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Monographies d'Echinodermes vivans et fossiles

(') En parcourant le» planche» de cette monographie, drpui» qu’elle a para, je me »ui» aperçu que sur un certain nombre d’exemplaires de la r* planche, le» tubercule» grossi» paraissent perforé». Cette erreur de gravure, corrigée à l’épreuve, t’est en partie reproduite au tirage. Il m’a paru important de signaler cette inexactitude, que j’aurais réparée en supprimant le» épreuve», si je Tarais aperçue avant que le» pierre» fu&seut effacée». (,Ag.)

‘Woiunë')

1. Goniopygus pcllatus Ag. Facic inferiore plana, aperiura nmviina ; assulis ovarialibus acuminatis; margine aperturæ analis subpentagonali. Spinis clavatis , sulcatis.

2. Goniopygus intricalus Ag. Depressus, minimum ; apertura inferiore magna; assulis ovarialibus margine ercnulatis. Spinis oblusis , lævibus.

Goniopygus Menardi Ag. Disco ovariali assularum margine lineari. Margine aperturæ analis trigonato.

i. Goniopygus heteropygu s Ag. Margine aperturæ analis quadrato , inæquo.

5. Goniopygus globosus Ag. Suborbicularis ; apertura inferiore magna; ano trigonato.

6. Goniopygus major Ag. Subconicus; disco ovariali minore; assulis ovarialibus valdc acuîninatis. Aperiura anali pcntagonali.

III. Gcnus PELTASTES Ag. Diseus ovariali» pcntangulatus ; assnlis ovarialibus prominentibus , assulas intcrovariales cmarginatas araplectentibus. Assula supraanali antica.

1. Pehastes pulchelius Ag. Disco ovariali minore , assulis margine crenulalis, ovarialibus apice fissis ; tuberculis parvis , maxime prominenlibus.

2. PeUatfes marginal is Ag. Disco ovariali majore, assulis in angulis depressis, ovarialibus in apice integris.

IV. Genus GOMOPIIORL' S Ag Diseus ovarialis marginibus rcctis , pcntangulatus , costatus, assulis inlerovarialibus proniinentibus , angulos referentibus.

1. Gomophorw lunulatus Ag. Costis disci ovarialis crassis; apertura inferiore minima.

2. Goniophorus apiculatus Ag. Globosus ; disco ovariali majori , costis tenuioribus.

Species omnes simili uiodo a facie superion, latcrali et inferiore delineatæ sunt. Partes auclæ sunl: diseus ovarialis , lubcrculum spiuiferum , apertura inferior, zona interambulacralis et ambulacralis.

Mandato jan» typis hoc opusculo et amicis doctissimis proposilo , clariss. Bronn specicm novam e gente Saleniarum niccum commun icavit , quæ eo magis inleresl mea , quod probel non solain Saleniam sculigeram in Germania occurrerc. Ad genus Goniopygorum pertinet; alias accuralam ejus descriptiouem cum figuris in lucem profer a ni. Ad Goniopygum Menardi proxime accedit ; a quo lamcn differt assulis disci ovarialis acutioribus , et indc disco in margine valde serra to. Apertura analis trausversim ovala. Goniopygus Bramai diceudus. E. slralis cretaceomargaceis Wcstphaliæ.

lü^îiiujnD^usm^a,

OBSERVATIONS SUR LES PROGRÈS RÉCENS DE LIIISTOIRE NATURELLE DES ÉCHINODERMES.

Pour compléter l’aperçu que j’ai donné de mes recherches sur les Echinodermes dans la préface de la première livraison de ces monographies, je crois devoir présenter ici quelques observations sur les progrès récens de l’histoire naturelle des Echinodermes.

Les travaux qui ont été publics depuis quelques années, ou qui se publient encore dans ce moment sur ces animaux, sontassez nombreux. Ils embrassent, soit leur classification en général et l’histoire naturelle descriptive des genres et des espèces, soit leur anatomie descriptive et comparée, soit l’étude des nombreux fossiles qui ont représenté celte classe aux différentes époques du développement de la vie organique. C’est aussi dans cet ordre que nous allons les passer en revue; puis je terminerai par quelques renseignemens sur les collections que j’ai examinées dans ces derniers temps.

Autant ces diverses branches de ('histoire naturelle des Echinodermes ont fait de rapides progrès, autant il est à regretter que la connaissance de leurs mœurs , de leur mode d’alimentation , de leur développement , des fonctions de leurs organes, etc., etc. , soit restée en quelque sorte stationnaire , à l’exception de quelques remarques détachées sur les espèces européennes.

Le seul ouvrage qui embrasse toute la classe des Echinodermes est le charmant volume que M. E. Forbcs a publié par livraisons sur les Echinodermes d’Angleterre, en 1 840 et 1 841 , sous le titre de History of british Starjishes and olher animais of the class Echinodermata. Il les divise en six ordres, savoir: i' les Pinnigrades ou Crinoïdes ; 2° les Spinigrades ou Opliiurides, qu’il subdivise en Ophiures proprement dites et en Euryales ; 3" les Cirrhig rades ou Astériades , qu’il subdivise en Urastéries , Solastéries , Goniastéries et Astéries proprement dites ; 4" les Cirrhi-spinigrades ou Ecliinides, pour lesquels il adopte les subdivisions que j'ai proposées dans mon Frodrome ;

5° les Cirrh i-verm i g rade s ou Holothuries, dont il fait quatre familles, les P solides, les Pentactes , les Thyones et les Synaptes, et enfin 6" les V ermigrades ou Siponculides, qu’il subdivise encore en trois familles : les Siponculacées, les Priapulacées et les Thalassemacées. Il place ainsi au même rang, comme ordres, les Crinoïdcs , les Ophiurides et les Astéries, que j’avais laissés dans un seul ordre, dansmon Prodrome d'une histoire naturelle des Echinodermes; et il réunit aux Echinodermes les Siponcles que j’en avais éloignés pour les réunir aux vers. Je me suis, en effet, convaincu, à la vue des préparations que m’ont fait voir à Edimbourg MM. ForbesetGoodsir, que les Siponcles sont réellement des Echinodermes. Les descriptions que M. Forbes donne des espèces d’Angleterre sont beaucoup plus complètes que toutes celles que l’on possédait jusque là , et il en a considérablement augmenté le nombre , surtout dans la famille des Holothuries et des Siponcles ; il a en outre établi, en partie conjointement avec son ami M. Goodsir, les deux nouveaux genres Psolinus et Ocnus , et circonscrit d’une manière plus rigoureuse mes genres Uraster et Cribrella, de la famille des Astéries. Plusieurs des espèces décrites par M. Forbes ont été découvertes par M. Thompson, de Belfast, et parM. Bail, de Dublin. Précédemment, M. Forbes avait déjà publié, dans le 8' volume des Transactions de la Société xvernéricnne d’Edimbourg, un mémoire sur les Astéries de la mer d’Irlande, dans lequel il a établi deux genres nouveaux ( Solaster et Luidia) et décrit plusieurs espèces nouvelles. ■

