‹ Monographies d'Echinodermes vivans et fossilesChapitre 13 sur 84 · IV. Mellita similis Ag · texte numérisé non relu

IV. Mellita similis Ag

Tab. IV, fig. 1-3.

Il est probable que cette espèce a été confondue jusqu’ici avec le M . htxapora dont elle est effectivement très-voisine. Sa forme est subcirculaire , le cèté postérieur est plus ou moins tronqué; le cûlé antérieur, au contraire, a une légère tendance h se rostrer. Le diamètre longitudinal est plus grand que le diamètre transversal. L’espèce est en même temps moins plate que les précédentes et notamment que le M. htxapora, et l'on remarque que la plus grande épaisseur , au lieu de correspondre au sommet , est & la région antérieure ( voy. Tab. 4, fig. 3), Les lunules sont au nombre de six , mais elles sodI bien moins allongées et plus irrégulières que dans le M. htxapora. Enfin , quoique l'espèce soit plus petite , l'étoile ambulacraire est en général plus grande quo dans cette dernière. La face inférieure se fait remarquer par des sillons et des ondulations très-prononcés , surtout au bord des lunules ; ce qui lui donne une apparence très-accidentée, que n'a point le M. htxapora.

Je ne connais que deux exemplaires de cette espèce ; tous deux sont dépourvus de leurs soies; mais comme ils sont décolorés , je me suis contenté de représenter en noir l'exemplaire qui a servi d'original à mes figures. Il provient de Porto-Rico , d'où il m a été envoyé par M. A. Mayor ; le second fait partie de la collection de M. Michelin.

y. MBLLITA LOBAT A Ag.

Tab. 4a, fig 13, et Tab. 16, 4-7.

Quoique voisine du Meüila hexapora , celte espèce présente cependant une physionomie toute particulière , qui résulte essentiellement de ce que les lunules des ambulacres postérieurs sont ouvertes. Ce caractère, quoique frappant, ne serait cependant pas suflisant pour constituer une espèce à part, si toutes les lunules n 'étaient en même temps sensiblement plus larges que dans les autres espèces du genre. La lunule de l'aire interambulacraire impaire est la moins longue et la plus étroite de toutes. La forme irrégulière du test n est sans doute qu’accidentelle; cependant il est probable que, même dans les individus réguliers, le diamètre longitudinal est plus grand que le diamètre transversal. Les pétales des ambulacres sont larges et arrondis 4 leur extrémité. Les zones porifères l'emportent de beaucoup en largeur sur les espaces intermédiaires. Les trous de la rosette apicialc sont très-distincts , et, par une particularité digne de remarque, les cinq pores ocellaircs sont aussi grands que les pores génitaux ; ceux-ci sont au nombre de quatre , comme dans toutes les espèces du genre.

La face inférieure ne présente rien de particulier dans sa structure ; les sillons ambulacraires v sont très-fins et peu marqués , comme dans le M. hexapora , et l’on ne remarque autour des lunules aucune trace de ces oudulations prononcées qui sont un caractère essentiel du Jf. simili* .

L'intérieur est conformé de la même manière que l'intérieur du M. quinquefora. L’appareil masticatoire est composé de mâchoires de moyenne grandeur, hérissées de fines lames calcaires en haut et en bas. La fig. 4 de Tab. 16* représente cet appareil vu par la face inférieure, les cinq mâchoires étant réunies et montrant, sur la ligne médiane, la petite carène qui s’engrène 'dans l' échancrure des auricules. La fig 7 représente les cinq mâchoires disjointes, vues par la face supérieure, avec le sillon médian , dans lequel étaient fixées les dents. Les fig. 5 et 6 montrent le profil de l’une des mâchoires , de côté (fig. 6) , et par derrière (fig. 5).

Je ne connais de celle espèce que le seul exemplaire qui est ici figuré. Il fait partie de la collection du Muséum de Paris et m’a été communiqué par M. Valenciennes. Son origine est inconnue.

(*) Ce»t par erreur qne le» mâchoire* de cette e*pêce ont été ajoutées aux figure» du St,lriincaia , au lieu d’être figurée* *ur la Tab. h a.

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