‹ Monographies d'échinodermes, vivans et fossiles (volume 2)Chapitre 5 sur 187 · III. S.VLEMA PETALIFERA Ag. Tab. 1. fig · texte numérisé non relu

III. S.VLEMA PETALIFERA Ag. Tab. 1. fig

Ecliiims, pctalifcrus DesM. (Defrancc, Dict. Se. nal. Tom. 37, p. 10 L DesM. Echin. p. 304.

La disposition de l'appareil oviducal , qui se détache sensiblement de la face supérieure du test , et le nombre assez considérable de petites verrues entre les deux rangées de tubercules des aires ambulacraires, constituent le caractère le plus saillant de cette espèce, fig. 18 et 21. Sa forme circulaire, très-aplatie au côté inférieur, la rapproche de la ^. scripta et de la S. geometrica. L'ouverture inférieure est assez grande et rentrante ; les entailles de son pourtour sont larges et profondes , et l'on remarque que le bord des aires ambulacraires entre deux crénelures est aussi grand , sinon plus grand que celui des aires inlerambulacraires. La différence consiste en ceci , (•est que ce dernier est taillé en saillie , taudis que celui des aires ambulacraires est échancré , fig. 19 et 23. Les aires ambulacraires forment une bande légèrement sinueuse, composée de deux séries de tubercules principaux , qui convergent en se resserrant de la base au sommet ,

mais qui sont cependant assez distantes , surtout vers la face inférieure , pour permettre l'insertion de deux autres rangées de plus petites verrues. Les pores sont disposés par paires obliques sur deux lignes très-rapprocliécs qui s'adossent immédiatement , de chaque côté , à la bande tuberculeuse, fig. 18 et 21. Autant qu'il m'a été possible de m'en assurer sur des tests fossiles, j'ai cru reconnaître qu'il n'y en a guère qu'une paire pour une plaque de l'aire ambulacraire. Les aires interaml)ulacraires sont larges et pourvues de deux rangées d'environ cinq gros tubercules assez raides , et surmontés d'un assez gros mamelon qu'entourent , au-dessous du col du tubercule , de très-petits sillons articulaires , fig. 20 et 24. Les plus gros tubercules sont placés au-dessus de la partie la plus renflée du test ; plus bas ils diminuent sensiblement de grosseur à mesure qu'ils approchent de l'ouverture inférieure. Chaque tubercule principal est entouré d'un cercle complet de plus petites verrues dépourvues de mamelon et assez analogues aux tubercules des aires ambulacraires. D'autres granulations verruqueuses , plus petites encore , viennent remplir l'espace entre ces cercles et forment ainsi plusieurs lignes sinueuses de bas en haut, fig. 18 et 20.

L'appareil oviducal est à-peu-près circulaire , et très-détaché ; il occupe environ le tiers de la face supérieure du test. Les cinq plaques ovariales , de forme plus ou moins régulière suivant leur position en avant ou en arrière de l'ouverture anale , sont percées chacune d'un petit trou au milieu ; les interovariales sont plus petites , en forme de triangles allongés et ondulés à leur bord externe ; la plaque suranale , enfin , est eu forme de croissant irrégulier , placée entre les ovariales postérieures et l'ouverture anale dont elle forme le bord immédiat qui est très-saillant. Toutes ces plaques sont lisses et unies entre elles par des sutures très-distinctes sur lesquelles apparaissent d'espace en espace de petits points creux qui donnent aux plaques un air tant soit peu découpé et persillé. Le pourtour de l'appareil entier présente une ligne uniformément ondulée , résultant de ce que les plaques ovariales et interovariales ne se dépassent point les unes les autres. L'ouverture anale est subcentrale, penchant vers le côté antérieur, fig. 17 et 22. Le test , en général , est d'une épaisseur moyenne ; sa structure est très-élégante et très-délicate. Parmi les exemplaires que j'ai eus à ma disposition, deux m'ont été communiqués par M. Des- Hayes , un par M. Defrance et deux par M. Brongniart , dont l'un provient du cap La Hève et l'autre de Longleat.

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