II. $>alénie$> aynut ronveptni'e anale en ai>pière
Vin. Salema stellulata Ag. Tal). 2, fig. 25 — 32.
L appareil oviducal atteint dans cette espèce des développemens considérables : il occupe plus de la moitié de la face supérieure du test , et présente un aspect persillé qui le rend trés-apparenl , quoiqu'il ne soit que peu saillant, fig. 30. La forme générale du test est circulaire , fortement aplatie en dessous , légèrement déprimée en dessus , fig. 26. Les aires ambulacraires portent deux séries de petits tubercules qui se resserrent légèrement à mesure ([u'ils s'éloignent du milieu de la circonférence, pour se rapprocher de l'appareil buccal ou de l'appareil anal. Les pores ambulacraires sont disposés par simples paires obliques de chaque côté des tubercules, fig. 26 et 29. Les aires interambulacraires sont fort larges et garnies de deux rangées de gros tubercules coniques à base lisse , mais sillonnés de petits plis articulaires rayonnes autour de l'étranglement. On remarque , en outre , autour de chaque gros tubercule , un cercle de petits tubercules à-peu-près de même grandeur que ceux des aires ambulacraires, fig. 28 et 32. Mais comme l'appareil oviducal occupe, en grande partie, la face supérieure du test, et (|ue par conséquent ni les uns ni les autres ne dépassent guère le milieu de la circonférence , il en résulte que , vue d'en-haut , cette espèce paraît porter beaucoup moins de tubercules que la plupart de ses congénères.
L'ouverture inférieure est circulaire , et son pourtour présente des crénelures analogues à celles que nous avons signalées dans toutes les espèces précédentes, fig. 27 et 31. L'ouverture anale est presque circulaire , subcentrale , refoulée en arrière par la plaque suranale qui s'articule avec les deux plaques ovariales antérieures, formant ainsi de ce côté le bord de l'ouverture , qui est
plus relevé que du côté poslérieur. Les plaques ovariales et iiitcrovariales sont profoudémeut dentelées dans tout leur pourtour, et cette particularité détermine l'aspect persillé et étoile de la plupart de ces plaques , auquel il est facile de reconnaître l'espèce et qui lui a valu son nom. Les ovariales antérieures sont plus grandes que les postérieures , toutes sont percées d'un trou au milieu. Les interovariales sont en forme de triangles irréguliers. La surface des unes et des autres est lisse, fig. 25 et 30.
Le plus bel exemplaire que j'aie vu de cette espèce appartient à M. Cél. Nicolet, qui l'a trouvé dans le terrain néocomien des environs de la Chaux-de-Fonds. Un autre exemplaire m'a été communiqué par M. Defrance ; il provient du grès-vert de Wiltshire.