MM. J. Miiller et Troschcl ont entrepris une révision de la famille des Astéries, qu’ils ont d’abord subdivisée en quatorze et puis en seize genres basés pour la plupart sur des caractères nouveaux et généralement circonscrits dans de justes limites. Ce sont les genres : Asteracanthion M. et Tr. (Steilonia Nard. Forbes, Uraster Ag.); Pisaster M. etTr. ; StichasterW. etTr.; Echinaster M. et Tr. ; Crossaster M. et Tr. (Solaster Forbes); Chœtaster M.ctTr.; OphidiasterAg. ; Linckia Nard . (M.etTr.); Goniaster kg.-, Plat y aster DeBl. (Scutasterias DeBl.) ; Asteropc M. et Tr. ; Culcita Ag. ; Asteriscus M. etTr. (Asteriua Nard., Palmipes Link); Archaster M. etTr.; Asterias Ag. (Astropecten Link, Stellaria Nard.), Ilemicnemis. M. etTr. (Luidia Forbes). Leur travail, qui n’est encore publié que par extraits insérés dans les Bulletins de l’Académie de Berlin, du mois d’avril 1840, et dans les Archives d’his-

toire naturelle de Wiegmann pour 1 840 , p. 3)8 et 3G7, renferme de précieux détails sur l’organisation de ces animaux. Plus tard, ces messieurs ont étendu leurs recherches aux Ophiures et publié un aperçu très intéressant des genres de cette famille, qu’ils portent maintenant à huit (Archives d’histoire naturelle de Wiegmann 1840, p. 326 et 368), savoir les genres Ophiolepis M. etTr., Ophiopholis M. et Tr. , Ophiocoma Ag. , Ophiothrix M. et Tr., Ophioderma M. et Tr. (Ophiura Lam.), Ophionyx M. et Tr., Ophiomyxa M. et Tr. et Ophiocnemis M. et Tr., sans compter les genres que j’ai établis pour des espèces fossiles.

M. J. E. Gray a publié un travail très important et très étendu sur les Astéries dans les cahiers de novembre et de décembre des Armais and Magazine of Natural History. La tendance de ce mémoire est toute différente de celle de la publication de MM. Muller et Troschel. Tandis que les naturalistes de Berlin avaient surtout en vue d’étudier les détails de l’organisation des Astéries , M. Gray cherchait plutôt à grouper de la manière la plus naturelle et d’après leurs affinités les plus étroites, l'ensemble des espèces qu’il a eu l’occasion d’examiner et qui sont très nombreuses, particulièrement dans la section des Pentacérotides. M. J. E. Gray a établi uniquement parmi les Astéries proprement dites, quarante-cinq genres, (sans compter les nombreux sous-genres) qu’il répartit en quatre familles, comme suit :

Asteriadae Gr. : Aslerias Gr. (Pentasterias DeBI., Stellonia Nardo, Forbes, Urastcr Ag. , Astcracanthion M. et Tr.) ; Heliaster Gr. (Solasterias DeBI.); Tonia Gr. (Stichaster M. et Tr.).

Astropectimdae Gr. : Nauricia Gr. (Archaster M. et Tr.) ; Astropecten Link (Asterias L. Ag. ; Crenastcr Link , Stcilaria Nardo;) avec le sousgenre Aslropus Gr. Luidia Forbes (llemicnemis M. et Tr.) ; Petalaster Gr. ; Salaster Forbes (Crossaster M. et Tr.), avec les sous-genres Endeca Gr. et Polyasler Gr.; Ilenricia Gr. (Linckia Forbes, Cribrella Ag. , Forb.).

Pentacerotidae Gr. 1 ° Pentacerotina : Culcita Ag. ; Pentaceros Link, Gr. (Goniaster Ag.), avec le sous-genre Nidorellia Gr. ; Slellaster Gr. ; Compta niaGr.\GymnasteriaGr. (AsteropeM.etTr.); Patilia Gr., RandasiaGr.jAntheneaGr. ; flosia Gr.; Hippasteria Gr.; Cal lias! er Gr.; Goniaster As,. (Gr.);

(Gr.); Penlagonaster Gr.; Tosia Gr.-2“ Echinasterina : Echinaster Gr. (non M. et Tr.).- 3" Cribellina : Othilia Gr. (Echinaster M. et Tr.); Metrodira Gr. (Chætaster M. et Tr.); Rliopia Gr. (Echinaster M. et Tr.) ; Ferdina Gr. ; Dactylnsastcr Gr. (Ophidiaster Ag.) ; Tamaria Gr. ; Cistina Gr. ; Ophidiaster Ag. avec les sous-genres Uacelia Gr. etPharia Gr. ; Linckia Nardo, Gr., avec les sous-genres Phalaria Gr. et Acalia Gr. ; Fromia Gr. (Linckia Nardo), Gomophia Gr. ; Nardoa Gr. (Linckia Nardo) ; Farcissia Gr. ; Nec- Iria Gr. ; Nepanthia Gr. ; Mithrodia Gr.; Uniophora Gr.

Asterimdae Gr. : Palmipes Linck(Anseropoda Nardo, I'almasterias DcBl., Asteriscus 31. et Tr.) ; Porania Gr. (Goniaster Forb.) ; Asterina Nardo (Ctenastcr Ag., Asteriscus 31. etTr., Pentaceros Linck) ; Patiria Gr.; Socomia Gr.

