V. ECHINOCYAMUS ALTAVILLENSIS Ag
Tab. 27, fig. 25-28.
Stx. Scutella altwillcnsis BeYt. Dict. se. nat. T. 48, p. 231. — DeBl. Zooph. p. 202. — Ag. Prod. p. 188. — DesMoul. Tabl. syn. p. 234. - Lam. T. 3, p. 286. Fibularia allai'illcnsts Cat. sysl. Ect. Mus. Neoc. p. 0.
La forme de cette espèce est en général suLcirculaire ; le côté postérieur est tronqué , le côté antérieur tantôt arrondi, tantôt rostre. La face supérieure est aplatie et légèrement inclinée d'avant en arrière , ensorte que la plus grande hauteur est au bord antérieur (fig. 27). Les pétales ambulacraires sont quelque peu renflés prés de la rosette apiciale et arqués à leur origine ; mais ils ne se ferment pas à leur extrémité (fig. 26). Les pores génitaux , au nombre de quatre, sont situés au sommet des aires interambulacraires , dans une petite dépression , du milieu de laquelle le corps madréporiforme s'élève sous la forme d'un petit bouton légèrement saillant. La bouche est circulaire et située dans une petite dépression au centre de la face inférieure. L'anus est excessivement petit (fig. 28).
Celte espèce se trouve dans le terrain tertiaire de Hauteville , où elle a été recueillie par M. DeFrance, qui l'a décrite sous le nom de Scutella altavillensis.
VL Echinocyamus obtusds Ag.
Tab. 27, fig. 29-32.
Sv.^. Fibularia obiusa Ag. Cat. syst. Ect. Mus. Neoc. p. G.
Au premier abord , cette espèce ne paraît différer del'E. altavillensis que par sa forme plus allongée et plus ovo'ide. Cependant il est un autre caractère qui lui est particulier, et qui, à mon avis, est plus important que la forme générale; c'est que les pétales ambulacraires, au lieu d'être arqués, sont droits dans toute leur longueur, et disparaissent près du bord sans se courber ni en dehors , ni en dedans ; ce caractère ressort dune manière très distincte de la comparaison
de fig. 30 avec la fig. grossie de l'espèce précédente (fig. 26). La face inférieure est légèrement concave , la bouche est circulaire, ainsi que l'anus, qui est situé à moitié chemin entre l'ouverture buccale et le bord postérieur. La face supérieure présente la même déclivité uniforme que nous avons signalée dans l'espèce précédente , ensorte que le point culminant est au bord antérieur ((ig. 31). Les pétales sont aussi légèrement saillans.
Il est probable que cette espèce a été confondue plus dune fois avec l'^. aUavtlknsis qui se trouve avec elle dans les mêmes localités. L'original de mes figures provient du terrain tertiaire de Hauteville ; il m'a été communiqué par M. Michelin.
VL ECHINOCYAMCS SICULUS Ag.
Tab. 27, fig. 33-36.
Sv.v. l-'ibularia siiula Ag. Cat. syst. Ect. Mus. Neoc. p. 6.
Il se pourrait que cette espèce ne fut qu'une variété de l'^. pyriformis décrit ci-dessus. Cependant, comme je sais par expérience combien il est facile de se tromper dans l'identification des espèces et surtout des espèces tertiaires , j'ai cru devoir séparer provisoirement l'espèce sicilienne tertiaire , dont il est ici question , de celle des terrains de Grignon , par la raison qu'au lieu d'être pyriforme , elle est ovoïde , légèrement rostrée en avant , tronquée en arrière, et que la différence de largeur entre le côté antérieur et le côté postérieur n'est pas aussi grande que dans l'espèce précitée. Quant aux pétales ambulacraires , ils sont excessivement grêles. Les zones porifères ne montrent aucune trace de sillons transverses, ni aucune tendance à converger à leur extrémité.
Cette espèce provient du terrain tertiaire de Sicile. L'original de ma figure m'a été communiqué par M. Deshayes.