‹ Monographies d'échinodermes, vivans et fossiles (volume 2)Chapitre 78 sur 187 · IV. ECIUXOCYAMIS PYUIFORMIS Ag · texte numérisé non relu

IV. ECIUXOCYAMIS PYUIFORMIS Ag

Tab. 27, lig. 19-24.

Sï.\. Fibulaïut pyrijormis Ag. Catal. syst. Ectyp. Mus. Neoc. p. 6.

Quoique fossile, celte espèce ressemble si fort à \E. angulosus , qu'il m'a été impossible dans lorigine de l'en distinguer spécifiquement. Il est vrai que sa forme est en général moins anguleuse et plus pyriforme , et que dans la plupart des exemplaires , le côté antérieur n'a guère que la moitié de la largeur du côté postérieur ; mais cette différence ne pouvait à elle seule constituer à mes yeux un caractère spécifique , attendu que j'avais reconnu des passages incontestables entre ces diverses formes. Ce ne fut qu'après avoir examiné l'intérieur de ces deux espèces que je reconnus qu'elles étaient réellement distinctes ; la principale différence consiste dans l'épaisseur du test qui est assez considérable dans 1"^. pyriformis , tandis que le test de VE. aiigulosus est d'une ténuité extrême.

La surface présente une granulation très homogène , et quoique l'espèce soit plus grande que VE. pusilhis , les tubercules spiniféres sont cependant sensiblement plus petits. Les pétales ambulacraires , d'abord très distincts près de la rosette apiciale , se perdent insensiblement vers le bord , et l'on ne remarque en eux aucune tendance à se fermer. Les pores oviducaux, au nombre de quatre , sont petits et rapprochés. Les pores ocellaires ne sont pas visibles , sans doute à cause de leur extrême petitesse. La fig. 24 représente l'appareil masticatoire sous ses différentes faces, en a par la face inférieure, en b par la face supérieure , les cinq mâchoires étant réunies. La mâchoire postérieure se fait remarquer par son excessive largeur, qui est à peu près double de celle des autres mâchoires. Les autres figures représentent le profil de cette même mâchoire , vu de côté en d , par derrière en e, et par devant en c.

Cette espèce est très fréquente dans le terrain tertiaire de Grignon. Je pense que c'est le Scutella inflala de M. DeFrance; mais je n'oserais l'affirmer, n'ayant pas vu d'exemplaire original de cette espèce. S'il en est ainsi, le nom i'' Echmocyamus pijriformù devra être remplacé par celui (C Echinocynmm infla/us.

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