Quelque nombreuses qu’elles soient, la plupart de ces coupes m’ont paru naturelles, et je pense qu’elles devront être adoptées apres quelques rectifications dans les noms, qui font souvent double emploi avec ceux de 3131. 31üller etTroschel et autres, comme on peut s’en assurer par la synonymie que j’ai jointe en parenthèse aux noms de 31. Gray. Il est vraiment à regretter que ce dernier n’ait pas connu à temps le travail de 3131. 31üller et Troschel , qui a cependant six mois de priorité sur le sien. 31. Gray fait des Astéries une classe à part sous le nom d’flvposTOMA ; mais je ne crois pas que cette séparation des autres Echinodermcs puisse être justifiée anatomiquement , ni même zoologiquement. En effet, le caractère sur lequel on a le plus insisté jusqu’ici pour distinguer les Astéries des Oursins est fictif, puisque la plupart des Astéries ont un anus, comme l’a fait connaître le premier 31. J. 31üller.

Les études sur les Echinides de 31. Ch. Des3Ioulins étant un ouvrage qui doit se trouver entre les mains de tous ceux qui s’occupent de l’histoire naturelle des Echinodcrmes, je puis me dispenser d'en rendre ici un compte détaillé. Je me bornerai à rappeler que m. Dcs31oulins n’admet que dixsept genres dans l’ordre des Echinitcs , savoir : les genres Clypeaster, Sculella, Fibularia, Cassidulus , Galerites, Pyrina, Echinometra , Echinus, Echinocidaris , Diadema, Cularis , Echinoneus , Echinolampas , Nucleolites , Collyrites, Anan chyles et Spatangus. Antérieurement à cette publication, 31. Ch. Des3Ioulins avait déjà publié un catalogue descriptif

des Stellérides vivantes et fossiles de la Gironde, avec deux planches (Actes de la Soc. liunéenne de Bordeaux, Toni. 5).

Parmi les travaux plus spéciaux , je citerai la monographie des Astéries voisines de l ’ Asterias aurantiaca que M. Fhilippi a publiée dans les Archives d’histoire naturelle de Wiegmann pour l’année 1 837 , vol. 1 . , p. 1 93 , et la description d’un genre nouveau de Crinoïde vivant, des plus curieux, nommé flolopus, parM. Aie. d’Orbigny, qui l’a publié dans le Magasin de Zoologie de Guérin, de 1 837.

Dans un travail encore inédit sur les espèces vivantes de l’ancien genre Echinus , travail que je me propose de publier prochainement , j’ai établi les coupes suivantes , dont je me bornerai à citer ici les types : Temnopleurus (E. toreumaticus) , Pleurechinus (E. bothryoides), Microcyphus (E. versicolor ) , Tripneustes (E. ventricosus), Amblypneustes (E. griseus), Toxopneustes (E. pileolus), Stomopneustes (E. variolaris). J’ai également cru devoir subdiviser le genre Arbacia en trois, laissant ce nom aux petites espèces fossiles , pour appeler Tetrapygus celles qui ont l’anus fermé par quatre valves , et Agarites celles dont les aires interambulacraires sont en partie dépourvues de tubercules et de piquans.

Les Holothuries sont toujours la division des Echinodermes dans laquelle il reste le plus 'a faire. La difficulté d’observer ces animaux nous a privés jusqu’à présent de planches qui satisfissent aux exigences de la science. Il n’y a que celles qui ont été publiées par MM. Quoy et Gaimard, dans l’Atlas zoologique de l’Astrolabe, qui , à cet égard , ne laissent rien à désirer. Quant à leur délimination en genres , il reste encore beaucoup de vague et d'incertitude dans les caractères sur lesquels on a fait reposer ces groupes.

Oken (Lchrbuch der Naturgescliichte 1815) a été le premier à subdiviser les Holothuries en quatre genres qu’il appelle Thyone ,Subuculus, Holothuria et Psolus. Lamarck n’a admis que deux genres dans cette famille , les Holothuries et les Fistulaires ; encore ces genres sont-ils mal délimités. Cuvier, sans donner des noms génériques à ses divisions , a cependant établi dès la \ '• édition du Règne animal, six sections très naturelles dans le genre Holothuria , dont la première correspond au genre Psolus d'Oken , la seconde au genre Cuvieria de Péron ; les 3' et 4' aux vraies Holothuries ; la 5' au genre Subuculus d'Oken, qui est en même temps le genre Cucutnaria des

auteurs ou Pentacta de Goldfuss ; la 6' enfin correspond au genre Thyone d’Oken , que de son côté M. Fleming a nommé Mülleria dans son History of british Animais , mais qui n’est point le genre Mülleria de Jæger. Plus tard, Escbscholtz établit, dans l'Atlas zoologique du second voyage autour du monde du capitaine de Kotzebue , deux genres nouveaux sous les noms de Synapta et Chirodota , qui correspondent au genre Tiedemannia de Leuckardt (Lsis 183 T , compte-rendu de la réunion des naturalistes allemands à Hambourg). M. Leuckardt a en outre établi les genres Phascolosoma et Ochetostoma de la famille des Siponculacées; le premier dans son adresse pour le jubilé de Blumenbach , le second conjointement avec M. Ruppell dans l’atlas qui accompagne le voyage dans le nord de l’Afrique.

Dans sa dissertation sur les Holothuries (Zurich 1833, in-4°), M. Jæger a établi trois nouvelles coupes sous les noms de Mülleria, Bohadschia et Trepang ; mais son genre Mülleria n’est point, comme il le pense, identique avec celui de Fleming. La seconde partie de cette dissertation renferme des détails anatomiques. Dans mon Prodrome d'une monographie des Radiaircs ou Echinodermcs, j’ai dit me borner, pour l’ordre des Holothuries, à énumérer ce qui avait été publié, n’ayant pas alors d’observations qui me fussent propres sur ces animaux.

