. 2, p. 676. — DeBl. Dict. se. nat. T. 48, p. 223. — DesMoul. Tabl. syn. p. 226. — Encycl. méth. Tab. 147, fig. 7 et 8. Scutella iî/onVDeBl. Zooph. p. 200.
Echinus biforis L. Gm. p. 3188.
Mellita laevis Klein Edt. Leske p. 25, Tab. 21, fig. A, B. — Klein Gall, § 81 , p. 90, Pi. 1 1 , fig. B. Echinodiscus bipcrforaiicsheske apud Kl. p. 196. Echinodiscus Mull. Del. natur. I, p. 92, Tab. D T. fig. 15, Pain d'épice à deux fentes Davila Catal. T. 1 , p. 423, N° 955.
Cette espèce parait avoir été la plus anciennement connue des auteurs. Klein déjà en a donné une Ggure sous le nom de Mellita Icevis ; plus tard Leske changea ce nom en celui A'Echinodiscus biper forains en comprenant dans la même espèce le L. h' fora que nous venons de décrire. Lamarck , au lieu de séparer ces deux espèces, les envisage comme deux variétés et leur en adjoint même une troisième , qui est mon Ampluope hioculata. DesMoulins le premier a fait de ces divers types trois espèces distinctes qu'il désigne sous les noms de Scutella bilinearifora (mon L. hifora), de Se. hioculata (mon Amphiope hioculata) et de Se, hifora (l'espèce dont il est ici question). N'ayant pas cru devoir conserver le nom spécifique de Klein, qui comprend deux espèces distinctes on me demandera pourquoi je n'ai pas maintenu celui de DesMoulins. J'ai déjà répondu à cette objection dans la description de l'espèce précédente , en rappelant que c'est cette dernière que Lamarck envisageait comme le type de son Scutella bifora. Force donc me fut de donner à l'espèce qui nous occupe un nouveau nom : je l'appelle (runcata à cause de la forme tronquée de son bord postérieur qui est à peu près droit.
Quoique cette espèce soit très voisine de la précédente , on l'en distinguera cependant très facilement à la forme toute différente de ses lunules , qui , au lieu d'être grêles et allongées comme dans le L. hifora, sont sensiblement plus courtes et plus élargies. De plus, la rosette ambula-
craire prcscnle une structure toute différente; les pétales ne sont point atrophiés en dehors, mais s'arrondissent au contraire à leur extrémité et sont séparés des lunules par un espace assez considérable. Enfin les zones porifères sont moins larges , et les sillons Iransverscs intermédiaires ne s'étendent pas d'une rangée à l'autre, comme dans le L. hlfora, mais sont au conraire très limités (voyez la fig. 15 de ïah. 1 1 qui représente une portion de l'amhulacre grossi). La face inférieure ne montre aucune particularité remarquable , si ce n'est que les sillons ambulacraires se ramifient un peu plus que dans le L. bifora; la bande lisse qui borde les sillons est en revanche moins prononcée. La rosette apiciale est représentée grossie dans la fig. 14; on y reconnait très-distinctement la position des pores génitaux, au sommet des aires interambulacraires et celle des pores ocellaires, au sommet des ambulacres. La fig. 13 représente le profil du test , qui est très régulier. Les mâchoires offrent la même structure que celles du L. bifora, mais elles sont proportionnellement un peu plus petites.
L'origine de cette espèce m'est inconnue. L'exemplaire figuré fait partie du Musée de Paris.