VIII. ECHIXOCYAMUS ANNOXII Mer
Tab. 27, Og. 37-40.
SvN. Fibularia y^iinonii Mev\sinCata\. niansc. du Muséede Bàle. Knorrll, 2, p. 180, Tab. E, II, Gg. 8.
Celte espèce a déjà été décrite et figurée par Knorr , et j'ai même lieu de croire que l'original de cet auteur est le même que celui qui a servi à mes figures. Elle se distingue de toutes ses congénères par sa forme circulaire , qui semble la rattacher plus directement aux Scutellines ; mais elle n'en est pas moins un véritable Echinocyamus , attendu que l'anus est à la face inférieure. Un autre caractère qui lui est propre et qui ne se trouve pas suffisamment indiqué dans la fig. 38 , c'est que les pétales ambulacraires sont plus saillans que dans aucune autre espèce de ce genre ; de plus ils sont très larges , distinctement arrondis et ont une tendance très marquée à s'arquer à leur extrémité sans toutefois se fermer. On remarque aussi entre les zones poriféres des traces distinctes de sillons transverses. La rosette apiciale montre quatre pores génitaux très distincts. Les pores ocellaires ne sont pas visibles. Le point le plus élevé est au centre de la face supérieure qui présente par conséquent une déclivité uniforme dans toutes les directions. La bouche est centrale, petite et circulaire. L'anus, encore plus petit, est situé entre le bord postérieur et l'ouverture buccale.
Cette espèce provient du terrain pisoolitique de Vérone. Tous les exemplaires que j'en ai vus et qui m'ont été communiqués par M. Mérian , sont d'une teinture rougeâtre , comme tous les fossiles de ce terrain ferrugineux ; ils sont déposés au Musée de Bàle et faisaient jadis partie de la collection d'Annone que Knorr a illustrée.