Le travail le plus étendu qui ait paru depuis long-temps sur les Holothuries est de Brandt ; il fait partie de son Prodromus descriptionis aniinalùim ab H. Mertensio observât, etc. , inséré dans le recueil des Actes de la séance publique de l’Acad. des sc. dcStPétersbourg, de 1 835. L’auteur divise d’abord cette famille en deux grands groupes, les Pedatœe t les Apodes ; puis il subdivise les Pedatce en Homoiopodes et en Heteropodes ; les llomoiopodes se subdivisent à leur tour en Dendropneumones et en Apneumones-, les Dendropneumoncs sont ensuite Peripodes ou Hypopodes , et les Peripodes Pentastichœ ou Sporadipodes-, puis les Pentastichœ sont Adelopneumones avec les genres Cladodaclyla Br. ( et les sous genres Polyclados Br. Holigoclados Br.), et Daclylota Br. ou Detopneumones avec le genre Aspidochir Br. Les Sporadipodes ne comprennent que le genre Sporadipus Br. avec les sous-genres Colpochirota Br. et Acolpos Br. Les Hypopodes qui sont toutes Platygastricae, comprennent les genres Psolus Oken (Jæg.) et Cuvieria Pér.

et les Apneumones le seul genre Oncinolabes Br. Quant aux Hctcropodcs, il les subdivise en Stichopodes Br. avec les genres Stichopus Br. (qui renferme les sous-genres Perideris Br. et Gymnocliirota Br.), et Diploperideris Br. et enSporadipodes Br., qui sont ou Aspidochirotœ Br. avec les genres Jlolothuria Lin. (Br.) (et les sous-genres Thelenota Br., Camarosnrna Br., Plalysoma Br. et Microthele Br.) Bohadschia Jæger, Alülleria Jæger, Trepang Jseger ou Dendrochimtœ, avec le genre Cladolabes Br. Le 2' grand groupe, les Apodes, se subdivise en Pneumonophorœ avec les genres IJosoma Br. et Chiridota Esch. et en Apneumones avec le genre Synapla Eschsch. Cet aperçu systématique est accompagné de la description d’un grand nombre d’espèces , la plupart observées par Mertens.

Brandt décrit ensuite trois especes nouvelles AeSipunculus et un Echiurus. Dans 1 ordre des Ecliinites enfin il établit les genres suivans : S trongy lacent mtus pour des especes nouvelles , Ileterocentrotus pour les espèces dont j ai fait mon genre Acrocladia , Colobrocentrotus pour celles que je range dans mon genre Podophora et Phyllacanthns pour les Cidaris à grosses baguettes cylindriques et tuberculeuses.

SI. de Blainville, dans le GO' vol. du Dict. des sciences naturelles, n’admettait que les cinq genres suivans delà familllc des Holothuries: Cuvieria , Jlolothuria, Thyone, Fistularia et Cucumaria ; mais dans le supplément à son Manuel d’Actinologie, il les divise en six groupes , dans lesquels il admet une partie des genres de ses prédécesseurs. Ses articles sur les Echinodermes, dans le Dictionnaire des sciences naturelles, et son Manuel d’Actinologie, qui en est un recueil systématique, renferment une foule de renseignemens précieux sur l’ensemble de ces animaux. Enfin les nombreuses notes que M. Dujardin a ajoutées au 3 e vol. de la seconde édition des animaux sans vertèbres de Lamarck , ont mis, dans cet ouvrage, la classe des Echinodermes au niveau actuel de la science.

A ma sollicitation M. le Professeur Valentin a bien voulu entreprendre pour cet ouvrage une révision générale de l'anatomie des Echinodcrmes. Déjà la première monographie de ce travail, qui comprend l'anatomie du genre Echinus, est achevée. Huit planches in-folio , dessinées sous les yeux de M. Valentin, par un artiste très-habile, M. Dickmaun, sont déjà lithogra-

it

phiées, et le texte s’imprime dans ce moment. Le monde scientifique sait ce que l’on peut attendre du scalpel et de la plume de M. Valentin ; je me bornerai donc à dire ici , pour rendre justice à son desintéressement , que M. Valentin a fait, à ses propres frais, un voyage sur les bords de la Méditerranée, dans le but spécial de se livrer aux recherches nécessaires pour compléter une pareille entreprise. Des monographies sur l'organisation de ces animaux sont d'autant plus nécessaires maintenant , que depuis la publication des travaux de Tiedemann et de Delle Chiaje, la plupart des recherches qui ont été faites dans ce domaine de la science, concernent des points de détail. L’article Ecliinodermala , par Sharpey , dans l’Encyclopédie anatomique et physiologique de Todd , contient seul un résumé complet de l’état de nos connaissances sur l’organisation de l’ensemble de ces animaux.

Quelques monographies sont en outre venues étendre ce domaine tout récemment. L’est ainsi que M. Crube a publié une description anatomique très-complète du Sipunculus nudus, accompagnée de planches très-bien faites (Archives de Miiller, 1837, pag. 237). M. Krohn (ibid., 1839, pag. 348) a ajouté quelques détails sur le système nerveux de cet animal, qui avaient échappé à M. Grube.

M. J. Miiller a étudié avec beaucoup de détails et d’une manière comparative l’organisation du l’entacrinus Caput Medusæ , dont il est parvenu à se procurer un exemplaire conservé dans l’esprit de vin. La publication de son mémoire sera une précieuse addition à nos connaissances sur l’anatomie des Ecliinodermes -, malheureusement il n’en a encore paru qu’un extrait dans les Bulletins de l’Académie de Berlin , du mois d’avril 1 840 , tellement concis et si riche en faits nouveaux, qu’il faudrait le reproduire en entier pour en donner une juste idée. Ce qui s’y trouve déjà relaté est d’un haut intérêt, non seulement sous le point de vue anatomique, mais encore sous le point de vue zoologiquc. 31. J. Miiller abandonnant, dans sa description des parties solides de cet animal , la nomenclature bizarre employée d’abord par Miller, puis par tous ceux qui ont décrit des Crinoïdes depuis lui , propose une terminologie beaucoup plus simple de toute cette charpente si compliquée.

