‹ Monographies d'échinodermes, vivans et fossiles (volume 2)Chapitre 53 sur 187 · X. SCDTELLA SUBTETRAGONA Grat · texte numérisé non relu

X. SCDTELLA SUBTETRAGONA Grat

Tab. 19, fig. 7.

SiN. Scutclla subtelragona Giat. Mém. sur les Ouïs. foss. p. 87, Tab. 1, Cg. 4. — DesMoul. Tabl. syn. p. 234.

Celte espèce, découverte par M. Grateloup dans les faluns jaunes des environs de Dax, ne m'est connue que par la description et la figure que ce naturaliste en a données dans son Mémoire sur les Oursim fossiles des environs de Dax, et que je reproduis dans la planche ci-dessus. Il suffit de jeter un coup d'œil sur cette figure pour saisir le caractère distinctif de cette espèce, qui consiste dans son extrême largeur, qui est d'un tiers à peu près plus considérable que la longueur. Le pourtour du test est très onduleux , presque quadrilatère , par suite des échancrures très profondes correspondant aux ambulacres pairs. Le bord postérieur est aussi marqué d'une légère entaille. Les pétales ambulacraires sont petits , étroits et lancéolés.

M. DesMoulins rapporte que l'exemplaire de M. Grateloup est le seul qui soit connu jusqu'à présent. L'anus n'y est pas visible.

XL ScuTELLA Smitiiiana Ag.

Tab. 19 a, fig. 5 et 6,.

Cette espèce est jusqu'ici la seule qui ait été signalée dans les terrains molassiques. Quoique l'exemplaire que je possède soit très-imparfait, j'ai cependant cru devoir le figurer, parce que j'ai tout lieu de croire qu'il constitue une espèce à part, très-voisine du 5c. suhrotunda et qui étant entière, paraît avoir eu des dimensions assez considérables, ainsi qu'on peut en juger par la figure ci jointe, qui représente un exemplaire dont le bord antérieur est en grande partie enlevé.

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In caractère cependant la distingue de rcspècc précitée , c'est la largeur proporlionncllenu-nt plus grande des pétales anibulacraires, qui, quoique arrondis à leur extrémité, ne se ferment cependant pas entièrement. Je n'ai pas pu réussir à dégager la face inférieure ensorte que la position de l'anus m'est demeurée inconnue. Le profd (fig. 6) fait voir que c'est une espèce très aplatie.

L'original m'a été communiqué par M. Smith de Jordan-Hill; il provient de la molasse des environs de Lisbonne. C'est jusqu'ici le seul exemplaire connu.

XIL SCDTELLA ROGERSI Mort.

Tab. 19 a, fig. 1-4.

Sr.t. SculcUa Rngcrsi Morton, Synops. des foss. de la Craie des Etats-Unis. — DesMoulins. Tabl. syn. p. 236.

Lagana Rogersi Ag. Catal. syst. Ectypt. Mus. Neoc. p. 6.

Cette espèce , décrite et figurée par Morton , dans son ouvrage sur la Craie des Etats-Unis , parait être particulière à la Craie d'Amérique. Au moins je ne sache pas que personne l'ait signalée jusqu'à présent dans les terrains crétacés de l'Europe. Elle n'est pas moins remarquable par ses caractères zoologiques que par son gisement , car elle participe des caractères de plusieurs genres à la fois . Elle tient aux Echinarachnius par sa forme circulaire et par la disposition de ses sillons ; aux Laganes par son bord renflé , et aux vraies Scutelles par la forme de ses ambulacres , qui sont arrondis à leur extrémité et par la position de son ouverture anale. Suivant que l'on accordera une valeur prépondérante à l'un de ces caractères , on la rangera dans l'un ou l'autre de ces genres ; mais sa place définitive ne pourra lui être assignée que lorsqu'on aura appris à connaître la structure de la cavité intérieure. Peut-être devra-t-on alors en faire le type d'un nouveau genre. En attendant , il m'a paru que c'était du genre des vraies Scutelles qu'elle se rapprochait le plus ; et , en effet , si l'on fait abstraction de sa forme circulaire et de la présence de cinq pores génitaux au lieu de quatre , elle a tous les caractères essentiels de ces derniers : la forme arrondie des pétales anibulacraires, la position de l'anus, qui est au milieu de l'espace intermédiaire entre la bouche et le bord postérieur , les sillons de la face inférieure , qui sont ramifiés comme dans les vraies Scutelles , et la présence de tubes branchiaux autour de l'ouverture buccale.

En tout cas , ces caractères sont plus que suffisans pour la distinction spécifique de respècc. Voici comment on peut la caractériser : c'est une Scutelle de forme circulaire, d'épaisseur moyenne, à bord très renflé , et montrant de plus , entre ce dernier et le sommet , une dépression circulaire assez marquée comme dans les Laganes du type du L. Bonani (*). Les pétales s'étendent un peu au delà de mi-bord ; ils sont très arrondis à leur extrémité sans cependant se fermer complètement. Les zones porifères sont sensiblement plus larges que l'espace intermédiaire. La rosette apiciale est petite ; on y reconnaît distinctement cinq pores génitaux placés à l'extrémité des rayons du corps madréporiforme. Il y a également cinq pores ocellaires très petits. La bouche est centrale, de forme circulaire , entourée de cinq tubes branchiaux très distincts. L'anus, plus petit que la bouche , est également circulaire et occupe le milieu de l'espace entre cette dernière et le bord postérieur. Les sillous ambulacraires de la face inférieure se ramifient à plusieurs reprises dans leur trajet. Le test est épais comme dans les vraies Scutelles; sa surface entière est revêtue de tubercules d'apparence très homogène , semblables à ceux des Scutelles ; ce qui me fait présumer que les soies étaient de même nature.

L'exemplaire qui a servi de type à cette description , fait partie de la collection du Musée de Lausanne , et m'a été communiqué par M. le professeur Chavannes ; il provient de la craie d'Alabama , dans l'Amérique septentrionale.

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