‹ Monographies d'échinodermes, vivans et fossiles (volume 2)Chapitre 99 sur 187 · III. Pyrina depressa DesMoul · texte numérisé non relu

III. Pyrina depressa DesMoul

Syn. Pyrina depressa DesMoul. Tabl. syn. p. 2o8.

Nucleolites depressa M. Brong. dans Cuvier Ossem. foss. 4"' Ed. Tab. "2, fig. 17. Galerites Casfanea Ag. Catal. syst. Ectyp. p. 7. N" 6C tant seulement.

L'état de conservation, généralement très-imparfait de cette espèce, et la figure assez incomplète qu'en a donnée M. Alex. Brongniart dans ses Ossemens fossiles , ont occasionné quelques erreurs qu'il importe de rectifier avant de passer à la description de ses caractères spécifiques. Un Oursin de forme oblonge et ovoïde , provenant de la montagne des Fis et fort semblable à celui qui nous occupe ici, avait été communiqué à M. Agassiz ; ce savant reconnut que les ambulacres étaient pétaloïdes , et rangea par conséquent l'espèce dans son genre Catopygus. Comme elle avait la même forme que le Nudeolkes depressus de Brongniart et qu'elle provenait de la même localité , M. Agassiz crut devoir identifier ces deux Oursins; et c'est ce qui nous explique pourquoi le Nucleolites depressus Brong. figure dans la Description des Echinodermes fossiles de la Suisse comme synonyme du Catopygus depressus. Cependant, M. le D"" Mayor, de Genève, recueillit plus tard, dans la même localité, plusieurs exemplaires également ovoïdes, mais dont les ambulacres simples indiquaient qu'ils n'appartenaient point au genre Catopygus : ce sont ces exemplaires que je désigne ici sous le nom de Pyrina depressa ; et comme ils ressemblent davantage à la figure de Brongniart que l'espèce à ambulacres pétaloïdes ( Catopygus depressus Ag.) , je crois devoir rapporter, de préférence à l'espèce qui nous occupe ici, le synonyme de Brongniart, quoique la figure originale ne donne pas dune manière précise la structure des ambulacres. Il importera donc de bien distinguer â l'avenir le Pyrina depressa du Catopygus depressus , qui, quoique très-semblable par sa forme , fait cependant partie d'un autre groupe. Dans son Catalogue systématique des moules d' Echinodermes fossiles , M. Agassiz fit de cette espèce un Galerites Caslanea, l'envisageant, à tort, comme un jeune de cette espèce. On ne saurait disconvenir en effet que le P. depressa ne ressemble beaucoup aux Galerites; car en dépit de sa forme ovale et allongée, on y reconnaît encore , d'une manière distincte , les rudimens de cette forme pentagonale qui caractérise la plupart des Galerites. L'anus, quoique situé à la face postérieure, est moins élevé que dans les autres espèces , ensorte que l'on peut dire , sans être téméraire , que le Pyrina depressa forme le passage des Pyrines aux vrais Galerites. Le test n'est pas assez bien conservé pour que Ion puisse en apercevoir les détails ; mais l'on voit par les brisures qu'il est extrêmement mince.

Les aires ambulacraires sont proportionnellement très-étroites , elles n'égalent guère en largeur que le tiers des aires interambulacraires. La face inférieure est bombée sans être pulvinée. L'ouverture buccale, qui en occupe le centre , est distinctement pentagonale dans l'exemplaire figuré. L'anus est très-grand et de forme elliptique , mais pointu.

Je ne connais encore que quelques exemplaires de celte espèce, qui proviennent du terrain crétacé de la montagne des Fis et du Reposoir. Des circonstances indépendantes de ma volonté m'ont empêché d'en donner des figures. 11 sera cependant facile, à l'aide de cette description , de la distinguer de ses congénères, si l'on se rappelle qu'elle est sensiblement plus renflée en avant qu'en arrière, et que l'anus est moins haut.

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