Plusieurs points de détail de l’anatomie des Echinodermes ont également été éclairés. 31. Krohn a publié un mémoire très-intéressant sur le système

nerveux des Echinides et des Holothuries (Arcli. de Millier, i841, p. 1 ), que M. van Eeneden a observé de son côte chez les Oursins ( Instit. n° 273 , p. 9G.). Ehrenberg a le premier découvert les yeux dans les Astéries (Arch. de Miiller, 1 834, p. 570) , et décrit leur connexion avec les nerfs des rayons ; ils se voient très-facilement dans beaucoup d’espèces, même à l’état sec. M. Forbes les a ensuite signalés dans les Oursins ( llist. of british Starfishcs, etc., pag. < 52) ; je les ai vus après lui dans plusieurs espèces. MM. Ehrenberg (Arch. de Millier 1834, p. 580), de Siebold (ibid. 1836, p. 291), Valentin ( Repert. 2 vol. p. 26) et J. Müllcr (Bull, de l’Acad. de Berlin, 1 840) ont donné des renseigneinens détaillés sur les réseaux calcaires dont se compose la charpente solide des Echinodermcs. De mon côté j'ai cherché à préciser les lois de la disposition et de l’accroissement de ces plaques et leur analogie dans différentes familles ( Mémoires de la Soc. des sciences natur. de Neuchâtel, tom. 1, p. 2-6 et 7-11), contre lesquels M. Philippi a présenté quelques objections ( Wicgmann Archiv. 1837, vol. 1, p. 194). M. Duvernoy a communiqué à l’Académie des sciences de Paris ses idées sur la charpente solide de ces animaux ( Institut 1 837, N* 2 16, p. 208), auxquels il attribue un squelette intérieur , mais périphérique (Oursins) , tandis qu’il envisage les Astéries comme formées de la réunion de plusieurs individus soudés autour d’une bouche commune. Dans une notice sur quelques points de l'organisation des Euryales , etc. (2 e vol. des Mém. de la Soc. des se. nat. de Neuchâtel ) j'ai donné des détails circonstanciés sur la structure et la disposition des parties solides de ces animaux , et décrit deux espèces comparativement.

MM. Sarset Forbes ont revu ce que Otto Fr. Millier avait dit sur les Pédicellaires des Ecliinodermes et ajouté de nouvelles observations sur ces organisations bizarres (llist. of brit. Starf. p. 155).

Dans mon Prodrome j’avais élevé des doutes contre la part que les tubes membraneux des ambtilacres des oursins prennent à leurs mouvemens , m'appuyant sur quelques observations que j’avais faites sur les côtes sableuses de la Normandie, et sur l’assertion bien positive d’Aristote qui dit qu’ils se meuvent avec leurs piquans et que l’on distingue môme à l’état des piquans leur habileté à se mouvoir ( ¥ ). Mais M. Forbes a rectifié cette ma-

(*)Livr. 4, Cliap. 5.

nière de voir en démontrant qu'ils se meuvent également à l’aide des tubes membraneux des ambulacres, surtout lorsqu'ils vivent sur des surfaces solides. J'en ai vu chez M. Forbes grimper à l'aide de ces tubes le long des parois verticales d’un bocal en verre parfaitement lisse. On ne saurait plus révoquer le fait en doute; reste à savoir si chez les Cidaris à longs piquans ces baguettes ne sont pas le principal organe du mouvement , et si chez les oursins à soies très courtes ce ne sont pas les tubes ambulacraires qui remplissent essentiellement cette fonction. M. de Sicbold mentionne l'existence de fils microscopiques dans l’intérieur de ces tentacules et de leurs ampoules (Arch. de Muller 1 836, p. 295). M. Ehrenberg, d’un autre côté, décrit des mouvcinens vibratoires dans la peau des piquans de l’Echinus saxatilis (mouvemens qui sont niés par 31. Forbes) et indique l’existence d’une circulation intérieure de corpuscules semblables aux globules de sang dans tous les tentacules rétractiles de la face dorsale de l’Asterias violacea : il ajoute en outre que la surface de ces tentacules est toute couverte de cils vibratoires (Arch. de Muller 1 834, p. 577). 31. Volkmann a aussi donné des détails nouveaux sur la circulation des Astéries, mais je ne connais son travail que par extraits (Arch. de Wicgmann t838, vol. 2, p. 333.)

L’histoire du développement des Echinodermes s'est enrichie de plusieurs faits itnportans. 31. Sars a fait connaître les changcmens que subit Y A st trias sanguinolcnta 3Iüller pendant les premiers temps de son existence.

31. Thompson, de Cork, une douzaine d’années après avoir décrit son Pentacrinus europæus, publia un second mémoire sur cet animal, dans lequel il 1 envisage comme le jeune état du Comatula rosacea. Cette opinion a été pleinement confirmée par 3131. Forbes, Thompson de Belfast et Bail, qui ont vu le Pcntacrinus europæus vivant se détacher de sa tige et nager librement sous la forme d'une petite Comatule. Les renseignemens que 31. Forbes a donnés sur le développement de cette Comatule sont trcs-curieux.

31. de Sicbold a signalé l'existence de la vésicule et de la tacbe germinative chez toutes les Astéries qu’il a examinées ( Arch. de Slüller 1836, p. 297.). 31. J. 3Iiiller a également décrit la vésicule et la tache germinative des Comatules et des Ophiures. 31. Peters ( Arch. de 31üllcr 1840, p. 143) annonce que les oursins ont des sexes distincts. Ils ne diffèrent pas, il

est vrai, extérieurement ; les organes sexuels des mâles et ceux des femelles ont la même apparence; mais chez les femelles des Echinus purpureus et Melo , les glandes sexuelles sont rouges et renferment des œufs où l’on distingue le vitellus et la vésicule germinative , tandis que chez les mâles elles sont blanches et remplies de spermatozoaires. MM. \ alentin et K. Wagner ont également remarqué une semblable duplicité de sexes chez les Holothuries, et 31. Rathke chez les Astéries. 31. J. 3Iüllcr fait observer en outre qu’il en est probablement de même des Crinoïdes ou du moins des Comatules (Arch. de Miiller 1 840, p. 1 44.) 3IM. Valentin et 31iescher ont observé des spermatozoaires dans le Spatangus purpureus (Repcrt. de \ alentin 1840, pag. 301). 31. 3Iilne-Edwards a confirmé ces faits par de nouvelles observations.

Dans un mémoire spécial, inséré dans les Archives d’histoire naturelle de Wiegmann (1837, vol. I, p. 24t) , M. l'hilippi a décrit deux monstruosités d’Echinus et de Spatangus. 3131. H. de 3Icycr et Agassiz ont aussi fait connaître diverses monstruosités par défaut et par excès.

Plusieurs mémoires étendus ont été publiés sur les Echinodcrmcs fossiles, et un bon nombre d’espèces se trouvent décrites dans divers ouvrages généraux de géologie et de paléontologie. 3lais ces travaux manquent encore d’ensemble , la plupart des auteurs divergeant d’opinion sur les limites à assigner aux genres. Ceux qui ont été établis depuis 31iller dans la famille des Crinoïdes, et qui sont assez nombreux, paraissent surtout avoir besoin d’une révision. 31. Alcide d’Orbigny vient d’entreprendre cette tâche difficile en publiant son Histoire naturelle des Crinoïdes vivons et fossiles , travail qui repose sur l’examen critique d’une collection très-considérable. Le grand mérite de cette monographie me paraît consister dans l’arrangement méthodique des genres, qui sont ici distribués par familles naturelles ; tandis que jusqu’à présent on les avait placés pêle-mêle à la suite les uns des autres. Déjà trois livraisons de cet intéressant ouvrage ont paru; elles renferment la description des genres Guettardicrinus , Apiocrinits et Millericrinus de la famille des Apiocrinidées. Il est à regretter seulement que 31. d'Orbigny n’ait pas tenu compte des travaux de 31. Ch. Künigqui, dans scs Incones sectiles, a déjà établi depuis longtemps plusieurs genres , ses Ceriocrinus , Pomatocrinus et Symphytocrinus, qui me paraissent en partie faire double emploi avec ceux

que 31. d’Orbigny propose. M. L. de Buch vient également de publier dans les bulletins de l’Académie de Berlin un travail critique sur les Sphaeroniles , groupe peu connu de Crinoïdes, dont la véritable structure avait échappé aux auteurs qui s’en étaient occupés jusqu’à lui. Le mémoire de 31. de Buch est accompagné de très-belles figures. Pander, dans ses Beytraege zur Geognosie des russischcn Reichs , donne aussi quelques renscignemens sur ces fossiles, accompagnés de figures. M. Coldfuss, dans un mémoire spécial sur les Crinoïdes fossiles, inséré dans les Acta nova Academ. caesar. Leop. Carol. Naturœ Curiusorum, T. 19, etc., a fait connaître un nouveau genre sous le nom de Gastemcoma et donné d’excellentes figures et de très-bonnes descriptions d’un nombre assez considérable d'espèces qui ne figuraient point encore dans son grand ouvrage sur les fossiles d’Allemagne. 31. le comte de 3Iünstcr a aussi décrit plusieurs Crinoïdes nouveaux des terrains de transition , dans ses Beytraege zur Petrefactenkunde , parmi lesquels il y a trois genres nouveaux, très-remarquables par la disposition des parties de leur calice qui, déviant du type quinaire, qui est le plus fréquent dans ce groupe d’animaux , présente des nombres inusités dans la classe des Echinodermes. Il appelle ces genres : Dichocrinus , Triacrinus et Asterocrinus. Dans le même ouvrage 31. le comte de 31iinstcr a en outre établi son genre Comaturella et décrit plusieurs espèces nouvelles de genres déjà connus. 31. Herm. de 3Icyer a aussi établi deux genres nouveaux de Crinoïdes dans le Muséum Senkenbergùmum de 1 837 , sous les noms d ’lsocrinus et de Chelocrinas. 31. Bronn a décrit le genre Clenocrinus dans le Jahrbuch fur Minerai, u. Petref. de 1 840 ; 31. Steiningcr le genre Halocrinites dans les volumes 8 et 9 du Bulletin de la société géologique de France, et dans le premier volume des ^Mémoires de celte Société. 31. Quenstedt (Wiegmann, Archiv. 1 835 ) et Bronn (Jahrb. fur 31in. 1 837 ) ont décrit de nouvelles espèces d’Encrinus du 31uschclkalk ; ensorte que l’on connaît maintenant trois espèces distinctes de ce genre remarquable.

31. Philipps , dans la seconde partie de sa géologie du Yorkshire, a aussi établi deux genres de Crinoïdes provenant des terrains houillcrs et qu’il désigne sous les noms d ' Euryocrinus et de Gilbertsocrinus , et décrit plusieurs espèces nouvelles de genres déjà connus. Dans le grand ouvrage sur le sys-

terne silurien de M. 3Iurchison , M. Philipps a en outre décrit un grand nombre de Crinoïdes nouveaux, provenant des terrains fossilifères les plus anciens, parmi lesquels se trouvent encore plusieurs genres nouveaux , qu'il nomme Marsupiocrinites , Hypanthocrinites et Dimerocrinites. Le genre Iscliadites de M. Kônig (Murchison Silurian System pl. 26, fig. Il) appartient aussi aux Crinoïdes; 31. de Buch l’envisage comme identique avec \eSphaeroniles A urant ium. Sous le nom de Scyphocrinites , 31. Zenker a décrit une forme particulière de ces animaux , dans son Naturgeschichte der Urwelt. Enfin 31. de Hagenow a fait connaître un genre nouveau voisin des Solanocrinus , qu’il nomme Hertha, et plusieurs especes nouvelles de Crinoïdes et d’Echinites.

Je mentionnerai encore les genres Glenotremites de Coldfuss et Ganymeda de Gray, quoique j’aie acquis la certitude qu’ils ont été établis d’après des axes de Crinoïdes de la famille des Comatules et qu’ils doivent par conséquent être supprimés. Quant aux genres Caryocrinites de Say et Trianisites de Raiinesque, ils ne me sont connus que par des citations nominales. Le genre Marsupites de 31. Mantell ( Marsupium Kiinig) est déjà trop connu pour être encore mentionné parmi les nouvelles acquisitions de la paléontologie.

31. Rômer dans son ouvrage sur les fossiles du terrain jurassique du nord de l’Allemagne et dans son second ouvrage sur les fossiles du terrain crétacé des mêmes contrées, décrit un nombre assez considérable d’espèces nouvelles d’Echinodermcs, de l’ordre des Echinites et des Crinoïdes. 3131. Koch et Dunker ont aussi décrit plusieurs Echinites nouveaux dans leur supplément au premier ouvrage, et 31. Hinsinger tous ceux des terrains de la Suède, dans son Lethaea suecica, accompagnés de très-bonnes figures.

La famille des Crinoïdes mérite d'autant plus de fixer l’attention des naturalistes, qu’elle donnera la clef du développement de toute la classe des Echinodermes à raison des formes variées qu’elle renferme ; ce sont en quelque sorte les précurseurs des Comatules, des Astéries et des Echinites , dont ils affectent même quelquefois déjà les formes. A cet égard, le plus curieux de tous les genres est celui que je décrirai sous le nom d ’ Echinocrinus et qui a tout-à-fait la forme sphéroïdale des oursins avec des ambulacres étroits et de longs piquans épineux comme certains Cidaris. L’analogie avec ces der-

nicrs est si frappante, que des fragmens détachés de ce genre, qui est circonscrit dans les terrains de transition et dans les terrains houillers , ont réellement déjà été décrits comme des Cidaris ; tels sont entre autres le Cidaris Urii de Fleming, et les Cidarites Nerei, Protei et prisais du Comte de Munster et quelques espèces inédites.

Les Astéries et les Ophiures fossiles sont encore très-peu connues ; on n’en a même signalé qn’un petit nombre, parmi lesquelles je citerai comme nouvelles celles que M. Williamson a décrites dans le Magasin d'histoire naturelle de Loudon pour 1 836 et celles de la collection de Lord Enniskillen et de Sir Philippe Egcrton décrites parM. Broderipdansle 5 e volume des Transactions de la société géologique de Londres, sans compter celles qu’ont décrites M. le Comte de Miinster, M. Goldfuss, M. DesMoulins et M. Agassiz. Mais le nombre en est assez considérable, et je me plais à annoncer sur ce sujet un travail spécial de M. Dixon, qui doit embrasser toutes les espèces d’Angleterre.

Dans l'atlas de son voyage en Crimée, etc., M. Frédéric Dubois de Montpéreux a préludé à la publication des magnifiques collections de fossiles qu'il a rapportées de ces contrées , par l’émission d’une grande planche d’Echinites très-intéressans. Dans le 4' vol. de la T série des mémoires de l’Académie des sciences de Turin, M. le docteur Sismonda a publié une monographie complète des Echinitcs fossiles du Piémont , daus laquelle il décrit un genre nouveau sous le nom d 'Anaster, et un grand nombre d’espèces nouvelles accompagnées de bonnes figures. M. Grateloup a aussi publié un mémoire spécial sur les oursins fossiles qui sc rencontrent dans les terrains calcaires des environs de Dax (Actes de la soc. lin. de Bordeaux, tom. 8, accompagnés de nombreuses figures.) M. Leymerie a décrit plusieurs espèces intéressantes de Diadèmes dans le 3' vol. des mémoires de la Soc. géologique de F 1 rance. Dans le même recueil, tom. ‘2, M. Dujardin a également décrit un oursin nouveau de la craie. M. DeFrancc a donné, dans le Dictionnaire des sciences naturelles de Levrault, de nombreux articles sur les divers genres d’Echinodermes fossiles , qui font connaître l’état de la science sur ce sujet à l’époque de la publication de ce recueil encyclopédique. Quoiqu’il embrasse l’ensemble des fossiles, le

grand ouvrage de Goldfuss sur les pétrifications d’Allemagne sera encore pendant longtemps l’ouvrage capital pour l’étude des Echinodermes fossiles.

Moi-même j’ai fait connaître les Echinites fossiles de la Suisse dans deux mémoires insérés dans les Nouveaux mémoires de la société helvétique des sciences naturelles , tom. 2 et 4 ; mes descriptions sont accompagnées de figures, qui représentent toutes les espèces sous plusieurs faces. Dans ce mémoire, j’ai établi les genres nouveaux suivans: Hyhoclypus, Pygorhynchus, Conoclypus, Pygurus , Ilemicidaris , Acrocidaris, Acrosalenia, Tetragramma, Pedina, et Glypticus. Précédemment, j’avais déjà publié à part une notice sur les espèces du terrain néocomien, insérée dans le I" vol. des Mémoires de la soc. des sc. nat. de Neuchâtel. A la suite de mon Catalogue systématique des moules des Oursins fossiles du Musée de Neuchâtel*, j'ai publié les caractères diagnostiques des genres nouveaux ou encore peu connus que j’ai établis jusqu’à ce jour parmi les Echinites ; les genres suivans s’y trouvent caractériséspourlapremièrcfois: Toxaster Ag. , Brissopsis Ag. , Nucleopygus Ag., Globator Ag., Caratarnus Ag. , Amblypyeus Ag. , lleliophura ** Ag., Amphiope Ag., Encope Ag., Echinopsis Ag., Cyphosonia Ag. Acropeltis, Cœlopleurus, Codiopsis , Podophora, Acrocladia. L’émission de plusieurs collections de ces moules a donné à l’ensemble de mon travail sur les Echinites fossiles une première publicité qui contribuera, je l’espère, à avancer nos connaissances de ces fossiles et à faciliter l’identification d’exemplaires appartenant à des espèces qui ne sont encore ni figurées ni même décrites. J’ai mis par là en circulation des représentations aussi fidèles qu’il est possible de les obtenir, d’un grand nombre d’échantillons uniques ou dans un état parfait de conservation.

Depuis la publication de ma première monographie des Echinodermes , en 1 838 , les matériaux dont je dispose se sont considérablement augmentés. Une quantité d’espèces nouvelles appartenant à tous les ordres de la classe des Echinodermes m’ont été confiées par les nombreux amis de la science qui ont compris que réunir en un même faisceau le plus de données possibles, c'est le plus sûr moyen de la servir avantageusement. Je me fais par conséquent

(*)Catalogu9 System. Eetyporum Eckinodermatum foasilium Musci neocomensis. i* 1840.

(**) Ce genre a repris plus tard le nom de Rotula que lui avait donné KIcîd , il y a déjà plus d’un siècle, et dont personne n’a tenu compte. jj|

un devoir et un plaisir de consigner ici les noms de tous ceux qui se sont acquis de nouveaux droits à ma reconnaissance, soit en me communiquant des originaux, soit en me fournissant des renseignemens sur la répartition ou le gisement des espèces.

M. le professeur Mérian de Bâle m’a confié tous les originaux de la belle collection du musée de Bâle, dans laquelle j'ai retrouvé des originaux de plusieurs espèces figurées et décrites dans le grand ouvrage de Knorr. M. André I)eluc que j’eus l’avantage de voir à Genève en 1 839, a bien voulu me permettre d’emporter toutes les espèces nouvelles contenues dans sa célèbre collection , l’une des plus belles qui existent. M. Valenciennes m’a donné le même témoignage de bienveillance , en mettant à ma disposition un grand nombre .d’espèces fort rares du Muséum de Paris. MM. DesIIaycs et Michelin ont continué de me faire part avec un généreux empressement de toutes les espèces nouvelles dont se sont enrichies leurs collections. J’ai reçu en communication de M. Elie de Beaumont plusieurs espèces fort intéressantes de la craie et des terrains pisolitiques de Vérone. M. le professeur Pictet de la Rive m’a communiqué plusieurs espèces nouvelles du musée de Genève. M.Walchner, directeur de l’Ecole polytechnique deCarlsruhe, m’a confié de fort beaux oursins recueillis par lui dans la chaîne du Sentis et en Allemagne. M. Alex. Brongniart a bien voulu m’adresser un second envoi d’oursins provenant des terrains crétacés de France. 31. le comte de 3Iandclslohe et 31. Rœmer m’ont confié chacun leurs collections pour me faciliter la comparaison des espèces du Jura Wurtembergeois et du Nord de l’Allemagne avec celles du Jura suisse. 31. Rechsteiner de Teuffen, canton d’Appenzell, m’a envoyé plusieurs espèces très-précieuses recueillies par lui dans le néocomien et dans la craie marneuse des Alpes de St-Gall. 31. Chavanncs de Lausanne m’a confié plusieurs espèces fort intéressantes du musée de Lausanne. Les oursins de la collection de feu 31. Renaud-Comte, contenant des espèces fort intéressantes des terrains jurassiques et néocomiens, m’ont été communiqués au nom de la famille du défunt , par 31. Nicolet, qui y a joint plusieurs espèces nouvelles trouvées par lui dans la molasse et dans le néocomien du canton de Neuchâtel et du département du Doubs. 31. le docteur 3Iayor de Genève et 31. Alphonse Favre-Bertrand m’ont remis de nombreux oursins de la

montagne des Fis, du Saxonnct, du Rcposoir, du Salève et de la perte du Rhône, qui serviront, je l’espère, à fixer d’une manière de plus en plus précise les rapports qui existent entre les terrains fossilifères de ces intéressantes localités et les terrains crétacés de France et de Suisse. M. Strohmeyer, curé à Obergœsschen, dans le canton de Soleure , m’a envoyé plusieurs espèces fort rares de l'oolite du Jura soleurois et bernois. M.Yoltz, dont la science déplorera longtemps la perte , m’a envoyé en communication , dans le courant de l'été 1 839 , les Echinodermes fossiles de l’Ecole des mines de Paris, parmi lesquels se trouvent des espèces fort remarquables d’étoiles de mer. M. DcsMoulins m’a confié l’original de l’une de scs espèces nouvelles de Scutelles , accompagné de nouveaux renseignemens sur les Scutelles. M. Leymerie m’a adressé les originaux de toutes les espèces de Diadèmes décrites et figurées dans son mémoire sur le terrain secondaire des environs de Lyon. M. J. Muller de Berlin m’a envoyé un nombre considérable de beaux exemplaires d’oursins des terrains jurassiques et crétacés. Je dois aussi à MM. Alex, et Max Braun la communication de plusieurs espèces jurassiques et crétacées, et à M. de Buch la connaissance d’une espèce nouvelle de Dysaster. Enfin MM. Gressly, Cou- Ion père et fils, Parandier et Eschcr de la Linth ont continué de me faire part de toutes les espèces nouvelles qu’ils ont recueillies dans ces dernières années.

Mais c’est surtout dans mon dernier voyage en Angleterre que j’ai recueilli le plus de matériaux pour mon travail. M. le marquis de Northampton daigna me confier les exemplaires les plus précieux d'un grand nombre d’espèces jurassiques et crétacées de la Grande Bretagne.

Je dois à l’obligeance de MM. Forbes, Thompson de Belfast et Bail de Dublin une collection à peu près complète des Echinodermes vivans observés jusqu’à ce jour sur les côtes des lies britanniques. Ces matériaux ont pour moi une valeur inappréciable, puisqu’ils me serviront à fixer les limites de l’identité des espèces du nord de l’Europe avec celles de la Méditerranée. M. le D r Fleming m’a rendu un service non moins grand en me communiquant les exemplaires originaux de plusieurs espèces qu’il a le premier décrites dans son histoire naturelle des animaux de la Grande Bretagne. 31. Stokes a également mis à ma disposition sa magnifique collection d'oursins et d'é-

toiles de mer vivons et de Crinoidcs fossiles. M. Wood m’a communique toutes les espèces du crag qui se trouvent dans sa belle collection. M. Banbury, secrétaire de la société géologique de Londres, a mis à ma disposition une foule d’espèces de Dover et de Warminstcr, et M. Bowcrbank toute une série provenant du crag, de l’argile de Londres et delà craie. M. Woodward et M. Dixon m’ont confié de fort belles espèces du crag et de la craie. Je dois aussi à l’obligeante amitié de Lord Enniskillen, de Sir Philip Egerton, de M. Lyell et de M. Hibbert la communication d'une foule d’espèces provenant de tous les terrains fossilifères. M. Âustin m’a communiqué une espèce nouvelle d’un genre fort remarquable, que j’ai appelé Echinocrinus. J’ai en outre puisé de précieux renseignements sur les rapports géologiques des espèces et des genres, dans la riche collection de la société géologique. A Edimbourg, M. le professeur Jameson , de son côté, m’a offert toutes les facilités désirables pour étudier la riche collection du Musée de cette ville; les Ophiures surtout y sontd’unerare beauté. MM. Drummond et Patterson de Belfast m’ont communiqué plusieurs espèces d’Oursins et dcCrinoïdes. J’ai les mômes obligations à M. Portlock et à M. Goodsir qui possède une fort belle série d’Holotluiries. Enfin 31. Gray a mis à ma disposition tous les matériaux du musée britannique , qui est surtout riche en Astéries , comme le prouve le travail remarquable de ce savant zoologiste sur cette famille, travail qui repose essentiellement sur l’examen des espèces du 3Iuséc britannique. 31. Gray ayant donné son assentiment à mon projet de faire dessiner toutes les espèces nouvelles qu’il a décrites, j’ai la certitude de pouvoir rendre cette partie de mon ouvrage aussi complète qu’il est possible maintenant, d'autant plus que 31. Valenciennes m’a donné la môme assurance à l'égard des espèces du Musée de Paris, et 31. J. 31uller pour celles qui font la base de son travail.

Fort du concours de tant de naturalistes distingués , j'espère rendre mes Monographies toujours plus dignes de l’accueil bienveillant qu’elles ont reçu.

Neuchâtel, en juillet 1841.

L‘ Acassiz.

ECHINITES.

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